clip apes and the horse groupe rock : une traversée du temps entre écuries psychédéliques et paysages new-yorkais
L’année 1970 a été riche en monuments discographiques (In Rock, Paranoid, Lizard, Trespass pour n’en citer que quelques-uns), ce qui fait évidemment tout l’intérêt d’une écoute rétrospective de la musique produite il y a maintenant cinquante ans. Mais ce foisonnement de chefs-d’œuvre intemporels cache une mine de raretés au sein de laquelle le curieux comme le passionné trouveront de véritables joyaux oubliés. À la fin des années 1960, le groupe de rock psychédélique Andromeda s’est fait un petit nom avec le soutien de Black Sabbath et de Pete Townshend, sans pour autant parvenir à se stabiliser. Rod Roach, issu du combo London, avait brièvement remplacé le guitariste John Du Cann (furtur Atomic Rooster) qui s’était blessé. Une collaboration de courte durée puisqu’Andromeda cesse d’exister : Roach décide alors de former son propre groupe.
« To Greet the Sun », un des morceaux les plus réussis de l’album, permet de bien envisager l’univers musical du groupe : riffs acérés, effets et passages psychédéliques, le tout dans une ambiance démoniaque qui se dégage d’un titre aux allures d’incantation heavy. Le chant d’Adrian Hawkins incarne brillamment cette esthétique. Néanmoins, la plupart du temps, Horse demeure assez typique des groupes de hard-rock de l’époque, tout en demeurant dans le haut du panier. Malgré le talent de ses membres, Horse aura une courte vie, mais ses successeurs n’en sont pas moins recommandables.
Révélés par le label Cracki Records avec leur premier ep Bleu Nuit en 2014, le groupe Apes & Horses nous avait envoûté avec sa pop atmosphérique, voire quasi-thérapeutique. Pris sous l’aile des Mancuniens WU LYF, ils préfèrent continuer leur odyssée nocturne en duo. En mai dernier, Aurélien Hamm (voix, machines) et Pablo Altar (machines, claviers) nous dévoilent enfin le fruit de leur travail en binôme, avec un second ep Echo, lumineux et introspectif. Et alors qu’on les voyait déjà en haut de l’affiche, les Parisiens viennent d’annoncer mettre fin à leur collaboration pour se concentrer sur des projets plus personnels. En guise de message d’adieu, le duo nous offre une dernière playlist avec 10 morceaux inédits, des « archives de travail » jusque là gardées précieusement et secrètement sur leurs disques durs.
Fidèles à leurs univers minimalistes, on retrouve dans ces 10 pistes des envolées solaires, la voix vibrante d’Aurélien et la même sensation enivrante qui traverse certains bijoux des Anglais de The XX. Joué depuis plus d’un an à Tomorrowland, à l’EDC, au Sziget Festival, au Brunch Electronik de Bordeaux où nous les avions rencontrés ou à l’UNVRS Ibiza, « Follow » était devenu un hymne avant même d’être disponible. Cela faisait plus d’un an que « Follow » existait sans vraiment exister. Le morceau voyageait de festival en festival, repris par des milliers de personnes alors qu’il n’était encore disponible sur aucune plateforme.
« Après avoir joué “Follow” sur certaines des plus grandes scènes du monde, nous avons commencé à entendre les gens nous le chanter, racontent Amedeo et Matteo Giovanelli. Il leur appartenait avant même de devenir un disque. C’est là que nous avons compris qu’il y avait quelque chose de magique. Ce vendredi 24 juillet, le morceau quitte enfin les vidéos captées à la volée, les identifications approximatives et les commentaires désespérés sous les sets de festival. Mathame publie « Follow », sa collaboration avec le chanteur et auteur suédois BONN. »
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« Follow » porte immédiatement la signature du duo italien : une production ample, des harmonies suspendues, une tension qui monte lentement avant de se déployer à l’échelle d’un mainstage. Chez Mathame, la musique de club ne se contente jamais tout à fait d’être fonctionnelle. Lorsque nous les avions rencontrés au Brunch ! Sur « Follow », la voix de BONN apporte à cette architecture sonore son centre de gravité humain. Derrière ce nom se cache Kristoffer Fogelmark, déjà entendu sur « More Than You Know » d’Axwell Λ Ingrosso, « High On Life » de Martin Garrix, « The Feeling » de Lost Frequencies ou « Freak » d’Avicii. Sa voix ne vient pas recouvrir la production mais s’y installe. Le clip de « Follow », réalisé à l’aide de l’intelligence artificielle, ne constitue pas un simple habillage visuel ajouté après coup.
Dans notre entretien, Matteo Giovanelli expliquait que le duo travaillait avec les outils d’IA depuis cinq ou six ans, notamment parce qu’ils permettent à des artistes de construire des mondes sans disposer d’un budget hollywoodien. « Désormais, chaque clip, chaque élément visuel contient des indices, des signes disséminés. « Follow » en constitue un nouveau chapitre. Le clip reprend les motifs déjà présents dans l’univers du duo : paysages menaçants, figures isolées, lumière presque sacrée, corps en transformation et futur sous surveillance. À mi-chemin entre science-fiction, anime et rituel contemporain, l’image n’illustre pas simplement le morceau. « Avec NEOLOGY, nous développons un univers dans lequel notre musique peut exister. À cette échelle-là, c’est ça notre album. »
Avec « Follow », Mathame ne publie donc pas seulement un morceau attendu depuis plus d’un an. La sortie arrive alors que Mathame affiche plus de 465 millions de streams cumulés dans son écosystème, 29 millions de vues sur YouTube, un million d’auditeurs mensuels et 4,2 millions de spectateurs cumulés en concert. Ce qui frappe avec « Follow », ce n’est pas seulement son efficacité, pourtant redoutable, ni sa montée conçue pour faire lever plusieurs milliers de bras au même instant mais c’est la manière dont Mathame transforme la mélancolie en mouvement collectif. La voix de BONN donne au titre sa faille, tandis que la production des deux frères l’agrandit jusqu’à l’échelle du festival. Après plus d’un an d’attente, « Follow » aurait pu être écrasé par sa propre légende. Un titre viscéral qui parle de l’adolescence, de “cette période fascinante et contradictoire où l’on peut se sentir à la fois l’être le plus seul au monde, et pourtant constamment accompagné d’amis, nous explique le groupe. Un sujet abordé “un peu par hasard”, après avoir couché les premiers mots du texte sans savoir vraiment où ils iraient. “Ils sont arrivés par bribe, comme des cartes postales de nos propres adolescences.
Horse Pill vient accompagné de son clip DIY, qui met les ados d’aujourd’hui à l’honneur. Un clip qui “force le trait”, mais qui montre “l’essentiel”, selon le groupe. Le 24 août, tout amateur de bonne musique a pleuré le départ de Charlie Watts, disparu à tout juste quatre-vingts ans. Musicien de jazz et batteur emblématique des Rolling Stones depuis 1963, le Britannique vouait aussi une passion pour les chevaux, qu’il partageait avec son épouse Shirley Ann Shepherd.
Wild Horses, The Rolling Stones Au-delà de sa première enveloppe, c’est-à-dire son nom, la chanson Wild Horses, sortie le 12 juin 1971 dans l’album Sticky Fingers des Rolling Stones, son refrain “Wild horses couldn't drag me away” fait référence sans équivoque aux équidés. D’une mélodie signée par le génial Keith Richards et écrite par Mick Jagger, ce morceau n’est pourtant pas une ode au cheval, mais plutôt un récit de la relation tumultueuse entre Mick Jagger et la chanteuse et actrice Marianne Faithfull. Son clip-vidéo, lui, rend bien hommage à la beauté et la grâce des chevaux, qui apparaissent en dessins animés en noir et blanc.
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S’il n’existe pas d’information précise quant à l’origine de cette idée, on peut légitimement se demander si Charlie Watts ne l’a pas soufflé à ses camarades. Passionné de cheval, le batteur possédait depuis cinquante ans une maison à Thoiras, dans le Gard, et surtout un domaine dans le Surrey, au sud-est de l’Angleterre, où sa femme dirigeait une écurie de chevaux de course. En raison de la passion de cette dernière, le plus sage des Rolling Stones est même devenu éleveur de pur-sang arabes sous l'affixe Halsdon. Les plus beaux produits ont même été primés au championnat du monde du cheval arabe, au salon du cheval de Paris, en 2009. Dans les mêmes années, la chaîne Equidia était même allée visiter ses écuries et le rencontrer.
Gagnam Style, Psy Connue pour son humour et son rythme accrocheur, la chanson Gagnam Style du Sud-coréen Psy met aussi les chevaux en avant dans son clip, qui se déroule dans une écurie sud-coréenne. Souvent appelée “danse du cheval” ou encore “danse du cavalier”, sa principale chorégraphie imite un cavalier à cheval, mimant de manière caricaturale les gestes de l'équitation et des cow-boys jouant de temps à autre de leur lasso. Pour autant, derrière l’humour se cache notamment une critique de la débauche consumériste des jeunes de l’arrondissement de Gangnam-gu, quartier chic du sud de Séoul.
Le 21 décembre 2012, ce clip est même devenu la première vidéo ayant dépassé le milliard de vues sur Youtube, puis les 2 milliards le 31 mai 2014. En 2020, elle était la septième des vidéos les plus visionnées avec un peu plus de 3,8 milliards de vues!
Osez Joséphine, Alain Bashung Parue dans le huitième album studio d'Alain Bashung, paru en novembre 1991, le morceau Osez Joséphine signe le retour du succès du chanteur. Composée par Alain Bashung, dont les paroles sont cosignées par ce dernier et Jean Fauque, elle est un hymne à la liberté, plus particulièrement celle des femmes, juste après la chute du mur de Berlin. Le clip, réalisé par Jean-Baptiste Mondino, met en scène le chanteur et Azucena Caamaño dos à dos, au centre d’une piste de cirque autour laquelle galope un cheval blanc.
Le clip a été récompensé du prix du meilleur clip aux victoires de la musique en 1993. Radar, Britney Spears Écrite et produite par Bloodshy & Avant et The Clutch en novembre 2006, la chanson Radar promeut les chevaux dans son clip. Dans celui-ci, réalisé par Dave Meyers, Britney Spears joue le rôle d'une femme aristocrate impliquée dans un triangle amoureux entre deux hommes qui sont des joueurs de polo, et pose de manière suggestive avec des chevaux…
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Wake Me Up, Avicii Dans le clip du morceau Wake Me Up du DJ Avicii, on y voit une jeune femme marcher avec une jeune fille dans la rue, pendant que les passants les regardent d’un drôle d’air. Puis la plus grande monte sur un grand cheval, galope dans les vignes et rejoint un espace urbain. On notera que la chanson originale est signée par le chanteur américain Aloe Blacc, qui a notamment performé aux Jeux équestres mondiaux de Normandie, en 2014.
Love That Let's Go, Miley Cyrus Toute personne âgée entre vingt et trente ans est un jour tombée sur un épisode de la série Hannah Montana, qui a fait exploser la carrière de la chanteuse américaine Miley Cyrus. Racontant la double vie d’une élève moyenne à l’école et une célèbre chanteuse la nuit, cette dernière est aussi une passionnée de cheval. L’épisode 7 de la quatrième saison de la série a d’ailleurs été presque exclusivement voué aux équidés…
Hello World, Grand Galop Comment parler de musique et de chevaux sans évoquer Hello World, le générique de la série canado-australienne Grand Galop, qui a bercé tant d’enfances de passionnés de chevaux? Mettant en scène un trio de jeunes amies cavalières et leurs chevaux, cette série se sert de l'équitation comme toile de fond.
Des quatre garçons de Apes & Horses aiment prendre leur temps pour écrire et composer des titres pop aux mélodies élégantes et planantes. Des titres marqués par une ligne de basse affirmée, une voix de velours et une écriture poétique. Pour afficher ce contenu YouTube, vous devez accepter les cookies Publicité.
Romantiques et délicats, les Apes & Horses sont des façonneurs de songes. Alors si une flânerie toute en douceur vous tente, n’hésitez pas à plonger tête la première dans « Bleu nuit » le premier EP de Apes & Horses à paraître le 21 octobre chez Cracki Records. Ouverture dans un nouvel onglet. Apes & Horses sera en concert au point éphémère à Paris le 15 novembre.
Avec son premier album “Horses”, paru il y a cinquante ans, la poétesse et musicienne américaine convoquait les esprits des rockstars emportés par les excès tout en exhortant les vivants à aller de l’avant. Lorsque la culture rock a connu l’un de ses apogées entre la fin des années 1960 et la première moitié des années 1970, l’ébullition a largement côtoyé la mort, les disparitions successives de légendes, qui ont terni bien des communautés artistiques. Alors, pour Patti Smith, en 1975, il est temps de relever la tête, de se remettre en selle, et d’aller de l’avant.
Horses émerge donc à la fois des bas-fonds et du désir d’être entendu. Parsemé de morceaux aux structures libres, comme Land et ses neuf minutes en forme de medley, il est hanté par le spectre des figures aimées telles que Jimi Hendrix, encore lui, dont Patti Smith cite plusieurs paroles, comme pour convoquer le spectre du père d’Electric Ladyland, ou celui de Jim Morrison, dont elle imagine qu’il s’élève hors de sa tombe parisienne sur Break It Up, et secoue l’histoire pour mieux l’écrire à son tour. Journaliste freelance.
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