Situation financière des Galeries Lafayette liées à Michel Ohayon : redressement judiciaire et enjeux pour 26 magasins
Quand on évoque le nom des Galeries Lafayette, tout le monde pense d'abord au grand magasin mythique du boulevard Haussmann, célèbre pour ses vitrines de Noël, ou sa majestueuse coupole Art Déco admirée chaque année par près de 37 millions de visiteurs et touristes. Mais ce vaisseau amiral du luxe à la française n'est pas le seul à porter l'enseigne Galeries Lafayette. La marque a essaimé partout en France. À ce jour, le réseau Galeries Lafayette comptabilise 67 magasins dans l'Hexagone.
En 2017, alors que le groupe Galeries Lafayette s'interroge sur la pérennité de ses magasins de province et cherche à les faire passer en franchise, l'investisseur bordelais propose de reprendre les points de vente les moins rentables. La candidature de l'homme d'affaires, déjà propriétaire du Grand Hôtel de Bordeaux et d'un important parc immobilier via la Financière Immobilière bordelaise (FIB), est finalement retenue en février 2018. L'opération est finalisée au printemps 2018. Certains bâtiments et l'exploitation de 22 magasins sous enseigne Galeries Lafayette lui sont cédés.
Ce premier lot de 22 magasins rachetés par Michel Ohayon, et placés sous l'entité Hermione Retail, réunit les points de vente d'Agen, Amiens, Angoulême, Bayonne, Beauvais, Belfort, Besançon, Caen, Cannes, Chalon-sur-Saône, Chambéry, Dax, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Libourne, Lorient, Montauban, Niort, Rouen, Saintes, Tarbes et Toulon. Trois autres magasins et un dépôt ont rejoint la galaxie Ohayon en 2021, à la faveur d'une nouvelle cession de magasins Galeries Lafayette : les points de vente de Tours, Pau et Rosny-sous-bois, réunis sous l'entité juridique TPR, du nom des trois villes concernées. L'entreprise TPR est également placée en procédure de sauvegarde au tribunal de commerce de Bordeaux.
Les 26 magasins concernés totalisent environ 1 000 salariés à Agen, Amiens, Angoulême, Bayonne, Beauvais, Belfort, Besançon, Caen, Cannes, Chalon-sur-Saône, Chambéry, Dax, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Libourne, Lorient, Montauban, Niort, Rouen, Saintes, Tarbes et Toulon, ainsi qu'à Tours, Pau, Rosny-sous-Bois et Coquelles près de Calais. Les 26 magasins concernés par la procédure totalisent environ 1.000 salariés à Agen, Amiens, Angoulême, Bayonne, Beauvais, Belfort, Besançon, Caen, Cannes, Chalon-sur-Saône, Chambéry, Dax, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Libourne, Lorient, Montauban, Niort, Rouen, Saintes, Tarbes et Toulon, ainsi qu'à Tours, Pau, Rosny-sous-Bois et Coquelles près de Calais.
Les 26 magasins concernés totalisent environ 1 000 salariés à Agen, Amiens, Angoulême, Bayonne, Beauvais, Belfort, Besançon, Caen, Cannes, Chalon-sur-Saône, Chambéry, Dax, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Libourne, Lorient, Montauban, Niort, Rouen, Saintes, Tarbes et Toulon, ainsi qu'à Tours, Pau, Rosny-sous-Bois et Coquelles près de Calais. Les 26 magasins concernés par la procédure totalisent environ 1.000 salariés à Agen, Amiens, Angoulême, Bayonne, Beauvais, Belfort, Besançon, Caen, Cannes, Chalon-sur-Saône, Chambéry, Dax, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Libourne, Lorient, Montauban, Niort, Rouen, Saintes, Tarbes et Toulon, ainsi qu'à Tours, Pau, Rosny-sous-Bois et Coquelles près de Calais.
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L'homme d'affaires bordelais a assuré vouloir « protéger de toute attaque » ses enseignes. Faut-il croire Michel Ohayon ? Les vingt-six magasins Galeries Lafayette qu’il contrôle en France ont été placés en redressement judiciaire. Dans une interview accordée à Sud Ouest, publiée vendredi 17 février, l’homme d’affaires bordelais assure avoir procédé de la sorte afin de « les protéger de toute attaque ». « Leur situation est saine », a-t-il ajouté.
L’empire commercial de Michel Ohayon fait face à d’importantes difficultés. L’enseigne Camaïeu a été liquidée en septembre, et le groupe Go Sport placé en redressement judiciaire en janvier. La holding de l’homme d’affaires, la Financière immobilière bordelaise (FIB), a également été placée en redressement judiciaire cette semaine, à sa demande, par le tribunal de commerce de Bordeaux, indique Le Monde. La cour d'appel du tribunal de commerce de Bordeaux a rejetté le plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise, holding de l'homme d'affaires Michel Ohayon (ancien propriétaire de Gap, Go Sport et Camaïeu), qui détient 26 magasins Galeries Lafayette en province.
La FIB a été placée en redressement judiciaire en janvier 2023, après d'importantes difficultés financières. Le rejet de son plan de redressement, prononcé en décembre par le tribunal de commerce de Bordeaux, a été confirmé la semaine dernière par la cour d'appel, comme l'a révélé le quotidien Sud Ouest cette semaine. Celle-ci n'a pas prononcé de liquidation judiciaire de la FIB mais a renvoyé le dossier devant le tribunal de commerce pour l'élaboration d'un nouveau plan, sans donner de délai.
D'après la décision, consultée par l'AFP, la holding proposait de ne rembourser que 2% des créances non garanties, effaçant l'essentiel des dettes. Selon le document, le passif déclaré de la FIB s'élèverait à 1,7 milliard d'euros, ce que ses représentants contestent, évoquant des doublons, entre la holding et ses filiales, faisant gonfler le calcul. Un passif de 1,7 milliard d'euros, que conteste l'entreprise. La Financière immobilière bordelaise (FIB) a été placée en redressement judiciaire en janvier 2023, après d'importantes difficultés financières.
« Poursuivre l’activité ». « Depuis l’échec [de la reprise de Camaïeu en 2018, NDLR], j’ai tout entendu sur moi, mais non, je ne suis pas un chacal des tribunaux de commerce ! » s’est défendu Michel Ohayon dans son interview accordée à Sud Ouest. L’homme d’affaires compte sur le placement en redressement judiciaire de la FIB pour « poursuivre l’activité » et « préparer les meilleures conditions de remboursement des créanciers et entreprises ». Une stratégie est affichée pour la FIB : « Réduire le périmètre de la société » via des cessions d’actifs afin de permettre « un très fort désendettement ».
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Les mandataires judiciaires, eux, n’ont pas souhaité s’exprimer avant l’audience de mercredi, c’est-à-dire avant que les créanciers de la société Hermione Retail ne prennent position. À commencer par son principal fournisseur, le groupe des Galeries Lafayette, auquel cette filiale de la Financière immobilière bordelaise (FIB) - holding de Michel Ohayon - avait racheté 22 magasins en 2018. Quatre autres l’ont été en 2021 via d’autres entités.
Selon les syndicats, le plan destiné à sortir de la procédure de sauvegarde, qui court jusqu’au 22 février, prévoit une cession du magasin de Pau et table sur un abandon de 70 % des créances pour réduire le passif qui atteignait 153 millions d’euros à fin 2023. Il table aussi sur une croissance de 11 % de l’activité en 2024. Les Galeries Lafayette renoncent à une grande partie de ce que leur doit Michel Ohayon. Les Galeries Lafayette et Michel Ohayon ont donc trouvé un accord à présenter au tribunal de commerce de Bordeaux : l'enseigne renonce à 70% de la dette cumulée par l'homme d'affaires.
| Élément | Chiffres/mesures |
|---|---|
| Nombre de magasins Ohayon concernés | 26 |
| Salariés concernés | Environ 1 000 |
| Passif déclaré FIB | 1,7 milliard d'euros (contesté) |
| Dette envers Galeries Lafayette | Passif de 153 M€ à fin 2023 (selon syndicats) |
| Abandon de créances négocié | 70% (accepté par Galeries Lafayette) |
| Reste à payer | 30% payable sur 10 ans |
| Prévision de croissance 2024 | Ramener de 11% à 4% |
« Les Galeries Lafayette abandonnent 70% de leurs créances (le passif atteignait 153 millions d'euros à fin 2023 selon les syndicats), acceptent que les 30% restants soient payés sous 10 ans, de revoir le taux de commissionnement dans deux ans », a détaillé Me Stéphane Kadri, selon qui tous les créanciers et mandataires soutiennent désormais le plan de continuation. La prévision de croissance de l'activité en 2024 a aussi été ramenée de 11% à 4%.
C'est une demi-victoire pour les salariés, qui espéraient un avenir sans Michel Ohayon : « il n'a jamais tenu ses promesses en cinq ans, pourquoi il commencerait maintenant ? » s'interroge l'une d'elles. Beaucoup estiment que ce sauvetage à court terme ne garantit en aucun cas l'avenir de ces magasins à plus longue échéance, les pertes étant énormes chaque année. Les promesses non tenues ont rompu la confiance parmi les employés des Galeries Lafayette.
« On est très inquiets pour nos emplois, beaucoup n’en dorment pas car la situation peut tourner à la catastrophe », souligne Muriel Scanzi, déléguée CFDT, alors qu’un salarié d’Hermione Retail sur quatre a plus de 55 ans - les femmes représentant 85 % du personnel. « Nous sommes subordonnés à la position qu’adoptera le groupe Galeries Lafayette », juge l’avocat du comité social et économique central (CSEC) de l’entreprise, Me Stéphane Kadri. Celui des Galeries Lafayette, sollicité par l’AFP, n’a pas donné suite, de même qu’un conseil de la FIB.
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La semaine dernière, l’intersyndicale CFDT/CFE-CGC/CGT/FO/CFTC représentant le personnel a émis un avis défavorable sur le plan. Selon une source proche du dossier, la direction a riposté lundi matin en lançant un sondage interne pour que les salariés se prononcent « individuellement ». Les syndicats craignent, en cas de liquidation judiciaire, la vente des murs et des menaces sur les 1.100 emplois concernés. La CGT a exprimé jeudi ses "inquiétudes" pour les "travailleurs" après le rejet, confirmé en appel, du plan de redressement de la Financière immobilière bordelaise (FIB), holding de l'homme d'affaires Michel Ohayon.
« Ça fait un an qu’ils nous répètent les mêmes choses, qu’ils vont augmenter le chiffre d’affaires pour générer de la marge et rembourser leurs dettes, mais on va faire comment ? Ça fait cinq ans qu’on en perd, du chiffre d’affaires », avait fustigé une autre représentante des salariés en janvier. En 2023, les ventes ont été inférieures de 10 % au budget et « la trésorerie n’est restée positive que par un report de paiement des cotisations Urssaf », abonde l’intersyndicale qui dit avoir alerté sur l’activité « face aux ruptures d’approvisionnement ».
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Elle dénonce aussi les frais de gestion facturés par Hermione People and Brands, branche de la FIB qui chapeaute les magasins, et les loyers prélevés par d'autres filiales propriétaires des murs. A noter aussi que, dans le cas des magasins de la Rochelle, Toulon, Chambéry et Agen, Michel Ohayon est également propriétaire des murs des magasins et loue ces espaces à ses propres enseignes. Cette holding possède aussi l'hôtel Sheraton à l'aéroport de Roissy, le Trianon Palace à Versailles (Waldorf Astoria) et le Grand Hôtel à Bordeaux (Intercontinental), via d'autres filiales dont Bank of China a réclamé la liquidation judiciaire le 7 février, car elles ne lui ont pas remboursé pour plus de 200 millions d'euros de prêts.
Si le plan de continuation présenté par l'actionnaire et ses équipes n'était pas retenu le 21 février, la procédure pourrait basculer en redressement judiciaire et des cessions ou fermetures de magasins pourraient être envisagées. Au centre du dossier, la question du maintien ou non de l'affiliation Galeries Lafayette à ces 25 magasins est un point essentiel. La décision sera rendue le 20 mars prochain. Le tribunal de commerce de Bordeaux se penchait sur le dossier ce mercredi, alors que les magasins sont placés en procédure de sauvegarde. Un plan a été proposé par l'homme d'affaires bordelais. Le tribunal va l'étudier et rendra sa décision le 20 mars prochain.
Le plan de continuation d'activité des 26 magasins en question a reçu le soutien du groupe Galeries Lafayette, son principal créancier. Me Stéphane Kadri, avocat du comité social et économique central (CSEC) d'Hermione Retail, qui chapeaute la plupart des 26 magasins, a ainsi indiqué à la presse avant l'audience que le groupe Galeries Lafayette, auquel Michel Ohayon avait racheté ces enseignes en 2018 et 2021, a "accepté le plan de sauvegarde proposé par Monsieur Ohayon, qui a été modifié".
« Les Galeries Lafayette abandonnent 70% de leurs créances (...) acceptent que les 30% restants soient payés sous 10 ans, de revoir le taux de commissionnement dans deux ans », a détaillé Me Stéphane Kadri, selon qui tous les créanciers et mandataires soutiennent désormais le plan de continuation. Au total, 25 emplois seraient supprimés dans l'administratif, mais près d'un millier serait sauvé dans les magasins.
Les salariés sont très partagés : « un plan de sauvegarde sur un an c’est long… c’est long à vivre », explique Angélique Ziemba, salariée du groupe et représentante syndicale de la CFE CGC. Selon la syndicaliste, les salariés ne veulent pas d’un maintien de Michel Ohayon à la tête des magasins qui ne ferait que repousser un redressement judiciaire jugé "inévitable". « Si c’est repoussé de quelques mois pour passer après un redressement judiciaire parce que la trésorerie ne sera pas suffisante pour pouvoir permettre une activité sur 2024, autant effectivement passer en redressement judiciaire ». Pour eux, une telle décision serait loin de faire l’unanimité.
Michel Ohayon a racheté de nombreuses enseignes de textile ces dernières années, dont Camaïeu, liquidée en septembre 2022. L'homme d'affaires, en proie à de grosses difficultés financières, a dû céder ensuite Go Sport et Gap France. Il avait bâti un empire immobilier avant d'être fragilisé dans ses acquisitions commerciales en 2022, avec la liquidation de Camaïeu (2.600 salariés).
La cour d'appel n'a pas prononcé de liquidation judiciaire de la FIB mais a renvoyé le dossier devant le tribunal de commerce pour l'élaboration d'un nouveau plan, sans donner de délai. La décision sera rendue le 20 mars prochain. Le tribunal de commerce de Bordeaux donne son feu vert au plan de sauvegarde des 26 Galeries Lafayette appartenant au bordelais Michel Ohayon. Le 21/03/2024 à 11h41.
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