Différence entre franchise et prix d'une franchise

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La franchise est un système de commercialisation de services, technologies ou encore de produits qui sont bâtis sur une collaboration entre deux entreprises financièrement et juridiquement indépendantes l’une de l’autre. Nous les nommons le franchisé et le franchiseur. Ainsi, ce système permet de mettre à disposition une marque, un concept ou un savoir‑faire au franchisé, qui attribuera une rémunération en contrepartie au franchiseur.

Définir les termes : « franchise » vs « prix d'une franchise »

La définition de la franchise est un accord par lequel une entreprise, le franchiseur, accorde à une autre entreprise, le franchisé, le droit d'exploiter la marque dans le but de commercialiser des produits et/ou services en conformité avec le concept du franchiseur. Le prix de la franchise recouvre, lui, l’ensemble des sommes que le franchisé doit engager pour rejoindre et exploiter un réseau : droit d’entrée, investissements d’installation, apports, redevances périodiques, redevance publicitaire, coût d’aménagement du local, besoin en fonds de roulement, etc.

Les composantes du « prix » d’une franchise

La franchise a un prix. En contrepartie de la notoriété immédiate, de la formation et de l’assistance, le franchisé verse des sommes au franchiseur à deux moments distincts : à l’entrée dans le réseau, puis tout au long du contrat.

1. Le droit d’entrée (redevance initiale forfaitaire)

Le droit d’entrée, aussi appelé redevance initiale forfaitaire, est versé une seule fois, à la signature du contrat. Son montant n’est pas arbitraire. Il reflète la notoriété du réseau, la rentabilité potentielle du concept et la densité des services fournis. Le droit d’entrée moyen toutes enseignes confondues avoisine 17.000€.

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Attention : la formation initiale n’est pas systématiquement incluse dans le droit d’entrée. Certains réseaux la facturent séparément. Certaines enseignes ne demandent aucun droit d’entrée. Ce n’est pas forcément une bonne affaire : elles se rémunèrent alors par d’autres mécanismes, par exemple via des marges sur les approvisionnements, des packs de prestations ou des commissions sur les ventes.

2. Les royalties ou redevances d’exploitation

Contrairement au droit d’entrée, les royalties (ou redevances d’exploitation) sont versées tout au long de la durée du contrat. Leur calcul repose le plus souvent sur un pourcentage du chiffre d’affaires HT. Selon les données disponibles, 80% des réseaux appliquent une redevance proportionnelle au chiffre d’affaires. Notez que certains réseaux optent pour un forfait mensuel fixe, indépendant du chiffre d’affaires réalisé. D’autres combinent les deux approches.

3. La redevance publicitaire

La redevance publicitaire (ou redevance de communication) finance exclusivement la communication nationale de l’enseigne. Elle représente en moyenne entre 1% et 3% du chiffre d’affaires réalisé par le franchisé. Tous les réseaux n’appliquent pas forcément une redevance publicitaire. Un montant élevé de redevance publicitaire suppose une communication nationale conséquente. À l’inverse, une redevance faible peut signifier une visibilité nationale limitée pour la marque.

4. Investissements d’installation et aménagement

Viennent aussi dans le business plan l’emplacement et l’aménagement du local. Une idée globale du coût s’établit sur une moyenne de 600 euros le mètre carré, mais tout dépend de l’activité, de l’emplacement. En additionnant tous ces apports et redevances, compter de 20 000* à 450 000 euros l’investissement initial. Selon la 21e Enquête annuelle de la Franchise Banque Populaire/FFF (2025), 63% des franchisés ont ouvert leur activité avec un investissement inférieur à 200.000€.

5. L’apport personnel et le financement

L’apport personnel est la somme que le porteur de projet investit sur ses propres fonds. La règle généralement appliquée par les banques est de l’ordre de 30% de l’investissement global. En général, le franchiseur demande au franchisé de fournir plus de 30 % du montant de l’investissement total. Pour les porteurs de projet disposant d’un apport limité, des solutions existent : prêts d’honneur via Initiative France ou Réseau Entreprendre, garanties Bpifrance, aides régionales.

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6. Besoin en fonds de roulement (BFR) et autres coûts

Dans les frais à prévoir le BFR (besoin en fond de roulement) apporte des avantages conséquents lors de la création du magasin. En effet, le BFR est la solution pour que le franchisé puisse payer ses salariés, achats, loyers et autres frais avant même d’avoir encaissé la moindre somme d’argent par la société.

Chiffres clés et fourchettes

Premier investissement, l’ouverture (le droit d’entrée), dont le montant varie d’une enseigne à une autre. Prix moyen d’entrée : 15 000 euros. Puis, chaque mois, tombent les royalties. Un pourcentage du chiffre d’affaires, entre 1 et 5 %, réclamé par trois enseignes sur quatre. Il atteint parfois 8 %. À quoi s’ajoutent d’autres investissements à l’installation : un franchisé a besoin de faire appel à des experts, réaliser une étude de marché.

Élément Montant / Observations
Droit d’entrée (moyenne) ~15 000 à 17 000 €
Investissement initial total 20 000 € à 450 000 €
Apport personnel conseillé ~30% de l’investissement
Royalties 1% à 5% du CA (parfois jusqu’à 8%)
Redevance publicitaire 1% à 3% du CA (variable)

Évaluer la rentabilité d’une franchise

En face, se profile une rentabilité rapide qui constitue tout l'attrait d’une franchise. Selon l’enquête de la Banque populaire, le chiffre d’affaires médian des franchisés fut de 470 000,00 euros en 2016. Mais comment évaluer cette rentabilité ? « Malheureusement, la loi Doubin n'oblige pas les franchiseurs à communiquer sur la rentabilité de leur réseau. Seuls les comptes de la tête de réseau sont obligatoires. Heureusement, beaucoup de franchiseurs vont plus loin que cette obligation légale. Il est nécessaire de surveiller les comptes de franchiseurs pendant la période de démarrage de 1 à 3 ans et pendant la phase de “croisière” de 3 à 7 ans », conseille Théodore Gitakos.

« En tous les cas, figure dans le DIP la liste des franchisés d’un réseau. Il n’est pas interdit de prendre contact avec eux et de poser des questions sur tous les sujets, y compris la rentabilité », suggère ce membre du Collège des experts de la FFF. Il est essentiel d’étudier les données fournies par le franchiseur, de comparer plusieurs concepts et de vérifier que le modèle correspond à vos objectifs financiers.

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Peut‑on négocier et limiter le prix d’une franchise ?

Négocier le droit d’entrée ? La marge des négociations est étroite, mais plusieurs aides de financement existent, la fameuse suite des Accre, Acre, Arce, Are, Nacre. Pour financer un « reprenariat », de nombreuses aides existent, dont celle de Bpifrance. De plus, selon la zone d’implantation de la franchise, il est possible de bénéficier d’une « prime d’aménagement du territoire ».

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Serait‑il plus simple et moins coûteux de reprendre une franchise, puisque tous les coûts initiaux ont été investis ? « C’est souvent l’inverse, met en garde Théodore Gitakos, parce qu’on achète une affaire déjà lancée qui dispose d’une assise financière établie » et dont le patron demande le prix. L’opération offre pourtant de nombreux avantages : notoriété, clientèle, chiffre d’affaires, local, etc.

Alternatives et autres formules commerciales

Dans les années 1970, 80 % des enseignes se développaient en franchise proprement dite. D’autres formes existent :

  • Licence de marque : accord autorisant l’utilisation d’une marque moyennant des redevances. Une façon rapide de créer un réseau sous son enseigne.
  • La coopérative : proche des principes de la franchise, elle s’organise de façon horizontale ; les membres détiennent une participation et partagent la gouvernance.
  • La concession commerciale : axée sur la distribution de produits, comportant exclusivités territoriales; elle ne prévoit pas nécessairement une assistance obligatoire.
  • La commission affiliation : le fournisseur reste propriétaire du stock et rémunère le distributeur en commissions, facilitant l’accès avec un apport personnel moindre.
  • Le partenariat : à mi-chemin entre la franchise et la concession, il implique la mise à disposition d’un concept adapté jusqu’à 20% aux particularités locales.

Certaines enseignes, quel que soit leur mode d'organisation, impliquent peu d’investissements quand d’autres exigent au contraire des fonds extrêmement importants.

Avantages et inconvénients liés au prix d’une franchise

Les bénéfices liés à l’entreprise en franchise séduisent de nombreux entrepreneurs : évoluer au sein d’un réseau, profiter d’un taux de défaillance moins élevé, bénéficier de la notoriété d'une marque connue, d’un savoir‑faire et d’un accompagnement. En contrepartie, le coût à l’entrée et les redevances périodiques constituent un inconvénient d’ordre financier.

Un franchisé paie le savoir‑faire, le droit d’entrée et les redevances en contrepartie de tout ce qui est mis à sa disposition. Le franchisé ne peut pas prendre toutes les initiatives qu’il souhaite et ne peut pas créer ou innover puisqu’il duplique un concept existant. De plus, il doit respecter toutes les règles figurant dans le contrat le liant au franchiseur. La durée de ce contrat est également limitée et rien ne garantit au franchisé de pouvoir poursuivre son activité à la fin du contrat et en cas de rupture, il n'a plus le droit d’utiliser le savoir‑faire dont il bénéficie.

Questions pratiques avant de se lancer

Il est primordial pour le futur franchisé de vérifier la « solidité » du franchiseur, en termes de notoriété, d’expérimentation de son savoir‑faire mais aussi au regard de l'importance des prestations et des services offerts par le franchiseur ou encore la bonne commercialisation de produits. Il faudra chiffrer les coûts d’investissement avec la plus grande exactitude (apport personnel et/ou emprunt) mais aussi évaluer la rentabilité prévisionnelle afin de couvrir les charges de l’entreprise et permettre votre rémunération.

Le contrat de franchise encadre la relation entre franchiseur et franchisé. Il définit les droits, les obligations, la durée, les redevances, les conditions d’exclusivité et les modalités de résiliation. Une lecture attentive est indispensable pour s’assurer que le partenariat correspond aux attentes du porteur de projet.

Choisir entre créer seul, reprendre ou franchiser

Adhérer à un réseau de franchise coûte généralement plus cher que de se lancer dans la création d’une entreprise en solo. Pour cause, les avantages qu’offre un réseau (notoriété de l’enseigne, son savoir‑faire, l’accompagnement du franchiseur, etc.) ont un prix. L’investissement total dépend avant tout du secteur d’activité, mais aussi de la localisation, de la taille du local et du niveau d’aménagement exigé. Les réseaux de services restent accessibles avec des budgets modestes, tandis que d’autres secteurs requièrent des fonds importants.

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