Définition simple du freelance : tout ce que vous devez savoir

Le terme freelance est un anglicisme désignant le travailleur indépendant, en opposition au salarié sous contrat. Venu tout droit du monde anglo-saxon, le statut de freelance permet d’apporter une expertise ou un travail (une prestation) à une société, sans créer de lien de subordination. C’est-à-dire, pour faire simple, sans qu’un patron ne puisse donner d’ordre.

Est définie par le terme de freelance une personne qui exerce une activité professionnelle avec la qualité de travailleur indépendant. Le freelance exerce une activité pour son propre compte, sans aucun contrat de travail ni lien de subordination. Ce collaborateur n'a pas de contrat à long terme comme les salariés en CDD ou CDI, mais réalise son activité professionnelle sous la forme de missions, qu'il facture à ses clients.

En France, travailler en freelance nécessite un enregistrement en tant qu'entreprise. On retrouve en particulier ce statut dans les domaines des médias (journalistes), de l'informatique, de la formation et du conseil.

Le statut de freelance, n’est pas un statut juridique à proprement parler. En pratique, on parle très souvent du “statut freelance” mais pour un freelance, “statut” est assez mal choisi puisque le statut de freelance ne constitue pas un statut juridique. “Freelance” n’est rien d’autre qu’un anglicisme utilisé dans la pratique et signifiant “indépendant” en anglais.

Le freelance est une personne qui travaille à son compte et qui réalise la plupart du temps des missions ponctuelles ou de courte durée, pour le compte d’un ou plusieurs clients. Le freelance effectue une mission qui est limitée dans le temps et cadrée par un contrat de freelance (de prestation de services). Travailler en freelance, se rapproche plus de la collaboration entre une société et un travailleur indépendant, qui apporte son expertise.

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À la différence d’un salarié qui travaille pour son employeur, le statut de freelance permet à l’entrepreneur d’exercer une activité professionnelle de façon autonome. À ce titre, l’entrepreneur freelance a l’obligation de choisir un cadre juridique pour encadrer l’exercice de son activité.

Comment devenir freelance ? Le guide complet pour se lancer

Les aspects du travail en freelance

Les aspects du travail en freelance

Nature et durée du contrat

Le freelance n’est donc pas embauché en CDI ou en CDD et ne perçoit pas de salaire à proprement parler. En tant qu’indépendant, il possède un statut juridique et peut émettre des factures.

Charges et responsabilités financières

Les charges des freelances apparaissent dans leur facturation : charges sociales, impôts, mais aussi les assurances professionnelles, la mutuelle ou les différents frais professionnels inhérents à son activité de travailleur indépendant.

Indépendance

Le freelance peut avoir plusieurs clients en même temps (on ne parle pas d’employeur), s’il le souhaite. Devenir freelance permet de garder une certaine souplesse et indépendance vis-à-vis de son activité professionnelle (d’ailleurs, 69 % des freelances le deviennent pour la liberté).

Notez que l’on peut, selon certaines conditions, cumuler le statut de freelance et celui de salarié.

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Flexibilité sur le lieu de travail

Le travail à domicile en freelance offre de nombreux avantages comme des économies sur le local et le transport, une meilleure flexibilité des horaires et du lieu de travail.

Cela demande cependant beaucoup de discipline et de rigueur pour rester efficace et productif chez soi. Il est important de bien délimiter son espace de travail, de fixer des horaires précis tout en s'accordant des pauses régulières. Le freelance à domicile doit aussi veiller à conserver des interactions sociales et professionnelles en dehors de chez lui.

Bien que tous les métiers ne s'y prêtent pas, de nombreuses activités comme le graphisme, le développement web, la rédaction ou même la photographie se pratiquent parfaitement en télétravail. À condition de disposer du matériel adapté et d'aménager un espace propice à la concentration et la productivité.

Tarifs en freelance

L’indépendance a un coût. Le freelance facture (en général) au taux journalier moyen (TJM), c'est-à-dire, le montant à facturer pour un jour de mission. Le TJM du freelance peut paraître élevé, mais son statut l’oblige à prendre en charge de nombreux coûts, que n'aurait pas un salarié.

Les métiers possibles en freelance

Un freelance peut exercer de nombreux métiers dans différents secteurs d’activité, notamment avec internet et la facilité de collaborer à distance.

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Les métiers les plus fréquents en freelance sont :

  • Le secteur de la tech. Les domaines d’activitĂ© sont larges : programmeur web, dĂ©veloppeur de sites et d’applications, consultant informatique, data scientist ou data analyst…
  • Le conseil et la formation : dĂ©veloppement d’activitĂ© commerciale, marketing, management, communication, chef de projet.
  • Les mĂ©tiers commerciaux : commercial en freelance, consultant, apporteur d’affaires - business developper, relations publiques, agent immobilier.
  • Les mĂ©tiers du marketing : consultant, expert en marketing et communication, rĂ©dacteur web, copywriter, community manager, consultant SEO, ghostwriter, journaliste, expert en traduction anglais.
  • Les mĂ©tiers du design : web designer, UX designer, graphiste, illustrateur.

Mais aussi les photographes, les coachs ou encore les traducteurs ou les chauffeurs de VTC.

Le statut de freelance permet d’apporter ses compétences à de nombreuses entreprises, la liste des métiers est longue.

Cependant, attention : certains emplois ont plus de demande que d'offre. Ce qui fait qu'il y a des métiers freelance qui rapportent plus que d'autres.

D’autre part, il existe des professions réglementées soumises à certaines conditions d’exercice. Vérifiez si votre activité peut être exercée en freelance, avant de vous lancer.

Avantages et inconvénients du statut de freelance

Selon une récente étude, on privilégie le statut de freelance avant tout pour :

  • L’indĂ©pendance ;
  • La flexibilitĂ© des horaires de travail ;
  • Le choix du lieu de travail.

Devenir freelance, c’est choisir l’autonomie et s’offrir la possibilité de choisir quand, où, et avec qui travailler. Ainsi, il est tout à fait possible d'exercer son activité hors de France !

Travailler en freelance peut être un choix temporaire, un moment dans une carrière (la moyenne d’âge des freelances est d’ailleurs la trentaine).

L'autre avantage du freelancing, est de pouvoir mettre à profit ses compétences acquises lors d’un précédent poste, ou après une formation, et de se faire payer plus cher qu’en étant salarié. En effectuant du conseil ou en vendant de la formation, par exemple.

Bien sûr, toute autonomie implique de la responsabilité et la vie d’un freelance n’est pas si simple !

Le freelance est un chef d’entreprise : il doit gérer la partie administrative (ou en déléguer une partie s’il le peut), suivre sa trésorerie et tenir une comptabilité. Ces tâches peuvent être lourdes selon les statuts.

Trouver des clients lui-même, prospecter, resauter, savoir se vendre, voilà le quotidien du freelance. Il faut être prêt à l’assumer. D’autant qu’un client peut mettre fin à la mission, sans préavis, ça n’est pas comme avec un contrat de travail.

L’avantage, est que plus vous prouvez votre expertise, plus vous pouvez fidéliser vos clients. Certains indépendants gagnent très bien leur vie avec 2 ou 3 clients, seulement.

Être freelance demande de la rigueur. Le freelancing implique d’être souvent seul, il faut savoir se discipliner et être indépendant dans son travail.

Selon votre régime, vous devez anticiper la différence entre votre chiffre d’affaires et votre revenu. Prenez en compte l’imposition et le taux de prélèvement de l’URSSAF. En plus de vos charges courantes.

Les statuts juridiques pour se lancer en freelance

Les statuts juridiques pour se lancer en freelance

Un freelance n’est pas un salarié, et à ce titre, il doit créer une entreprise, une forme juridique différente, même s’il travaille en son nom propre.

Comme indiqué plus haut, il existe divers statuts juridiques pour se lancer à son compte. Ces dernières ont tous des spécificités qui leurs sont propres. Chaque statut présente des avantages qui lui sont propres.

L’association freelance et auto-entrepreneur ne constitue pas votre seule possibilité. Le freelance a en réalité le choix entre une entreprise individuelle ou une société.

Le statut d’auto-entrepreneur (micro-entreprise)

La micro-entreprise est un régime simplifié d’une entreprise individuelle. Sa création est simplifiée, sa gestion aussi. Le micro-entrepreneur est un travailleur non salarié (TNS) et paye des cotisations sociales allégées par rapport à une entreprise classique.

Mais les plafonds de chiffre d’affaires du statut d’auto-entrepreneur sont limités : 77 700 € pour les activités de prestations de services (ex : consultants, graphistes…).

Le régime de la micro-entreprise est idéal pour se lancer et tester un projet. Mais attention, certaines activités sont incompatibles avec la micro-entreprise.

Opter pour une auto-entreprise signifie que vous exercez votre activité professionnelle en nom propre, sans créer une véritable structure juridique. Ce statut se caractérise par des obligations fiscales, sociales et comptables très simplifiées, permettant à l’entrepreneur freelance de se consacrer entièrement à son activité.

En cas de dépassement de ces seuils deux années consécutives, vous perdez le bénéfice du statut d’auto-entrepreneur et vous basculez automatiquement en entreprise individuelle classique (EI).

L’entreprise individuelle (EI)

L’entreprise individuelle concerne également une personne unique, mais permet de dépasser les plafonds de chiffre d’affaires de la micro-entreprise. Les charges sociales et fiscales sont plus lourdes (gestion de la TVA).

Depuis février 2022, les formalités de création et de gestion sont simplifiées et le patrimoine de l’entrepreneur individuel est protégé.

Le patrimoine de l’EI se confond avec celui du freelance : en cas de faillite, les créanciers peuvent saisir les biens personnels du freelance. Le freelance travaille seul, il ne peut pas s’associer.

Dans ce cas, vous avez la possibilité de limiter votre responsabilité en affectant une partie de votre patrimoine personnel à votre activité professionnelle, c’est ce qu’on appelle un patrimoine d’affectation.

Le portage salarial

Le portage salarial en freelance permet d’exercer son activité d'indépendant via une entreprise de portage salarial qui vous embauche et vous place dans une société tierce, via un contrat de prestation. La gestion des tâches administratives ou juridiques est facilitée et l’entreprise verse un salaire fixe (en prenant une commission, avant) au porté.

Le porté est donc salarié de l’entreprise de portage.

Par ce biais, le freelance bénéficie de la même protection sociale qu’un salarié, tout en recevant chaque mois un salaire, basé sur les missions qu’il a réalisées. L’avantage de passer par le portage salarial est que le freelance se décharge de toutes les formalités administratives, juridiques, comptables, etc., ainsi que de la création d’une entreprise.

Les sociétés unipersonnelles SASU ou l’EURL

Créer une société est intéressant dès lors que vous générez un chiffre d’affaires important. Par exemple, la SASU offre une grande liberté de gestion et vous permet d’être assimilé salarié, d’avoir droit au chômage (le freelance a aussi droit au chômage, sous certaines conditions), ainsi que de vous verser des dividendes.

Vous payez moins de charges en EURL, puisque vous n’êtes pas assimilé salarié.

Pour travailler en freelance, l’entrepreneur peut également se tourner vers la création d’une société unipersonnelle.

Concernant la SASU, la société à actions simplifiée unipersonnelle, il s’agit ni plus ni moins de la déclinaison individuelle de la SAS. De même, la rédaction de statuts, la publication d’une annonce légale, et la tenue d’une comptabilité complète sont obligatoires, tout comme pour l’EURL.

Renseignez-vous avec un expert-comptable, avant de créer une SASU ou une EURL en freelance. Le choix se joue notamment au niveau fiscal et social.

Le régime fiscal du freelance

L’imposition du freelance dépend du régime de l’entreprise.

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