Comment devenir web entrepreneur : les étapes clés

Ces dernières années, l'esprit d'entreprise et la création de startups ont connu un véritable essor en France et dans le monde. Les futurs entrepreneurs qui souhaitent se lancer dans de nouveaux projets doivent garder à l'esprit que la concurrence est rude dans ce secteur. Comprendre comment devenir entrepreneur demande de l’organisation, de la stratégie et même de la prise de risque.

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Devenir entrepreneur implique non seulement de développer une idée commerciale solide, mais aussi de naviguer à travers les aspects juridiques et administratifs de la création d'entreprise. Voici les étapes essentielles pour réaliser votre rêve d'entreprenariat de façon concrète :

1. Définir une stratégie efficace pour votre business

Votre offre doit avoir été préalablement réfléchie et pensée pour être cohérente : la bonne offre, proposée sur le bon marché, à la bonne cible, au bon moment. Cela suppose que vous ayez dans un premier temps réalisé une étude de marché. Il est nécessaire que vous connaissiez la situation économique et financière du marché que vous allez rejoindre : est-il en phase de croissance ou au contraire de ralentissement ?

De plus, qui dit marché dit également étude de la concurrence. Savoir ce que proposent les autres acteurs vous permettra par la suite de vous positionner de votre côté en développant un avantage compétitif.

Une fois que vous vous serez plongé dans l’étude de marché, il est temps d’entamer la réflexion autour du tarif à pratiquer. Pour vous aider, inspirez-vous de ce qui se fait autour de vous, des tarifs que d’autres freelances dans des secteurs d’activité similaires au vôtre ont adopté.

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Sachez que la grande majorité des freelances ont recours au Taux Journalier Moyen ou TJM, qui est un système de facturation à la journée. En effet, la plupart produisent de la prestation de service intellectuelle, comme du conseil en informatique, en communication, en marketing. Ce sont des développeurs, des graphistes, des coachs, etc.

Une fois le taux fixé, ils n’ont plus qu’à le multiplier par le nombre de jours travaillés sur une mission pour un client, et ainsi procéder à leur facturation.

Une fois votre cible définie, il est temps de réfléchir à une stratégie commerciale et marketing qui vous permettra de toucher vos prospects. Quels canaux allez vous mettre en place pour trouver vos clients ? Il en existe plusieurs et tous sont à étudier. En effet, certains seront plus adaptés que d’autres à la cible que vous cherchez à atteindre.

De plus, choisissez les leviers avec lesquels vous êtes à l’aise et ceux en cohérence avec votre projet. Enfin, pensez aux plateformes de mise en relation. Beaucoup de freelances s’y inscrivent ce qui leur permet de décrocher beaucoup plus facilement des contrats.

2. Établir un business plan solide

Le business plan est un document qui vous permet d’évaluer la faisabilité et la rentabilité de votre projet. Il expose votre offre, et la manière dont vous allez financer ce dernier. En tant qu’entrepreneur, il vous permet de définir encore davantage l’entreprise que vous souhaitez créer, son offre et les opportunités de marché.

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Un business plan s’appuie en tout premier lieu sur l’étude de marché qui a été menée en amont. Le plan de financement évalue les besoins financiers lors du début d’activité. Vous serez donc amené à estimer un chiffre d'affaires prévisionnel, calculé à partir des ventes envisagées.

Les ressources générées doivent être supérieures aux besoins de démarrage. Dans le cas contraire, il est nécessaire de faire appel à un financement extérieur auprès d’une banque ou d’un investisseur.

Ces dispositifs sont destinés principalement aux chômeurs créateurs. Il s’agit souvent de personnes ayant quitté leur emploi salarié pour se lancer en freelance, et qui donc ont des droits au chômage.

Aides financières pour les créateurs d'entreprise

Tout d’abord, il existe l’ACRE ou l’Aide à la Création et à la Reprise d’Entreprise. L’ACRE est une exonération partielle voir totale des charges sociales pendant la première année d’activité de votre entreprise nouvellement créée. L'exonération est totale lorsque les revenus générés sont inférieurs à 30 852 €, puis dégressive quand ils sont compris entre 30 852 € et 41 136 €.

L’ACRE concerne une partie des cotisations à savoir l’assurance vieillesse, la maternité, la maladie, le décès, l’invalidité et les prestations familiales.

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Enfin, sachez que si vous êtes un créateur / repreneur éligible à l’ACRE, vous n’aurez aucune démarche à réaliser auprès de l’administration pour pouvoir bénéficier de ce dispositif puisque l’ACRE vous sera attribuée automatiquement.

Si vous décidez de quitter votre emploi pour vous lancer en freelance, vous pourrez également prétendre à l’ARE ou Aide au Retour à l’Emploi.

L’aide à la reprise et à la création d’entreprise (ARCE) est une aide financière versée sous la forme d’un capital. Le montant de l’ARCE est égal à 45% de vos allocations chômage (ARE) non encore perçues.

Celui-ci vous sera versé sous la forme d’un capital en deux fois : une première moitié dès que vous remplirez les conditions nécessaires à l’obtention de l’ACRE, puis la seconde 6 mois plus tard, dans le cas où vous poursuivez votre activité.

Pour obtenir l’ARCE, vous devez en faire la demande auprès de votre conseiller Pôle Emploi et remplir un formulaire.

Sachez que si vous décidez de percevoir l’ARCE, vous ne serez plus considéré comme chômeur et donc chaque mois vous ne toucherez plus d’allocations.

3. Choisir le statut juridique adapté

Est maintenant arrivé le temps de choisir la forme juridique de votre société : là encore, la question n’est pas simple car il en existe plusieurs et il est parfois difficile d’y voir clair.

Tout d’abord, le régime de la microentreprise est le plus simple. En effet, la société est confondue avec l’entrepreneur qui exerce une activité en son nom propre. De plus, votre patrimoine personnel est confondu avec le patrimoine professionnel, votre responsabilité est donc illimitée.

La SARL et l’EURL sont des sociétés, ce qui signifie qu’il y a désormais une distinction entre vous dirigeant et la personne morale créée pour votre entreprise. Votre responsabilité est limitée à la hauteur de vos apports ce qui est un avantage en comparaison du régime de la microentreprise.

L’EURL et la SARL sont identiques et correspondent en réalité au même statut juridique, puisque la seule variable est le nombre d’associés. Dans une EURL il y a un associé unique alors que dans une SARL il peut y avoir plusieurs associés.

Le régime social s’appliquant est celui du Travailleur Non Salarié comme en microentreprise, ce qui vous permet de supporter un coût modéré au niveau des cotisations sociales. Les dividendes sont également soumises à cotisations.

La SAS et la SASU possèdent la personnalité morale, votre patrimoine personnel est donc protégé et votre responsabilité est limitée à la hauteur de vos apports. Il n’existe non plus pas de seuil de chiffre d’affaires, et vous aurez également besoin d’un suivi comptable.

Le régime social est celui de l’assimilé salarié. Les principaux atouts de la SAS/SASU sont tout d’abord que les dividendes ne sont pas soumises à cotisations sociales.

Les statuts correspondent à l’ensemble des règles régissant le fonctionnement d’une société. Ils comportent certaines mentions obligatoires et nécessitent une certaine expertise.

  • L'objet social : il correspond à l’activité que vous exercez en tant que freelance.

Une fois vos statuts rédigés, vous pouvez procéder à l’élaboration de votre dossier de création. Cerfa M0 : document permettant d’acter l’existence de votre société, avec sa personnalité morale.

La publication est payante et se fait obligatoirement dans un journal officiel habilité. À l’issu de cette dernière étape, vous recevrez votre Kbis.

Par exemple, chez L-Expert-comptable.com, vous êtes conseillé à distance sur le choix du statut et les aides auxquelles vous pouvez prétendre. Cette prestation est complètement gratuite.

4. Développer les compétences nécessaires

A ce stade de vos recherches, vous le savez sans doute déjà : se lancer dans les nouveaux métiers du web ne s’improvise pas ! Pour attirer des prospects et lecteurs sur votre site Internet ou vendre des prestations à des entreprises, encore faut-il posséder un certain nombre de compétences techniques.

Nombre de web designers, blogueurs et influenceurs proposent leur propre formation, à un budget plus ou moins élevé. Si vous envisagez une formation technique, anticipez les tendances de demain !

Ces dernières années, de nouveaux métiers du web sont apparus : blogueur, influenceur, webdesigner... Pour réussir, encore faut-il suivre une formation adéquate.

5. Créer un site web professionnel

Se lancer dans les nouveaux métiers du web suppose bien évidemment la création d’un site Internet. Dans un premier temps, il est recommandé de déposer un nom de domaine et sa marque. Pour les noms de domaine et de marque, la règle est simple : premier arrivé, premier servi !

Dans un second temps, il vous faudra réaliser en bonne et due forme votre site Internet. Si vous vous lancer en tant que web designer, vous devriez arriver à boucler facilement cette étape.

Certaines activités peuvent cependant être exercées sans que le site soit une étape indispensable. Créer son propre site vous permet de gagner en autonomie mais certaines plateformes et solutions déjà existantes seront peut-être tout à fait appropriés à vos projets.

Coûts associés à la création d'un site web

Si vous vous demandez comment créer un site internet gratuit, sachez qu’en pratique, la création d’un site internet n’est jamais totalement gratuite. En effet, même si vous le faites vous-même, il faut a minima payer le nom de domaine et l’hébergement de votre site web.

À ces frais peuvent s’ajouter le coût du CMS en fonction de la solution choisie. La création d’un site internet peut être confiée à un webdesigner ou à un webmaster.

Si vous souhaitez confier la création de votre site internet à un professionnel, il faut compter entre 2.000 et 10.000 €. Le prix du site internet dépend principalement des fonctionnalités à prévoir, du nombre de pages à créer et de l'expérience du professionnel.

Créer un site web gratuit n'est pas vraiment possible. En effet, il faut prévoir au moins l'achat du nom de domaine et le coût d'hébergement du site. Ensuite, en fonction du CMS choisi des frais supplémentaires sont à prévoir.

Faire un site internet est une véritable expertise, c'est le métier du webmaster et du webdesigner. Cependant, il existe des solutions qui permettent de créer son site web soi-même.

6. Déterminer ses tarifs

Devenir indépendant·e, c’est aussi choisir son prix. Et pour cela, mieux vaut connaître sa valeur sur le marché. Pour démarrer son activité, nous vous conseillons de réaliser une étude de marché en fonction de vos langages de programmation, de votre secteur géographique et de vos expériences.

Vous pourrez ensuite choisir votre méthode de facturation :

  • au projet
  • à l’heure
  • au TJM (Taux Journalier Moyen)
  • au mois, etc.

7. Se faire connaître

En développement web comme dans tous les autres secteurs d’activité, vous aurez besoin de vous faire connaître. Pour cela, diverses méthodes existent. Découvrons-les ensemble !

Se créer un site vitrine

Être freelance, c’est devenir l’ambassadeur ou l’ambassadrice de son activité. Il est donc nécessaire de développer l’aspect commercial de son entreprise afin d’obtenir de nouveaux et de nouvelles client·es. En tant que développeur·se web, vos prospects devront saisir en un minimum de temps vos compétences, ainsi que vos spécificités.

Pour leur permettre cela, optez pour la création d’un site internet, ainsi que d’un portfolio. Ils vous serviront de vitrine pour entamer de nouvelles collaborations.

Réseauter

Le réseautage est une étape incontournable pour tous les freelances qui recherchent des client·es. Voici quelques conseils à mettre en oeuvre pour réseauter comme un·e pro :

  • publier régulièrement sur ses réseaux sociaux
  • rejoindre des communautés établies
  • prendre contact avec d’autres développeurs et développeuses web
  • participer à des salons axés sur les métiers du web
  • distribuer des cartes de visite à vos proches et connaissances, etc.

Petit à petit, vous parviendrez à vous faire connaître et les client·e·s viendront directement toquer à votre porte ! ✊

S’inscrire sur les plateformes spécialisées

Pour trouver vos premières missions, pensez à vous inscrire sur les plateformes de mise en relation entre freelances et professionnels :

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