Devenir Auto-Entrepreneur VTC : Conditions, Démarches et Obligations

Vous aimez la conduite, les beaux véhicules et le contact avec la clientèle ? Le métier de chauffeur VTC est peut-être fait pour vous ! Le secteur du transport de personnes a profondément évolué avec l’avènement des VTC (Véhicules de Transport avec Chauffeur). Le métier de conducteur VTC connaît une expansion croissante. Ainsi, en 2025, ils sont plus de 45 000 à exercer cette profession en France, dont 87 % en tant que travailleur indépendant.

Devenir chauffeur VTC en tant qu’auto-entrepreneur attire de plus en plus de personnes cherchant flexibilité et indépendance. Cette activité est totalement compatible avec le statut simplifié de l’auto-entreprise, mais vous devez respecter certaines obligations. Ce statut simplifié offre une opportunité unique de démarrer rapidement votre activité tout en bénéficiant d’une gestion administrative allégée. Cependant, quel que soit le statut choisi, il est nécessaire de se former, de passer un examen mais également de demander sa carte professionnelle VTC et de s’inscrire sur le registre des chauffeurs VTC.

Dans cet article, nous vous guiderons à travers les étapes essentielles pour devenir auto-entrepreneur VTC, en détaillant les conditions requises, les démarches administratives, les avantages et les obligations liés à ce statut. Que ce soit par la location de véhicules adaptés ou par l’amélioration continue de votre service, chaque décision compte pour vous démarquer et fidéliser votre clientèle. Vous devez connaître les règles pour optimiser votre activité et éviter les erreurs coûteuses.

Devenir chauffeur VTC : le guide pour se lancer en 2025 ! 🚗

Qu'est-ce qu'un Auto-Entrepreneur VTC ?

VTC signifie Voiture de Transport avec Chauffeur. Ce professionnel transporte des personnes d’un point A à un point B. Cette destination est définie avant la course et uniquement sur réservation, généralement via une application en ligne.

En effet, la micro-entreprise ou auto-entreprise, est créée par une simple déclaration sur le guichet unique des formalités. En dehors des formalités nécessaires liées à l'activité de VTC, elle ne nécessite pas de rédaction de statuts ni de formalisme particulier, comme c'est le cas pour une société. Un auto-entrepreneur VTC peut travailler de manière totalement indépendante et trouver lui-même ses clients. Il peut également se franchiser et travailler avec des plateformes VTC. La plus connue est Uber, mais il en existe d’autres, comme Heetch, Free now, Marcel, Bolt ou encore Caocao.

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Le statut d’auto-entrepreneur s’adresse aux chauffeurs de VTC désireux de travailler à leur compte sans créer une société classique telle qu’une SARL ou une SAS. Le statut d’auto-entrepreneur VTC offre une simplicité administrative, des coûts réduits et une flexibilité idéale pour les chauffeurs souhaitant travailler en toute autonomie.

Différences entre VTC et Taxi

Attention, chauffeur de VTC n’est pas synonyme de chauffeur de taxi ! Conducteur VTC et taxi transportent des personnes, pour des déplacements privés ou professionnels. Néanmoins, ces 2 métiers ne doivent pas être confondus.

Différences entre VTC et taxi

Voici les principales différences à retenir entre ces 2 activités :

  • Pour être autorisé à exercer cette activité, un chauffeur VTC doit détenir une carte professionnelle (60 €). Le taxi, lui, doit acheter une licence dont le coût peut être particulièrement élevé (jusqu’à 300 000 €) ;
  • Un taxi peut prendre des passagers en direct sur la voie publique. Le chauffeur VTC, lui, ne fonctionne que sur réservation ;
  • Le taxi peut donc stationner sur la voie publique entre 2 courses. Cette pratique est interdite aux chauffeurs VTC, qui eux doivent stationner soit dans un garage privé, soit sur un parking. Seule exception : le conducteur VTC peut stationner jusqu’à 1 h sur les abords des gares ou aéroports, s’il attend un client qui a réservé ;
  • Pour un VTC, chaque réservation de course est formalisée par un contrat (papier ou numérisé) comprenant les coordonnées du client, celles du chauffeur, ainsi que les détails de la course (date et lieu de la réservation, date et lieu de la prise en charge). Ce n’est pas le cas pour un taxi.

Attention ! Si le chauffeur VTC ne peut pas justifier d’une réservation préalable ou qu’il a pris un client sur la voie publique, il s’expose à 1 an d’emprisonnement, 15 000 € d’amende, 5 ans de suspension du permis de conduire et 1 an d’immobilisation du véhicule (voire une confiscation définitive).

Les Conditions pour Devenir Auto-Entrepreneur VTC

Avant de vous lancer dans vos démarches de création, vous devez d’abord vérifier que vous réunissez toutes les conditions requises pour devenir auto-entrepreneur VTC :

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  • être titulaire du permis de conduire catégorie B depuis au moins 3 ans ;
  • avoir un casier judiciaire vierge de certains délits passibles de plus de 6 mois de prison, tels que les vols ou escroqueries ;
  • avoir passé une visite médicale auprès d’un médecin agréé et être déclaré apte à cette activité.

Le brevet de secourisme n’est quant à lui plus obligatoire.

Si vous pouvez devenir chauffeur VTC, vous devrez ensuite obtenir votre carte professionnelle et vous inscrire sur le registre VTC. On vous explique comment faire dans la suite de l’article.

Devenir auto-entrepreneur VTC

Le Choix du Véhicule

En tant que chauffeur de VTC, le choix de votre véhicule est encadré. Un chauffeur VTC ne peut pas choisir son véhicule au hasard ou selon ses envies. Sa voiture doit en effet respecter les caractéristiques suivantes :

  • avoir entre 4 et 9 places ;
  • avoir moins de 7 ans (sauf voiture de collection) ;
  • avoir 4 portes minimum ;
  • avoir des dimensions minimales de 4,50 m x 1,70 m ;
  • avoir une puissance nette supérieure ou égale à 84 kW.

Le critère de la puissance du moteur ne s’applique pas aux voitures hybrides ou électriques.

Votre voiture est votre outil de travail. Il est indispensable de suivre ces règles pour devenir chauffeur de VTC. D’ailleurs, de plus en plus de chauffeurs VTC optent pour un véhicule électrique ou hybride. Ces véhicules modernes sont généralement appréciés par vos clients, en raison du calme et du silence à bord ! Autre avantage pour vous, ces voitures permettent de circuler en agglomération en cas de restrictions à cause de la pollution et leur coût d’entretien est moins élevé.

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Les Assurances Obligatoires

Votre activité d'exploitant de VTC peut être à l'origine d'accidents. Les chauffeurs VTC s’exposent quotidiennement à des accidents et doivent donc souscrire à plusieurs assurances : une assurance véhicule professionnelle et une assurance responsabilité civile professionnelle (RC pro). Cette profession fait partie de celles où il est strictement obligatoire de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle. En cas de problème, c’est votre responsabilité personnelle qui peut être engagée. Il est donc capital de se protéger ! N’hésitez pas à faire jouer la concurrence et à faire réaliser plusieurs devis avant de choisir votre assureur.

Le véhicule doit donc être couvert par une assurance à usage professionnel. Elle va permettre de couvrir les dommages causés aux passagers du véhicule ou aux tiers dans les cas où la responsabilité du véhicule est engagée (par exemple, un accident). Quant à l’assurance RC Pro auto-entrepreneur, elle va couvrir les dommages corporels, matériels ou immatériels causés aux tiers dans tous les cas où le véhicule n’est pas engagé (par exemple, le vol d’un bagage). Les attestations de souscription vous seront demandées au moment de votre inscription au registre des exploitants de VTC.

Les Étapes pour Devenir Auto-Entrepreneur VTC

Pour créer une auto-entreprise de VTC, il vous suffit de suivre les 4 étapes suivantes :

Étape 1 : Passer l’Examen VTC

Afin d’obtenir une autorisation d’exercer l’activité de chauffeur VTC, vous devrez tout d’abord passer l’examen VTC. L'accès à la profession de chauffeur VTC est subordonné à la réussite d'un examen spécifique VTC/Taxi qui se déroule en deux étapes : une épreuve d'admissibilité et une épreuve d'admission.Pour vous inscrire à cet examen, vous devez vous rendre sur le site de votre Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA). Plusieurs dates d’examen sont proposées chaque année. Le coût d’inscription s’élève à 200 €.

La première partie de l’examen est une épreuve d’admissibilité. Celle-ci se compose de 7 épreuves :

  • Sécurité routière ;
  • Réglementation du transport public ;
  • Gestion de l’entreprise ;
  • Compréhension et expression en français ;
  • Compréhension et expression en anglais ;
  • Développement commercial ;
  • Réglementation sur les infractions sexistes et les discriminations.

Si vous obtenez au moins 10 / 20, vous serez admissible à l’épreuve pratique. Celle-ci consiste en un test de conduite de 20 minutes. L’examinateur vous posera également des questions, notamment sur la manière d’accueillir la clientèle au sein de votre voiture. Vous obtiendrez votre examen si votre note est égale ou supérieure à 12 / 20. Dans ce cas, la CMA vous remettra une attestation de réussite.

Pour mettre toutes les chances de votre côté et devenir auto-entrepreneur VTC, vous pouvez suivre une formation de préparation à l’examen. Son coût varie entre 400 € et 1 500 €. Plusieurs organismes de formation dispensent des cours pour former à cet examen : demandez à votre Chambre de Métiers et de l’Artisanat pour connaître ces organismes.

Bon à savoir : Vous n’aurez pas à passer cet examen si vous avez une expérience de chauffeur professionnel (transport de personnes) d’1 an minimum au cours des 10 dernières années.

Étape 2 : Demander Votre Carte VTC

Un chauffeur VTC doit obligatoirement détenir une carte professionnelle pour exercer son activité. Vous devez ensuite demander votre carte de conducteur VTC à votre préfecture de département. Pour l'obtenir, il suffit d'en faire la demande auprès de la Préfecture du lieu de domicile (ou de la Préfecture de police à Paris).

Vous devrez joindre à votre dossier les documents suivants :

  • une copie recto / verso de votre carte d’identité ou de votre passeport ;
  • 2 photos d’identité ;
  • la copie de votre permis de conduire ;
  • votre attestation de réussite à l’examen de chauffeur VTC ;
  • votre certificat médical d’aptitude.

Cette carte coûte 60 € et est à renouveler tous les 5 ans.

Étape 3 : Créer Son Auto-Entreprise

Une fois votre examen en poche, vous pourrez procéder à la création de votre micro-entreprise. Tout se passe en ligne, sur le site du Guichet unique.

Dans tous les cas, pour devenir auto-entrepreneur VTC, vous devrez :

  • remplir une déclaration de début d’activité en ligne ;
  • indiquer si vous souhaitez ou non faire une demande d’ACRE ;
  • choisir votre régime fiscal pour votre impôt sur le revenu (imposition classique ou versement libératoire auto-entrepreneur) ;
  • choisir la périodicité pour votre déclaration de chiffre d’affaires à l’Urssaf (mensuelle ou trimestrielle) ;
  • joindre vos justificatifs.

Une fois votre dossier traité puis validé par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA), vous recevrez une attestation d’immatriculation au Registre national des entreprises (RNE).

Étape 4 : S’inscrire au Registre des VTC

Vous avez votre carte professionnelle : vous êtes presque prêt à prendre la route ! Dernière formalité indispensable : l’inscription au registre des VTC. Lors de votre inscription au registre des exploitants de VTC, une attestation de capacité financière est demandée, sauf si vous êtes propriétaire du véhicule ou qu’il fait l’objet d’une location supérieure à 6 mois. L’inscription se fait facilement en ligne, et vous devrez fournir :

  • Une attestation d’assurance de responsabilité civile professionnelle
  • Une copie de votre carte professionnelle ainsi que de la carte grise du véhicule
  • Un extrait d'immatriculation D1
  • Une attestation de capacité financière (sauf si vous êtes propriétaire du véhicule ou qu’il fait l’objet d’une location de longue durée supérieure à 6 mois)

Pour être inscrit sur le registre des chauffeurs VTC, vous devrez régler des frais d’immatriculation de 170 €. Vous êtes officiellement inscrit !

Dès que vous êtes inscrit, rendez-vous sur votre espace personnel du registre des exploitants VTC pour demander l’impression de vos vignettes. Ces macarons rouges autocollants font figurer votre numéro d’inscription au registre des VTC et le numéro d’immatriculation. Ils doivent obligatoirement être apposés à l’avant et à l’arrière de votre voiture. Le coût d’une vignette est de 35 €.

Les Avantages du Statut d'Auto-Entrepreneur pour un Chauffeur VTC

Vous avez choisi l’auto-entreprise (ou micro-entreprise) pour vous lancer ? Ce régime de l’entreprise individuelle comporte de multiples avantages et vous donne la possibilité de débuter rapidement.

Le statut de micro-entrepreneur est particulièrement apprécié par les chauffeurs VTC car il offre de nombreux avantages :

  • La création d’une micro-entreprise est rapide : pas besoin de rédiger des statuts ou de déposer un capital social comme en société.
  • Le régime social de l’auto-entrepreneur est avantageux : les cotisations sociales sont proportionnelles au chiffre d’affaires encaissé. En 2025, le taux de charges sociales d’un chauffeur VTC auto-entrepreneur s’élève à 21,2%.
  • Ce statut ouvre droit à l’ACRE auto-entrepreneur : cette aide vous permet de bénéficier d’une exonération de 50 % sur vos cotisations sociales durant les 4 premiers trimestres de votre activité (sous conditions).
  • La comptabilité auto-entrepreneur est allégée : ni liasse fiscale, ni bilan comptable comme en société.
  • Les micro-entrepreneurs sont imposés sur le revenu et non sur les sociétés : côté imposition, ils doivent donc simplement déclarer leur chiffre d’affaires encaissé lors de leur déclaration annuelle de revenus.

En effet, l’auto-entrepreneur VTC bénéficie de la franchise en base de TVA jusqu’à 37 500 € de chiffre d’affaires annuel, ce qui signifie qu’en-dessous de cette somme, il ne devra pas s’acquitter de la TVA. En contrepartie, il ne pourra pas non plus la récupérer. Ce régime lui permet de ne pas avoir à facturer la TVA, ce qui simplifie encore sa comptabilité.

L’auto-entrepreneur bénéficie d’un régime micro-social simplifié et est redevable de cotisations sociales. Pour cela, il devra remplir une déclaration de manière mensuelle ou trimestrielle. A noter : si l’auto-entrepreneur VTC n’a réalisé aucun chiffre d’affaires, il peut demander au service des impôts l’exonération de cette cotisation.

Par ailleurs, l’auto-entrepreneur se verra imposé au titre de l’Impôt sur le Revenu (IR). Dans le cas du versement libératoire, l’auto-entrepreneur effectue le paiement de son impôt sur le revenu en même temps que le paiement des cotisations sociales. À noter : L’option pour le paiement libératoire est à demander à la SSI (ex-RSI).

Par ailleurs, le statut juridique VTC d’auto-entrepreneur permet au chauffeur de travailler quand il l’entend et d’organiser lui-même son temps de travail.

Bon à savoir : Le statut auto-entrepreneur peut aussi être une première étape pour se lancer rapidement. Si vous souhaitez vous développer, vous pourrez ensuite créer une société, comme une EURL ou une SASU.

Les Obligations de l'Auto-Entrepreneur VTC

En tant qu’auto-entrepreneur VTC, respecter vos obligations légales et fiscales assure la pérennité de votre activité et prévient les sanctions administratives. Néanmoins, l’activité de chauffeur VTC est strictement encadrée.

La Vignette Obligatoire

Un auto-entrepreneur VTC a l’obligation d’apposer une vignette rouge autocollante à l’avant et à l’arrière de son véhicule. Celle-ci mentionne son numéro d’inscription au registre des VTC et le numéro d’immatriculation du véhicule.

La demande se fait directement depuis l’espace personnel du conducteur sur le registre des VTC. La vignette coûte 30 €.

L’Obligation de Formation Continue

Le Code des transports vous oblige à suivre un stage de formation continue tous les 5 ans. Celui-ci porte sur la sécurité routière et la réglementation des VTC. Il a lieu dans un centre de formation agréé. Ce stage de 14 heures peut être étalé sur 2 mois maximum, par périodes de 3 h 30. Une attestation signée, valable 5 ans, vous sera délivrée à l’issue de ce stage.

Compte tenu des délais, vous devez suivre cette formation 3 mois avant la fin de validité de votre précédente formation.

Le Renouvellement de Vos Documents VTC

Votre carte professionnelle et votre inscription au registre VTC doivent être renouvelées tous les 5 ans.

Concrètement, dès que vous avez reçu votre attestation de formation continue, vous devez demander votre nouvelle carte (60 €). Une fois cette carte en poche, vous pourrez alors renouveler votre inscription au registre VTC. Dès que vous recevez l’attestation de votre stage de formation continue, vous pouvez demander votre nouvelle carte.

Obligations Comptables et Fiscales

Le régime auto-entrepreneur vous dispense de la tenue d’une comptabilité classique, mais vous devez respecter certaines obligations. Vous devez enregistrer chronologiquement vos recettes dans un livre de recettes, en précisant pour chaque entrée la date, le montant encaissé et le mode de paiement.

Si vous facturez vos clients, vos factures doivent inclure des mentions obligatoires comme votre numéro SIRET, votre nom ou dénomination sociale, la nature de la prestation, et la mention « TVA non applicable - article 293 B du CGI » si vous êtes exonéré de TVA.

Votre fiscalité repose sur le régime micro-fiscal, dont l’impôt est calculé sur un pourcentage de votre chiffre d’affaires. Pour l’activité de VTC, le taux d’imposition est de 1,7 % si vous avez opté pour le versement libératoire de l’impôt. Vous devez également régler des cotisations sociales calculées sur un taux de 22 % de votre chiffre d’affaires. Ces paiements se font mensuellement ou trimestriellement via l’URSSAF.

Les plafonds de chiffre d’affaires, fixés à 77 700 € pour 2023, sont à respecter pour conserver ce statut.

En outre, l’auto-entrepreneur VTC doit veiller à ce que son chiffre d’affaires ne dépasse pas certains plafonds pour pouvoir continuer à profiter de cette franchise. Ce plafond, dans le cas d’une activité de chauffeur VTC, est de 37 500 € HT par an (41 250 € pour le seuil majoré).

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