Code INSEE et fiche d’identité de la commune de Gien
La commune de Gien, ville-centre de l’aire d'attraction de Gien et appartenant à l’unité urbaine de Gien, compte environ 13 387 habitants. Les habitants se nomment les Giennois. La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 67,86 km2. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 67,67 km2. Elle s’étend sur une superficie de 68 km².
Son altitude moyenne est de 164 m, avec un minimum de 117 m et un maximum de 190 m. La densité de population est de 198 hab./km² (très dense). La commune fait partie de l’intercommunalité CC Giennoises. Gien est également le siège de la communauté de communes Giennoises, qui regroupe plusieurs communes environnantes et joue un rôle central dans le développement local.
Patrimoine, activités et équipements
La ville, située sur la rive droite de la Loire, joue un rôle important tant par son patrimoine historique que par son industrie. Gien est mondialement connue pour sa faïencerie, fondée en 1821, qui a forgé sa réputation et continue d’attirer des visiteurs et des collectionneurs du monde entier. Le niveau d’équipements et de services est évalué comme centres structurants d'équipements et de services.
La ville de Gien compte actuellement 8 écoles primaires, 3 collèges et 5 lycées. Elle appartient à l'unité urbaine de Gien, une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gien, dont elle est la commune-centre.
Géographie, géologie et sols
La commune de Gien se trouve dans le quadrant sud-est du département du Loiret, dans la région agricole de la Puisaye. La commune se situe dans le sud du Bassin parisien, le plus grand des trois bassins sédimentaires français. Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années, et du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de −252,2 à −66,0 Ma. La formation la plus ancienne est de la craie blanche à silex remontant à la période Crétacé. La formation la plus récente est des dépôts anthropiques remontant à l’époque Holocène de la période Quaternaire.
Lire aussi: Conseils comptabilité auto-entrepreneur
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 709 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, sur la commune de Villemurlin à 22 km à vol d'oiseau, est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,2 mm.
Enjeux environnementaux et zones protégées
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». La « Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire » (FR2400528) est un SIC retenu le 13 avril 2007. D'une superficie de 7 120 ha, il concerne 51 communes. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux ligériens liés à la dynamique du fleuve, qui hébergent de nombreuses espèces citées en annexe II de la directive Habitats.
Les « Coteaux calcaires ligériens entre Ouzouer-sur-Loire et Briare » (FR2400530) sont un SIC retenu le 29 août 2014 (ZSC). D'une superficie totale de 9,98 ha, il est un des très rares coteaux calcaires du cours moyen de la Loire, situé au niveau du verrou géologique séparant le Berry de l'Orléanais. Sont présentes des pelouses calcaires remarquables, parmi les plus riches du Loiret par le nombre d'espèces d'orchidées.
La « Vallée de la Loire du Loiret » (FR2410017) est une ZPS reconnue le 4 mai 2007. Le site s'étend sur 7 684 ha et concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces citées en annexe I de la directive Oiseaux, et le site est caractérisé par la présence de colonies nicheuses de sternes naine et pierregarin et de mouette mélanocéphale.
Lire aussi: Code APE 8559A pour Auto-Entrepreneur Formateur : Le Guide
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) recense des zones comme la « Plage de la Turquie », une Znieff de type 1 de 9 hectares, qui s'étend sur deux communes : Gien et Poilly-lez-Gien. La « Loire berrichonne », une Znieff de type 2 de 7 058 hectares, s'étend sur 31 communes dont 19 dans le Cher et 12 dans le Loiret. Le « Massif forestier d'Orléans », une Znieff de type 2 de 36 086 hectares s'étend sur 37 communes, dont Gien, et se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de même nom.
Occupation des sols et logement
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (53,3 %). Parmi ces logements, 78,5 % étaient des résidences principales, 3,4 % des résidences secondaires et 18,1 % des logements vacants. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de logements vacants (18,1 %) supérieure à celle du département (9,1 %) et à celle de la France entière (8,2 %).
Transports et accessibilités
Gien constitue un nœud routier dans le pays du Giennois. Les échanges sont principalement orientés vers le Nord avec Montargis et vers le sud-est avec Cosne-Cours-sur-Loire via l’A77 et la D2007. D’influence plus faible, Aubigny-sur-Nère et Sully-sur-Loire constituent également des liaisons privilégiées avec le Pays du Giennois. Il n’y a pas réellement de flux important à destination d’Orléans.
La RD 2007, qui relie Dordives à Bonny-sur-Loire et borde la commune dans sa partie sud-est, est l'ancienne route nationale 7. La RD 952 est l'ancienne route nationale 152, qui reliait à sa création en 1824 Briare à Angers. La RD 940 est l'ancienne route nationale 140. La déviation de Gien est mise en service le 17 novembre 2000 et prend la dénomination de RD 952 en remplacement de l'ancien tronçon de voie. Ce nouvel aménagement, d'un coût de 27 millions d’euros, a permis de réduire le trafic en ville de 40 % (80 % pour les poids lourds) et les accidents sont devenus très rares.
La ligne ferroviaire reliant Paris à Nevers passe par le territoire du Giennois avec deux arrêts : Gien et Briare. Cette desserte ferroviaire possède un cadencement assez faible sur ces deux gares avec seulement une dizaine d’allers-retours par jour. La durée de trajet entre Gien et Paris est de 1 h 30.
Lire aussi: Démographie de Maisons-Laffitte
Risques naturels et technologiques
La commune de Gien est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de la Loire ou de ruisseaux), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique. La Loire est à l'origine des dégâts les plus importants sur la commune en cas de crue majeure. Les crues historiques sont celles de 1846, 1856, 1866 et 1907.
En rive droite, les bas quartiers de Gien sont soumis à un débordement direct de la Loire dès la crue de période de retour 20 ans. En rive gauche de la Loire, le quartier du Berry est touché à partir de la crue cinquantennale. Son inondation est généralisée à partir d'une crue centennale. Les accès au pont de la déviation (D940) et au vieux pont (D941) de Gien sont coupés dès une crue de période de retour 20 ans.
Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités. Par ailleurs, la commune a été reconnue sinistrée au titre des catastrophes naturelles durant ces dernières années à la suite des mouvements de terrain liés à la sécheresse (aléa moyen).
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux.
En cas d’accident grave, certaines installations nucléaires sont susceptibles de rejeter dans l’atmosphère de l’iode radioactif. C'est en particulier le cas de la centrale nucléaire de Dampierre dont la partie occidentale de la commune se situe à l'intérieur du périmètre de 10 km du Plan particulier d'intervention relatif à cette installation.
Reportage : La gestion du risque inondation dans les commune
Sécurité et chiffres récents
Tendance : baisse de 123 faits (soit 15.2%) entre 2016 et 2025. En 2025, le taux de criminalité à Gien est de 50,97 pour 1 000 habitants, contre 8,38 en moyenne dans le département du Loiret et 7,86 au niveau national.
Aménagement du territoire et politiques locales
La loi SRU du 13 décembre 2000 a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, et ce sous peine de ne plus pouvoir ouvrir à l’urbanisation de nouveaux espaces. En effet, dans certaines conditions, en l’absence de SCoT approuvé, les zones naturelles (N) et les zones d’urbanisation future (AU) ne peuvent plus, sauf dérogation, être ouvertes à l’urbanisation. Tel est le principe posé par l’article L.122-2 du Code de l’urbanisme.
En application des dispositions de l'article L.122-18 du Code de l'urbanisme, le Schéma Directeur de la Région de Gien approuvé le 16 juillet 1996 avait été maintenu avec valeur de Schéma de Cohérence Territoriale. Le Schéma regroupait les communes de Coullons, Gien, Nevoy, Poilly-lez-Gien, Saint-Brisson-sur-Loire, Saint-Gondon, Saint-Martin-sur-Ocre.
En se dotant de la compétence « élaboration, gestion et suivi d’un Schéma de Cohérence Territoriale à l’échelle du Pays du Giennois » par arrêté préfectoral du 11 mars 2010, le Syndicat mixte du Pays du Giennois s'engage en faveur d’un projet global d’aménagement et de développement durable du territoire du pays du Giennois. Le schéma de cohérence territoriale du pays giennois, qui regroupe 31 communes dont Gien, a ainsi été prescrit le 4 novembre 2010.
Remarques statistiques et sources
L’utilisation des résultats du recensement, les données statistiques et la comparabilité dans le temps nécessitent des précautions. La commune où ont lieu les naissances et la commune où ont lieu les décès sont prises en compte dans les statistiques, mais certaines naissances ou décès ayant eu lieu à l’étranger ou dans les COM ne sont pas comptabilisés. Les statistiques comprennent aussi les jugements déclaratifs de décès. Les données sont utilisées par des sources comme l’Insee, l’IGN, Météo-France, le CNRS et les inventaires environnementaux nationaux (INPN, DREAL).
balises: #Insee
