Prime de risque de marché : Définition et importance en finance

La prime de risque de marché est un concept fondamental en finance, essentiel pour les investisseurs et les analystes financiers. Elle représente la compensation supplémentaire qu'un investisseur exige pour investir dans un actif risqué, comme une action, par rapport à un investissement sans risque, tel qu'une obligation d'État.

En d'autres termes, c'est l'incitation financière qui motive les investisseurs à prendre des risques en plaçant leur argent dans des actifs potentiellement plus rémunérateurs, mais aussi plus volatils. Cet article explore en détail la définition de la prime de risque de marché, ses méthodes de calcul et son importance dans l'évaluation financière.

Taux d'actualisation DCF - Le coût des fonds propres et primes de risque

Définition de la prime de risque de marché

La prime de risque de marché reflète le surcroît de rendement exigé par les investisseurs par rapport au taux sans risque. Lorsque des investisseurs désirent placer des liquidités, ils doivent opter pour des actifs sans risque, mais à faible rendement, ou des actifs plus risqués, mais relativement rémunérateurs. Il faut savoir que la rentabilité des actifs est exprimée en pourcentage.

La prime de risque de marché correspond à l'écart entre le rendement d'une action et celui des placements peu risqués comme les Obligations Assimilables au Trésor (OAT) par exemple. La prime de risque du marché permet d'inciter les investisseurs à placer leur argent sur des actifs risqués en essayant de réduire au maximum les pertes potentielles.

En pratique, la prime de risque du marché équivaut à l'écart entre le rendement observé sur le marché en tenant compte d'un indice de référence et le taux sans risque.

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Calcul de la prime de risque de marché

Il existe différentes approches pour calculer la prime de risque de marché :

  • Approche basée sur les rentabilités historiques: Dans cette approche basée sur les rentabilités historiques, il s'agit d'observer les performances historiques d'un marché donné. Il convient de calculer la prime en fonction de la différence entre la rentabilité du marché des actions et celui des placements peu risqués sur une très longue période (au moins 25 ans).
  • Approche basée sur les anticipations: Dans cette approche, il convient de calculer la prime de risque en fonction du cours des actions à un instant T et des prévisions de résultats et/ou de cash flow ou flux de trésorerie des analystes sur une période définie.
  • Approche par sondage: Dans cette méthode par sondage, les investisseurs proposent leur estimation de la prime de risque pour le futur.

Il est conseillé d’éviter de prendre des primes historiques, c’est-à-dire calculées sur une moyenne des données passées plus ou moins longue, pour ne prendre que des primes de risque anticipées, c’est-à-dire ressortant implicitement des cours actuels.

Ainsi, quand vous allez acheter des dollars par exemple, peu vous chaut le cours moyen du dollar à 5 ou 10 ans. Tout ce qui compte, à juste titre, est le cours du jour, car c’est à ce prix-là que vous pouvez les acheter. Il en est de même en évaluation.

L'indicateur de prime de risque de marché s'extrait du rendement implicite du marché en comparant le niveau actuel des cours de bourse aux anticipations de flux de trésorerie. Il intègre une prime au sens du MEDAF/CAPM et des primes pour biais de prévision.

Importance de la prime de risque de marché

La prime de risque de marché constitue un paramètre essentiel à déterminer lors de la définition du taux d'actualisation, notamment dans le cadre de la mise en place de la méthode d'évaluation financière basée sur les Discounted cash flows ou DCF.

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En effet, en finance, seul le risque de marché est rémunéré. Le risque spécifique, pouvant s’éliminer sans coût pour l’investisseur par la diversification de son portefeuille, n’est pas rémunéré. Dès lors, il n’y a pas lieu d’ajouter au taux de rentabilité, déterminé par la formule du MEDAF vue plus haut, de prime pour des risques spécifiques.

Le concept de prime de risque est applicable dans des contextes différents. Concernant l'évolution de cette prime, elle change en fonction du cours d'un titre ou du taux sans risque. Dans le cas où le cours d'une action monte, son taux de distribution diminue réduisant ainsi le niveau de la prime de risque. En revanche, lorsque le cours de l'action est en baisse, une hausse du rendement est constatée augmentant le niveau de risque.

Pièges à éviter dans l'utilisation de la prime de risque

Plusieurs pièges peuvent survenir lors de l'utilisation de la prime de risque de marché. Voici quelques exemples :

  • Incohérence des taux sans risque: Le taux de l’argent sans risque pris dans le calcul de la prime de risque doit être le même que celui correspondant à la première composante du taux de rentabilité à exiger dans la formule : rF + β x (E(rM)- rF ). Sinon, il y a un problème.
  • Utilisation de primes historiques: Il est préférable d'utiliser des primes de risque anticipées plutôt que des primes historiques calculées sur des moyennes de données passées.
  • Ajout de primes spécifiques incorrectes: Il n'y a pas lieu d’ajouter au taux de rentabilité de prime pour des risques spécifiques.
  • Prime de liquidité inadmissible: Dans le cas d'un retrait de cote, l'usage d’une prime de liquidité paraît tout à fait inadmissible.

Prime de taille et petites capitalisations

La première colonne range les capitalisations boursières par déciles décroissants, les petites capitalisations sont donc dans le bas du tableau. On constate clairement dans cette recherche de[2]8 , qui couvre 68 années, que plus une entreprise est petite, plus son coefficient β est élevé. Autrement dit, si on calcule correctement le coefficient β d’une petite capitalisation par régression linéaire contre l’indice, un effet taille est déjà inclus dans le taux d’actualisation.

Toutefois, les trois chercheurs précités ont mis en évidence que les β des petites capitalisations étaient trop souvent calculés avec un biais les minorant. En effet, contrairement aux plus grandes capitalisations, la vitesse d’ajustement des petites capitalisations aux fluctuations du marché est plus lente, à cause de leur liquidité moindre. On voit ainsi que pour les plus petites capitalisations boursières du dernier décile, l’augmentation du coefficient b est de 17 %.

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Prime de risque de marché et capitalisation boursière

Relation entre la taille de l'entreprise et le coefficient bêta

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