Marché de l'emploi secteur finance à Dijon : état des lieux et perspectives

Le marché de l'emploi dans les métiers comptables et financiers traverse une période de stabilisation. Selon le baromètre publié par Fed Finance, spécialiste du recrutement dans la finance d'entreprise, la banque-assurance et la finance de marché, les CDI ont représenté entre 62 et 64% des embauches sur le premier semestre. Une tendance stable, tandis que les contrats courts (CDD et intérim), souvent utilisés pour pallier un surcroît d'activité ou assurer un remplacement, se sont maintenus à 37-38%.

Le baromètre emploi de Fed Finance dresse un état des lieux contrasté du marché des recrutements au premier semestre 2025 dans le secteur comptable et financier. Entre prudence des entreprises et besoins persistants en compétences, la seconde partie de l'année pourrait marquer un regain d'activité, notamment en Ile-de-France.

Évolution des types de contrats et créations de postes

Après une légère embellie en début d'année, les créations de postes en CDI reculent : elles ne représentent plus que 27% des recrutements au deuxième trimestre, soit une baisse de cinq points en trois mois et deux points de moins qu'à la fin 2024. Les remplacements demeurent ainsi le principal moteur des embauches. Ils concernent 47% des recrutements, tous types de contrats confondus, dont près d'un tiers en CDI.

Profil des recrutements et compétences recherchées

Les entreprises privilégient désormais des profils polyvalents, rompus à la digitalisation et à l'automatisation. Mais les perspectives s'éclaircissent pour le second semestre : retour des investissements, exigences réglementaires accrues, enjeux ESG et transformation digitale devraient relancer les embauches. Les profils de comptables généraux, de contrôleurs de gestion confirmés et de responsables administratifs et financiers seront particulièrement recherchés.

Dynamiques régionales et implications pour Dijon

La région francilienne illustre les paradoxes du marché. Le ralentissement de début d'année, marqué par l'incertitude économique et des politiques de réduction des coûts, a rendu les recrutements plus sélectifs.

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Hauts-de-France : On observe un démarrage timide marqué par l'attentisme des entreprises et des processus plus longs. L'industrie et la logistique restent moteurs, et la distribution a montré des signes de dynamisme en fin de semestre.

Auvergne-Rhône-Alpes : progression lente et processus de recrutement allongés, reflets d'une prudence persistante.

Provence-Alpes-Côte d'Azur : un marché porté par l'agroalimentaire, la logistique et le tertiaire. L'intérim et les CDD dominent pour répondre à la saisonnalité, tandis que les CDI se concentrent sur des postes stratégiques.

Région Ouest : un semestre tendu, avec peu d'opportunités et des recrutements longs. Mais depuis juin, la tendance s'inverse avec des cycles plus courts, davantage de missions confiées aux cabinets et une hausse des placements, en particulier dans l'agroalimentaire, la santé et l'électronique.

Occitanie : le marché reste figé. Les salariés, prudents, privilégient la stabilité, limitant les ouvertures de postes dans les métiers de la finance et des ressources humaines.

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Pour Dijon, ces dynamiques régionales impliquent une vigilance sur la nature des postes proposés : une part importante de CDD et d'intérim pour gérer la saisonnalité ou des pics d'activité, et une sélection renforcée pour les rares CDI disponibles, qui viseront des profils polyvalents et digitalisés.

Perception des candidats et comportements sur le marché

Comment les candidats perçoivent-ils le marché de l’emploi ? Comment considèrent-ils leur poste ? Comment envisagent-ils leur évolution professionnelle ? Pour la plupart des répondants (38 %), le marché est peu dynamique. Seulement 10 % le trouvent très dynamique.

Parmi les obstacles rencontrés, 57 % trouvent le marché très concurrentiel, 53 % estiment que les opportunités sont rares et 45 % jugent les recruteurs peu transparents sur les offres d’emploi proposées. Selon le baromètre 2025 de l’APEC, aucun secteur n’échappe au ralentissement du marché de l’emploi. Autre enseignement, 55 % des répondants ont passé entre 1 et 2 entretiens avant d’être retenus.

Entre deux offres d’embauche pour des postes équivalents, la rémunération est le critère principal de choix pour la grande majorité des répondants (77 %). 37 % d’entre eux estiment que leur rémunération est inférieure à leurs prétentions salariales (principalement dans les tranches entre 1 à 3 ans, et de 20 à 30 ans d’expérience).

Interrogés sur les critères qui les animaient, près des 2/3 des répondants (61 %) indiquent ‘la polyvalence des tâches dans leur métier’, 47 % ‘les missions proposées’ et 39 % ‘les possibilités d’évolution’. Pour autant, ils ne se projettent pas dans leur entreprise. En effet, ils sont 42 % à être en recherche active d’emploi et 32 % à vouloir rester au maximum 3 ans (principalement les répondants sans emploi et les personnes en contrat CDI). Seuls 8 % d’entre eux veulent rester au- delà de 5 ans et 7 % durant toute leur carrière.

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Rôle des cabinets de recrutement et acteurs locaux

Fed Finance, ce sont plus de 100 consultants passionnés, véritables as du recrutement, prêts à relever tous les défis. Que ce soit pour des missions en intérim, en CDD ou en CDI, nous sommes là pour dénicher les talents les plus brillants dans les domaines de la comptabilité, de la finance, de l’assurance et de l’audit.

Tableau récapitulatif des tendances observées

Élément Tendance
Part des CDI 62-64% sur le 1er semestre
Part des contrats courts (CDD, intérim) 37-38%
Créations de CDI au T2 27% des recrutements (baisse)
Motif principal d'embauche Remplacements (47% des recrutements)
Critère principal des candidats Rémunération (77%)

Malgré les incertitudes économiques et les stratégies de réduction des coûts, les métiers financiers demeurent centraux pour les entreprises. Qu'il s'agisse de répondre aux obligations réglementaires, d'améliorer la performance ou d'intégrer les enjeux de responsabilité sociétale, la demande de compétences reste bien présente.

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