Statistiques et chiffres clés du développement des franchises en France

La franchise est une méthode de collaboration entre l’entreprise du franchiseur et les entreprises des franchisés. Les trois caractéristiques fondamentales de la franchise sont l’enseigne, le savoir-faire et l’assistance pendant le contrat. Mais pour qu’il puisse y avoir franchise avec succès, encore faut-il que le concept développé soit rentable. Autre condition indispensable : le franchiseur doit disposer des moyens humains et financiers nécessaires au développement d’un réseau. Conditions pas toujours remplies. Le franchiseur est l’initiateur du réseau de franchise. Le franchiseur doit d’abord être propriétaire de son enseigne et des signes de ralliement de la clientèle (marques et autres signes distinctifs). Ou, du moins, être titulaire des droits qui lui en permettent l’usage. Il doit ensuite disposer d’un réel savoir-faire, éprouvé dans ses propres établissements. Lequel doit apporter un avantage concurrentiel sur le marché qui est le sien. Le franchiseur doit enfin transmettre ce savoir-faire à ses franchisés. D’abord à travers une formation initiale qui peut durer selon les cas plusieurs semaines, voire plusieurs mois. En s’acquittant d’un droit d’entrée, il accède à l’usage de l’enseigne du franchiseur ainsi qu’à son savoir-faire et à son assistance commerciale et/ou technique. Propriétaire de sa clientèle, il doit aussi pouvoir recruter et gérer librement son personnel et décider de ses revenus. Le savoir-faire du franchiseur est réputé «secret, substantiel et identifié». Il est donc de l’intérêt du franchisé de ne pas le divulguer. Une obligation précisée dans le contrat (clause de confidentialité).

La franchise reste une voie privilégiée pour entreprendre. Selon l’étude, 30 % des Français aimeraient créer leur entreprise et, parmi eux, plus de la moitié envisagent de le faire en franchise. « La franchise est un modèle particulièrement adapté aux porteurs de projet, car il apporte une sécurité qui est plébiscitée, souligne Harold Elie, directeur du marché des professionnels Banque Populaire. Les chiffres clés confirment la progression du modèle. En 2025, la franchise française compte 93 395 points de vente et plus de 1 million d’emplois, pour un chiffre d’affaires global de 93,71 milliards d’euros, en hausse de 4,9 % sur un an. »

« Une cinquantaine de réseaux ont disparu, notamment sur le marché de l’équipement de la personne, précise Véronique Discours-Buhot, déléguée générale de la FFF. Pour Myriam El Aroui, responsable du pôle franchise chez Banque Populaire, les résultats de l’étude confirment néanmoins la solidité du modèle. « On a de plus en plus de points de vente au sein des enseignes. Plusieurs activités tirent particulièrement la croissance de la franchise. Les services à la personne, la formation ou encore le bâtiment (notamment la rénovation et l’aménagement extérieur) enregistrent une forte progression du nombre d’enseignes. En parallèle, les secteurs de la formation, des services à la personne et de la restauration rapide affichent la meilleure progression de chiffre d’affaires. »

« Nous avons besoin de plus de soutiens pour les personnes âgées, ou sur le ménage et la garde d’enfants. Cela répond à un besoin sociétal », poursuit Véronique Discours-Buhot. L’étude met également en lumière deux enjeux majeurs pour l’avenir des réseaux. Le premier concerne l’intelligence artificielle, dont l’usage progresse rapidement : 33 % des franchisés l’utilisent désormais, soit une hausse de 11 points en un an. Le second défi porte sur la cession ou la transmission des points de vente, un sujet auquel l’étude consacre un chapitre spécifique. « Ce que l’on constate sur l’ensemble des entreprises, c’est que c’est un vrai sujet de par la courbe démographique de nos chefs d’entreprise », poursuit-elle. « Les franchiseurs ne veulent pas voir des points de vente de leur réseau disparaître. Donc ils sentent qu’il y a un gros besoin d’accompagner les franchisés sur ce sujet ». Cependant, la préparation de la transmission reste encore trop tardive. « Les franchisés ne disent pas toujours leur volonté de céder ou pensent que c’est encore loin. Alors que c’est un travail qu’il faut préparer en amont, tant sur la valorisation du fonds de commerce que sur les investissements qu’il faut continuer de faire jusqu’à la fin pour éviter de faire perdre de la valeur. »

Malgré ces défis, les intentions de développement restent très élevées. Dans un contexte économique toujours compliqué pour les acteurs du commerce, la franchise démontre une nouvelle fois sa résilience, avec une légère progression de son chiffre d’affaires l’an passé. Malgré une activité économique toujours dégradée, et particulièrement dans le commerce, la franchise parvient toujours à maintenir le cap, avec une légère progression de chiffre d’affaires. En témoigne le dernier bilan annuel publié par la Fédération Française de la Franchise (FFF), qui montre que malgré une baisse du nombre de réseaux de franchise l’an passé, le chiffre d’affaires de l’ensemble du secteur continue à progresser. « La franchise confirme sa capacité à performer dans des environnements économiques difficiles. Alors que le PIB français progresse de seulement 0,9 %, que le chômage remonte à 7,9 % et que les défaillances d’entreprises atteignent 68 564 (en hausse de 3,5 %), la franchise affiche une croissance de +4,9 % de son chiffre d’affaires, soit près du double du marché national », appuie la Fédération Française de la Franchise.

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Le détail des chiffres publiés par la Fédération Française de la Franchise fait apparaître une hiérarchie assez nette. En poids économique, l’alimentaire reste de très loin le premier secteur de la franchise en France, avec 31,66 milliards d’euros de chiffre d’affaires franchisé, soit près de 34% du marché. Mais si l’on regarde les progressions, le classement est différent. Le secteur de la formation affiche la plus forte croissance de chiffre d’affaires en 2025 (+18,6%), même s’il reste encore modeste en volume, avec 31 enseignes, 394 points de vente franchisés et 130 millions d’euros de chiffre d’affaires. La restauration rapide demeure ainsi l’un des grands moteurs de la franchise. Le secteur compte désormais 298 enseignes, 9 430 points de vente franchisés et 11,36 milliards d’euros de chiffre d’affaires. À l’inverse, certains secteurs restent plus fragilisés. Les voyages enregistrent le plus fort recul de chiffre d’affaires (-10,6%), avec seulement 189 points de vente franchisés. L’équipement de la personne, qui regroupe notamment les enseignes de mode, poursuit aussi son repli, avec un chiffre d’affaires en baisse de 3%, un nombre d’enseignes en recul de 7,9% et un nombre de points de vente en diminution de 9,6%.

Dans un contexte économique toujours incertain, la franchise continue d’afficher une forme de résilience. Certes, le nombre de réseaux recule légèrement, à 2 035 enseignes, contre 2 087 un an plus tôt. Mais cette baisse traduit davantage une phase de consolidation du marché qu’un véritable décrochage du modèle. Car dans le même temps, le nombre de points de vente franchisés progresse de 2,9%, pour atteindre 93 395 établissements, tandis que le chiffre d’affaires global augmente de 4,9%, à 93,71 milliards d’euros. L’attractivité du modèle se confirme aussi dans la 22e édition de l’enquête annuelle de la Banque Populaire / FFF. Selon cette étude, 30% des Français aimeraient créer leur entreprise. Parmi eux, 51% envisageraient de le faire en franchise, une proportion qui atteint même 65% chez les 18-24 ans. Pour Véronique Discours-Buhot, ces résultats confirment « la vitalité et la solidité du modèle ». Elle souligne également que la franchise reste portée par les jeunes générations, pour lesquelles elle constitue « un véritable tremplin vers l’indépendance ».

Des services à la restauration en passant par l’immobilier ou les services, la franchise couvre un large spectre de métiers. Les secteurs phares du moment sont l'alimentaire, la restauration rapide et les commerces divers, qui ont réussi à passer la crise sanitaire grâce à un fort esprit de résilience et une réelle solidarité entre franchisés. Suivent les secteurs des services automobiles et le bâtiment qui ont enregistré une forte progression en termes de chiffre d’affaires en 2024 (+ 30.8% service auto et + 14.4% bâtiment).

En 2025, on dénombre 2 035 franchiseurs : autant d'entrepreneurs qui ont pu bénéficier de la notoriété de leur enseigne, du savoir-faire transféré par le franchiseur ainsi que des services apportés tout au long du contrat de franchise - formation, accompagnement, assistance, communication - pour mener à bien leur activité et développer leur chiffre d’affaires. La franchise demeure en 2025 un poids fort de l'économie française avec 93 385 points de vente franchisés et plus de 93,71 milliards de chiffres d'affaires, ainsi que 1 018 038 emplois directs et indirects.

Répartition sectorielle et dynamiques récentes

Sur le podium des gagnants en termes de chiffres d'affaires, de nombre d'enseignes et de nombre de points de vente, on retrouve en 2025 les secteurs suivants : l’alimentaire, la restauration rapide, l’équipement de la maison, les services automobiles et les services aux personnes. Le secteur alimentaire enregistre un chiffre d’affaires de 32,45 milliards d’euros, marquant une hausse de 15,1% par rapport à 2022. L’équipement de la maison génère 10,34 milliards d’euros, avec une augmentation de 10,8% comparé à l’année précédente. La restauration rapide affiche 8,91 milliards d’euros, soit une croissance de 24,3% par rapport à 2022. Les commerces divers rapportent 8,68 milliards d’euros, en progression de 18,3% et l’équipement de la personne atteint 6,29 milliards d’euros, augmentant de 7,1% versus 2022.

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Le poids d’un secteur dans la franchise ne reflète pas toujours son accessibilité pour les candidats. Ainsi, l’hôtellerie demeure le secteur le plus capitalistique avec un apport personnel moyen estimé à 200 000 €, tout en ne représentant que 5 % des réseaux. L’investissement moyen global en franchise est de l’ordre de 250 000 €, mais varie fortement selon les secteurs et les configurations. Le taux de survie en franchise atteint 90 % à cinq ans, contre 50 % pour une création d’entreprise indépendante.

La répartition sectorielle révèle aussi que le commerce alimentaire demeure dominant en nombre de points de vente, avec 18 029 points de vente, suivi des services automobiles et de l’équipement personnel. Les services à la personne progressent fortement avec 10 070 points de vente, soit une hausse de 40,9 %. Ces chiffres illustrent la vitalité et la capacité d’adaptation du réseau de franchise face aux évolutions économiques.

Évolutions et enjeux futurs

La transformation numérique est un enjeu crucial, et l’adoption de technologies innovantes est indispensable pour optimiser les opérations et enrichir l’expérience client. Le Digital Services Act (DSA) et les réglementations liées à la protection des données imposent des obligations croissantes. Les franchiseurs doivent équilibrer soutien et autonomie des franchisés, tout en accompagnant les réseaux dans la transition numérique et la durabilité.

Pour les futurs franchisés, choisir le bon réseau nécessite une analyse approfondie de la marque, du support et de la formation offerts, de la santé financière du réseau et de l’emplacement. Pour les franchiseurs, le succès repose sur le soutien et la formation des franchisés, l’innovation des produits et services et une stratégie d’expansion maîtrisée. L’avenir de la franchise en France apparaît optimiste, avec une capacité d’innovation et une digitalisation croissantes comme leviers majeurs.

Le secteur de la franchise en France représente un modèle économique dynamique, favorisant l’entrepreneuriat à travers le pays. Une étude menée par la FFF révèle les chiffres de 2023 par domaine d’activité, montrant que le secteur alimentaire demeure leader avec 32,45 milliards d’euros de chiffre d’affaires, suivi de l’équipement de la maison, de la restauration rapide et des commerces divers. Ces chiffres attestent de la robustesse et de la diversité du réseau français, avec des secteurs dynamiques et des perspectives de croissance continue.

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  1. Le secteur alimentaire: leadership et croissance du CA.
  2. La restauration rapide: moteur de croissance et volumes importants.
  3. Les services à la personne et l’immobilier: segments en forte expansion.
  4. La formation et le bâtiment: secteurs affichant des progressions significatives.

En somme, la franchise en France demeure un modèle robuste, résilient et adaptable, capable de soutenir l’emploi et la croissance économique, tout en s’inscrivant dans les défis contemporains tels que la digitalisation, la durabilité et la réglementation européenne.

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