Dialux situation financière redressement judiciaire

La Manufacture des Émaux de Longwy a été placée en redressement judiciaire et sous la protection du tribunal de commerce de Briey à cause de plus d'un million d'euros de dettes contractées ces derniers mois.

La décision a été prise la semaine dernière par le président de l'entreprise, en accord avec les 38 salariés.

Il s'agit d'une démarche volontariste, offensive pour se donner du temps.

C'est une protection pour geler les dettes, assure Martin Piétri, à la tête des Émaux depuis neuf ans.

Le patron de l'entreprise assure que c'est une mesure de sauvegarde pour geler les dettes - plus d'un million d'euros - sans supprimer d'emplois.

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Si le chiffre d'affaires de l'an dernier s'élève à 2,1 millions d'euros, d'après ce dernier, le résultat prévisionnel de l'année 2024 devrait être inférieur.

Entre la hausse des prix de l'énergie et des matières premières, la guerre en Ukraine a été l'une des principales raisons du creusement de la dette, sans compter la baisse consubstantielle du pouvoir d'achat.

La tendance économique est moins bonne, mais on a de l'activité.

Le problème c'est que les coûts ont augmenté à cause, notamment, de la guerre en Ukraine.

Ajouté à cela les périodes des Gilets Jaunes ou de la réforme des retraites pendant lesquelles les commerces ont été fermés durant de nombreuses semaines, indique le PDG qui assure que les salariés sont très mobilisés pour la sauvegarde de l'entreprise.

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On n'est pas une entreprise différente des autres.

Il y a une morosité ambiante et on n'est pas un produit essentiel à la consommation des Français.

Quand ils vont moins bien, ils pensent un peu moins à acheter ce type de pièces, développe Martin Piétri.

Situation des salariés et mobilisation

Le patron assure qu'il ne touchera pas à court ou moyen-terme aux 38 emplois car ils sont le trésor des Émaux.

Son actif principal, c'est le savoir-faire des salariés.

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Il n'est pas question d'y toucher, affirme-t-il.

Chose assez rare pour être soulignée : le personnel est en accord avec la décision prise par sa direction.

Des mots rassurants à l'endroit du personnel qui reste malgré tout sur ses gardes.

Nous sommes en phase et en accord avec le redressement judiciaire mais on est quand même inquiets, précise Cathy Ménéghin, déléguée du personnel depuis une vingtaine d'années.

Les quatre mois qui arrivent vont être importants.

Il va falloir que nous sortions la tête de l'eau, précise Cathy Ménéghin.

La situation est, selon elle, totalement différente de celle de 2015.

On est tous d'accord pour aller au redressement judiciaire.

Pourtant, à l'époque, cela avait commencé de la même manière : une dette d'un million d'euros et un redressement judiciaire.

De toute façon, il ne peut pas y avoir de suppression d'emplois car on ne peut pas tourner à moins que maintenant.

On est vraiment à l'os en production, prévient la représentante des employés.

Mesures envisagées et perspectives

Une première période d'observation est donc ouverte et scrutée de près par le Tribunal de commerce qui pourra la prolonger, ou non.

Il s'agit ici pour les Émaux de démontrer que l'entreprise peut payer ses factures par son activité.

Ensuite, elle va présenter un plan d'apurement de ses dettes.

En parallèle de cela, je discute pour ouvrir le capital à des investisseurs lorrains particulièrement préoccupés par l'avenir de la Manufacture, indique-t-il.

Une audience est prévue le 5 décembre prochain au Tribunal de commerce.

Mon objectif est d'abord de faire rentrer de l'argent par les ventes et pour cela, si vous voulez soutenir la Manufacture, il faut acheter nos produits, explique le patron.

Les Émaux lancent donc une édition limitée d'une chouette nommée "Longwy mon amour" d'une valeur de 150 €.

Elle sera disponible dans les différents points de vente dans les prochaines semaines.

Comparaisons et contexte local

La Manufacture des Émaux de Longwy a été placée en redressement judiciaire et sous la protection du tribunal de commerce de Briey à cause de plus d'un million d'euros de dettes contractées ces derniers mois, une information révélée par nos confrères du Républicain Lorrain, confirmée par France Bleu Lorraine Nord.

Le tribunal de commerce de Lyon a décidé vendredi soir du placement en liquidation judiciaire de l'entreprise MicronMax, anciennement Rafer, spécialisée dans la fonderie d'aluminium à Dieuze.

Les 57 salariés, qui avaient manifesté au début du mois, vont perdre leur emploi.

L'entreprise sidérurgique Novasco a été placée en redressement judiciaire ce lundi par le tribunal de commerce de Strasbourg, après la défaillance du fonds d'investissement Greybull qui l'avait reprise l'an dernier.

D'éventuels repreneurs ont jusqu'à mi-septembre pour se faire connaitre.

L'intersyndicale de Novasco (ex-Ascometal) à Hagondange se mobilise depuis tôt ce mardi matin.

Elle demande des garanties alors que le sidérurgiste, repris en juillet 2024 par un fonds d'investissement britannique, est de nouveau sous la menace d'un redressement judiciaire.

Procédures judiciaires et obligations

La première période d'observation permettra au Tribunal de commerce d'apprécier la capacité de l'entreprise à poursuivre son activité et à payer ses créanciers.

Il s'agit ici pour les Émaux de démontrer que l'entreprise peut payer ses factures par son activité.

Ensuite, elle va présenter un plan d'apurement de ses dettes.

Les créances sont à adresser, dans les deux mois de la présente publication, auprès du Mandataire Judiciaire ou sur le portail électronique prévu par les articles L. 814-2 et L.

Élément Valeur / Situation
Chiffre d'affaires (dernier exercice) 2,1 millions d'euros
Dette contractée récemment Plus d'un million d'euros
Effectif 38 salariés
Mesure judiciaire Redressement judiciaire, période d'observation ouverte
Audience prévue 5 décembre

PlanTUL 6 @ Emaux de Longwy avec Martin Pietri, président de la manufacture et "Tartine"

Des dettes mais aussi de l'espoir.

Le patron de l'entreprise assure que c'est une mesure de sauvegarde pour geler les dettes - plus d'un million d'euros - sans supprimer d'emplois.

Contacté, le personnel le soutient.

Si la situation reste fragile, la Manufacture mise sur sa clientèle, l'ouverture du capital et la mobilisation interne pour traverser la période d'observation.

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