Formation d'Auxiliaire Ambulancier : Financement et Aides Disponibles
Vous vous êtes bien renseigné sur le métier d'ambulancier ou d'auxiliaire ambulancier, et vous êtes sûr de votre choix professionnel ? Accessible dès le niveau 3ᵉ, sans condition d'âge, la profession d'ambulancier suscite un fort intérêt, notamment chez les personnes en reconversion.
Si vous aimez conduire, que vous avez un bon relationnel et que le milieu médical vous intéresse, découvrez le métier d’auxiliaire ambulancier. Quelles sont ses missions ? Quelle formation faut-il suivre pour exercer ? Quels sont les débouchés possibles, les salaires et les perspectives d’évolution ?
En quoi consiste le métier d’auxiliaire ambulancier ?
L’auxiliaire ambulancier assure le transport des personnes nécessitant des soins (blessés, handicapés, malades, personnes âgées, femmes enceintes, etc.) depuis leur domicile vers un centre médical. Habilité à conduire un véhicule sanitaire léger (VSL), l’auxiliaire ambulancier assure, seul, le transport en toute sécurité des malades jusqu’à leur lieu de soins.
Il peut aussi travailler en équipe dans une ambulance. Dans ce cas, il travaille toujours en binôme avec un ambulancier. Véritable bras droit de l’ambulancier, il l’accompagne et l’assiste en toute situation, notamment en cas de détresse du patient, lors des soins d’urgence.
L’auxiliaire ambulancier peut être amené à travailler la nuit, le week-end et les jours fériés. Il intervient en général sur prescription médicale, pour des transports programmés lorsque les personnes ne peuvent pas se déplacer par leurs propres moyens. Il est aussi capable d’intervenir en cas d’urgence médicale pour participer aux 1ers secours (SAMU-Centres 15).
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Quelles sont les principales missions d’un auxiliaire ambulancier ?
- Transporte les patients vers les structures de soins
- Conduite de VSL adaptée à l’état des personnes transportées et au trafic routier
- Connaissance des itinéraires et des particularités du code de la route pour les VSL
- Aide à la marche, manutention et installation du patient, en assurant confort et sécurité lors des mises à bord et descentes du véhicule
- Gestion des documents administratifs (dossiers de transport…)
- Soutient et assiste l’ambulancier
- Transport, manutention, aide à la marche et brancardage des personnes
- Réalisation de gestes de premiers secours dans le cadre strict de ses attributions
- Assure la maintenance du véhicule sanitaire
- Nettoyage, désinfection et entretien courant du VSL ou de l’ambulance
- Vérification quotidienne du fonctionnement du véhicule
- Suivi du matériel de transport et évacuation des déchets
- Respecte et applique les normes et les consignes spécifiques d’hygiène et de sécurité
- Organise son travail selon les priorités et les objectifs
Quelles sont les qualités requises pour être auxiliaire ambulancier ?
Une bonne maîtrise de la conduite est une qualité évidente pour exercer, mais ce n’est pas la seule. Un bon auxiliaire ambulancier doit avoir d’autres compétences, telles que :
- Sens du contact pour mettre les personnes transportées en confiance
- Écoute, bienveillance et discrétion
- Respect
- Empathie
- Patience et sang froid
- Disponibilité
- Rigueur et organisation
- Dynamisme et réactivité
- Bonne résistance physique
- Goût du travail en équipe
Où travaille un auxiliaire ambulancier ?
En tant que professionnel du transport sanitaire, l’auxiliaire ambulancier peut exercer dans le privé comme dans le public, au sein d’établissements tels que :
- Entreprises privées de transport sanitaire terrestre (ETST)
- Établissements de soins disposant d’un service de transport sanitaire (hôpital, clinique, maison de retraite, EHPAD…)
- Associations (Croix-Rouge…) et ONG
Le salaire d'un auxiliaire ambulancier
La rémunération d’un auxiliaire ambulancier varie en fonction du lieu où il exerce et de son ancienneté. En début de carrière, il perçoit un salaire mensuel égal au SMIC (1 353,07 € net mensuel). Après quelques années d’expérience, il gagne en moyenne 1 500 € par mois, hors primes et majorations (indemnités de dépassement d’amplitude journalière, de travail le dimanche et les jours fériés…).
La formation pour devenir auxiliaire ambulancier
Aucun diplôme n’est nécessaire. Un auxiliaire ambulancier doit :
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- avoir suivi la formation auxiliaire ambulancier de 70 heures
- avoir un permis B non probatoire (c'set-à-dire obtenu depuis plus de 3 ans ou 2 ans si conduite accompagnée)
- avoir l'attestation préfectorale d'aptitude (formulaire CERFA 14880*02 délivré par un médecin agréé)
- avoir un certificat médical de non contre indication délivré par un médecine agréé par l'ARS (exemple de certificat à télécharger sur le site du CHU de Nantes)
- être à jour des vaccinations (exemple de certificat médical des vaccinations à télécharger sur le site du CHU de Nantes)
- avoir réalisé un stage de 35 heures dans une entreprise de transport sanitaire
Programme de formation auxiliaire ambulancier
La formation est organisée en 5 modules d’enseignement sur les thématiques suivantes :
- Hygiène et prévention
- Déontologie et législation
- Principes d’ergonomie et de manutention
- Règles du transport sanitaire
- Démarche relationnelle envers les membres de l’équipe et les patients
Comment peut-on accéder à la formation d’auxiliaire ambulancier ?
Pour suivre une formation d’auxiliaire ambulancier, aucun diplôme n’est requis, aucune condition d’âge minimum. Il est cependant nécessaire d’avoir :
- un permis B obtenu depuis au moins 3 ans (2 ans en cas de conduite accompagnée)
- une attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’une ambulance, après examen médical
- un certificat de vaccination conforme à la réglementation des professionnels de santé en France
- un certificat de non contre-indication à l’exercice de la profession d’auxiliaire ambulancier, délivré par un médecin agréé
En général, les centres de formation organisent au moins 2 sessions de formation par an (information à vérifier auprès de chaque IFA). Le nombre de places disponibles par session est limité. Les inscriptions sont retenues par ordre d’arrivée du dossier complet.
Le prix de la formation d’auxiliaire ambulancier
Le prix de la formation varie selon les centres de formation. Il comprend les frais d’inscription et les frais pédagogiques et est généralement d’environ 1 000 €.
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Existe-t-il des aides pour financer une formation d’auxiliaire ambulancier ?
Oui, plusieurs dispositifs existent pour vous aider à financer votre formation d'auxiliaire ambulancier. Explorons les principales options :
1. Financer sa formation grâce à son Compte Personnel de Formation (CPF)
Si vous avez le permis B depuis au moins 3 ans, vous remplissez l'ultime condition d'admission pour obtenir votre diplôme d'État d'ambulancier (DEA). En revanche, le coût de la formation - entre 3 500 et 6 000 euros - peut représenter un obstacle financier important. Quelles sont les principales solutions pour se former au métier d'ambulancier sans avoir à supporter cette charge ?
Le Compte Personnel de Formation est un dispositif en vigueur depuis le 1er janvier 2015. Il remplace depuis le Droit Individuel à la Formation DIF. Tout au long de votre carrière, vous cumulez des euros sur votre compte personnel de formation. Ces droits sont automatiquement versés sur le Compte Personnel de Formation (CPF) et peuvent être mobilisés à tout moment de votre carrière pour financer des formations diplômantes ou certifiantes. Le plafond de 5 000 euros peut être porté à 8 000 euros en fonction des situations.
2. Financer sa formation d'ambulancier par son employeur
Vous travaillez déjà dans le secteur du transport sanitaire ? Vous êtes auxiliaire ambulancier et souhaiteriez évoluer vers le poste d'ambulancier ? Votre employeur peut, sous certaines conditions, financer votre formation d'ambulancier. Vous pourriez ainsi obtenir votre diplôme d'État sans avoir à débourser un centime durant les 6 mois du parcours d'apprentissage. En réalité, plusieurs dispositifs de financement sont accessibles aux salariés, et non un seul.
- Le plan de développement des compétences (PDC) : initié par l'employeur, ce dispositif permet au salarié d'acquérir de nouvelles compétences pour renforcer son employabilité, tout en maintenant sa rémunération durant la formation.
- Le projet de transition professionnelle (PTP) : ce dispositif offre la possibilité à un salarié de se former à un nouveau métier, tout en continuant à percevoir sa rémunération. Pour en bénéficier, le candidat doit présenter un projet cohérent, justifier d’un parcours de formation adapté, démontrer des perspectives d’emploi dans le métier visé et remplir une condition d’ancienneté (24 mois pour les salariés en CDI).
- L'alternance : suivre sa formation en alternance est un excellent moyen de se former gratuitement au métier d'ambulancier, la formation étant intégralement prise en charge par l'employeur.
MÉTIER AMBULANCIER : formation, salaire... un quotidien supplément adrénaline !
3. Financer sa formation d'ambulancier par France Travail
En tant que demandeur d'emploi, on ne dispose pas toujours des ressources suffisantes pour financer la formation qui pourrait faciliter notre insertion professionnelle ou favoriser un projet de reconversion. C'est précisément pour répondre à ce besoin que l'AIF (Aide Individuelle à la Formation) a été créée.
Cette aide financière de France Travail couvre les frais pédagogiques de la formation dans le cadre d'une démarche de retour à l'emploi. Elle peut être accordée seule ou venir en complément d'autres dispositifs de financement comme le CPF. Avant de transmettre le devis de votre formation d'ambulancier, il est conseillé de solliciter votre conseiller France Travail.
4. Financer sa formation d'ambulancier avec la région
La formation professionnelle des jeunes et des demandeurs d'emploi relève des compétences des régions. Votre conseil régional peut ainsi vous apporter un soutien financier pour vous aider à concrétiser votre projet de devenir ambulancier.
Pour en bénéficier, vous devez être accompagné par un organisme dédié à l'orientation professionnelle, comme France Travail, Cap Emploi pour les personnes en situation de handicap ou l'APEC pour les cadres. Votre formation aura plus de chances d'être financée si elle correspond aux besoins d'emploi de votre région.
Le Conseil Régional Hauts de France : prend en charge la totalité de la formation pour toute personne inscrite sur la liste des demandeurs d’emploi à la date d’entrée en formation. Pour une prise en charge de la formation par la Région Hauts de France, vous devez être inscrit(e) à Pôle Emploi avant la date de clôture des inscriptions. Aucune démarche n’est à réaliser auprès de la Région. Une attestation d’inscription à Pôle Emploi vous sera demandée après les résultats d’admission du concours. Durant la formation vous pourrez prétendre à une bourse si et seulement si vous êtes inscrit à Pôle Emploi.
Autres aides financières possibles :
- Les aides du Pôle Emploi pour les demandeurs d’emploi inscrits et les personnes en accompagnement de reclassement
- Les contrats de professionnalisation ou d’apprentissage
- Les allocations individuelles de formation (AIF)
- Les subventions des collectivités locales (région…)
- Prise en charge de l’Agence de Développement Professionnel Continu (ADPC) pour les professionnels de santé en exercice
- Une personne ayant travaillé comme intérimaire peut demander une aide financière au FAFTT si elle envisage de suivre une formation d’ambulancier.
Au volant de son véhicule, l’ambulancier transporte les patients qui ont besoin de soins vers un centre médical. Actuellement, la profession est confrontée à une pénurie de personnel. Ainsi, c’est peut-être l’occasion de se former à un métier qui recrute tout en étant utile aux autres. En plus, il est possible de bénéficier d’une subvention afin de prendre en charge une formation ambulancier.
Le quotidien d’un auxiliaire ambulancier
En contact avec des personnes différentes, l’auxiliaire ambulancier exerce un métier enrichissant. Il passe beaucoup de temps sur les routes et maîtrise es accès routiers de la région où il exerce. Il porte un uniforme spécifique.
Les avantages du métier
- le relationnel occupe une place importantela
- routine n’existe pas
- le métier est gratifiant, il permet de s'occuper des autres et parfois de sauver des vies
- la formation est courte
- le métier ne connait pas de crise : de nombreux postes sont disponibles et de nombreux employeurs recrutent
Les difficultés de la profession
- le métier est physiquement exigeant (manutention manuelle des personnes à transporter et position assise prolongée)
- les contraintes horaires (travail de nuit, jours fériés et week-ends, plannings variables…)
Évolutions de carrière de l’auxiliaire ambulancier
Dans le cadre de la formation continue, l’auxiliaire ambulancier a la possibilité de passer le diplôme d’État pour devenir ambulancier. Il bénéficie alors de certaines dispenses lors de sa formation.
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