Différence entre investissement global et apport personnel en franchise: guide pratique pour devenir franchisé

Devenir franchisé implique de réunir un certain nombre de ressources financières pour lancer et structurer son activité.

Parmi elles, l’apport personnel occupe une place centrale, tant pour convaincre les réseaux que pour obtenir un prêt professionnel.

L’apport personnel désigne la somme que le futur franchisé est en mesure d’investir dans son projet sans recourir immédiatement à un prêt bancaire.

L’apport personnel représente alors un signal fort de crédibilité pour les partenaires financiers, notamment les banques.

Il témoigne du niveau d’engagement du franchisé, qui partage ainsi une part du risque aux côtés du franchiseur et du financeur.

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L’apport personnel ne doit pas être confondu avec le droit d’entrée, qui correspond à la redevance forfaitaire versée au franchiseur lors de la signature du contrat.

Son montant varie fortement selon les enseignes et les secteurs d’activité.

En pratique, l’apport personnel représente généralement entre 20 et 30 % de l’investissement global.

Il s’agit de la source la plus courante : livrets (Livret A, LDDS), assurance-vie, compte-titres ou tout autre support d’épargne disponible.

La love money permet de mobiliser des fonds auprès d’amis ou de membres de la famille.

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Plusieurs dispositifs (Initiative France, Réseau Entreprendre, France Active…) proposent des prêts d’honneur à taux zéro, souvent déterminants pour renforcer l’apport personnel et faciliter l’obtention d’un prêt bancaire.

Le financement participatif permet de faire appel à une communauté de contributeurs en échange de contreparties.

Certains réseaux proposent une franchise participative, où le franchiseur ou des investisseurs entrent au capital de la société.

S’entourer d’un ou plusieurs associés peut permettre de mutualiser l’investissement.

L’apport personnel constitue le socle financier indispensable pour accéder à la franchise et crédibiliser un projet entrepreneurial.

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Pour comparer les réseaux en franchise, il est souvent fait référence au montant du droit d’entrée, à l’apport personnel minimal nécessaire, aux redevances de fonctionnement et de communication et à l’investissement global.

Quelles sont les différences entre ces termes ?

Que recouvrent-ils ?

Pour bien comprendre, il est utile de revenir sur les particularités de la franchise.

En effet, le modèle de la franchise se distingue des autres modèles par la mise à disposition d’un concept développé par un franchiseur.

Le concept englobe un savoir-faire testé dans le cadre d’une unité pilote, une notoriété d’enseigne et un accompagnement du franchisé, avant ouverture, mais aussi après.

En contrepartie du droit d’exploitation sur une zone définie, le franchisé doit s’acquitter en premier lieu d’une somme forfaitaire d’entrée dans le réseau, c’est la redevance initiale forfaitaire (RIF) autrement appelée droit d’entrée.

A côté de ces frais liés intégralement à l’exploitation du concept, le franchisé doit bien évidement financer la création de son entreprise.

C’est dans ce cadre qu’intervient la notion d’investissement global.

Sous ce terme, les franchiseurs englobent classiquement le montant des aménagements commerciaux, les frais de communication, les premiers stocks et les fonds de roulement de démarrage ainsi que la rétribution du franchiseur à la création (le droit d’entrée).

Enfin, pour permettre à un candidat de savoir rapidement s’il a les moyens ou non d’ouvrir un point de vente sous telle ou telle enseigne, les franchiseurs indiquent généralement sur leurs dossiers de présentation un montant d’apport personnel minimum.

A quoi correspond ce montant ?

Il désigne le minimum de fonds propres nécessaires pour lancer son affaire hors emprunt.

Contrairement aux redevances (ou royalties), le droit d’entrée est réclamé uniquement à la signature du contrat de franchise (contrat initial, renouvellement de contrat et contrat de multi-franchise).

Le montant réclamé au titre du droit d’entrée est très variable selon les réseaux (de 0€ à plus de 50.000€).

Clairment, plus la marque est connue et plus les candidats sont nombreux à vouloir intégrer le réseau.

Sachant que ce qui est rare est cher, le franchiseur peut juger utile de faire grimper son droit d’entrée pour écrémer les candidatures les plus sérieuses.

La qualité des services proposés influe aussi beaucoup sur le montant réclamé.

Plus le franchiseur accompagne ses franchisés à l’installation, plus il engage de frais.

Il est donc logique qu’il réclame davantage.

Les services financés par les redevances périodiques tiennent principalement à l’assistance du franchisé dans la gestion au quotidien de son point de vente (animation, formation continue, centrale d’achat, veille juridique et législative, développement informatique, site internet, développement de nouveaux produits/services…).

Le montant des redevances périodiques peut être basé, selon les réseaux, sur un pourcentage du chiffre d’affaires généré par le franchisé, de façon forfaitaire, ou bien encore en panachage des deux précédentes formules.

Lorsque le mode de calcul s’établit sur la base d’un pourcentage de chiffre d’affaires, le taux peut énormément varier selon les franchiseurs (de 1% à 15%).

Tout comme pour le droit d’entrée, cela dépend fortement de la quantité et de la qualité des services fournis, mais aussi d’autres sources potentielles de rémunération du franchiseur.

Selon les réseaux, une redevance publicitaire (ou redevance communication) peut s’ajouter aux redevances d’exploitation.

Cette redevance est spécifique et a pour unique objet de financer les actions de communication nationale engagées par le réseau.

Si le droit d’entrée peut être sujet à des négociations en fonction des stratégies des franchiseurs, les redevances périodiques sont, elles, non négociables.

Pourquoi ?

En franchise, l’investissement global correspond au montant nécessaire à la création d’un projet, hors coût de locaux.

Les chiffres généralement communiqués par les franchiseurs expriment une moyenne constatée d’investissements dans le réseau.

ATTENTION : L’investissement global communiqué par les franchiseurs est loin d’être équivalent au coût total du lancement d’une affaire.

Le créateur doit notamment bien comprendre que l’investissement global est exprimé hors local.

Si cela n’a pas beaucoup d’incidence lorsque l’activité est créée à domicile, c’est une toute autre affaire pour les concepts imposant un maximum de visibilité aux points de vente.

Chaque ville étant différente, le coût d’un emplacement N°1 (droit au bail et location, ou achat) par exemple peut rapidement faire exploser le budget !

L’investissement global est très variable.

En effet, selon le concept, le franchisé doit prévoir plus ou moins de fonds, par exemple, pour l’aménagement commercial de son local.

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