Histoire de la petite et moyenne entreprise Le Pen

Marine Le Pen a défendu ce mercredi son « pragmatisme » devant les patrons de PME, jugeant que « tout (avait) été fait pour les grands groupes » au cours du quinquennat d'Emmanuel Macron. « Mon projet économique se résume en une phrase : tout pour les PME/TPE », a lancé la candidate du RN, devant un parterre d'entrepreneurs réunis au siège de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) à La Défense. « Je considère que depuis de nombreuses années, tout a été fait pour les grands groupes », a estimé la finaliste de la dernière élection présidentielle.

Marine Le Pen a défendu à l'inverse son « pragmatisme économique » et jugé que l'État devait avant tout « mettre en place un environnement favorable à l'économie et donc aux entreprises ». Concrètement, elle a proposé de créer un fonds souverain français destiné à orienter l'épargne des ménages vers le financement des entreprises, et répété son ambition de simplification administrative, en partant des besoins des entreprises. La candidate RN s'est en outre engagée à sortir la France du marché européen de l'électricité et à baisser la TVA sur l'énergie à 5,5 %.

PME : définitions et cadres juridiques

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont celles qui, d'une part, occupent moins de 250 personnes, d'autre part, ont un chiffre d'affaires annuel n'excédant pas 50 millions d'euros ou un total de bilan n'excédant pas 43 millions d'euros. Elles incluent la catégorie des microentreprises (MIC) qui occupent moins de 10 personnes et ont un chiffre d'affaires annuel ou un total de bilan n'excédant pas 2 millions d'euros.

Le 6 mai 2003, l'Union européenne a adopté la recommandation 2003/361/CE fixant les définitions des entreprises en fonction de leur taille et de la nature des relations qu'elles entretiennent avec d'autres entreprises. Les définitions sont entrées en vigueur le 1er janvier 2005, en remplacement de celles de la recommandation 96/280/CE. La recommandation précise que « l'effectif correspond au nombre d'unités de travail par année (UTA), c'est-à-dire au nombre de personnes ayant travaillé dans l'entreprise considérée ou pour le compte de cette entreprise à temps plein pendant toute l'année considérée. »

La catégorie d'entreprises est définie par le décret d'application (n°2008-1354) de l'article 51 de la loi de modernisation de l'économie, relatif aux critères permettant de déterminer la catégorie d'appartenance d'une entreprise pour les besoins de l'analyse statistique et économique. L'article 51 de la loi de modernisation de l'économie « pour les besoins de l'analyse statistique et économique » donne une définition des PME.

Lire aussi: Droit et gestion des finances publiques en France (1914-1965)

Variations internationales des définitions

Non seulement la définition varie d'un pays à l'autre, mais elle diffère également selon les secteurs d'activité et les autorités réglementaires. Par rapport aux autres pays, les États-Unis appliquent généralement des critères plus larges pour définir une PME. La Small Business Administration (SBA), une agence gouvernementale américaine destinée à aider les petites entreprises, est un bon point de référence. Pour être considérées comme des petites entreprises, les sociétés doivent généralement employer moins de 500 personnes. Cependant, ces normes de taille varient en fonction des moyennes des secteurs.

En Allemagne, 99 % des entreprises sont considérées comme des PM. Elles fournissent près de 60 % des emplois et environ 82 % des apprentis y sont formés. Selon l'économiste allemand Hans H. Bass, « la recherche empirique sur les PME ainsi que les politiques de promotion des PME ont une longue tradition dans [Ouest] Allemagne, remontant au XIXe siècle. » En Suisse, l'Office fédéral de la statistique définit les petites et moyennes entreprises comme des entreprises de moins de 250 employés.

En Chine, la loi de 2003 sur la promotion des PME prend en compte trois facteurs : le nombre de collaborateurs, le total des actifs et les revenus d'exploitation. Comme aux États-Unis, le secteur dans lequel une entreprise opère influence les seuils de chaque catégorie. La définition des PME en Tunisie, au Maroc ou en Côte d'Ivoire peut varier ou faire l'objet d'outils et de décrets nationaux spécifiques ; par exemple, en Côte d'Ivoire, les PME bénéficient depuis 2011 d'allègements de charges et d'aides à l'accès au crédit.

Rôle économique des PME

Les petites et moyennes entreprises (PME) contribuent de manière importante à l'économie mondiale et ce, d'année en année. Les PME jouent un rôle primordial dans la création d'emplois dans de nombreux pays : d'après l'OCDE les PME représentent, suivant les pays, entre 95 % et 99 % des entreprises et entre 60 % et 70 % des créations nettes d'emploi. À l'échelle mondiale, les PME représentent 90 % de toutes les entreprises et plus de 50 % de tous les emplois.

Les PME françaises étaient en tout 3,1 millions en 2011, soit environ 99 % des entreprises, représentant près de 48 % de l'emploi salarié (en équivalent temps plein). Elles réalisent 35,6 % du chiffre d'affaires du pays (sources du CEDEF).

Lire aussi: Évolution Historique de la Charte de Franchises

Forces et faiblesses

  • Flexibilité : il n'est pas surprenant que les PME soient beaucoup plus agiles que les grandes entreprises. Les PME peuvent non seulement s'adapter aux nouvelles tendances du marché, mais aussi faire preuve d'une plus grande souplesse technologique.
  • Innovation : alors que les grandes entreprises ont tendance à itérer sur des produits existants, les PME développent souvent de nouveaux produits et services. Mais cette capacité d'innovation ne doit pas seulement se refléter dans les offres des PME à leurs clients.
  • Financement et support : l'un des principaux désavantages des petites et moyennes entreprises par rapport à leurs concurrentes plus importantes est l'accès au financement. Heureusement, de nombreux gouvernements ont mis en place des initiatives à l'intention des PME.

Face à une concurrence aussi féroce, les PME doivent exploiter tous les avantages concurrentiels dont elles disposent. Le bon fournisseur est celui qui offre des solutions adaptées à toutes les entreprises, petites ou grandes. Ces solutions doivent être suffisamment intuitives pour qu'une petite équipe puisse les utiliser, tout en offrant les fonctionnalités avancées requises par une grande entreprise.

Création et constitution d'une PME ou PMI

Comme toutes les sociétés, la création d'une PME ou d'une PMI n'intervient pas à la légère. Doivent être préparés, en amont : un projet sérieux (idée, concept) ; une étude de marché sur le terrain, si possible ; un business plan avec l'implantation projetée ; une ébauche des conditions techniques et juridiques du projet. Par la suite, tout dépend du projet en lui-même et de son coût (emprunt bancaire, recours à des investisseurs, recherche d'associés pour injection dans le capital social, etc.).

Sur le plan juridique, la PME sera généralement constituée sous forme de SARL (société à responsabilité limitée) ou SAS (société par actions simplifiée). En cas de création d'entreprise, les formalités suivantes doivent obligatoirement être effectuées : un projet de statuts doit être rédigé et déposé au greffe du registre du commerce et des sociétés pour immatriculation via le guichet unique en ligne ; un compte bancaire au nom de la société en création doit être ouvert ; il convient de faire procéder à une parution sur un support habilité à recevoir des annonces légales : publication de presse ou service de presse en ligne.

Les PME-PMI bénéficient de systèmes d'aide mis en place par le Gouvernement pour l'accomplissement de formalités, la reprise et la création d'entreprise ou encore le développement de l'activité. Elles peuvent profiter de différents dispositifs d'aide financière, notamment à l'embauche. Dans le cas des PME, les salariés pris en compte doivent être engagés à temps plein, être bénéficiaires d’un contrat de travail et déclarés à la caisse nationale de prévoyance sociale.

Politiques publiques et aides

La recommandation européenne et les lois nationales encadrent la reconnaissance et les dispositifs de soutien aux PME. Le bénéfice de la dotation de soutien à la restructuration financière des PME est précisé par des décrets nationaux, comme le Décret gouvernemental no 2018-324 du 29 mars 2018. Les marchés publics prévoient également des définitions spécifiques des petites entreprises en fonction du chiffre d'affaires et du volume d'investissement de l'entreprise, afin de faciliter leur accès aux contrats publics.

Lire aussi: Comment les pratiques cosmétiques ont évolué depuis la Préhistoire

Marine Le Pen, en portant son discours « tout pour les PME/TPE », illustre la dimension politique des mesures en faveur des petites entreprises : simplification administrative, orientation de l'épargne vers le financement des entreprises, baisse de la TVA sur l'énergie sont des propositions visant à améliorer l'environnement des PME. Selon elle, l'État a soutenu « ceux qui n'avaient pas besoin d'être aidés », et a fait « en revanche très peu de choses pour ceux qui attendaient une aide, une impulsion ». L'exemple du CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et emploi) a été évoqué comme une démonstration de mesures mal ciblées.

Dispositifs et outils pratiques

En Belgique, le « test PME » est un outil en ligne qui permet à une entreprise de savoir si elle est considérée comme une « petite et moyenne entreprise » ou comme une grande entreprise, au vu des critères de la recommandation européenne du 6 mai 2003. Au Royaume-Uni, les règles et les définitions varient en fonction de l'autorité réglementaire ; le Companies Act 2006 codifie des catégories distinctes (micro-entités, petites entreprises et moyennes entreprises).

1 - Simplification administrative - Présentation générale

PME et enjeux de transparence : cas et controverses

L'enquête publiée par Le Monde en partenariat avec le Consortium international de journalistes d'investigation révèle « les comptes offshore des proches de Marine Le Pen ». « Panama papers » : sur la piste du trésor de Jean-Marie Le Pen » met au jour l'« existence d'une société cachée aux îles Vierges britanniques, un compte secret à Guernesey et, à la clé, 2,2 millions d’euros en billets de banque, lingots et pièces d’or sonnantes et trébuchantes ». Il y a quelques mois, les journalistes de Mediapart Marine Turchi et Karl Laske évoquaient l'existence d'un compte caché chez HSBC, puis à la Compagnie bancaire helvétique (CBH), à travers un trust placé sous la responsabilité légale du majordome de Jean-Marie Le Pen.

L'ancien président du FN détiendrait donc une petite fortune. Si nous remontons le cours de l'histoire, un nom s'impose : celui de Lambert. L'héritage éponyme constitue le premier épisode d'un film, à multiples rebondissements et toujours en cours. L'histoire commence au début des années 1970… lors de l’émergence du groupuscule d’extrême droite qu’est alors le Front national.

Dans son dernier testament, ce quadragénaire fragile physiquement et psychologiquement a fait de Jean-Marie Le Pen son exécuteur testamentaire et son unique héritier. À l’automne 1976, Jean-Marie Le Pen devient un homme riche, très riche. L'héritage Lambert change considérablement la vie de Jean-Marie Le Pen sur les plans politique et personnel. Il lui permet de faire - comme il l'entend - de la politique. L'ancien Président du FN devient propriétaire du domaine de Montretout.

Les commentaires, les polémiques et sous-entendus consécutifs à cet héritage ne changent rien. Au FN, on apprécie cet homme discret, « très gentil ». On évoque également sa faiblesse de caractère. On sait également qu’il est fortuné… pour preuve : la Rolls avec chauffeur qui le dépose rue de Surène, lorsqu’il se rend au siège du FN. Dans le cadre interne du FN, l'incompréhension domine : les hommes du Front national sont persuadés qu’au moins une partie de la somme d’argent serait utilisée pour combler les dettes et le trou financier du parti.

Perspectives pour les PME

Après avoir confirmé que votre entreprise est bien une PME, l'étape suivante consiste à élaborer une stratégie en fonction de votre niveau actuel. Que vous ayez 50 collaborateurs ou 500, l'important est d'élaborer une stratégie basée sur votre taille actuelle et votre potentiel de croissance. De nombreuses PME qui visent une croissance exponentielle cherchent à imiter les grandes entreprises. Or, cela s'avère souvent une erreur. Une entreprise de moins de 250 collaborateurs ne fonctionne pas (et ne doit pas fonctionner) comme une grande entreprise.

Les PME doivent tirer parti de leur agilité, de leur capacité d'innovation et chercher des solutions de financement adaptées. Les politiques publiques, les dispositifs d'accompagnement, ainsi que la volonté politique affichée par certains acteurs - comme les propositions de Marine Le Pen en faveur d'un environnement plus favorable aux PME/TPE - jouent un rôle déterminant dans l'évolution de ces entreprises.

Indicateur Seuils (UE)
Microentreprises moins de 10 personnes ; CA ≤ 2 M€ ou bilan ≤ 2 M€
Petites entreprises moins de 50 personnes ; CA ≤ 10 M€ ou bilan ≤ 10 M€
Moyennes entreprises moins de 250 personnes ; CA ≤ 50 M€ ou bilan ≤ 43 M€

PME et PMI : définitions et réalités sociales très présentes en France peuvent être étudiées grâce aux catégories retenues par l'INSEE. Cette catégorie des PME comprend les PMI (petites et moyennes industries), entreprises qui exercent une activité industrielle. Parmi elles, les PMI françaises sont très dynamiques : il s'agit d'industries techniciennes de haut niveau, de haute technologie ou spécialisées.

Les dispositifs spécialisés et la réalité économique montrent que les PME-PMI bénéficient d'une attention politique et d'outils d'accompagnement mais restent confrontées à des défis récurrents : accès au financement, complexité administrative, adaptation technologique et concurrence. Les propositions politiques qui visent « tout pour les PME/TPE » cherchent à répondre à ces enjeux, en proposant des mesures ciblées de soutien, de simplification et de financement.

balises: #Pme

Articles populaires: