Quelle est la différence entre freelance et auto-entrepreneur ?
Dans la vie courante, les termes de « freelance » et « auto-entrepreneur » sont souvent considérés comme interchangeables. En réalité, il existe une différence notable entre ces deux notions qu’il convient de détailler précisément. Naviguer dans le monde du travail indépendant peut parfois sembler un labyrinthe de termes et de statuts. Deux appellations reviennent souvent : Freelance et Auto-entrepreneur. Tous deux désignent des travailleurs indépendants, mais avec des nuances importantes.
Il est important de ne pas confondre le terme freelance, qui est un mode d’exercice professionnel, avec le régime auto-entrepreneur (ou plutôt micro-entreprise, son nom officiel depuis 2016), qui est un régime fiscal et social simplifié applicable à l’entreprise individuelle. La confusion entre freelance et auto-entrepreneur est fréquente, alors qu’ils renvoient à des situations différentes.
Qu'est-ce qu'un Freelance ?
Que veut dire freelance ? Freelance est un terme générique qui désigne les indépendants qui travaillent pour un ou plusieurs clients, généralement des entreprises. Le terme « freelance » est un anglicisme utilisé pour désigner un travailleur indépendant. Par usage, le freelance est donc une personne indépendante travaillant pour son propre compte. Il propose ses services à des clients particuliers ou professionnels, en contrepartie d’une rémunération. À ce titre, le freelance n'a aucun lien de subordination avec ses clients : il est libre dans le choix de ses missions, dans la définition de ses tarifs et dans les modalités de réalisation de ses prestations.
Freelance est un terme générique qui désigne les indépendants qui travaillent pour un ou plusieurs clients, généralement des entreprises. Il ne s'agit en aucun cas d'une forme juridique. En effet, les freelances peuvent choisir le statut qu'ils souhaitent, en fonction de leur situation et de leurs besoins en termes de couverture sociale, niveau de revenu...
Devenir freelance signifie exercer une activité professionnelle de manière autonome, souvent dans le domaine des prestations de services (consulting, design, développement web, marketing, etc.). La majorité des freelances relèvent de la profession libérale, mais ce n’est pas une règle absolue.
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Travailler en freelance signifie :
- Être son propre patron, sans lien hiérarchique ou de subordination avec un client (ce qui distingue le contrat de prestation de freelance du contrat de travail).
- Organiser librement son emploi du temps et son équilibre vie pro / vie perso.
- Fixer ses propres tarifs, souvent exprimés en TJM (taux journalier moyen), qui prend en compte les charges sociales et fiscales du freelance et les périodes non facturées.
- Avoir un statut juridique adapté au freelance (micro-entreprise, EURL, SASU, etc.) pour émettre des factures légalement.
Être freelance signifie ne dépendre d’aucun contrat de travail avec une tierce personne : être son propre patron. Il exerce son activité selon ses compétences et son savoir-faire sans contrainte horaire. La différence notable est que le freelance est un statut qui ne confère aucune valeur juridique ou fiscale, c’est simplement un terme permettant de désigner un individu qui se lance dans une activité seule.
En effet, le freelance est un travailleur indépendant qui se lance seul dans son activité. Fini les contraintes horaires ou les liens de subordination : vous êtes votre propre chef. En somme, le freelancing est un moyen d’être libre et indépendant. Ce statut permet une grande flexibilité tant dans le secteur d’activité que dans les horaires et l’organisation du travail.
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Qu'est-ce qu'un auto-entrepreneur ?
Qu’est-ce qu’une micro-entreprise ? Le micro-entrepreneur est un entrepreneur individuel bénéficiant de nombreux avantages dont notamment des régimes sociaux et fiscaux allégés. Le micro-entrepreneur est un entrepreneur individuel bénéficiant de nombreux avantages dont notamment des régimes sociaux et fiscaux allégés.
Le terme « micro-entrepreneur » ou « auto-entrepreneur » désigne pour sa part un entrepreneur individuel relevant d'un régime fiscal et social simplifié : le micro-fiscal et le micro-social. À la différence du terme « freelance », l’auto-entrepreneur désigne donc un statut juridique officiel. Il n'a toutefois pas de personnalité juridique car l'auto-entreprise est rattachée à l'entrepreneur individuel, au contraire d'une société.
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L’auto-entrepreneur n’est qu’un régime et non un statut à part entière. À noter : l’auto-entrepreneur crée une micro-entreprise dont il est le dirigeant. En d’autres termes, il est son propre employeur. C’est un statut juridique et fiscal. En effet, l’auto-entrepreneur à une entreprise et exerce une activité commerciale. En raison de sa personnalité juridique, des obligations naissent.
Le freelance auto-entrepreneur est tout simplement un travailleur indépendant qui a choisi d’exercer son activité sous le régime micro-entreprise. Ce régime, rattaché à l’entreprise individuelle, offre une création simplifiée, des formalités allégées, une comptabilité simplifiée, et un régime fiscal et social forfaitaire (le micro-fiscal et le micro-social). Il est idéal pour tester une activité ou démarrer progressivement.
En tant que travailleur indépendant, il est essentiel de choisir le statut juridique qui correspond le mieux à vos besoins. Le régime de l’auto-entreprise est simplifié et soumis à moins d’obligations administratives qu’une société classique.
L’auto-entrepreneur est le statut d’une personne physique d’un point de vue commercial. En effet, l’auto-entrepreneur à une entreprise et exerce une activité commerciale. En raison de sa personnalité juridique, des obligations naissent. Le statut d’auto-entrepreneur n’est pas sans risque. En effet, la responsabilité de l’entrepreneur est indéfinie, ce qui signifie que le patrimoine professionnel et personnel est confondu.
Les différences clés
Tant le travailleur en statut freelance que l’auto-entrepreneur sont des travailleurs indépendants. A ce titre certaines similitudes peuvent entraîner une certaine confusion voire une assimilation entre les deux régimes. C’est ici que la distinction entre travailler en freelance et auto-entrepreneur est fondamentale.
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Alors, comment faire la différence ? Un auto-entrepreneur est une personne physique à la tête d’une EI (Entreprise individuelle). L’auto-entrepreneur a donc une activité commerciale, une existence juridique et fiscale.
Les termes « freelance » et « auto-entrepreneur » sont souvent utilisés sans distinction. Pourtant, ils renvoient à deux notions totalement différentes. Le freelance est un travailleur indépendant, tandis que l'auto-entrepreneur désigne un statut juridique.
Contrairement au freelance, l’auto-entrepreneur peut exercer de très nombreuses activités différentes. En effet, le statut n’est pas réservé uniquement aux prestataires de services intellectuels. La grande majorité des activités freelances peuvent être exercées avec le statut d’auto-entrepreneur : c’est le cas notamment des concepteurs-rédacteurs, des développeurs web ou encore des consultants en communication par exemple. Néanmoins, certaines activités freelances sont interdites sous le régime de l’auto-entreprise.
En contrepartie de ce régime simplifié, le freelance en auto-entreprise est soumis à des plafonds de chiffre d'affaires.
| Type d'activité | Plafond de chiffre d'affaires |
|---|---|
| Vente de marchandises | 188 700 € |
| Prestations de services (BIC/BNC) | 77 700 € |
Les freelances exercent majoritairement des activités de prestations intellectuelles.
Comment devenir freelance en auto-entrepreneur ?
Devenir indépendant freelance nécessite de créer une entreprise, sous la forme juridique de l’entreprise individuelle au régime micro. Pour démarrer une activité de free-lance comme auto-entrepreneur, vous devrez vous immatriculer sur l'interface du Guichet unique de l’organisme consulaire dont relève votre activité.
Désormais, les démarches de création d'entreprise et de modification d'une entreprise déjà créée, s'effectuent sur la plateforme en ligne du Guichet unique, gérée par l'INPI. Pour créer une micro-entreprise, la procédure est simplifiée et entièrement gratuite. L'immatriculation au répertoire SIRENE se fait ensuite de manière automatique et l'auto-entrepreneur reçoit son certificat d'immatriculation avec numéro SIRET environ 15 jours après la demande de création. Il est ensuite nécessaire de se créer un compte sur le portail auto-entrepreneur de l'Urssaf, qui centralise les déclarations mensuelles (ou trimestrielles) de chiffre d'affaires.
Les démarches pour devenir freelance en micro-entreprise sont relativement simples. Le régime est accessible à toute personne majeure résidant en France :
- Déclarer sa micro-entreprise en ligne.
- Créer sa micro-entreprise signifie déclarer son activité. Vous êtes officiellement auto-entrepreneur et pouvez commencer à facturer vos clients ! 🎉
- Gérer sa facturation et ses obligations comptables.
Même si le régime de la micro-entreprise est simplifié, certaines obligations comptables demeurent incontournables. En tant que freelance, vous devez :
- Émettre des factures de freelance conformes aux exigences légales. Si vous bénéficiez de la franchise en base de TVA, vous devez obligatoirement faire figurer la mention : « TVA non applicable - article 293 B du CGI ».
- Tenir un livre des recettes, dans lequel vous consignez chronologiquement tous les encaissements liés à votre activité. Si vous exercez une activité mixte (achat-revente + prestation de services), vous devez également tenir un registre des achats.
- Conserver l’ensemble de vos justificatifs, tels que devis, factures, relevés de paiements, notes de frais, etc., pendant au moins 10 ans, conformément aux obligations légales en vigueur.
L’ouverture d’un compte dédié en freelance est obligatoire uniquement si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives. Il ne s’agit pas nécessairement d’un compte professionnel : un compte personnel dédié à votre activité freelance est suffisant.
Si vous réalisez moins de 10 000 € de chiffre d’affaires pendant deux années consécutives, vous n’êtes pas tenu d’ouvrir un compte séparé. Toutefois, cela reste fortement recommandé, afin de séparer clairement vos opérations professionnelles et personnelles. Cette distinction facilite la gestion de votre activité, la tenue de votre comptabilité et les éventuels contrôles fiscaux.
Les aides pour devenir freelance auto-entrepreneur : Des aides et réductions de charges ont été mises en place pour devenir freelance et développer son auto-entreprise :
- L’ACRE permet d’être exonéré de cotisations sociales partiellement, la première année d’activité, selon certaines conditions.
- L’ARCE permet de demander le versement des ARE en deux fois (60% du solde) sous forme de capital social. L’ARCE est conditionné à l’obtention de l’ACRE et à d’autres conditions.
- Opter pour le congé à la création d’entreprise ou passer à temps partiel, pendant 1 an renouvelable.
Les autres statuts juridiques pour un freelance
De plus, les freelances ont le choix entre de nombreux statuts juridiques pour exercer une activité à titre individuel. Certes, ils peuvent opter pour le statut d’auto-entrepreneur (sauf pour les activités inéligibles). Mais ils peuvent aussi créer une entreprise individuelle classique, une EURL ou encore une SASU par exemple.
Les freelances ou travailleurs indépendants ont le choix entre plusieurs formes juridiques pour mener une activité professionnelle à titre individuel. À condition d’exercer une activité éligible, le freelance peut faire le choix de créer une auto-entreprise.
L’Entreprise Individuelle (EI)
Se lancer et travailler en indépendant free-lance signifie exercer votre activité à votre compte, sous le statut juridique de l’entreprise individuelle. Vous pouvez opter pour le régime de l’auto-entreprise, qui est une méthode de calcul de l’impôt sur le revenu et des cotisations sociales, mais il existe d’autres régimes pour l’entreprise individuelle (régime du réel ou de la micro-entreprise).
L’entreprise individuelle est une option simple qui ne nécessite pas de rédiger de statuts ni de déterminer un capital social. En optant pour ce statut, vous serez soumis à l’impôt sur le revenu et considéré comme Travailleur Non-Salarié (TNS).
L’Entreprise Individuelle est plus simple à créer qu’une véritable société, puisque votre EI se confond avec vous même : il n’y a donc ni statuts à rédiger, ni capital social à définir. En tant que dirigeant d’EI, vous restez soumis à l’impôt sur le revenu. Votre régime social est celui des Travailleurs Non-Salariés (TNS).
L’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL)
L'Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) est un type de société : elle offre un fonctionnement semblable à une SARL, à la différence qu'elle ne compte qu’un associé unique. Le freelance en EURL est par défaut imposé au titre de l'impôt sur le revenu. Cette imposition est calculée sur le bénéfice de la société : il correspond au chiffre d'affaires amputé des charges.
Le freelance en EURL peut néanmoins être soumis à l'impôt sur les sociétés sur option (à l'exception de sa rémunération qui est obligatoirement soumise à l'impôt sur le revenu).
L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) est une société avec un seul dirigeant qui est également TNS. L’EURL est idéale si vous envisagez un chiffre d’affaires supérieur aux plafonds de l’auto-entreprise. De plus, en créant une société, vous pouvez déduire vos charges de votre revenu imposable, ce qui n’est pas possible en auto-entreprise.
La Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU)
La Société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) est une SAS ne comptant qu'un seul associé. Tout comme l'EURL, elle permet au freelance d'exercer son activité sous la forme d'une société. Par défaut, le freelance en SASU est soumis à l'impôt sur les sociétés. Sous certaines conditions, vous pouvez néanmoins opter pour l'impôt sur le revenu. Ce régime d'imposition n'est toutefois applicable que pendant 5 ans et n'est pas renouvelable.
La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle), quant à elle, offre une meilleure protection sociale que l’EURL. En tant que président de SASU, vous êtes considéré comme assimilé salarié.
En Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU), vous créez une société dans laquelle vous êtes président assimilé salarié, ce qui vous permet de bénéficier d’une meilleure protection sociale qu’en EURL (notamment pour votre prévoyance et votre retraite). La SASU est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés. Comme en EURL, vous n’avez pas de plafond de chiffre d’affaires à respecter, vous pouvez déduire vos frais, et en vous acquittant de la TVA, vous pouvez la récupérer sur vos achats professionnels.
Le portage salarial
Le portage salarial est une option intéressante pour les freelances qui ne souhaitent pas créer leur propre entreprise. Si vous voulez vous lancer en tant que freelance mais que vous ne voulez pas créer votre entreprise, vous pouvez aussi opter pour un contrat de portage salarial. Dans ce cas-là, vous laissez une société de portage s’occuper des formalités juridiques et comptables à votre place.
Dans ce cas-là, pas besoin de choisir un statut juridique. Le freelance est ici salarié de la société de portage. Il est donc lié à elle par un contrat de travail. Le salarié « porté » (c’est-à-dire vous) est lié à la société de portage par un contrat de travail, tandis que votre client est lié à elle par un contrat de prestation. Pour se rémunérer, la société de portage prélève un pourcentage sur votre chiffre d’affaires.
Il est également recommandé de considérer tous les paramètres à l’instar de la nature de l’activité, des moyens disponibles ou encore des ambitions. Afin de choisir en parfaite connaissance de cause, il est judicieux de consulter d’autres freelances et des forums.
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