La Blockchain et la Finance: Fonctionnement et Applications

La blockchain est présentée comme une véritable révolution technologique, qui bouscule les intermédiaires pour créer des réseaux décentralisés, dits de « pair à pair ». En 2017, plusieurs acteurs de l’ère numérique se sont intéressés à cette innovation. Philippe Rodriguez, président de l’association Bitcoin France, a écrit un livre intitulé « La révolution Blockchain ». Que peut réellement apporter la Blockchain au secteur de la finance ? Quels sont et seront les obstacles à surmonter ? La Blockchain est présentée, depuis plusieurs années, comme l’une des technologies les plus disruptives. Et pour cause.

La technologie blockchain a été créée en 2009 pour permettre l’utilisation de la crypto monnaie Bitcoin. Si la blockchain bitcoin a été la première créée, de nombreuses autres blockchains ont été créées depuis. L’exploitation de la technologie blockchain n’en est qu’à ses débuts et nous sommes loin d’avoir identifié l’ensemble des services qu’elle pourra rendre. Nous pouvons identifier plusieurs applications pratiques dont certaines concernent la finance.

Illustration de la Blockchain

Les Types de Services Rendus par la Blockchain

Les applications actuelles et potentielles de la blockchain sont innombrables, elles se répartissent toutefois en trois grandes catégories :

  • Réaliser des transactions : transférer de la valeur sur internet sans passer par un tiers de confiance ;
  • Tenue d’un registre pour certifier l’authenticité de documents ;
  • Exécuter automatiquement des contrats (contrats intelligents ou smart contracts) ;

1° Transfert de valeur sur internet sans l’intervention d’un tiers de confiance

L’objectif initial de la blockchain était de réaliser des paiements sur internet de pair à pair sans passer par l’intermédiaire d’une banque (tiers de confiance). La blockchain bitcoin fut la première blockchain créée. La technologie blockchain a résolu la question du transfert de valeur sur Internet : une personne envoyant une photo par Internet n’envoie en réalité qu’une copie car elle détient toujours cette photo sur son ordinateur.

La blockchain permet un transfert valeur, notamment effectuer un paiement : l’émetteur transfère un montant au bénéficiaire et ne dispose plus du montant sur son compte une fois celui-ci transféré (logique comptable du débit / crédit). Un paiement en Bitcoin sur la blockchain équivaut ainsi à un paiement par porte monnaie électronique : le paiement a eu lieu sans que les comptes bancaires de l'émetteur et du bénéficiaire aient été mouvementés.

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D’autres valeurs que la monnaie électronique peuvent être transférés sur la blockchain : des bons de fidélité, les « miles » d’une compagnie aérienne, des titres financiers (actions, titres de créances négociables), votes, échange d’électricité, ….

La personne souhaitant effectuer un paiement en crypto monnaie doit avoir un compte (wallet) auquel sont affectés une clé publique (équivalent de l'IBAN du compte bancaire) et une clé privée, équivalent d’un code Pin qui ne doit être connue que de lui seul. Le payeur émet le transfert en utilisant sa clé privée. Une autre fonction permet au bénéficiaire du paiement de vérifier que le message du paiement a bien été émis à partir du compte dont il a la clé publique.

Les paiements en crypto monnaies se heurtent toutefois actuellement à deux grands obstacles qui en empêchent le développement : la forte volatilité des crypto monnaies qui génère un risque de change élevé et des coûts de transactions souvent exorbitants par rapport aux montants transférés.

La blockchain offre la possibilité d’autres possibilités de transactions. L’ordonnance du 28 juillet 2016 libéralise la production et la revente d’électricité. Des personnes détenant des bâtiments à énergie positive peuvent convenir d’échanger leurs surplus de production (Grid). Cette consommation de proximité limite la perte en ligne (effet joule), la blockchain permet d’assurer ces transactions de façon sécurisée et à moindre coût.

2° Tenue d’un registre pour certifier l’authenticité de documents

La blockchain permet également de certifier l’authenticité des documents : contrats, titres de propriété, diplômes, objets d’art… grâce à un identifiant alpha numérique de 64 caractères (ou clé crypto graphique) dénommé « hash ».

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1ère Illustration : une école décide de certifier sur la blockchain l’authenticité des diplômes qu’elle a délivrés. Elle numérise les diplômes et attribue à chacun d’eux grâce à un algorithme un identifiant alpha numérique unique à 64 caractères, le hash. Hasher un document consiste donc à lui attribuer ce code alpha numérique grâce à la clé privée de l'utilisateur. L’école inscrit le hash sur le diplôme ou un document l’accompagnant puis l’enregistre sur la blockchain qui l’horodate.

Pour s’assurer de la réalité d’un diplôme, un recruteur utilisera un algorithme pour reconstituer le « hash » du document papier remis par le candidat. Si ce « hash » est identique à celui émis par l’école et lui permet de remonter au site de l’école, il aura la certitude que la copie remise par le candidat est authentique.

Tout document ayant subi une modification, même mineure, comme le fait de changer un seul mot dans un contrat de deux cent pages ne produit plus le même « hash » (voir les nombreuses illustrations à ce sujet sur Internet). La comparaison entre le « hash » du document d’origine figurant sur la blockchain et le « hash » reconstitué grâce à un algorithme à partir d’une copie papier de ce document certifie donc que la copie demeure identique à l’original.

La blockchain préserve la confidentialité des données bien que la base de données soit publique :

  • Seul le hash est publié sur la blockchain et non le document d’origine (ce qui résoud également la question des tailles de fichier) ;
  • Il n’est pas possible de reconstituer un document ou une transaction à partir de son hash (cryptographie asymétrique).

2nde Illustration : l’entreprise Everledger propose un registre permettant de tracer l’origine des diamants, le marché des diamants étant sujet à de nombreux vols, trafics,…. Le producteur inscrit un diamant sur ce registre à partir de 40 critères (taille, pureté,…) et d’un numéro d’identification taillé microscopiquement sur le diamant. Si un diamant ne figure pas dans la base, cela peut jeter des doutes sur son origine et faire baisser son prix de façon sensible ou dissuader de réaliser la transaction.

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3° Exécution automatique de contrats inscrits sur la blockchain (contrats intelligents)

Le contrat intelligent ou contrat informatique autonome (smart contract) est un logiciel installé sur la blockchain qui exécute automatiquement un engagement contractuel préalablement programmé. Il ne constitue pas en soi un document juridique mais il automatise l’exécution d’un engagement contractuel.

Illustration : L’assureur AXA a développé l’assurance « Fizzy » versant une indemnisation en cas de retard d’avion supérieur à deux heures. L’assuré souscrit son contrat d’assurance sur la blockchain. Ce contrat intelligent est connecté aux bases de données du trafic aérien mondial (source externe aux parties au contrat et considérée fiable). Dès qu’un retard de plus de deux heures est constaté, le contrat s’exécute automatiquement et l’indemnisation est versée sans intervention humaine, d’où des gains de productivité considérables. L’exécution du contrat intelligent nécessite une source d’information fiable dénommée dans le langage d’Ethereum« oracle », qui constitue un pont entre le contrat et l’environnement externe.

LA BLOCKCHAIN EXPLIQUÉE SIMPLEMENT ! (Smart Contracts, Hash..etc)

Description Sommaire du Fonctionnement d'une Blockchain

La blockchain est une chaîne de registres partagés. Une transaction est inscrite dans un registre (ou livre de compte) appelé bloc. Une fois un registre complet, il se ferme et un autre s’ouvre. Les différents blocs demeurent reliés entre eux pour former une chaîne de blocs : le hash récapitulant l’ensemble du contenu du bloc précédent figure en effet dans le bloc en cours d’utilisation.

La blockchain constitue une base de données avec comme principales caractéristiques :

  • Décentralisée : l’information est partagée à tout moment par un grand nombre d’ordinateurs répartis de par le monde appelés les « nœuds du réseau ». Ce réseau décentralisé partageant la même information remplace le tiers de confiance unique, la banque pour les paiements. Ces ordinateurs sont détenus par des entreprises dénommées « mineurs ». Chaque nœud détient à tout moment la totalité de l’information ;
  • Publique : les données figurant sur la blockchain sont consultables par tous. Toutefois, ce ne sont pas les documents eux-mêmes mais leur hash qui y sont présents ;
  • Résiliente : si un nœud se déconnecte momentanément du réseau, il récupère l’intégralité de la base de données en se reconnectant ;
  • Garantit l’intégrité des données : Les données sont horodatées et ne peuvent être effacées ;
  • Sécurisée : Deux verrous garantissent la sécurité des transactions sur la BC, le premier, lors de l’inscription de la transaction l’autre au niveau de sa validation par l’ensemble du réseau.

Les deux verrous qui sécurisent les transactions sur la blockchain

  1. Le premier verrou est une application de la cryptographie asymétrique, une personne souhaitant effectuer une transaction sur la blockchain utilise un double jeu de clés :
    • La clé publique, visible par tous, est l’équivalent d’un code RIB ou IBAN permettant d’initier une transaction et d’authentifier son émetteur ;
    • La clé privée, qui ne doit être connue que de l’utilisateur seul, est l’équivalent d’un code PIN mais avec un grand nombre de caractères, permet de valider la transaction.
    Pour un paiement, cette étape de validation permet également de s’assurer que l’émetteur dispose bien des fonds qu’il veut transférer. Les cas de vol de bitcoins s’expliquent par le fait que des détenteurs de compte en bitcoin avaient imprudemment stocké leur clé privée sur un site qui a été piraté.
  2. Le second verrou est dénommé le « consensus distribué » ou « preuve de travail », il repose sur le consensus des différents nœuds du réseau pour valider un nouveau bloc. La validation d’un nouveau bloc demande de la puissance de calcul d’ordinateurs. Tous les mineurs étant en concurrence, le premier qui valide un nouveau bloc reçoit une rémunération en crypto monnaies. Un nouveau bloc est définitivement validé dès que plus de la moitié des mineurs du réseau valident l’exactitude du résultat.

Les blockchains peuvent être publiques ou privées. Etant accessible à tous, la blockchain publique est plus sécurisée et son fonctionnement plus lourd. L’accès à une blockchain privée étant restreint, les règles de sécurité y sont moins strictes ce qui permet de gagner en fluidité. Ainsi, depuis juillet 2016, la banque de France expérimente une blockchain avec la Caisse des dépôts et une dizaine de banques françaises pour tester la gestion décentralisée d’un référentiel de paiement.

La blockchain ne devrait toutefois pas supprimer totalement l’existence de tiers de confiance. Ainsi, si les titres de propriété immobiliers peuvent y être enregistrés directement, l’intervention du notaire sera toujours nécessaire pour s’assurer de l’accord entre les parties prenantes, leur rappeler leurs différentes obligations,…

Quelles Applications Spécifiques en Finance ?

La blockchain est un sujet majeur de la transformation digitale des sociétés de gestion d’actifs. La France est le premier pays européen à légiférer en matière de blockchain par l'ordonnance du 8 décembre 2017, surnommée ordonnance blockchain. Cette ordonnance modifie des articles du code monétaire et financier (CMF) en prévoyant que les registres d'actionnaires d'entreprises non cotées (actions nominatives) puissent être tenues par un dispositif d'enregistrement électronique partagé (terme par le lequel l'ordonnance fait référence à la blockchain). Cette ordonnance doit rentrer en vigueur au plus tard au 1er juillet 2018. Elle concerne tant les émissions que les transferts d'actions. Elle automatisera des formalités assez lourdes : notification écrite de la cession par le cédant à la société émettrice détenant le registre des actionnaires qui inscrit le mouvement sur le registre de mouvements et mouvemente ensuite les différents comptes titre. Cette réforme est intéressante pour les sociétés ayant de nombreux mouvements sur titres tels qu'une plate-forme de crowd-equity.

Cette ordonnance ne concerne pas les opérations de règlement livraison des titres cotés qui sont soumis à la réglementation européenne Il s'agit là sans nul doute une évolution future. Pour les entreprises, la blockchain pourrait à terme révolutionner la profession comptable : comptabilité tenue en temps réel sur la blockchain, comptes consultables à tous moments par les tiers (clients, fournisseurs, concurrents,...), leur permettant d'évaluer à tout moment la solvabilité de l'entreprise.

Un des avantages premiers que nous offre la blockchain est de nature économique. La blockchain, basée sur les échanges de pair à pair, permet de supprimer tout intermédiaire durant les transactions. Les intermédiaires des échanges hors-blockchain, tels que les banques ou autres plateformes comme Uber pour le transport ou Booking pour le logement, se constituent une rémunération sous forme de commission. La blockchain a ainsi permis la création d’alternatives à ces plateformes touchant des commissions.

On peut donner l’exemple d’Open bazaar (le Ebay de la blockchain), qui permettait de mettre en relation les demandeurs et les offreurs de biens ou services sans intermédiaires, et donc à des tarifs plus avantageux. Le service a pourtant fermé ses portes en 2020 à cause d’un nombre d’utilisateurs trop faible.

La blockchain est présente dans nombre d’autres domaines, comme la sécurité des informations personnelles, la logistique, la santé ou la location de service. Pour illustrer ce dernier domaine d’application, nous pouvons imaginer une location d’appartement. La serrure de la porte de l’appartement, une fois connectée à la blockchain, peut être liée à un contrat intelligent (smart contract). Parmi les innovations majeures de la blockchain, les contrats intelligents, permettent d’exécuter automatiquement, sans intervention humaine, les conditions et termes d’un contrat.

Une autre application de la blockchain, toujours liée à sa nature d’outil sans intermédiaires, est le transfert d’argent. La blockchain, notamment grâce à la crypto-monnaie Bitcoin, atteint le domaine bancaire. Dans plusieurs pays d’Afrique, les populations sont confrontées à des coûts de transactions très élevés lorsqu’ils souhaitent réaliser des transferts d’argent avec l’international. Cette initiative a permis de réduire de manière significative les couts de transaction des transferts internationaux.

La blockchain est aussi utilisée dans le monde de l’assurance. Cela peut consister à offrir via la blockchain, une assurance personnalisée à la demande en termes de nature et de durée de l’assurance.

Selon une étude, 84 % des entreprises et organisations se sentent impliquées par cette innovation. Les équipes identifient des économies de coûts et des avantages tangibles dans les 12 à 24 mois de l’implémentation du projet. Parmi ses avantages : la réduction des coûts. Une fluidification des processus qui entraine également une exécution bien plus rapide des transactions. La transparence et le renforcement des interactions entre les usagers font, eux aussi, partie des avantages non négligeables de la Blockchain dans le secteur de la finance. La finance est, en effet, un secteur dans lequel ses acteurs interagissent continuellement. Les avantages sont nombreux : modularité du produit et délais de mise sur le marché raccourcis, automatisation des événements sur titre, transparence accrue, transfert des titres et règlement plus rapides. « La blockchain est une solution concrète pour moderniser un secteur.

Les Défis et Obstacles

Malgré cela, la technologie Blockchain se heurte à un certain nombre d’obstacles empêchant encore son adoption dans le secteur de la finance. « La technologie fonctionne. La première problématique qui se pose est d’ordre économique. La réglementation, elle, bouge encore difficilement. Les marchés financiers sont en effet aujourd’hui contraints par de nombreuses réglementations dont l’objectif premier est de renforcer la protection des investisseurs, créant des contraintes opérationnelles fortes.

À commencer par la finance décentralisée, une révolution pour certains, qui permettra d’atteindre la finance sans intermédiaire et sans banque. Autre problématique importante dans le secteur : l’absence d’équivalent en cash lorsque l’on traite des titres sur la Blockchain. Pour répondre à cela, des monnaies digitales de banques commerciales sont en expérimentation, avec pour objectif principal de fluidifier le traitement des titres sur cette infrastructure.

En attendant que les principaux verrous réglementaires soient levés, les acteurs privés et publics du secteur s’organisent, et travaillent main dans la main au déploiement de blockchains privées et plus sécurisées. La Commission européenne lançait ainsi en 2018 INATBA, une association européenne dédiée à la réglementation de la Blockchain et des cryptomonnaies au sein de l’Union européenne. En France, outre quelques startups spécialisées dans le domaine, de grandes entreprises se sont saisies du sujet, à l’image du Groupe la Poste, d’EDF, d’Engie et de la Caisse des Dépôts.

La blockchain reste une technologie complexe à première vue, et ne semble toujours pas assez démocratisée pour véritablement révolutionner tous les secteurs dans lesquels on cherche à l’intégrer. Enfin, une autre limite de la blockchain concerne une de ses applications, qui est le transfert d’argent via le Bitcoin. Ainsi, le Bitcoin n’a pas de cours légal (un commerçant n’est pas obligé de l’accepter, à l’inverse d’une monnaie qui a un cours légal que personne ne peut refuser et qui a ce qu’on appelle une « valeur libératoire »), et est basé sur le concept du pair à pair.

Sa quantité étant très peu flexible (créer des bitcoins nécessite beaucoup de puissance de calculs), l’offre et de la demande s’ajustent toujours par les prix. On constate ici la fulgurante ascension du cours du Bitcoin à partir de 2017, passant de moins de 1 000 euros à 53 000 en octobre 2021 ! Cette forte hausse n’est pas, comme on le voit, un processus uniforme. Au contraire, la période entre 2021 et 2023 a été un vrai yoyo en termes de cotation.

Ce qui frappe, par rapport au précédent graphique, est que les baisses du cours paraissent bien moins prépondérantes. Il y a certes des pics négatifs significatifs, mais qui sont largement compensés dans l’autre sens. Cela dit, la volatilité est forte : nous avons obtenu sur l’ensemble de la période, une volatilité de 21,24 % ! Que dire alors de la fiabilité des crypto-monnaies se basant sur la blockchain ? Elles ne suscitent à ce jour pas la plus grande confiance. Si le Bitcoin, malgré une grande volatilité, réussit toujours à remonter, c’est surement grâce à sa notoriété de numéro un dans les cryptos.

En revanche, de très nombreuses petites cryptos ont pu voir leur cours s’envoler avant de s’écraser aussitôt. On entend aussi souvent que les crypto-monnaies seraient massivement utilisées dans le marché noir. Ce n’est pas faux en soi, mais dans les faits, leur part dans ce marché, tout comme dans le blanchiment d’argent, est marginale comparée aux monnaies fiduciaires classiques que sont le dollar ou l’euro. Soit entre 1,87 % et 0,75 % du total.

La blockchain est à première vue un ennemi pour les banques. Pourtant, certaines d’entre elles sont prêtes à l’intégrer dans leur propre système de fonctionnement afin de faciliter certains processus. La Banque centrale européenne (BCE) est depuis 2021 en pleine expérimentation pour lancer un euro numérique. Cette crypto-monnaie serait conduite par la BCE, lui assurant la même stabilité que l’euro classique. Quelle utilité alors ? L’euro numérique doit venir s’ajouter aux espèces et autres moyens de paiement (carte bancaire, virement, etc.) pour accroître les choix des usagers.

De plus, les euros numériques, tout comme Wero, projet des principales banques européennes permettant des virements instantanés et gratuits entre personnes via un numéro de téléphone, permettent de ne pas passer par les géants Mastercard et Visa. En effet, à chaque paiement que vous faites avec votre carte bancaire, une petite commission va à la société qui gère le réseau de paiement (entre 0,20 % et 0,30 % du total).

Corrélation entre les crypto-actifs et les actifs traditionnels
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