Auto-Entrepreneur en Retouche Couture : Avantages et Inconvénients
Vous êtes passionné de couture et souhaitez créer votre propre entreprise ? Le métier de couturier/couturière offre de nombreuses opportunités, mais il est essentiel de bien peser le pour et le contre avant de se lancer, notamment en tant qu'auto-entrepreneur.
Comment créer une entreprise en France pour vendre ses créations ?
Les Différentes Activités de Couturière
Parmi les principales activités de couturière, on retrouve :
- La couturière créatrice : elle se spécialise dans la création de vêtements mais aussi d’accessoires. Ses missions sont nombreuses : choix du textile, élaboration de patron, conseil aux clients, prise de mesures... Son travail de création se doit d’être de qualité, mais aussi original, afin de se différencier des autres ateliers de couture.
- Une couturière-retoucheuse : elle propose uniquement des prestations de services comme la confection d’ourlets, de doublures, couture de boutons...
Il est évidemment possible de cumuler ces activités. Au-delà des retouches et des créations, vous pouvez également animer des ateliers ou des formations de couture. Cela vous permettra de diversifier votre activité de couturière et d’élargir votre cible de clients.
Notez que la couturière créatrice et la couturière retoucheuse ont le statut d’artisan et relèvent à ce titre de la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA). Leur activité doit être enregistrée au répertoire des métiers (RM). Toutefois, si elles vendent leurs créations ou du matériel, elles auront également le statut de commerçant. Elles devront alors déclarer leur activité auprès de la chambre de commerce et de l’industrie (CCI) et demander leur immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS).
Couturière à Domicile ou en Atelier ?
Une couturière peut installer son atelier à son domicile ou dans un local dédié. Si vous choisissez de travailler depuis chez vous, pensez à vérifier que rien dans votre contrat de bail ou votre règlement de copropriété ne vous l’interdit. Vous pouvez aussi choisir de travailler dans un atelier. Vous aurez alors pignon sur rue et pourrez bénéficier d’une meilleure visibilité.
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Activité non réglementée, le métier de couturière ne requiert pas de diplôme. Si toutefois vous souhaitez vous former, vous pouvez opter pour un CAP Métier de la mode, un CAP couture flou, un CAP tailleur ou encore un Brevet de maîtrise couturière tailleur...
Créer une Entreprise de Couture : Bien Préparer son Projet
Étudier le Marché de la Couture
Le savoir-faire, le « fait main » et le sur-mesure restent très prisés dans le domaine de la mode en France. Boutique de couture indépendante, maison de haute couture... le marché français offre des opportunités variées mais reste concurrentiel. Il est donc important de réussir à se différencier le plus possible, que ce soit par le style de vos créations, les techniques utilisées, les matières premières choisies, la clientèle ciblée.
Analysez le marché, observez les concurrents qui proposent des produits de la même gamme que la vôtre et déterminez ce qui peut aider votre projet à sortir du lot !
Élaborer un Business Plan
Rédiger un business plan est incontournable si vous demandez un crédit professionnel à votre banque. Ce document comprendra notamment un plan de financement à 3 ans. Vous pourrez ainsi vous projeter plus concrètement dans le futur de votre entreprise.
Lors de l’élaboration de votre business plan, vous pourrez préciser les points suivants :
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- L’activité de votre entreprise : sur-mesure, retouches, vente de matériel et de pièces uniques, etc.
- Le style de vêtement : pour les hommes, les femmes, vêtements de tous les jours, pour le travail, tenues de soirées, robes de mariage, costumes, etc.
- Lieu d’activité : à domicile ou en atelier
- Type de matériaux utilisés pour vos travaux de couture : bio, d’origine naturelle, fournisseurs français ou étrangers, etc.
- Votre cible : âge et catégorie socio-professionnelle de vos prospects, comportement d’achats
- Vos tarifs pour que votre activité de couture soit rentable tout en restant concurrentielle
- Vos spécificités face à vos concurrents
- Vos besoins matériels : achat d’une machine à coudre, d’un ordinateur, plan de travail, meubles...
- Vos besoins humains : prestations d’un photographe, création d’un site vitrine par un développeur web.
Seul un business plan précisément chiffré vous permettra d’évaluer vos besoins en financement et convaincre vos investisseurs.
Fixer vos prix est une étape importante dans le montage de votre projet. Vous devrez en effet évaluer vos coûts directs (matières premières, rémunération...) et indirects (factures énergétiques, frais de communication...). Une fois ce coût de revient déterminé, vous définirez votre taux de marge pour établir vos tarifs.
Trouver des Financements
Une fois votre besoin de financement calculé, il faut trouver comment financer votre projet ! Pour créer une entreprise de couture, vous pouvez utiliser les solutions de financement suivantes :
- Le prêt bancaire : les taux d’intérêt varient d’une banque à une autre. N’hésitez pas à faire marcher la concurrence. Pensez également à inscrire les frais liés à ce crédit (intérêts et assurances) dans votre plan de financement.
- Le prêt d’honneur : ce prêt à taux 0 % ne requiert ni garantie, ni caution personnelle. Il est accordé aux créateurs d’entreprise par des réseaux d’accompagnement comme Réseau entreprendre ou Initiative France.
- Le micro-crédit professionnel : délivré par les réseaux d’accompagnement, l’ADIE ou le fonds de cohésion sociale (FCS), le micro-crédit professionnel peut aller jusqu’à 10 000 euros. Son taux d’intérêt est de 5 % minimum.
- Le crowdfunding ou financement participatif : cette stratégie vous permet d’obtenir des fonds via une campagne de communication sur des plateformes dédiées.
- La love money : votre famille et / ou vos amis peuvent soutenir votre projet d’atelier de couture en vous versant des fonds. En contrepartie, ils bénéficient d’exonérations fiscales (sous conditions).
NACRE, ACRE, ARCE, cumul de vos allocations chômage, il existe de nombreuses aides à la création d’entreprise ! Renseignez-vous. Vous êtes peut-être éligible !
Créer une Auto-Entreprise de Couture : Une Bonne Idée ?
Si vous créez votre atelier de couture seul, vous pouvez être tenté par l’auto-entreprise. Ce régime de l’entreprise individuelle comporte en effet des avantages majeurs pour les entrepreneurs débutants. Néanmoins, il n’est pas adapté à tous les projets.
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Les Avantages de l’Auto-Entreprise
- Une franchise en base de TVA : vous ne facturez pas la TVA à vos clients et avez ainsi des tarifs compétitifs face aux autres entreprises de couture. Notez toutefois que cette exonération est soumise à des seuils de chiffre d’affaires.
- Une comptabilité simplifiée : en tant qu’auto-entrepreneur, vous devrez seulement tenir un livre de recettes et un registre des achats. Chaque mois ou trimestre, il vous faudra également déclarer votre chiffre d’affaires pour le paiement de vos cotisations sociales.
- Un régime compatible avec votre statut actuel : le régime d’auto-entrepreneur est ouvert aux étudiants, salariés et retraités.
Les Inconvénients de l’Auto-Entreprise
- Un plafond de chiffre d’affaires (CA) : un couturier auto-entrepreneur ne peut pas dépasser 72 600 € pour son activité artisanale et 176 200 € de chiffre d’affaires annuel pour son activité de vente.
- Des charges et frais professionnels non déductibles : achat de matériel et de matériaux, coût de votre local, assurance professionnelle... En auto-entreprise, le couturier ne peut pas déduire ses frais professionnels au moment de sa déclaration d’impôt. L’administration appliquera un abattement forfaitaire fixe.
- Une TVA non récupérable : vous ne facturez pas la TVA, mais en contrepartie, vous ne pouvez pas non plus la récupérer sur vos achats professionnels (sauf dépassement des plafonds de TVA).
- Des cotisations calculées en fonction du chiffre d’affaires et non du bénéfice : comme il ne peut pas déduire ses frais, le couturier auto-entrepreneur paie ses cotisations sociales sur la base de son chiffre d’affaires encaissé et non sur ses bénéfices réels.
- Une couverture sociale limitée : si vous êtes auto-entrepreneur, vous aurez le statut de travailleur non salarié (TNS). Votre protection sociale est moins complète qu’un assimilé salarié (statut ouvert uniquement aux créateurs de société). Vous ne serez notamment pas couvert contre les accidents du travail et les maladies professionnelles.
Vous créez votre atelier de couture en solo : la SASU ou l’EURL Avec la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU), vous choisissez les règles qui régissent votre société. La SASU se caractérise en effet par la flexibilité dans la rédaction des statuts. Son président a le statut d’assimilé salarié : il est couvert de la même manière qu’un salarié, à l’exception de l’assurance chômage. En entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL), la rédaction des statuts est plus encadrée. Vous bénéficiez ainsi d’une structure juridique clé en main. Le gérant d’une EURL a le statut de travailleur non salarié.
Vous vous lancez à plusieurs : la SAS ou la SARL La société par actions simplifiée (SAS) dispose des mêmes caractéristiques que la SAS à l'exception du nombre d’associés qui est ici illimité. La société à responsabilité limitée (SARL) quant à elle, est le pendant pluripersonnel de l’EURL.
Si vous débutez en tant qu’entrepreneur, l’EURL et la SARL sont plus adaptées. Ce sont des statuts plus indiqués pour des petites entreprises. Si vous préférez créer une SASU ou une SAS, il est conseillé d’être accompagné par un professionnel lors de la rédaction des statuts.
Les Démarches pour Créer son Entreprise de Couture
Que vous choisissiez de créer une SASU, une SAS, une EURL ou une SARL, les principales démarches administratives sont les mêmes.
- Rédiger les statuts : ils fixent les règles d’organisation, de gestion et de fonctionnement de votre société, entre les associés et à l’égard des tiers.
- Constituer le capital social de votre société : en SASU, SAS, EURL et SARL, 1 euro suffit
- Publier une annonce légale : vous portez à la connaissance du public la création de votre société. Cet avis doit être publié dans un journal habilité. Il peut s’agir d’un simple quotidien.
- Immatriculer votre société : transmettez votre dossier de création d’entreprise au registre du commerce et des sociétés (RCS). En tant qu’artisan, le couturier indépendant doit également demander son immatriculation au répertoire des métiers (RM).
Vous souhaitez lancer votre propre marque ou donner un nom à votre enseigne ? Votre signe distinctif vous permet de vous démarquer de la concurrence et de vous forger une identité de marque solide. Il est donc essentiel de vous protéger de tout plagiat. Pour cela, pensez également à déposer votre marque pour la protéger !
Tableau Récapitulatif : Couturier / Couturière Indépendant
| Couturier / Couturière indépendant | |
|---|---|
| Nature de l’activité | Services de retouche : prestation de services artisanale Couture-création : artisan (activité de fabrication) Vente de matériel ou de pièces : commerçant (activité mixte) |
| Profession réglementée | Non, aucun diplôme n’est requis. La souscription d’une responsabilité civile professionnelle (RC Pro) ou d’une multirisque professionnelle est recommandée. |
| Formalités d’immatriculation | Immatriculation obligatoire au registre des métiers (RM) Immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS) pour les artisans-commerçants ou pour l’entrepreneur qui crée une société commerciale (SASU, SAS, SARL, EURL) |
| Forme juridique | L’exercice en auto-entreprise est possible : le couturier est alors soumis à des plafonds de chiffre d’affaires et ne peut pas déduire ses frais professionnels. Sa couverture sociale est peu protectrice. La création d’une société reste une option plus sécurisée. |
Vous avez dorénavant toutes les clés pour créer votre entreprise de couture !
Reconversion dans la Couture : L'Expérience de Cécile
Vous voulez changer de travail et vous avez envie d’une reconversion dans la couture ? Vous recherchez depuis un moment plein d’informations mais vous hésitez à faire ce grand saut et à quitter votre emploi. Vous vous posez plein de questions : comment devenir couturière ? Comment en vivre ? Quelles sont les formations à suivre ? Les conditions de travail ?
Découvrez le parcours de Cécile, une ancienne enseignante devenue couturière. Elle est la fondatrice de l’Atelier C, qui propose des cours de couture, des vêtements sur mesure ainsi que des retouches.
Interview de Cécile
Qu'est-ce qui t'a amenée à vouloir quitter ton poste d'enseignante ?
J’en ai eu ras-le-bol. J’étais enseignante spécialisée pour les allophones (les élèves nouvellement arrivés en France et qui ne parlent pas le français) dans le primaire. J’allais dans plusieurs écoles. C’était super intéressant sur le papier. J’ai fait ça pendant 13 ans. J’aimais beaucoup ce que je faisais mais pas les conditions de travail. Je voyais les enfants peu de temps, 1 à 2 fois par semaine. Et ils sont censés, en un an, savoir parfaitement parler, écrire, compter en français pour suivre en classe. C’est impossible. La plupart de mes élèves n’avaient pas été scolarisés avant … J’avais aussi de plus en plus d’administratif à faire, des tas de tableaux à compléter le soir pour répéter les mêmes informations à la place de préparer mes cours. Je passais mon temps à être en colère.
Comment t'es venue l'idée d'une reconversion dans la couture ?
Je faisais de la couture depuis longtemps, une douzaine d’années environ. En parallèle de mon travail, j’avais commencé à préparer mon CAP couture. Juste comme ça, pour le plaisir. Je me disais que, si un jour j’avais envie de monter ma micro-entreprise à côté de mon métier d’enseignante, ça serait pratique d’être formée. Un jour, j’ai reçu un refus de l’Education Nationale concernant un projet, et ça a été la goutte qui a fait déborder le vase. J’ai décidé de démissionner et de me mettre à fond dans ma formation couture. Je regardais aussi les offres d’emplois et je savais que je pouvais trouver facilement un poste de couturière près de chez moi.
Comment as-tu financé tes formations en couture ?
Pour le CAP, comme j’avais déjà plutôt un bon niveau en couture, je n’ai pas fait appel à un organisme. J’ai seulement acheté quelques vidéos sur Internet sur le site d’Artesane, ainsi que leur livre. Comme ça, j’avais un programme, et j’ai passé le diplôme en candidat libre. J’ai pris quelques cours de couture avec des costumières aussi. Par contre, pour la formation en modélisme, j’ai utilisé mon CPF. J’ai réussi à le débloquer, en faisant la demande au rectorat à la date où l’on doit le demander. Ça a été refusé au début donc j’ai fait un recours. Et là, miracle, le recours a été accepté. Ils m’ont payée une partie de ma formation en modélisme (1500 euros). Pour résumer mes formations professionnelles, j’ai passé mon CAP Métiers de la Mode Vêtements Flous, ainsi que le titre professionnel Couturier / Retoucheur, et réalisé des formations complémentaires (notamment au moulage pour la réalisation des robes de mariées).
Comment ça s'est passé pour quitter l'Education Nationale ?
J’ai d’abord demandé une rupture conventionnelle. Un syndicat m’a accompagnée à l’entretien. Je m’étais vraiment préparée, j’avais mon business plan, mon étude de marché. Mon dossier était béton. Mais il a été refusé. Mais là, à nouveau, ils me disent qu’il y a un délai de 2 mois minimum ! Je n’ai pas baissé les bras. J’ai fait appel à un avocat. J’ai contacté la permanence de la Maison des Avocats de Nantes qui offre un 1er rendez-vous de 30 minutes gratuit. J’ai demandé un avocat spécialisé dans le droit public (les avocats du droit du travail sont plus spécialisés dans le droit privé). Il m’a appris qu’il n’y avait pas de préavis légal et que la disponibilité de droit était actée dès l’envoi de la lettre dans la fonction publique. Toutes ces démarches ont été vraiment galères, ça a été une année difficile. Dans le cas des disponibilités pour convenance personnelle, là par contre il y a bien un préavis et des dates précises pour les demander. Mais pour la disponibilité de droit, même si le rectorat affirme qu’il y a 2 mois de préavis, ce n’est pas le cas.
Comment as-tu géré la transition du statut de fonctionnaire à cheffe d’entreprise ?
Dans ma situation personnelle, je ne pouvais pas me permettre de me retrouver sans revenu. Et avec une démission, tu n’as droit à rien. Donc, ce que j’ai fait, c’est que j’ai pris un poste dans un atelier de confection. C’était l’usine, mais j’ai appris beaucoup de choses qui m’ont aidées quand j’ai créé mon entreprise. J’ai appris à m’organiser et à être rentable. Il faut être rapide et efficace. J’ai fait six mois dans cet atelier. Puis après, je suis passée à temps partiel, dans un autre atelier qui était plus petit. En parallèle, j’ai monté ma boîte et elle s’est développée toute seule. Je ne sais toujours pas comment, mais il s’est trouvé que les gens m’appelaient avec le bouche-à-oreille et ma page My Google Business. J’avais des appels tout le temps. Au bout d’un moment, quand je me suis rendue compte que j’avais de quoi travailler au moins 40 heures par semaine avec mon entreprise, j’ai lâché le salariat. J’ai eu de la chance, ça se développe vraiment bien. J’ai diversifié mon activité : je donne une quinzaine d’heures de cours par semaine, j’ai des confections (souvent de robes de mariées), des retouches … Au départ, je pensais seulement faire de la confection, mais le problème c’est que ce n’est pas très rentable, à moins de faire des robes à 3 000 - 4 000 euros.
Quels sont les avantages et les inconvénients pour toi de cette reconversion en couture ?
Les inconvénients, c’est surtout le fait que quand tu es malade, tu bosses quand même. Mais bon, si je suis honnête avec moi-même, je suis déjà allée travailler en classe avec de la fièvre 😁 A part ça, je n’en vois pas. Les avantages sont très appréciables : Je m’organise comme je veux. Je n’aime pas la répétition, alors je m’arrange pour avoir un cours le matin, et par exemple l’après-midi, ma confection. De temps en temps, je cale mes retouches. C’est pratique aussi pour la vie de famille. J’en profite davantage. Quand j’étais enseignante, je perdais patience le soir. Maintenant, je suis super contente de faire les devoirs avec mes enfants. Je gagne moins mais j’ai beaucoup gagné en qualité de vie
Le mot de la fin : se reconvertir quand on est enseignant
Quand on change de métier, après, on se rend compte qu’on peut faire ce qu’on veut. Je trouve ça hyper positif de se dire que je ne suis pas enfermée dans l’Éducation Nationale. Souvent, quand on est enseignant, on se dit qu’on ne sait faire que cela, et c’est faux ! Maintenant, je me sens libre. Je me dis que si demain, mon métier de couturière ne me plaît plus, je peux faire autre chose. Prendre un travail alimentaire et faire une formation à distance pour découvrir un autre métier. Je ne regrette absolument pas ma reconversion dans la couture !
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