Guider pour étudier la finance au Canada

Dans la finance, l’international n’est pas un bonus - c’est la norme. Dans ce contexte, étudier la finance à l’étranger est bien plus qu’un choix académique : c’est un positionnement stratégique. Si vous ne partez pas dans le cadre d’un échange entre votre établissement français et un établissement canadien avec lequel il existe déjà un accord, vous allez vous retrouver face à une multitude de possibilités.

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Pourquoi étudier la finance à l'étranger ?

Les formations en finance à l’international présentent plusieurs avantages clés, aussi bien du point de vue académique que professionnel. Certaines des écoles les plus réputées en finance se trouvent à l’étranger. Ces institutions se distinguent par la qualité de leur corps enseignant, la solidité de leurs partenariats avec les acteurs économiques, et leur positionnement dans les classements internationaux.

La grande majorité des programmes internationaux mettent l’accent sur la pratique : études de cas, simulation de marchés, participation à des concours de finance, projets réels en partenariat avec des entreprises, stages obligatoires. Autre avantage : les campus sont souvent très multiculturels.

La finance est un secteur fondamentalement mondialisé. Étudier la finance à l’étranger, c’est aussi souvent y débuter sa carrière. Des banques d’investissement (Goldman Sachs, J.P.

À l’international, les recruteurs scrutent de près l’établissement d’origine, surtout pour des postes très convoités en banque d’investissement, gestion d’actifs ou conseil financier. Les écoles comme LSE, HEC, Bocconi ou Wharton ne se contentent pas de vous former : elles vous placent dans le bon pipeline dès le premier jour. Dans un secteur où la concurrence est mondiale, bien choisir son université est un levier stratégique.

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Étudier la finance à l’étranger, ce n’est pas seulement valider un diplôme reconnu. C’est aussi développer une agilité professionnelle, une aisance en anglais, une capacité d’adaptation à des marchés en mouvement permanent.

Le système éducatif canadien

Chaque année, près de 500.000 jeunes internationaux, dont plus de 20.000 Français, partent étudier au Canada. 2ème pays le plus grand du monde après la Russie, le Canada regroupe 10 provinces et 3 territoires qui s’étendent de l’Atlantique au Pacifique et jusqu’au nord dans l’océan Arctique. Chaque région, chaque côte, chaque ville ayant son identité propre, il est difficile d’établir un classement des meilleures destinations. À chacun ses goûts !

Au Canada, le terme "Baccalauréat" (Bachelor) désigne un établissement d’études post-secondaires de 1er cycle (accessible après l’obtention de son diplôme d’études secondaires). Au Québec, ces établissements d’enseignement public portent le nom de Cégep (Collège d’enseignement général et professionnel). Les jeunes étrangers venus étudier au Canada sont obligés d’être étudiants à plein temps et ne peuvent pas étudier à temps partiel.

Étudier au Canada, c’est avoir la possibilité de recevoir un enseignement en français, en anglais ou dans les deux langues. Vous devrez prévoir un certain budget (frais de scolarité, logement, transports, alimentation, abonnement téléphonie mobile et internet, assurance maladie, loisirs…) avant de de traverser l’Atlantique et profiter de l’un des systèmes d’éducation les plus reconnus et respectés au monde.

Un grand nombre d’établissements universitaires existent au Canada : l’Association des Universités et Collèges du Canada (AUCC) en compte 95. Les Universités proposent des formations de tout cycle universitaire. Les Colleges ou Écoles de formations professionnelles offrent des formations courtes (2 ans) et techniques. On peut rapprocher ces formations aux BTS ou DUT français.

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Dans le domaine de la finance, c’est au sein du département Business que des formations sont proposées. Voici une liste du gouvernement des établissements reconnus pour étudier. Au sein des Colleges, des formations en deux ans sont proposées sous le nom de Diploma degree. Ce type de formation permets généralement une poursuite d’études à l’Université si l’étudiant le souhaite grâce à des équivalences.

Pour étudier la finance de manière plus poussée, il faut étudier au sein des Universités. Au sein de ces Bachelor, l’étudiant peut choisir une spécialisation en finance pour être confronté dès son premier cycle d’études à des enseignements en finance. La vraie spécialisation arrive au niveau postgraduate. Le Master degree est la continuité du Bachelor degree.

Selon les Universités, de nombreuses formations en finance existent. Elles durent 1 ou 2 ans et peuvent être plus ou moins spécialisées. Il est également possible de suivre des enseignements de finance au sein d’un MBA (Master of Business Administration). Les étudiants peuvent également poursuivre un PhD (équivalent à un doctorat) dans le domaine de la finance.

Le CFA (Chartered Financial Analyst) est une certification en finance reconnue internationalement. Délivrée par le CFA Institute, une organisation privée américaine, le CFA nécessite beaucoup de travail et d’investissement.

Un certificat d'études supérieures est une qualification post-baccalauréat délivrée par les collèges, les universités et les écoles techniques du monde entier. En fonction de l'endroit où le certificat est délivré, un certificat d'études supérieures confère des qualifications de niveau licence ou de niveau master.

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HEC Montréal : Un exemple d'excellence

Vous êtes à la recherche d’un établissement d’enseignement où vous pourrez apprendre et vous épanouir ? Alors ne cherchez pas plus loin que HEC Montréal, l’une des écoles les plus prestigieuses du Canada !

Depuis sa fondation en 1907, HEC Montréal offre une éducation de haute qualité aux étudiants du monde entier. En effet, il s’agit du département de commerce de l’université de Montréal (UdeM), une des meilleures universités mondiales (118ème selon le QS Ranking 2021).

HEC Montréal est l’une des écoles de commerce les plus prestigieuses au Canada et se classe régulièrement parmi les 100 meilleures écoles au monde. Elle est accréditée par AACSB International - l’Association to Advance Collegiate Schools of Business - et EQUIS - le système européen d’amélioration de la qualité.

HEC Montréal offre aux étudiants une gamme diversifiée d’options de programmes et de cours. L’école offre des baccalauréats, des maîtrises et des doctorats dans une variété de disciplines, dont les affaires, la finance, le marketing, la comptabilité, l’économie, les sciences de la gestion, la gestion des ressources humaines, les technologies et la gestion des opérations.

Les programmes d’HEC Montréal sont divisés en 3 cycles distincts (1er, 2ème & 3ème cycles) : Bachelor, Master et Doctorat. Au premier cycle (post-bac) HEC dispose d’un cursus unique appelé le baccalauréat en administration des affaires (BAA). L’année de préparation, quant à elle, est proposée en français uniquement. Au niveau supérieur, HEC propose de nombreux programmes de Master, MBA et DESS (diplôme d’études spécialisées) dans différentes branches du commerce. Les masters se réalisent généralement en 3 semestres d’études (un an et demi).

L’admission en BAA se fait sur la base du dossier scolaire. HEC exige une moyenne de 14/20 au baccalauréat général français. Pour les étudiants actuellement en prépa commerce ou en cursus commerce qui postulent au BAA sans l’année de préparation, l’admission se fera sur le bac et les résultats de la première année d’études.

Au niveau Master, HEC demande généralement aux étudiants d’avoir validé un bac + 4 d’une universités ou grande école avec une moyenne de 12/20 minimum. HEC Montréal n’exige pas de tests d’anglais ou d’espagnol pour le BAA en cheminement bilingue ou trilingue.

La communauté du campus de HEC Montréal est dynamique et diversifiée, avec des étudiants de plus de 120 pays du monde entier qui y suivent des cours chaque année. Les étudiants ont accès à des installations de pointe telles que des bibliothèques contenant plus de 130 000 volumes, des laboratoires informatiques, des complexes sportifs, des galeries d’art, des centres de services aux étudiants, des cafétérias, des théâtres, des salles de spectacle, des salles de conférence, des salles d’étude, des laboratoires et bien plus encore !

Pour étudier au Québec, tu devras t’assurer d’avoir trois documents importants dès lors que tu recevras ta lettre d’admission : un passeport valide, un certificat d’acceptation du Québec à obtenir sur le site Immigration Quebec et un permis d’études sur le site canada.ca. Informe toi également sur l’assurance maladie pour les étudiants étrangers, au cas où tu attraperais un petit rhume la-bas.

Pour le logement, il est demandé d’arriver deux semaines avant le début des cours pour faire tes recherches, ainsi tu n’auras pas de mauvaises surprises. Veille à orienter tes critères de recherche en fonction de la proximité des transports en commun, de l’école, des commerces. Sois également attentif aux services inclus ou non dans le loyer : le chauffage, l’eau chaude, l’électricité, le téléphone, internet…

“ Les logements ne sont pas chers et souvent spacieux ! Pour un appartement de 75 mètres carrés, je paye 420 euros en collocation avec une autre étudiante Française à HEC Montréal. (…) Montréal est une ville super pratique quand tu es étudiant, par exemple les commerces ainsi que les différents services ferment tard, tu peux donc faire tes courses à 22h ou encore aller à la banque un lundi ! “

“ Les 2 dernières années je payais 530 euros tout compris dans une superbe colocation juste à côté de l’école. J’ai été en colocation avec une Franco-Sénégalaise, une Brésilienne et une Franco-Marocaine. Il y a beaucoup d’étudiants ayant une nationalité francophone, j’ai même connu des Tahitiens !

Si tu viens d’obtenir ton bac et qui plus est avec mention, les universités te tendent les bras ! Tout d’abord, tu commenceras par une année préparatoire dans laquelle tu découvriras un nouveau pays, mais surtout un nouveau modèle d’enseignement. Lors de cette année tu n’auras cours que 15 heures par semaine, soit 3 heures par jour. Cependant, tu devras préparer tes cours en avance afin de permettre un temps d’échange, d’exercice et de questions avec le professeur pendant le cours. Il te faudra donc être autonome et surtout curieux au moment d’approfondir les notions vues dans le cours.

“ Mon année préparatoire m’a permis de me mettre dans le bain, il y a même des cours de gestion de stress pour aider les étudiants dans leur apprentissage ! Cette année préparatoire est également l’année lors de laquelle les étudiants s’acclimatent à ce nouvel environnement chaleureux mais très froid !

“ Les conditions climatiques ont été difficiles à vivre les deux premières années mais on s’y habitue, il y a même des activités en hiver comme des matchs de hockey et des cours de zumba dans la neige, c’est génial ! En tout cas on a l’équipement pour lutter contre le froid.

Les étudiants optent en général pour un job étudiant étant donné qu’ils n’ont que 3h de cours par jour. Au cours de l’année tu auras également l’occasion de profiter d’échanges étudiants. Tu pourras donc soit partir 6 mois à l’étranger comme c’était le cas pour Marine ou bien partir 2 semaines à l’occasion du cours Campus International, c’est un séjour lors duquel les étudiants découvrent la culture d’affaires d’un pays.

Pour ma part, j’ai fait un échange de 6 mois à Hong Kong en 2ème année, j’ai donc suivi les mêmes cours qu’à HEC Montréal, mais en Asie sur deux trimestres. D’ailleurs les cours sont très bien retranscrits ! Je suivais les cours du tronc commun en choisissant 5 cours par session, il y avait 2 sessions dans une année. J’étais spécialisée en affaires internationales.

Avant cela, les étudiants suivent uniquement un tronc commun afin de choisir au mieux la spécialité qui leur convient. Quoi qu’il en soit, la 3ème année est sûrement la meilleure d’après Anaëlle : “Si tu aimes ta spécialité, tu prendras du plaisir. Il y a différents cours par matière, accessibles via une plateforme dédiée, la liste des cours est disponible sur le site web, c’est très intuitif. (…) Dans les spécialités tu es en plus petite classe, donc la proximité avec l’intervenant est idéale pour échanger et avoir les réponses dont tu as besoin.

Bien que HEC Montréal forme ses étudiants aux grandes entreprises, une partie du cursus est consacrée à la gestion de PME ou encore au Marketing des Arts et de la Culture, un cours pendant lequel les étudiants visitent par exemple un théâtre ou encore le Grand Palais Canadien.

La ville de Montréal est une ville très étudiante, il y a 6 grosses universités et des “colleges”. “ Le CEPSUM par exemple, c’est un centre d’éducation physique et sportive immense dans lequel les athlètes des Jeux Olympiques s’entrainaient. Depuis ce centre appartient aux universités, les étudiants peuvent donc s’entraîner et assister à des événements sportifs dans ce beau complexe !

Tu vivras une vie étudiante rythmée par le sport, mais également par le temps. Tu l’auras compris, au Québec il fait froid et ça a son lot d’avantages ! Le Mont Royal est juste à côté de HEC Montréal, tu peux y faire de la luge, du ski de fond et même du patin sur le lac gelé.

HEC Montréal incite également ses étudiants à rejoindre différentes associations. “J’étais dans une association sur la géopolitique, j’adore ça ! Les associations sont comme des minis entreprises finalement.

L’essentiel lorsque l’on étudie à l’étranger, c’est de bénéficier d’un diplôme reconnu à l’international (et notamment en France) à la fin de tes études. Sans parler de l’ampleur du réseau d’anciens élèves qui te permettra une insertion professionnelle dans les domaines liés à ta spécialité. HEC Montréal compte plus de 82 000 alumni !

“Une fois diplômé j’ai obtenu un permis de travail pour remplacer mon visa étudiant à la fin de mes études, ce dernier m’a permis de rester au Canada 3 ans de plus. (…) J’ai commencé à travailler chez Montreal International, une agence de développement économique visant à attirer les investisseurs étrangers, et implanter de nouvelles entreprises dans le secteur informatique ou encore de l’intelligence artificielle au Canada.

“De mon côté j’ai effectué 2 stages en Israël à la suite de mes études, l’un dans une start-up commercialisant du vin sans intermédiaire entre le vigneron et le consommateur et l’autre à l’office de tourisme. J’ai ensuite eu une expérience à Paris en tant qu’assistante chef de projet chez Hopscotch au département Travel et Hospitality.

Les étapes pour s'inscrire

S’inscrire dans un programme de finance à l’étranger, ça ne s’improvise pas. Le processus peut varier d’un pays à l’autre, mais les grandes étapes sont globalement similaires : recherche, candidature, tests, dossier...

Avant tout, prenez le temps de comparer les formations. Les écoles à l’étranger évaluent le dossier dans sa globalité. Bon à savoir : l’approche est souvent moins rigide qu’en France.

Commencez la préparation de votre dossier 8 à 12 mois à l’avance. Petit conseil : créez un tableau de suivi avec les deadlines, documents à fournir, et étapes de chaque candidature.

Il n’existe pas de système au Canada qui centralise les inscriptions comme nous pouvons en avoir un en France à travers Parcoursup. Pour postuler, les étudiants donc doivent soumettre individuellement leur candidature à chaque Université qu'ils souhaitent potentiellement rejoindre.

Si vous postuler pour un programme Graduate, les démarches doivent même être davantage anticipées. Pour les Master degree et les MBA, 12 à 18 mois avant la date de rentrée sont généralement conseillés.

Chaque établissement établit ses propres critères d’admission et d’évaluation. Pour multiplier vos chances, il est conseillé de postuler à plusieurs établissements. Mais attention ! Lorsque vous aurez sélectionné le/les établissements et le/les programmes qui vous plaisent, vous accèderez au formulaire en ligne de demande d’admission (soit directement sur le site de l’établissement soit sur un site qui centralise les demandes pour une province en particulier).

Vous devrez également fournir les résultats d’un test de langue (anglais et/ou français) afin de justifier votre niveau de maîtrise de la langue dans laquelle vous allez étudier. Seuls certains examens d’évaluation sont validés par les établissements canadiens (TOEFL, IELTS, CAEL pour l’anglais).

Vous devez désormais patienter jusqu’à la réception de la réponse à votre demande d’admission.

Visa et permis d'études

Vous n’avez pas l’obligation de demander de Certificat d’acceptation du Québec (CAQ) ni de permis d’études. Bon à savoir ! Vous pouvez toutefois demander un permis d’études même si vous n’en n’avez pas besoin car il présente certains avantages. Par exemple, si vous souhaitez prolonger vos études au Québec au-delà de 6 mois, vous n’aurez pas besoin de retourner dans votre pays d’origine pour faire une demande d’autorisation.

Si vous partez moins de 6 mois, vous n’avez pas besoin de permis d’études. La demande de visa étudiant canadien se fait en ligne auprès des services de l’immigration canadiens et elle n’est recevable que si vous êtes admis dans un EED.

Coût des études et financement

Le coût d’un cursus de finance à l’étranger dépend fortement du pays, du type d’établissement (public ou privé), et du niveau du programme. Ils ont tous cependant en commun un coût élevé même en France.

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