Déduction Fiscale des Frais de Cantine Scolaire : Guide Complet

En tant que parents, vous cherchez sûrement à optimiser vos avantages fiscaux liés à l’éducation de vos enfants. La question de la déduction des frais de cantine scolaire des impôts revient souvent. L'immense majorité des contribuables n'est pas experte en fiscalité. Au moment de remplir la déclaration de revenus, ils peuvent donc passer à côté de certaines choses, par manque d'informations. Et tout le monde n'a pas le temps ou l'envie de faire des recherches, d'autant plus qu'il faut être particulièrement vigilant à la source où l'on trouve ces indications, afin de ne pas se tromper.

Dans cet article, nous allons démêler les complexités fiscales pour vous apporter une réponse claire et détaillée. Nous verrons également quelles autres déductions et crédits d’impôt sont disponibles pour les parents.

Optimiser & Réduire ses Impôts (Guide Complet)

Frais de Cantine Scolaire : Sont-ils Déductibles ?

La réponse est malheureusement non. Les frais de cantine scolaire ne sont pas considérés comme une dépense ouvrant droit à une réduction ou un crédit d’impôt. Cela signifie que, quelle que soit la somme dépensée pour la cantine de votre enfant, vous ne pourrez pas la déduire de votre revenu imposable ni bénéficier d’un avantage fiscal spécifique.

Même si la cantine ne permet pas d’alléger la note fiscale, il existe donc d’autres moyens de bénéficier d’aides sur certaines dépenses liées aux enfants. Il suffit de bien remplir sa déclaration et de conserver ses justificatifs pour en profiter pleinement !

La déduction des frais de cantine est très particulière : on ne peut pas déduire les dépenses liées directement au repas (aliments, préparation, etc). En revanche, il est possible de déduire le coût d'encadrement de l'enfant pendant ce temps périscolaire, qui est considéré comme un mode de garde, explique L'Internaute, ce qui ouvre le droit à un crédit d'impôt.

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Si votre enfant a moins de 6 ans et qu'il mange à la cantine scolaire, vous pouvez récupérer auprès de la commune un récapitulatif des dépenses engagées pour l'année fiscale précédente (en 2025, on déclare les revenus et frais de 2024). Sur celui-ci, seront différenciés les frais imputables au repas et ceux au périscolaire (et donc à la garde pendant le temps de midi). Ce sont ces derniers qu'il faut indiquer dans la case 7A de sa déclaration d'impôts. Il faut y soustraire les éventuelles aides par l'employeur et par la CAF, précise le site Service public.

La somme maximale ouvrant droit à un crédit d'impôt de 50 % est de 3500 euros par an et par enfant (1750 euros en cas de garde alternée).

Autres Avantages Fiscaux Liés à l'Éducation des Enfants

Si la cantine ne permet pas d’alléger votre feuille d’impôt, d’autres dépenses liées à la scolarité de vos enfants peuvent être prises en compte. En effet, avoir un enfant, c’est un coût financier, c’est aussi la possibilité d’alléger le montant de vos impôts. Principale réduction fiscale : c’est le quotient familial qui permet d’obtenir des parts fiscales.

Les frais de scolarité permettent à des parents avec des enfants scolarisés rattachés au foyer fiscal d’obtenir des déductions et réductions d’impôts. Outre la majoration du quotient familial et les frais de garde, les frais de scolarité offrent également des possibilités d’optimisation fiscale lorsque les enfants grandissent.

Réduction d'impôt pour frais de scolarité

Lorsque les enfants grandissent, il est encore possible de bénéficier d’avantages fiscaux liés à leur éducation. Si votre enfant est scolarisé au collège, au lycée ou dans l'enseignement supérieur, vous pouvez bénéficier d'une réduction d'impôt.

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Si les montants de déduction pour frais de scolarité peuvent paraître assez dérisoires par rapport à la garde d’enfants ou au soutien scolaire, ceux-ci viennent en revanche cette fois en réduction du montant de l’impôt et non pas de la base imposable. Il s’agit donc de réductions d’impôts qui sont par ailleurs cumulables entre elles.

Un enfant lycéen et un enfant à l’université permettront notamment de réduire l’imposition d’un couple de 336 € (153 € + 183 €), une économie loin d’être négligeable notamment pour les familles nombreuses. À noter toutefois que ces réductions sont accordées uniquement pour les foyers fiscaux assujettis à l’impôt sur le revenu.

La réduction d’impôts pour frais de scolarité concerne un nombre conséquent de contribuables ayant des enfants à charge et pour ainsi dire la grande majorité des parents ayant des enfants à charge scolarisés. Pour que les parents puissent en bénéficier, l’enfant doit évidemment être rattaché au domicile fiscal conjugal.

Les parents séparés, isolés ou ayant un enfant en garde alternée aux yeux des impôts peuvent également en bénéficier en plus de la case t pour les parents isolés.

Il est possible de continuer à rattacher un enfant majeur au foyer fiscal conjugal si cela paraît pertinent pour l’imposition des parents. Ce rattachement est particulièrement opportun tant que l’enfant ne perçoit pas de revenus réguliers et importants notamment dans le cadre de son emploi étudiant.

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Par ailleurs, les enfants concernés ne doivent pas être liés par un contrat de travail et se doivent d’être libres de tout engagement contractuel jusqu’à la fin de leurs études. Ils ne doivent également pas percevoir de revenus du travail (en dehors des indemnités de stage étudiant obligatoire).

Sont donc exclues de la réduction fiscale les parents d’enfants en apprentissage, en congé formation ou en contrat d’étude. Est prise en considération pour l’attribution de la réduction la situation de l’enfant au 31 décembre de l’exercice fiscal.

La réduction d’impôts concerne uniquement le collège, le lycée et l’enseignement supérieur. Ce n’est donc pas l’âge qui détermine la possibilité ou non d’obtenir la réduction fiscale mais bien le type d’établissement fréquenté.

La déduction des frais de scolarité s’applique aussi bien dans le public que dans le privé pour les mêmes montants forfaitaires évoqués précédemment.

Une optimisation fiscale quelque peu draconienne peut toutefois se présenter avantageuse dans certaines situations. Lorsque les frais de scolarité sont particulièrement importants (ce qui est généralement le cas dans une école privée), les parents peuvent s’entendre avec leur enfant pour qu’il procède à sa propre déclaration d’impôts.

Les parents ont également la possibilité de déduire un montant forfaitaire (pension forfaitaire d’hébergement) si l’enfant majeur n’est plus rattaché au foyer mais hébergé chez ses parents pendant ses études.

Les plafonds de déduction fixés en 2024 s’élèvent à 6 674 € pour la pension alimentaire et à 3 968 € pour la pension forfaitaire. Cette déduction est conditionnée au fait que l’enfant apparaisse comme étant dans le besoin aux yeux de l’administration fiscale c’est-à-dire démuni de ressources lui assurant des moyens suffisants d’existence.

C’est le fisc qui juge au cas par cas de la réalité de cette notion pour chaque situation particulière. Enfin, pour les parents divorcés ou séparés, rien ne semble interdire la possibilité pour chaque parent de déduire la pension alimentaire versée, cette déduction étant entendue par foyer fiscal.

Infographie impôt revenu

Crédit d'impôt pour frais de garde d'enfants

Si vos enfants ont moins de 6 ans, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt pour les frais de garde. Le crédit d’impôt s’élève à 50% des dépenses engagées, avec un plafond de 3 500 euros par enfant et par an.

Il est possible de déduire les frais de garde d’enfants à condition que votre enfant soit gardé dans une crèche ou une garderie, une assistante maternelle agréée, un jardin d’enfants ou jardin maternel, un centre de loisirs sans hébergement. Ces frais de garde donnent droit à un crédit d’impôt de 50 % dans la limite de 3 500 euros dépensés par enfant et par an soit un crédit d’impôt maximum de 1 750 euros. En cas de résidence alternée, la limite est de 1 750 euros par enfant soit un crédit d’impôt maximum de 875 €.

Si votre enfant fréquente la garderie périscolaire (le matin, le midi avant et après la cantine, le soir) et/ou va au centre de loisirs les mercredis et pendant les vacances, vous avez droit à un crédit d’impôt, à condition qu’il ou elle soit âgé de moins de 6 ans au 1er janvier 2023.

Ce crédit d’impôt est équivalent à 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 3 500 euros, soit un crédit d’impôt de 1 750 euros. Cette aide fiscale bénéficie à tous, que l’on soit imposable ou non imposable à l’impôt sur le revenu.

Les parents qui mettent la main au portefeuille pour faire garder leurs enfants par une nounou ou à la garderie doivent être vigilants au moment de remplir leur déclaration des revenus. Ils ont en effet la possibilité de bénéficier d’un avantage fiscal au titre des frais de garde, sous la forme d’un crédit d’impôt (et non d’une déduction fiscale).

Quel que soit l’âge de l’enfant (moins de 6 ans, 6 ans ou plus), la déduction des frais de garde s’effectue sous la forme d’un crédit d’impôt. Si le ou les enfants avaient moins de 6 ans au 1er janvier 2024 (nés après le 31 décembre 2017) et en cas de recours aux services d’un professionnel pour assurer la surveillance de votre progéniture en dehors du domicile, la loi accorde la possibilité de profiter d’un avantage fiscal sous la forme d’un crédit d’impôt.

Cette aide fiscale bénéficie à tous, que l’on soit imposable ou non imposable à l’impôt sur le revenu.

En cas de recours à une assistante maternelle, la somme à déclarer correspond au total salaire net versé + cotisations sociales payées à l’Urssaf. La somme à déclarer figure sur l’attestation fiscale annuelle envoyée par le centre national Pajemploi.

Enfin, les « montant facturés mais non réglés au titre d’une même année d’imposition ne peuvent être compris dans l’assiette de l’avantage fiscal au titre de cette même année », avertit le fisc dans une note publiée au Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP-Impôts) du 25 avril 2014.

Traduction : pour un paiement en janvier 2024 d’une prestation réalisée en décembre 2023, cette somme n’entrait pas en compte pour le calcul de l’impôt au titre des revenus de 2023, mais seulement dans le cadre de la déclaration des revenus 2024.

Pour un enfant âgé de plus de 6 ans au 1er janvier 2024, a-t-on droit à cette aide ? Pour tout enfant né au plus tard le 31 décembre 2017, on peut toujours bénéficier d’un autre dispositif : le crédit d’impôt en compensation de l’emploi d’un salarié à domicile, qui peut inclure des frais de garde d’enfant.

Les dépenses engagées ouvrent droit à un avantage fiscal dans le cadre des services à la personne. Les sommes allouées à l’emploi direct d’un salarié, au recours à une organisation (société privée du type O2) ou à un organisme à but non lucratif doivent être renseignées en cases 7DB du formulaire 2042 RICI.

En cas d’emploi à domicile pour la première fois d’une nounou dont on est directement l’employeur en 2024, il convient de cocher la case 7DQ, toujours sur le formulaire 2042 RICI : le plafond de base des dépenses éligibles passe alors de 12.000 à 15.000 euros (7.500 euros de crédit d’impôt).

À savoir : les frais engagés pour les gardes d’enfants n’ont plus à être justifiés chaque année depuis 2014.

Le plafond pourrait atteindre 16.500 euros, en ajoutant, au plafond de base de 12.000 euros, 4.500 euros de majoration pour les enfants à charge (1.500 euros x 3). Mais comme le plafond de dépenses majorations incluses est fixé à 15.000 euros, les dépenses payées ne sont prises en compte que pour 15.000 euros.

Les grands-parents qui financent les frais de garde du ou des jeunes enfants de leur enfant majeur faisant l’objet d’un rattachement au foyer fiscal peuvent bénéficier du crédit d’impôt au titre des frais de garde (source : BOFiP : BOI-IR-RICI-300 §20).

Si les parents vivent en concubinage (deux déclarations de revenus séparées sont alors établies), seul le parent qui compte son enfant à charge peut bénéficier de l’avantage fiscal, en veillant à ce que les factures soient bien à son nom pour produire un justificatif de dépenses en cas de demande d’un agent des impôts.

Dans ce cas, les frais de garde d’enfant à domicile et de soutien scolaire ou de cours à domicile sont à déclarer case 7DB.

Pratique ! Les personnes bénéficiaires du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile doivent renseigner, dans leur déclaration de revenus (dans l’annexe 2042 RICI - réductions et crédits d’impôt), depuis 2023, les activités de service à la personne au titre desquelles elles ont engagé des dépenses éligibles.

L’ensemble des dépenses sont à déclarer dans ces cases, quel que soit le nombre d’enfants.

Attention, le plafond de dépenses est calculé de façon spécifique : le montant de la majoration pour un enfant en résidence alternée ou en garde partagée est divisé par deux, soit 750 euros (au lieu de 1.500 euros pour un enfant compté à charge exclusive).

Nouveau ! Si plusieurs salariés ou prestataires sont intervenus en 2024 pour la garde des enfants, il faut répéter l’opération à raison d’une ligne par intervenant (exemple : une ligne pour la nounou intervenue du 1er janvier au 30 juin, une ligne pour la société de services à la personne intervenue en juillet, une ligne pour la nouvelle nounou intervenue du 1er septembre au 31 décembre).

Une fois les différents salariés ou prestataires déclarés, cliquer sur le bouton Valider (en bas à droite). Dans le cadre de la déclaration papier, le détail des frais de garde est à indiquer en page 1 de la 2042 RICI.

Un couple a un enfant âgé de 2 ans accueilli en halte-garderie qui lui coûte 200 euros par mois.

Cependant, quelques modifications sont intervenues. Pour les frais de garde 2024, les dépenses effectuées ne sont pas perdues en dépit de l’absence de prise en compte dans le prélèvement à la source. En cas de paiement de frais de garde d’enfant pour la première fois en 2023, les dépenses correspondantes ont fait l’objet d’un versement intégral du crédit d’impôt durant l’été 2024 (paiement en une fois sans acompte).

Réduction d'impôt pour soutien scolaire

Le soutien scolaire (cours particuliers, aide aux devoirs, remise à niveau) donne la possibilité d’obtenir une déduction des impôts grâce au mécanisme des emplois à domicile et des services à la personne. Il permet de déduire 50 % des dépenses engagées pour l’emploi d’un salarié à domicile.

Le montant total des dépenses à déduire ne peut pas excéder 15 000 euros, soit 7 500 euros de déduction. Le plafond est de 18 000 euros pour la première année seulement. Ce crédit d’impôt est valable pour un soutien scolaire à votre domicile ou dispensé par un organisme spécialisé (Acadomia, Complétude, Superprof, CNED…). Pensez à conserver les factures en cas de demande de l’administration fiscale.

Le soutien scolaire à domicile, s’il n'apparaît pas comme directement déductible des impôts ouvre pourtant droit à des déductions d'impôts à travers le mécanisme des emplois à domicile et des services à la personne. Il prévoit des plafonds de déduction élevés, à hauteur de 12 000 € par an avec des bonus de 1 500 € pour un enfant à charge, un ascendant de plus de 65 ans ou toute personne de plus de 65 ans rattachée au foyer fiscal.

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