Durée du Contrôle Fiscal pour les Petites Entreprises en France

De nos jours, les entreprises de toutes tailles sont susceptibles de faire l'objet d'un contrôle fiscal. Bien que redouté, il s'agit d'une procédure nécessaire et encadrée par la loi. Un contrôle fiscal d'entreprise est une procédure initiée par l'administration fiscale, représentée par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP). Cette procédure, menée par l'administration fiscale, vise à s'assurer du respect des obligations déclaratives et du paiement des impôts et taxes dus. Ce contrôle permet également d'identifier d'éventuels manquements, qu'ils soient commis de bonne foi ou de manière délibérée.

Vous apprenez que votre entreprise va faire l’objet d’une vérification de comptabilité. Vous allez donc devoir vous organiser pour répondre aux demandes du vérificateur, et ceci va automatiquement perturber votre organisation. Dans une petite entreprise, le contrôle fiscal peut très vite nuire au bon fonctionnement. Heureusement, le législateur en a tenu compte en réduisant sa durée.

Cet article détaillé explore les modalités du contrôle fiscal d'entreprise, en mettant l'accent sur un aspect crucial : les délais de prescription. Nous aborderons les différents types de contrôles, leur déroulement, les recours possibles en cas de désaccord, et répondrons aux questions fréquemment posées.

Le contrôle fiscal expliqué en détails 🔎

Les Fondamentaux du Contrôle Fiscal d'Entreprise

Il convient de noter que le contrôle fiscal d'entreprise est encadré par la charte des droits et obligations du contribuable vérifié. Un tiers (concurrent, ancien employé, etc.) peut alerter l'administration sur des agissements présumés frauduleux de l'entreprise.

Oui, les entreprises individuelles, y compris les auto-entrepreneurs, peuvent faire l'objet d'un contrôle fiscal. Ainsi, le contrôle fiscal de l’auto-entrepreneur peut être effectué sur pièce (à distance) ou sur place, dans le but de vérifier l’exactitude de ses déclarations. Le contrôle fiscal d'un auto-entrepreneur peut être effectué sur pièces (à distance) ou sur place. L'administration compare alors les déclarations de chiffre d'affaires, les factures et le train de vie de l'auto-entrepreneur.

Lire aussi: Définition Financement de Stock

En effet, l’entreprise individuelle permet d’exercer une activité en son nom propre et pour son propre compte. Une entreprise individuelle peut faire l'objet d'un contrôle fiscal. Une micro-entreprise peut faire l’objet d’une procédure de contrôle fiscal sur pièces ou de contrôle fiscal externe.

Une entreprise peut à tout moment faire l’objet d’une vérification de comptabilité par l’administration fiscale. À la suite d’une vérification de comptabilité, l’entreprise peut faire l’objet d’une rectification de ses bases imposables.

Contrôle fiscal d'entreprise

Durée Limitée du Contrôle Fiscal : Une Protection pour les Petites Entreprises

L’article L52 du Livre des Procédures Fiscales dispose que la vérification sur place des livres et documents comptables ne peut s’étendre sur une durée supérieure à 3 mois.

Quelles sont les entreprises concernées ?

Bénéficient de cette disposition les entreprises dont le montant annuel hors taxe du chiffre d’affaires ou des recettes brutes n’excède pas la limite d’admission au régime simplifié d’imposition. Cette limite est ainsi fixée à 818 000€ pour les entreprises dont l’objet est la vente de biens ou la fourniture de logement et à 247 000€ pour les prestataires de services.

Dans les PME dont le chiffre d'affaires est inférieur à 818 000 euros (pour les entreprises de vente) ou 247 000 euros (pour les entreprises de services), le contrôle fiscal ne peut excéder 3 mois.

Lire aussi: Conserver ses papiers importants : Combien de temps ?

L’expiration du délai de 3 mois ne pourra pas empêcher le vérificateur d’examiner des comptes mixtes (comptes bancaires utilisés à la fois à des fins professionnelles et privées) dans le cadre d’un contrôle fiscal privé.

La durée de la vérification peut excéder trois mois si le chiffre d’affaires d’un seul des exercices vérifiés dépasse la limite prévue.

Pour toutes les entreprises ? Non ! Cette garantie ne s’applique pas aux sociétés qui exercent une activité civile de location de locaux nus, sauf si cette activité civile présente un caractère purement accessoire par rapport aux autres activités de l’entreprise.

Si votre entreprise bénéficie de cette garantie fondamentale, assurez-vous que le vérificateur n’a pas dépassé le délai de 3 mois qui lui était imparti.

Le point de départ du délai correspond au jour de la 1ère intervention sur place et s’achève 3 mois plus tard.

Lire aussi: Procédure de dépôt de marque INPI

Notez avec précision les dates de début et de fin des opérations de contrôle pour valider le respect de cette règle par le vérificateur.

Une vérification de comptabilité est achevée le jour de la dernière intervention sur place précédant l’envoi de la proposition de rectifications fiscales (ou de l’avis d’absence de rehaussements).

Une vérification qui débute le 16 octobre s’achèvera 3 mois plus tard le 15 janvier suivant (date de la dernière intervention possible).

Il faut effectivement prendre en compte la date à laquelle le vérificateur intervient pour la dernière fois dans l’entreprise pour contrôler les comptes.

Bon à savoir : Si la copie des fichiers des écritures comptables (FEC) n’est pas remise au vérificateur le jour de sa première intervention, le délai de trois mois ne commencera à courir qu’à la date de remise de cette copie.

Attention, la limite du contrôle fiscal de 3 mois ne s’applique pas dans différents cas :

  • Graves irrégularités privant de valeur probante la comptabilité (dans ce cas, la durée est limitée à 6 mois)
  • En cas d’exercice d’une activité occulte
  • Pour l’instruction des observations et des réclamations présentées par le contribuable

La Loi écarte le bénéfice de cette garantie lorsque le vérificateur apporte la preuve que la comptabilité comporte de graves irrégularités privant votre comptabilité de valeur probante.

Il ne faudrait pas que, sous couvert d’un problème de respect du délai de 3 mois, le vérificateur relève de graves irrégularités pour obtenir un délai supplémentaire. Vérifiez la gravité de l’irrégularité retenue pour apprécier si elle est de nature à véritablement priver de valeur probante votre comptabilité.

Des conséquences lourdes pour l’entreprise en cas de non-respect

Si les investigations se prolongent au-delà de la durée de 3 mois, la procédure est gravement viciée. Dans tous les cas, les impositions qui résulteraient de cette procédure sont sans valeur juridique.

Le délai de 3 mois débute à partir du moment où le vérificateur commence à contrôler sur place la sincérité des déclarations fiscales souscrites en les comparant avec les écritures comptables et les pièces justificatives. En règle générale, il s’agira de la date de première intervention portée sur l’avis de vérification (sauf report). Le délai s’achève à la date de la dernière intervention sur place du vérificateur, et non pas à celle de l’envoi de la proposition de rectification consécutive au contrôle.

Mais… Il faut savoir qu’une demande de documents comptables formulée par le vérificateur après sa dernière visite sur place mais avant l'envoi de la notification de redressement se rattache aux opérations de vérification de la comptabilité : si cette demande vous est adressée plus de 3 mois après le début des opérations de contrôle, ce dernier sera irrégulier.

Vous souhaitez l’annulation de la procédure ? Il faudra prouver le dépassement du délai.

L’entreprise qui entend faire valoir le dépassement de la durée de trois mois pour obtenir l’annulation de la procédure est tenue d’apporter la preuve de son affirmation.

La vérification de comptabilité de notre entreprise devait débuter le 25 avril, mais nous avons demandé à ce qu’elle soit reportée, en raison d’une période de vacances où nous étions en sous-effectif. Si vous avez demandé à modifier la date de la 1ère intervention du vérificateur, le délai de 3 mois devra être reporté d’autant : il ne débutera donc qu’à partir de la nouvelle date retenue en accord avec le vérificateur pour le début des opérations de contrôle.

Déroulement du Contrôle Fiscal d'Entreprise

Le contrôle fiscal d'entreprise suit généralement une procédure bien définie, qui peut varier selon le type de contrôle effectué. Lors d'un contrôle sur pièces, l'administration vérifie les déclarations de l'entreprise et leur cohérence, sans se déplacer sur site. Si des irrégularités sont constatées, l'entreprise peut recevoir une proposition de rectification.

Dans le cadre d’un contrôle sur pièces, l’administration peut réaliser son contrôle sans prévenir l’entreprise. Dans ce cas, l’entreprise n’est pas informée que ses comptes et ses déclarations vont être contrôlés par l’administration fiscale. Celle-ci vérifie les déclarations de l’entreprise et leur cohérence.

L'administration est tenue d'informer l'entreprise de son intention de procéder à un contrôle fiscal, généralement par courrier recommandé avec accusé de réception. Le contrôle fiscal de l’entreprise débute par la réception de l’avis de contrôle fiscal émis par l’administration.

Au moyen de cette pièce de procédure, l’administration prévient le contribuable de son intention de contrôler sa comptabilité. L'administration fiscale a l’obligation de prévenir l’entreprise qu’elle va réaliser un contrôle fiscal. L'administration fiscale a l’obligation de prévenir l’entreprise qu’elle va réaliser un contrôle fiscal.

Dans le cadre d’un contrôle sur pièces, l’administration contrôle les déclarations de l’entreprise et peut solliciter des éléments complémentaires auprès de celle-ci ou de tiers. Elle peut transmettre une proposition de rectification sur la base des documents étudiés, sans qu’il n’y ait de débat oral et contradictoire antérieur

Lors de la première intervention sur place, le vérificateur présente la charte des droits et obligations du contribuable vérifié et définit les modalités de son intervention. Par ailleurs, il doit s’accompagner de la charte des droits et obligations du contribuable vérifié.

Tout au long du contrôle fiscal, le vérificateur doit engager un débat oral et contradictoire avec le chef d'entreprise (ou son représentant). De manière générale, le contrôle fiscal d’entreprise est une procédure orale et contradictoire. Cela signifie que le chef d’entreprise, qui peut être assisté d’un avocat ou d’un expert-comptable, a la possibilité de répondre à l'administration fiscale.

A savoir : dans le cadre de la vérification de comptabilité et de l’examen de comptabilité, l’entreprise bénéficie du débat oral et contradictoire qui lui permet de faire valoir ses arguments et positions. Il s’agit d’une garantie essentielle.

En général, la remise du FEC se déroule lors de la première intervention sur place du vérificateur, dans le cas d’une vérification de comptabilité. convient de points réguliers avec le contribuable afin que chaque partie puisse échanger ses arguments et débattre

Le contrôle fiscal de l’entreprise ne peut débuter avant un délai de deux jours francs à partir de la réception de l’avis.

A savoir : en pratique, le contrôle débute 15 jours minimum après la réception de l’avis de contrôle fiscal.

À l'issue du contrôle, le vérificateur convoque une réunion de synthèse au cours de laquelle il présente ses conclusions.

Lorsque l’agent en charge du contrôle fiscal de l’entreprise a terminé ses vérifications, il a la possibilité de convenir d’une réunion de synthèse. Cette étape marque la fin des interventions sur place.

En principe, le vérificateur précise à l’entreprise les points qui feront l’objet de rectifications ou, le cas échéant, il l’informe de l’absence de rectification.

Si le vérificateur a constaté des erreurs, inexactitudes ou omissions durant le contrôle, le contribuable dispose de la possibilité de les régulariser avant l’envoi de la proposition de rectification.

L’avis est soit transmis par courrier postal en recommandé avec accusé de réception, soit remis en main propre.

Dans le cas où des manquements sont avérés, l'administration fiscale adresse à l'entreprise une proposition de rectification. Si des erreurs, inexactitudes ou omissions, ont été constatées par le vérificateur lors du contrôle, le contribuable reçoit alors une proposition de rectification.

Bien que la transmission d’une proposition de rectification marque la fin de la procédure de contrôle, le contribuable dispose encore de la faculté de faire valoir ses droits.

En effet, il bénéficie de garanties supplémentaires selon la procédure dont il fait l’objet (observations, recours hiérarchique, interlocution…).

Si l’inspecteur constate des irrégularités et décide du redressement fiscal de l’entreprise, celle-ci peut contester la décision auprès du supérieur hiérarchique.

Si la plupart des contrôles fiscaux sont déclenchés pour une ou plusieurs raisons précises (voir ci-dessous), certains contrôles peuvent être effectués de manière aléatoire.

De manière générale, il faut savoir que l'administration fiscale française vérifie à distance les déclarations des entreprises (contrôle sur pièces). Le contrôle interne appelé "contrôle sur pièces".

Il s'agit d'un contrôle de routine, effectué à distance par un vérificateur, et qui peut survenir de manière aléatoire. Dans ce cas précis, l'entreprise n'est pas informée qu'un tel contrôle va avoir lieu, sauf si l'administration vous adresse une demande d'éclaircissements ou de justifications complémentaires.

balises: #Entreprise

Articles populaires: