Économétrie Bancaire et Finance Quantitative : Définition et Applications

L'économétrie bancaire et la finance quantitative sont des domaines cruciaux pour l'analyse et la gestion des risques financiers, ainsi que pour l'optimisation des stratégies financières. Cet article explore la définition de ces disciplines, leur importance et leurs applications pratiques.

Qu'est-ce que la Finance Quantitative ?

L’analyste quantitatif conçoit, teste et implémente des modèles mathématiques pour évaluer les risques et optimiser les stratégies financières. Il travaille souvent en étroite collaboration avec les traders, les gestionnaires de portefeuille et les équipes de gestion des risques pour fournir des outils de décision basés sur des analyses précises et rigoureuses.

Pour devenir analyste quantitatif, il est indispensable de suivre une formation solide en mathématiques, en ingénierie financière ou en physique. Un diplôme de niveau bac+5, tel qu’un master en finance quantitative, en mathématiques appliquées ou en statistiques, est généralement requis.

L'analyste financier ou l'analyste financière étudie la presse économique et les rapports annuels des entreprises, participe à des réunions internes pour mieux comprendre la stratégie de développement ou les méthodes de gestion d'un groupe. À l'affût de la moindre information, il ou elle est régulièrement en contact avec les managers.

Il ou elle dresse ensuite le bilan complet d'une entreprise. Pour cela, des modèles financiers sont utilisés: ils lui servent à interpréter les chiffres, à évaluer les bénéfices dégagés, à établir des comparaisons avec la concurrence... tout en gardant un oeil sur les grandes tendances économiques.

Lire aussi: Analyse Économétrique en Finance

Se fiant à ses calculs mais également à son flair, l'analyste financier ou l'analyste financière prévoit quelles valeurs vont grimper ou chuter et à quel moment. Il lui est donc possible de conseiller l'achat de tel titre ou la vente de tel autre. Il ou elle rédige des notes de synthèse à l'intention des traders, des gérants de portefeuilles ou des concepteurs de produits financiers.

Compétences et Qualités Requises

  • Rapidité et rigueur: L'analyste doit réagir très vite en évitant de commettre des erreurs qui pourraient avoir des conséquences dramatiques sur l'équilibre financier d'une entreprise. Son esprit de synthèse et son recul lui permettent de faire le tri dans une masse d'informations complexes et d'en tirer les bonnes conclusions. Il faut savoir utiliser des outils tels que l'IA ou les fonctions macro d'Excel.
  • Communication: Avide de récolter le maximum d'informations, ce professionnel ou cette professionnelle multiplie les contacts. Il ou elle développe aussi son talent pour la communication, car il lui faut assurer le " service après-vente " de ses notes de synthèse et être capable d'argumenter très précisément la moindre de ses préconisations.
  • Spécialisation: La multiplication des sources d'information oblige l'analyste à se spécialiser, soit dans un secteur d'activité, soit sur une zone géographique. Il ou elle traite au maximum une dizaine de valeurs et suit attentivement les évolutions de ces quelques sociétés, sur lesquelles il ou elle a acquis une expertise.

Aux côtés de l'analyste, des économistes prévoient et mesurent l'impact de l'évolution économique sur les niveaux des taux, des changes et des cours des marchés d'actions. Indispensables dans les salles de marché, les " quants " (chargés d'analyse quantitative) sont des experts en calculs de probabilités.

Analyste Quantitatif

Analyste quantitatif et ses responsabilités.

La Théorie Quantitative de la Monnaie (TQM)

La théorie quantitative de la monnaie (TQM) constitue une théorie monétaire incontournable de la pensée économique depuis des siècles maintenant. Elle a guidé la politique monétaire depuis 1970, mais semble de moins en moins pertinente depuis 2008. Cet article te sera essentiel pour traiter une large panoplie de sujets de dissertation.

Théorie Quantitative de la Monnaie: Comprendre les Concepts Fondamentaux

La TQM peut être mobilisée afin de réfléchir sur des questions générales liées à la monnaie, mais aussi sur l’inflation ou les politiques conjoncturelles. Même si de nombreuses théories monétaires ont existé avant l’émergence de la théorie quantitative de la monnaie, la première intuition de la TQM vient du mercantiliste Bodin en 1568 dans sa Lettre à M. De Malestroit.

Lire aussi: Opérations Bancaires et TVA en France

En 1566, De Malestroit pensait que l’inflation espagnole provenait de la manipulation des taux de change par les États pour faciliter le remboursement des dettes. Bodin le contredit dans sa lettre, en considérant que cette inflation venait d’une entrée d’or en Espagne. Ceci conduit à une hausse du sentiment de richesse en Espagne, et donc à une hausse de la demande puis à une hausse des prix, selon la loi des débouchés.

Principes Fondamentaux de la TQM

La première formulation de la théorie quantitative de la monnaie vient de Fisher en 1911 (Le Pouvoir d’achat de la monnaie). Comme la monnaie n’est pas désirée pour elle-même, elle sera forcément utilisée par les agents. Ceci implique qu’une hausse de la monnaie entraîne une hausse de la demande, ce qui engendre une hausse des prix dans la vision néoclassique.

Pour formaliser cela, trois différentes équations, dites équations quantitatives, ont été pensées par des auteurs. Tout d’abord, Fisher considère que l’on a tout le temps l’égalité MV = PT (M = unités de monnaie en circulation, V = vitesse de circulation, P = prix, T = volume de transaction). Or, au plein emploi des facteurs de production, les hypothèses néoclassiques supposent que V et T sont stables. Ceci engendre qu’une hausse de M aura forcément comme impact une hausse de P afin de garder l’égalité.

  • Fisher (1911): MV = PT
  • Pigou (1917): Remplace le volume de transaction par le revenu global Y.
  • Cambridge (1920): Logique différente, suggérée par Pigou et Marshall.
Théorie Quantitative de la Monnaie

Explication de la théorie quantitative de la monnaie.

Critiques et Évolutions de la TQM

Dans A Monetary History of the United States, Friedman réactive la théorie quantitative de la monnaie en dénonçant « l’erreur de la Fed». Il considère que la crise de 1929 est une crise monétaire qui prend naissance dans la fragilité du système bancaire américain. En effet, cette crise a entraîné la disparition de la moitié des banques. Ce qui a fortement limité la création monétaire, entraînant donc une déflation (d’où la TQM).

Lire aussi: Caisse d'Épargne et auto-entrepreneur : le compte bancaire

Pour lui, la Fed a fait une erreur étant donné qu’elle n’a pas mis en circulation plus de monnaie centrale. Contrairement à la pensée keynésienne qui voit la monnaie comme active, c’est-à-dire que la sphère monétaire a un impact sur la sphère productive, la TQM postule que la monnaie est neutre.

Le monétariste Milton Friedman n’est pas aussi drastique sur cette vision de la monnaie comme neutre. Dans The Role of Monetary Policy, ce dernier distingue le long terme du court terme.

Applications Pratiques et Politiques Monétaires

La TQM constitue le cadre de toute la politique monétaire après 1970, sous l’impulsion des thèses monétaristes. L’exemple le plus marquant d’utilisation de la TQM aux États-Unis est le « choc Volcker » de 1979, qui désigne la remontée des taux directeurs à 19 % par le gouverneur de la Fed afin de lutter contre l’inflation.

La BCE, pour respecter son objectif d’une inflation inférieure mais proche des 2 %, possède des objectifs intermédiaires. Parmi ces derniers figure un objectif de création monétaire.

Or, après la crise de 2008, les Banques centrales ont, en plus de politiques de QE, eu des taux d’intérêt presque nuls pendant près d’une décennie. Dès lors, depuis 2008, la TQM est remplacée par la pensée keynésienne sur les politiques de relance monétaire.

Remise en Question de la TQM

Alors que Friedman déclarait que « l’inflation est partout et toujours un phénomène monétaire », la TQM semble remise en question par l’inflation que nous vivons. En effet, les taux d’intérêt étant proches de zéro depuis de nombreuses années, ce sont de nouvelles explications qui ont pris le dessus.

Ainsi, pour remettre en cause la TQM aujourd’hui, Patrick Artus prend l’exemple de la crise de la Covid-19 et de l’inflation. Ce dernier point vient remettre en cause l’exogénéité de la monnaie utilisée dans la TQM.

Friedman pensait que pour éviter la déflation, il suffisait que le président de la Banque centrale jette de la monnaie de son hélicoptère (cette phrase tombe souvent aux oraux). Or, pour que la TQM fonctionne dans ce cadre, nous devons nous situer dans une approche multiplicateur.

Formations et Perspectives de Carrière

Après le bac, il faut compter 5 ans pour obtenir un diplôme d'ingénieur ou d'école supéreure de commerce, un diplôme d'IEP (institut d'études politiques) ou encore un master avec une spécialisation en finance.

Chaque année, de nouvelles valeurs sont introduites en bourse. Des professionnels doivent donc être recrutés pour suivre l'évolution de nouveaux marchés financiers. Confrontées à une vague de départs à la retraite, les banques offrent quelques opportunités d'emploi.

La majorité des analystes financiers est salariée en Ile-de-France, au sein d'un siège social. Leurs employeurs sont des sociétés de conseil financier, des banques, des assurances, des sociétés de gestion de patrimoine, des fonds d'investissement et, dans une moindre mesure, des bureaux d'études indépendants.

Ce poste est un très bon tremplin pour les jeunes diplômés car il est très formateur. Après quelques années d'expérience, un analyste financier ou une analyste financière peut accéder à des fonctions portant sur la gestion de portefeuille, la vente en salle de marché ou l'ingénierie financière. À partir de 2750 euros brut par mois.

balises: #Financ

Articles populaires: