Conseiller en Investissements Financiers (CIF): Définition et Rôle

Dans le monde complexe de la finance et de l'investissement, il est crucial de comprendre les différents acteurs qui peuvent vous conseiller. Parmi eux, le Conseiller en Investissements Financiers (CIF) joue un rôle essentiel. Cet article vise à définir le CIF, à expliquer son rôle, ses obligations et la réglementation qui l'encadre.

Comment choisir son conseiller financier ( conseiller en sécurité financière ) ?

Qu'est-ce qu'un Conseiller en Investissements Financiers (CIF) ?

Un CIF est un professionnel des placements financiers dont le métier est de vous donner des conseils sur la façon de placer votre argent. Le CIF est un statut réglementé depuis 2005 en France, qui permet à un professionnel de fournir des conseils sur les investissements financiers. Les conseillers en investissements financiers (CIF) sont des personnes qui exercent à titre habituel une activité de conseil portant sur :

  • un investissement (produits financiers, actions, obligations, actions de SICAV ou parts de FCP, instruments financiers à terme, etc.),
  • la fourniture de services d'investissement (réception-transmission et exécution d'ordres pour le compte de tiers, négociation pour compte propre, gestion de portefeuille pour le compte de tiers, conseil en investissement, placement, etc.),
  • la fourniture de services d'investissement (réception-transmission et exécution d'ordres pour le compte de tiers, négociation pour compte propre, gestion de portefeuille pour le compte de tiers, conseil en investissement, placement, etc.).

Le CIF est habilité à fournir le service de conseil en investissement, c’est-à-dire une recommandation personnalisée à un client concernant une ou plusieurs transactions portant sur des instruments financiers. En revanche, il n’est pas autorisé à fournir le service de gestion de portefeuille pour le compte de tiers (gestion du portefeuille d’instruments financiers d’un client pour son compte). Ce service ne peut être exercé que par un prestataire de services d’investissement (PSI) agréé par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ou l’Autorité des marchés financiers (AMF).Au-delà de sa mission de conseil, le conseiller en investissements financiers peut recevoir un ordre, aux fins de transmission, à deux conditions :

  • son client souhaite souscrire ou vendre des parts ou actions d’organismes de placement collectif (par exemple : OPVCM, OPCI, SCPI, sociétés d’épargne forestière ou encore sociétés d’investissement à capital fixe), et
  • le CIF lui a fourni au préalable une prestation de conseil sur le placement en question.

Le champ d’action d’un CIF est plus spécifique que celui d’un CGP. Ils se concentrent principalement sur les placements financiers, comme les actions, les obligations, les fonds d’investissement et autres produits financiers.

Infographie Conseiller Financier

CIF vs CGP : Quelles différences ?

En naviguant dans le monde de la finance et de l’investissement, vous êtes susceptible de rencontrer diverses appellations pour les professionnels qui vous conseillent. Parmi eux, deux termes reviennent fréquemment : le Conseiller en Gestion de Patrimoine (CGP) et le Conseiller en Investissements Financiers (CIF). Bien que ces termes soient parfois utilisés de manière interchangeable, il existe des différences clés entre les deux.

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Le CGP est un professionnel de la finance qui aide ses clients à gérer leur patrimoine. Il faut noter que pour être reconnu en tant que CGP, il n’y a pas de statut juridique spécifique. Il est important de noter qu’un CGP peut aussi avoir le statut de CIF s’il fournit des conseils en matière d’investissements financiers.

Un autre élément clé de la distinction entre CGP et CIF réside dans leur cadre réglementaire.

Tableau comparatif CGP vs CIF

Critères CGP (Conseiller en Gestion de Patrimoine) CIF (Conseiller en Investissements Financiers)
Domaine d’intervention Large éventail : fiscalité, droit civil, retraite, transmission de patrimoine, placements financiers, immobiliers, etc. Spécialisé sur les conseils en investissement et en instruments financiers (actions, obligations, OPC, etc.).
Statut réglementaire Pas de statut unique. Souvent multi-statuts : CIF, courtier en assurance, intermédiaire en opération de banque (IOBSP), etc. Statut réglementé par le Code monétaire et financier. Inscription obligatoire à l’ORIAS en tant que CIF.
Objectif principal Gestion globale du patrimoine du client (optimisation fiscale, organisation successorale, diversification patrimoniale, etc.). Accompagnement spécifique dans les choix d’investissements financiers adaptés au profil du client.
Encadrement législatif Multiples réglementations selon les activités exercées : réglementation de l’AMF pour le CIF, ACPR pour les activités d’assurance et de crédit. Réglementation stricte sous l’autorité de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers).
Compétences requises Polyvalence dans plusieurs domaines : juridique, fiscal, financier, immobilier. Expertise en produits financiers, marchés boursiers, évaluation des risques financiers.
Public cible Clients recherchant une vision globale et une stratégie patrimoniale long terme. Investisseurs souhaitant des conseils précis sur les placements financiers.
Rémunération Honoraires, commissions sur produits financiers, frais de courtage, etc. Honoraires ou commissions (transparence obligatoire selon la réglementation de l’AMF).
Adhésion obligatoire Adhésion à une association professionnelle pour exercer certains statuts (ex. CIF, IOBSP). Adhésion obligatoire à une association de CIF agréée par l’AMF (ex. CNCGP, ANACOFI-CIF).
Garantie financière Selon les activités exercées Oui.

Obligations des CIF envers leurs clients

Pour être conseillé sur des produits financiers, vous pouvez faire appel à un conseiller en investissements financiers (CIF). Ces professionnels ont un certain nombre d'obligations à respecter vis-à-vis de leurs clients. Que faut-il savoir ?

Plusieurs obligations incombent aux CIF afin de protéger les investisseurs et de garantir la qualité du conseil fourni :

  • Le CIF doit se présenter à vous et vous expliquer comment va s’organiser la prestation de conseil.
  • Il doit vous remettre un document récapitulant les éléments le concernant (son statut de CIF, son numéro d’immatriculation au registre ORIAS, etc.).

Avant de vous conseiller, il doit vous demander des informations sur :

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  • votre objectif d’investissement,
  • votre situation financière,
  • vos connaissances et votre expérience en matière d’investissement,
  • votre tolérance au risque et votre capacité à subir des pertes.

Si vous ne communiquez pas ces informations, le CIF doit s’abstenir de vous fournir tout conseil en investissements financiers.

Des informations concernant la prestation de conseil, ses modalités d’exécution ou encore la rémunération du CIF sont réunies dans une lettre de mission.

Une fois le conseil délivré, le CIF vous remet une déclaration d’adéquation, précisant de quelle manière les propositions qui vous ont été présentées répondent à vos objectifs et à votre profil. Ce rapport vous est transmis que vous décidiez ou non de suivre le conseil du CIF.

Focus : le conseil indépendant

Avant de vous délivrer tout conseil, le CIF doit vous indiquer si son service est fourni de manière indépendante ou non. Pour vous proposer un conseil indépendant, votre intermédiaire doit avoir évalué un éventail suffisamment large et diversifié de produits financiers de plusieurs fournisseurs. Il ne doit pas être rémunéré par l'établissement qui gère le produit qu'il vous propose et si il perçoit des rétrocessions, il doit vous les reverser intégralement. Il pourra en revanche vous facturer des honoraires de conseil.

Si le conseil n'est pas présenté comme indépendant, le CIF a le droit d'être rémunéré par la société qui gère le produit. En contrepartie de cette rémunération, lorsqu'elle est perçue dans la durée, il doit s'assurer régulièrement que vos investissements sont toujours en adéquation avec votre situation.

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Réglementation et contrôle des CIF

Les CIF adhèrent à une association professionnelle qui les contrôle. Il en existe plusieurs et elles sont agréées par l'AMF qui peut contrôler, voire sanctionner, un CIF en cas de manquement à ses obligations professionnelles. Chaque CIF doit être immatriculé sur le registre tenu par l'ORIAS.

Tout conseiller en investissements financiers doit adhérer à l'une des quatre associations agréées par l'Autorité des marchés financiers, chargée de la représentation collective et de la défense des droits et intérêts de ses membres. Le CIF paye chaque année une contribution annuelle d’un montant fixe de 450 euros, au titre de la mission de contrôle de l’AMF du respect par les CIF des dispositions qui leur sont applicables.

Un conseiller en investissements financiers ne doit pas faire l'objet :

  • d'une interdiction d'exercer à titre temporaire ou définitif une activité ou un service, prononcée par la commission des sanctions de l'Autorité des marchés financiers (ou, avant le 24 novembre 2003, par la Commission des opérations de bourse, le Conseil des marchés financiers ou le Conseil de discipline de la gestion financière).
  • ou des sanctions suivantes :
    • interdiction d'effectuer certaines opérations et toutes autres limitations dans l'exercice de son activité pendant 10 ans au maximum,
    • suspension temporaire d'un ou plusieurs dirigeants ou des personnes déclarées responsables de la gestion des activités de services de paiement pendant 10 ans au maximum,
    • démission d’office d’un ou plusieurs dirigeants, ou personnes mentionnées à l’article L612-23-1 du Code monétaire et financier, ou de personnes déclarées responsables de la gestion d’activités de service de paiement ou d’émission et gestion de monnaie électronique,
    • retrait partiel d'agrément.

Un conseiller en investissements financiers ne peut pas recevoir d'instruments financiers de ses clients.

Comment choisir un CIF?

Il est essentiel de choisir un CIF compétent et digne de confiance pour vous accompagner dans vos décisions d'investissement. Voici quelques bonnes pratiques à suivre :

  • Regardez si la personne est enregistrée sur l’ORIAS : vous y trouverez son numéro d’immatriculation, mais également les autres informations relatives à son identité (coordonnées, statut, numéro SIREN, association à laquelle il adhère, etc.).

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