INSEE Bourgogne-Franche-Comté : Définition et Analyse Démographique et Économique
L'INSEE Bourgogne-Franche-Comté s’est appliquée depuis un an à fournir des études à l’échelle de la nouvelle région. Au 1er janvier 2021, 2 800 194 personnes habitent en Bourgogne-Franche-Comté. Au 1er janvier 2018, 2 807 807 personnes habitent en Bourgogne‑Franche‑Comté. La Bourgogne-Franche-Comté représente 4 % de l'économie et de la démographie nationales. Région de tradition industrielle et agricole, elle est depuis les années 2000 sur un sentier de croissance ralentie.
À l'instar de l'ensemble du territoire national, population et emploi sont répartis de façon inégale dans la région, dessinant quatre grands ensembles.
L'environnement et le climat sont devenus des préoccupations prégnantes, ce qui a un impact sur l’usage de l’eau. Les rendements agricoles sont significativement affectés par l’aridité des sols. Les grandes tendances démographiques se confirment.
LA BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ, 2000 ans d'histoire !
Évolution Démographique
Les données démographiques de la Bourgogne-Franche-Comté révèlent des tendances significatives :
- Décroissance Démographique : La décroissance démographique est particulièrement marquée dans certaines zones.
- Solde Naturel Déficitaire : Le solde naturel, différence entre les naissances et les décès, est déficitaire (-0,1 % par an). Le déficit naturel se creuse, car les naissances sont de moins en moins nombreuses depuis 2015, pour atteindre un nombre historiquement bas.
- Vieillissement de la Population : La région conserve ses habitants actifs en emploi, alors qu’elle gagne des retraités. Le vieillissement de la population régionale contribue ainsi au vieillissement de la population régionale.
La propension de la région à attirer des habitants est supérieure à la moyenne des régions métropolitaines. Toutefois, elle est la 2e région, derrière Centre-Val de Loire, ayant la plus faible propension à retenir les habitants de cette tranche d’âge.
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La région attire des jeunes actifs, des familles et des étudiants. De nombreuses personnes, venues d'autres régions de métropole, sont venues habiter dans la région.
Cependant, la plus marquée, est estimée à - 0,3 % par an entre 2017 et 2020. Entre 2017 et 2020, la population a légèrement baissé alors qu’elle a augmenté en France métropolitaine.
Les intercommunalités perdent des habitants, contre un quart entre 1999 et 2009. 26 d’entre elles, la croissance ralentit, et 70 intercommunalités s’est également dégradée. Une croissance démographique, associée aux opportunités d'emplois suisses.
La région connaît un solde migratoire et un solde naturel quasi nuls. Elle se caractérise par un solde naturel déficitaire. Elle est ainsi la 2e région, derrière Centre-Val de Loire et la Corse.
Répartition de la Population et Attractivité Territoriale
La population est répartie de façon inégale. Les aires urbaines de Dijon et Besançon animent une grande partie de ces déplacements. Elles ont des échanges limités entre elles malgré l’existence d’infrastructures de transport développées. Mais sont au cœur d’un réseau composé de dix aires urbaines faisant système au niveau national parmi lesquelles on compte aussi Chalon-sur-Saône, Dole, Vesoul, Lons-le-Saunier, Montceau-les-Mines, Le Creusot, Beaune et Pontarlier.
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L’aire industrielle de Montbéliard est très liée à celle de Belfort, plus tertiaire qui échange également avec Mulhouse. Sens et Auxerre sont davantage tournées vers Paris, Mâcon vers Lyon. Nevers entretient quelques liens avec Paris et Clermont-Ferrand.
L’espace rural sous influence d’un pôle attire des habitants. C’est une configuration courante, il attire des couples avec enfants, car il offre des conditions d’accès à la propriété plus favorables que dans l’espace urbain.
L’espace rural autonome perd des habitants, - 0,3 % par an entre 2013 et 2018. Il comprend désormais 705 000 habitants. Le déficit d’une population âgée ne permet pas un peuplement naturel de cet espace. En 2013 (+ 0,4 %), il n'en attire plus sur la période récente.
La partie est de la région présente un profil très spécifique, du fait de l'attractivité exercée par les pôles d'emploi suisses très proches. La région, attire des jeunes actifs, des familles et des étudiants pour bénéficier d’un emploi helvète mieux rémunérés qu’en France.
Cette attractivité est visible dans neuf EPCI perdant plus de 1 % d’habitants chaque année. En raison notamment de la présence plus importante de retraités, les zones rurales sont particulièrement concernées.
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Entre 2008 et 2013, son attractivité lui permettait de gagner des habitants, mais cette attractivité a diminué. Cette tendance est marquée dans neuf EPCI perdant plus de 1 % d’habitants chaque année. En raison notamment de la présence plus importante de retraités, les zones rurales sont particulièrement concernées.
Les communes rurales se définissent par leur faible densité (figure 1). Cet espace occupe 95 % de la superficie régionale et comprend 55 % des logements.
Plus de 830 000 personnes résident dans l’espace rural sous influence d’un pôle. (36 % contre 29 %).
Une des composantes des liaisons entre les aires urbaines et des réseaux de villes est mise en évidence par les navettes quotidiennes des actifs se rendant à leur travail.
Situation de l'Emploi
La région comptait 1,1 million d’emplois en fin d’année. La création d’emplois est forte en Côte-d’Or (1,1 %) et en Saône-et-Loire (0,8 %).
La région est le plus épargné en 2023 avec un taux de chômage de 5,3 %. Le taux de chômage est plus faible de France (13,4 % en 2021).
La Bourgogne-Franche-Comté affiche le chômage après les Pays de la Loire, la Bretagne et Auvergne-Rhône-Alpes. Le taux de chômage est de moins qu’en moyenne en France.
La région compte plus de 31 000 emplois dans les établissements du côté suisse. L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA). Champ : Personnes de 15 ans ou plus, emploi salarié ou non salarié. Source : Insee, estimations d’emploi.
Les emplois sont principalement dans les services. Les entreprises, hors micro-entreprises, emploient près de 100 000 personnes fin 2019. La région a connu une baisse d’emplois en 2019. Les secteurs comme l’automobile ou la métallurgie, requièrent une main-d'œuvre importante.
La région compte un emploi présentiel sur cinq. Les salaires peuvent être très élevés.
Niveau de Vie et Pauvreté
En Bourgogne-Franche-Comté, le revenu salarial annuel moyen est estimé à 41 500 euros. La Nièvre se distingue avec un niveau de vie de 2 300 euros de moins qu’au niveau national.
Les habitants sont moins exposés à la pauvreté. La réduction nette de la pauvreté, est plus marquée dans les communes urbaines. La pauvreté est plus élevée qu’en France (50 %).
Les zones du Jura et du Territoire de Belfort sont plus touchés. Un diplôme de niveau Bac en Bourgogne-Franche-Comté est plus élevée que la moyenne nationale (24 %).
La distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population est une donnée importante. Les rendements agricoles sont significativement affectés par l’aridité des sols.
Au niveau territorial, les conditions de vie de la population sont très variées. L'environnement et le climat sont devenus des préoccupations prégnantes. Le solde naturel toujours plus déficitaire sur le nombre de naissances.
Tableau : Indicateurs Clés de Bourgogne-Franche-Comté
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Population au 1er janvier 2021 | 2 800 194 |
| Revenu salarial annuel moyen | 41 500 euros |
| Taux de chômage (2023) | 5,3 % |
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