Comment fonctionne le régime micro BNC et comment y adhérer
Le régime micro-BNC, pour les professions libérales et les prestataires de services, correspond à un régime d’imposition spécifique des bénéfices non commerciaux dès lors que l’entreprise est soumise à l’impôt sur le revenu. Le régime réel s'applique automatiquement à toutes les entreprises relevant des BNC, soumises à l’impôt sur le revenu, et dont le chiffre d’affaires est supérieur à 77 700 € HT. On parle également de régime de déclaration contrôlée. Ce régime est donc le régime d’imposition classique des entreprises qui génèrent des bénéfices non commerciaux. Dès lors, elles doivent tenir une comptabilité complète. De son côté, le régime des micro-BNC s'applique uniquement en dessous de ce seuil. Il ne permet pas de déduire les charges au réel puisqu’un abattement forfaitaire est systématiquement appliqué par l'administration fiscale au moment de la déclaration des revenus.
Le micro BNC est un régime fiscal et social simplifié destiné aux professionnels libéraux relevant des Bénéfices Non Commerciaux (BNC). Avec le régime micro-BNC, les obligations comptables se limitent à la tenue d’un livre de recettes. Le régime réel simplifié implique une comptabilité plus rigoureuse, avec l’enregistrement des dépenses et des justificatifs. Il permet de déduire l’ensemble des charges professionnelles réelles. Pour bénéficier du régime micro-BNC en 2025, votre chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser 77 700 €. Ce montant correspond à la totalité des recettes encaissées sur l’année, en hors taxe (HT).
Le régime micro-BNC permet de bénéficier de la franchise en base de TVA si le chiffre d’affaires ne dépasse pas 37 500 € HT en 2025. En plus de la déclaration classique (formulaire 2042), vous devez remplir le formulaire 2042-C-PRO directement depuis votre espace particulier sur impots.gouv.fr. Au micro BNC, vous avez le choix entre deux types d’imposition : le régime micro-fiscal classique ou le versement libératoire. Votre taux de prélèvement à la source est actualisé. Vous pouvez opter pour le versement libératoire. Les obligations comptables du régime micro-BNC sont simplifiées. En micro BNC, vous devez déclarer votre chiffre d'affaires tous les mois ou trimestres à l’Urssaf. Le micro-BNC applique un abattement forfaitaire de 34 % sur votre CA. Vous pouvez malgré tout continuer à bénéficier de la franchise en base de TVA tant que vous ne dépassez pas les seuils de chiffre d’affaires.
Si vous souhaitez revenir au micro-BNC, il faut le signaler lors de la déclaration de revenus de l'année précédant celle pour laquelle vous souhaitez renoncer à l'option. Ce document présente les principes du régime fiscal de la micro-entreprise que peuvent choisir les entrepreneurs individuels. Relèvent du régime de la micro-entreprise (micro-BIC ou micro-BNC), les entreprises individuelles dont le chiffre d'affaires (ou les recettes) annuel réalisé l'année précédente, ou l'avant-dernière année, n'excède pas les plafonds pour les années 2026 à 2028 (203 100 € pour le commerce, 83 600 € pour les BIC/BNC et 15 000 € pour la location de meublés de tourisme). Pour 2025, ces seuils étaient fixés à 188 700 € pour le commerce, 77 700 € pour les BIC/BNC et 15 000 € pour les meublés touristiques.
Règles générales et activités mixtes ou distinctes
Ces règles s'appliquent que l'activité soit ou non soumise à la TVA. Régime micro : que se passe-t-il en cas d'activités mixtes ? C'est le cas des entreprises qui exercent des activités liées. Par exemple, une entreprise de plomberie qui facture l’achat et la pose d’un robinet. Une partie de son chiffre d’affaires correspond à de la vente de matériel et une partie correspond à une prestation de services. Dans ce cas, le régime micro-entreprise s’applique si deux conditions sont remplies: le chiffre d'affaires hors taxes global de l’entreprise n'excède pas 203 100 € et le chiffre d'affaires afférent spécifiquement aux prestations de services n’excède pas 83 600 € (ou 15 000 € pour la location de meublés de tourisme).
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En revanche, lorsque l'entrepreneur ne fournit que des produits accessoires, le chiffre d'affaires ne doit pas dépasser 83 600 € (cordonniers, teinturiers, blanchisseurs, imprimeurs ne fournissant pas le papier, etc.). Régime micro : que se passe-t-il en cas d'activités distinctes au sein d'une même entreprise ? C'est le cas des entreprises qui exercent deux activités sans lien entre elles. Dans ce cas, des règles spécifiques s’appliquent. Premier cas: l'entrepreneur exerce deux activités distinctes ne relevant pas du même seuil. Le chiffre d'affaires global annuel n'excède pas 203 100 € et le chiffre d'affaires annuel afférent aux prestations de services ne dépasse pas 83 600 €. Deuxième cas: deux activités distinctes relevant du même seuil. Le chiffre d'affaires cumulé des deux activités ne doit pas dépasser 203 100 € si ce sont des ventes et des prestations de services hors location de meublés, ou 83 600 € si ce sont des prestations de services ou deux activités libérales. Par exemple, toilettage canin (services) et soutien scolaire (activité libérale) ne doit pas dépasser 83 600 € si l'on veut rester au micro, et les recettes doivent apparaître distinctement sur le livre-journal et les factures.
Éléments exclus et limites de CA
Quelles sont les entreprises et activités exclues du régime ? Sont notamment exclus du régime micro : les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les seuils, les sociétés soumises à l’IR sauf l’EURL lorsque l’associé unique est une personne physique et qu’il dirige la structure, les structures passibles de l’IS, les activités agricoles bénéficiant d’un régime spécial (micro-BA), la plupart des professions réglementées (notaires, avocats, experts-comptables, etc.), les marchands de biens immobiliers, les lotisseurs et agents immobiliers, certains constructeurs, les opérations sur marchés financiers, les officiers publics et ministériels, les personnes exerçant une activité occulte.
Comment sont appréciées les limites de CA ? BNC: les recettes non commerciales effectivement encaissées au cours de l’année d’imposition. BIC: la limite s'apprécie par rapport à l'ensemble des recettes correspondant aux créances acquises. Toutefois, les intéressés peuvent prendre en compte uniquement les recettes effectivement encaissées, à condition de procéder de la même manière tous les ans. En cas de création ou cessation en cours d'année, le seuil est proratisé.
Calculs et exemples pratiques
Exemples d'appréciation de limites pour les entreprises en création: un consultant débute son activité le 1er septembre et réalise 30 000 € HT en 2026; les recettes ajustées à l’année seront 89 754 € (30 000 x 365/122). Le micro-entrepreneur peut choisir entre le régime classique et le versement forfaitaire libatoire. Le régime classique s’applique de plein droit, sauf option pour un régime réel d’imposition. L’abattement forfaitaire appliqué par l’administration est de 71 % pour l’achat/revente et logement, 50 % pour les prestations de services BIC et chambres d’hôtes, 34 % pour les activités libérales BNC, et 30 % pour les locations meublées non classées. Cet abattement ne peut être inférieur à 305 €. Le prélèvement à la source est ajusté annuellement sur les revenus connus et les acomptes sont calculés en conséquence.
Option versement libératoire: le micro-entrepreneur peut opter pour ce mode de calcul et de paiement de l'impôt sur le revenu si son revenu fiscal de référence est inférieur à une certaine limite (29 315 € pour 2026, majorée selon les parts). L’option doit être formulée auprès de l’Urssaf et peut être a posteriori sous conditions. Chaque mois ou trimestre, le micro-entrepreneur déclare le chiffre d'affaires et règle son impôt en même temps que ses cotisations sociales. Le montant du versement pour l’IR est calculé à 1 % CA pour l’achat/revente et services d’hébergement, 1,7 % CA pour les autres services BIC, 2,2 % CA pour les BNC.
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La franchise en base de TVA permet d’éviter de facturer la TVA si le CA ne dépasse pas les seuils; au-delà, régime simplifié ou réel normal de TVA peut s’appliquer (formulaire 3517-S, etc.). Le micro-entrepreneur doit facturer ses clients professionnels via des factures dématérialisées et, pour les particuliers, fournir des informations à l’administration. La tenue d’un livre-journal et les obligations de facturation restent simplifiées mais obligatoires.
Obligations et téléprocédures
Pour ceux qui restent sous le micro-BNC ou basculent sous la déclaration contrôlée, les documents à envoyer dépendent de la forme de l’entreprise et de son régime. Le micro-BNC impose une comptabilité ultra-simplifiée: tenue d’un livre des recettes, aucune obligation de comptes annuels. Les entreprises relevant du régime micro-BNC doivent déclarer leurs recettes HT sur la déclaration 2042-C-PRO et reporter le montant sur la 2042. La déclaration des résultats et la télédéclaration se font via impots.gouv.fr ou via des échanges EDI/EFI. En cas de dépassement du seuil ou de bascule vers la déclaration contrôlée, les documents exigés incluent les déclarations n° 2035 et annexes, et des listes de détenteurs de parts et de filiales à joindre à la déclaration.
Des sanctions existent en cas de retard ou d’inexactitude des déclarations: mise en demeure, majorations allant jusqu’à 80 %, et amendes si des documents sont manquants ou incorrects. L’option de passer au versement trimestriel des acomptes est possible pour les micro-entrepreneurs sous certaines conditions et auprès du SIE.
Transition et choix entre régimes
En cas d’imposition selon le chiffre d’affaires, un entrepreneur peut opter pour un régime plus contraignant si nécessaire, mais seul le micro-BNC peut choisir la déclaration contrôlée sur option dans le respect des délais. Le passage à la déclaration contrôlée se fait à partir du 1er janvier de l’année suivante lorsque le seuil du micro-BNC est dépassé deux années de suite.
En résumé, le régime micro-BNC est destiné aux professionnels libéraux et prestataires de services avec des charges faibles et un chiffre d’affaires sous les seuils. Il offre des obligations comptables ultra-simplifiées, un abattement forfaitaire, et éventuellement la franchise en base de TVA. Le choix entre micro-BNC et déclaration contrôlée dépend du niveau d’activités, des perspectives de charges et de la volonté de déduire les dépenses réelles via le régime réel.
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BNC : TOUT savoir sur le régime des Bénéfices Non Commerciaux
- Abattement forfaitaire de 34 % sur les recettes BNC (minimum 305 €).
- Seuils 2025 et 2026 à respecter (77 700 € BNC/BIC; 83 600 € ou 203 100 € selon les activités mixtes et le type d’activité).
- Franchise en base de TVA possible jusqu’à des plafonds spécifiques.
- Option pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu.
- Obligations de déclaration et de paiement en ligne (impots.gouv.fr, Urssaf).
| Régime | Obligations comptables | Abattement/Forfait | TVA | Option d’impôt sur le revenu |
|---|---|---|---|---|
| Micro-BNC | Livre de recettes; pas de bilan | 34 % CA (BNC) | Franchise possible | Classique ou versement libératoire |
| Régime réel simplifié | Comptabilité complète; dépenses et justificatifs | Déduction des charges réelles | Régime normal ou simplifié | Régime réel impératif |
| Déclaration contrôlée | Comptabilité adaptée; déclarations spécifiques | Charges réelles déductibles | Selon régime | Option possible sur déduction réelle |
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