CFE, CCI, Nanterre : Définitions et Implications pour les Entreprises en France
En tant qu'entité économique, fiscalement et socialement autonome, la société (personne morale) a comme objet social la fabrication de produits ou la prestation de services. Dénomination sociale, nom commercial, numéro RCS, numéro SIREN/SIRET... il existe de nombreux moyens d'identifier une entreprise. En plus du numéro Siren (Système d'identification du répertoire des entreprises), d’autres codes ou numéros sont attribués, chacun ayant une utilité bien précise. Cet article explore en détail les définitions et implications de CFE, CCI, et Nanterre pour les entreprises en France.
Identification d'une Entreprise : Les Bases
Plusieurs éléments permettent d'identifier une entreprise :
- La dénomination sociale: C'est le nom qui permet d'identifier une société. Les associés peuvent choisir librement la dénomination de la société sous réserve de ne pas porter atteinte aux droits des tiers.
- Le nom commercial: C'est le nom sous lequel est exploité un fonds de commerce.
- L'enseigne: C'est le signe apposé sur la façade d'un bâtiment pour distinguer un commerce des autres magasins.
- Le numéro SIREN: En étant attribué à chaque entreprise dès leur création, le numéro SIREN reste inchangé, quelle que soit la durée de l'existence de l’entreprise. En premier lieu, elle indique le numéro SIREN.
- Le numéro SIRET: Le numéro SIRET est un numéro à 14 chiffres qui permet d'identifier chacun des établissements d'une même entreprise.
- Le code APE: Le code APE est attribué par l'INSEE en fonction de l'activité principale déclarée par l'entreprise dans sa demande d'immatriculation ou lors d'un changement d'activité(s).
Le Guichet Unique : Centralisation des Formalités Administratives
Pour rappel, le guichet unique a été mis en place le 1er janvier 2023 afin de se substituer aux 6 centres de formalités (CFE), dans un but de centralisation et simplification des démarches. Il est chargé de toutes les formalités d’immatriculation, de modification et de radiation des entreprises. Pour accompagner la transition vers ce guichet unique et en cas de difficultés graves, une solution alternative et temporaire de continuité avait été maintenue via le site d’Infogreffe.
Cette procédure de continuité a pris fin le 31 décembre 2024. Depuis le 1er janvier 2025, en cas de difficulté grave rendant impossible l’accomplissement d’une déclaration sur le guichet unique (par exemple en cas d’indisponibilité générale du guichet ou de blocage d’un ou plusieurs types de déclaration), le déclarant se verra remettre un récépissé par l’Inpi (Institut national de la propriété industrielle). Le déclarant devra ensuite finaliser sa formalité dès qu’il est informé de la résolution de la difficulté grave et, au plus tard, dans un délai de 15 jours. Ce récépissé permettra de considérer qu’il a réalisé sa formalité dans les temps : les administrations et organismes destinataires retiendront en effet la date figurant sur le récépissé comme date de dépôt de la formalité.
Compte tenu des dysfonctionnements encore existants sur le site du guichet unique une nouvelle procédure de secours est prévue pour 2024. En cas de blocage empêchant la réalisation d’une formalité ou d’un dépôt d’acte en 2024, les entreprises commerciales ou artisanales et les associations pourront y procéder via un lien, accessible uniquement sur le guichet unique, qui les redirigera vers Infogreffe. Si ce service n’est pas disponible, il leur sera possible d’adresser un formulaire papier au greffe compétent.
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Concernant les activités libérales, le lien accessible sur le site du guichet unique les redirigera vers le téléservice de l'Urssaf. En cas de blocage de tout autre type de formalité, le guichet unique remettra un récépissé permettant à l’entreprise de bénéficier d’un délai supplémentaire de 30 jours pour réaliser ses formalités, à compter de la fin du blocage.
Chambres de Commerce et d'Industrie (CCI)
Un Etablissement public ayant pour fonction de représenter les intérêts des entreprises des secteurs industriel, commercial ou de services et de promouvoir leur développement économique.
Tribunaux des Activités Économiques (TAE) : Expérimentation et Compétences
Jusqu’à présent, le traitement des procédures amiables et collectives était partagé entre le tribunal judiciaire et le tribunal de commerce selon la nature d’activité. En principe, les commerçants et les artisans relevaient de la compétence du tribunal de commerce et les autres professions, du tribunal judiciaire.
La loi d’orientation et de programmation du ministère de la Justice 2023-2027 a prévu d’expérimenter pendant 4 ans à compter de 2025 les tribunaux des activités économiques (TAE). L’objectif de cette expérimentation est d'étendre la compétence de certains tribunaux de commerce aux procédures amiables et collectives de tous les professionnels (hors professions règlementées du droit).
Entreprises en difficulté : mise en place des tribunaux des activités économiques 1er janvier 2025
Depuis le 1er janvier 2025, sont désignés TAE les 12 tribunaux de commerce suivants : Marseille, Le Mans, Limoges, Lyon, Nancy, Avignon, Auxerre, Paris, Saint-Brieuc, Le Havre, Nanterre, Versailles.
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Durant l’expérimentation, les TAE sont compétents pour certaines procédures, et notamment :
- Les procédures d'alerte et les procédures amiables, quels que soient le statut et l'activité de la personne physique ou morale qui rencontre des difficultés, (hors professions règlementées du droit).
- La désignation d'un conciliateur pour les exploitations agricoles en difficulté.
- Les procédures collectives, quels que soient le statut et l'activité du débiteur, (hors professions règlementées du droit).
- Les actions et les contestations relatives aux baux commerciaux qui sont nées de la procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire du débiteur, et qui présentent avec celle-ci des liens de connexité suffisants.
- Les procédures que connaissent les tribunaux de commerce spécialement désignés, quels que soient le statut et l'activité du débiteur, (hors professions règlementées du droit).
Pendant cette même période, les tribunaux judiciaires habituellement compétents n’auront pas à connaître des procédures traitées par les TAE, ouvertes depuis le 1er janvier 2025.
Mesures Fiscales Importantes en 2025
Plusieurs mesures fiscales ont été mises en place ou modifiées en 2025, affectant les entreprises françaises :
Franchise en Base de TVA
La franchise en base de TVA est un dispositif qui, toutes conditions remplies, dispense les entreprises de la déclaration et du paiement de la TVA sur les prestations ou ventes qu'elles réalisent. Afin d’harmoniser les règles applicables au sein de l’Union européenne, la loi de finances pour 2024 est venue procéder à une refonte du régime de la franchise en base.
Les nouveaux seuils de franchise en base de TVA applicables au 1er janvier 2025 sont :
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| Année d'évaluation | Chiffre d'affaires national total | Chiffre d'affaires national afférent aux prestations de services autres que les ventes à consommer sur place et les prestations d'hébergement |
|---|---|---|
| Année civile précédente | 85 000 € | 37 500 € |
| Année en cours | 93 500 € | 41 250 € |
Attention : lorsque l'un des plafonds de chiffre d'affaires pour les opérations de l'année en cours est dépassé, la franchise cesse de s'appliquer pour les opérations intervenant à compter de la date de dépassement.
Services à la Personne
Jusqu’à fin 2024, une entreprise de services à la personne pouvait faire bénéficier à ses clients d'avantages fiscaux si elle exerçait son activité à titre exclusif. Depuis le 1er janvier 2025, cette condition « d’exclusivité » est supprimée, sous réserve du respect des conditions requises.
Mesures Sociales : Hausse des Cotisations Sociales pour Certains Micro-Entrepreneurs
Depuis le 1er juillet 2024, le taux global des cotisations sociales des micro-entrepreneurs qui déclarent leur chiffre d’affaires dans la catégorie des BNC (bénéfices non commerciaux) et qui ne dépendent pas de la Cipav était fixé à 23,1 %. Il est passé à 24,6 % au 1er janvier 2025. Au 1er janvier 2026, il évoluera encore pour atteindre 26,1 %.
Certains micro-entrepreneurs peuvent bénéficier de l’aide à la création ou reprise d’entreprise (Acre). Depuis le 1er juillet 2024, pour les bénéficiaires de l’Acre déclarant leur chiffre d’affaires dans la catégorie des BNC et ne dépendant pas de la Cipav, le taux global des cotisations sociales était fixé à 11,6 %. Il est passé à 12,30 % au 1er janvier 2025 et sera porté à 13,1 % au 1er janvier 2026.
Autres Mesures et Augmentation du Plafond de la Sécurité Sociale
Ce plafond est utilisé dans le calcul de diverses prestations. Pour 2025, il est fixé à :
- 47 100 € (contre 46 368 € en 2024) - plafond annuel (PASS) ;
- 3 925 € (contre 3 864 € en 2024) - plafond mensuel (PMSS).
Établissement Secondaire : Définition et Obligations
Vous développez votre activité et vous entendez parler de la création d’un établissement secondaire ? Ce terme juridique désigne un lieu d’activité distinct du siège social, mais dépendant de l’entreprise principale. Il implique des obligations déclaratives précises.
Le Code de commerce (article R123-40) définit l’établissement secondaire comme “un établissement permanent, distinct du siège social ou de l’établissement principal, dirigé par une personne ayant le pouvoir de lier la société.” En clair, il s’agit d’un lieu où l’entreprise exerce une activité continue, avec un minimum d’autonomie de gestion.
L’obligation de créer un établissement secondaire naît dès que l’entreprise ouvre un nouveau site :
- Dans un autre département que le siège ou l’établissement principal ;
- Avec une autonomie partielle de gestion ;
- Ou employant du personnel dédié.
Cela concerne autant une agence commerciale qu’un atelier, un bureau de production ou un point de vente fixe.
Démarches Administratives Obligatoires
La création d’un établissement secondaire se fait par dépôt d’un dossier au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) compétent pour le lieu concerné. Ce dossier comprend :
- Le formulaire M2 (modification de la société) ;
- Un justificatif d’occupation des locaux (bail, contrat de domiciliation…) ;
- Éventuellement une autorisation d’exercer, selon l’activité.
Le dossier se dépose :
- Auprès du CFE de la CCI ou de la CMA du département du nouvel établissement ;
- Ou directement au greffe du tribunal de commerce, si vous passez par un guichet en ligne comme le site du guichet unique (INPI).
Impacts Juridiques, Fiscaux et Sociaux
L’établissement secondaire est soumis à la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) dans la commune où il se situe. Il est aussi comptabilisé pour la CVAE, si l’entreprise est concernée. Un établissement secondaire qui emploie du personnel doit respecter la convention collective locale applicable au secteur géographique, si elle diffère de celle du siège.
Domiciliation à Nanterre : Une Solution Stratégique
Nanterre, au cœur des Hauts-de-Seine, bénéficie d’un accès direct à La Défense, Paris et aux grands axes routiers. Domicilier votre établissement secondaire ici, c’est associer votre image à un environnement dynamique et professionnel, sans les contraintes d’un bail commercial classique.
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