Statistiques des décès en France depuis 1970 : Analyse de l'Insee
L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) collecte et analyse les données relatives aux décès en France depuis 1970. Ces données sont essentielles pour comprendre les tendances démographiques, évaluer l'impact des crises sanitaires et orienter les politiques de santé publique.
Covid-19 : évolution de la mortalité en France en 2020
Évolution de l'espérance de vie
L'espérance de vie à la naissance est un indicateur clé de la santé d'une population. En France, elle a connu une progression constante entre 1950 et 2000, après avoir fortement diminué entre 1950 et 2000.
En 2018, l'espérance de vie était de 85,3 ans pour les femmes et de 79,4 ans pour les hommes. Toutefois, l'espérance de vie a reculé en 2017. En 2015, elle avait reculé pour les femmes comme pour les hommes, avec une perte de 0,2 an d’espérance de vie depuis 2014. Les femmes en France ont une espérance de vie à la naissance qu’elles avaient en 2014 (85,4 ans). L'espérance de vie des femmes en France est l’une des plus élevées de l’Union européenne (UE). Seule l’Espagne (86,3 ans) devance la France.
L’écart d’espérance de vie entre femmes et hommes y est de 5,9 ans en 2018 (contre 11,1 ans en 1994, 8,7 ans en 2008 et 7,7 ans en 1998). Cet écart est le plus faible depuis le début des années 2010 et le plus élevé parmi les pays de l’ouest de l’Europe. Il est de 3,6 ans au Royaume-Uni. En Pologne, + 1,3 %.
Mortalité infantile
La mortalité infantile, mesurée par le nombre d'enfants décédés avant l'âge d'un an pour 1 000 naissances vivantes, a également connu une forte diminution en France. Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2013 et y c. Rép. Congo (Rép. dém. Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). françaises.
Impact de la pandémie de Covid-19 en 2020
L'année 2020 a été marquée par une forte augmentation des décès en raison de la pandémie de Covid-19. La hausse des décès a été un peu plus forte pour les hommes qu’en 2019 (+ 9,1 %). La hausse des décès en 2020 est donc porté par l’augmentation des taux de mortalité aux âges élevés du fait de l’épidémie de Covid-19.
Cette hausse est de l’ordre de 6 000 par rapport aux années passées. Cette surmortalité représente un surplus de décès d’environ 14 000. Par ailleurs, l’année 2020 est bissextile.
À l’automne, chaque année, les décès augmentent jusqu’à la fin de l’année. La hausse constatée en 2020 est cependant exceptionnellement forte par rapport à 2019. À partir de mi-octobre, l’écart se creuse encore. La baisse s’avère ensuite nettement plus lente que lors de la 1re vague : le nombre de décès quotidiens moyen passe de 2 260 lors de la 1re quinzaine de novembre à 2 030 durant la seconde moitié de décembre.
Le bilan des deux vagues de décès de 2020, hommes (+ 10 %) que pour les femmes (+ 8 %). L’épidémie de Covid-19 n’a pas affecté les territoires de manière uniforme.
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Source : Insee
Répartition géographique de la surmortalité
La mortalité a évolué très différemment dans les départements ultramarins. Il existe des disparités régionales significatives. En France métropolitaine, trois groupes de régions se distinguent. En Auvergne-Rhône-Alpes (+ 15 %).
La chronologie de l’épidémie a aussi été très différente selon les régions. Dans les Hauts-de-France avec une hausse des décès dès début mars. Le point de départ de la diffusion de l’épidémie dans cette région. le pic a été atteint le 1er avril et la baisse des décès a ensuite été très rapide. à ceux de 2019, et jusqu’à + 85 % dans les Vosges et + 117 % dans le Haut-Rhin.
Juste après le Grand Est, la Covid-19 a été identifié (figure 3b). a été relativement moins intense dans le Grand Est (+ 15 % entre le 1er septembre et le 31 décembre). a été aussi intense que celui du printemps mais plus long. plus vive que partout ailleurs. les plus touchés [Allard et al., 2020]. Entre le 1er mars et le 30 avril, la surmortalité s’élève à 91 % dans la région. (+ 125 %) et les Hauts-de-Seine (+ 113 %) sont particulièrement touchés. et dans les Yvelines, un peu moins touchés, le surcroît de décès atteint 70 %.
Un surplus de décès de 22 % durant cette période contre 12 % au printemps. 2020, avec un excédent de 14 % entre septembre et décembre. (+ 38 %). mais il a duré deux fois plus longtemps. notamment la Haute-Loire, la Savoie, la Loire et la Haute-Savoie.
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Source : Insee
Comparaison européenne
Dans la quasi-totalité des pays européens, les décès ont augmenté en 2020. La France se situe dans une position médiane [Ourliac, 2021]. (+ 5 %), et du Luxembourg (+ 8 %). La crise sanitaire semble s’être diffusée plus largement. en 2020 par rapport à 2019.
Données et sources
Les données utilisées par l'Insee proviennent des mairies, qui transmettent les actes de décès. Les fichiers nominatifs diffusés ici ne sont pas des fichiers aisément manipulables pour des calculs statistiques et ne sont actualisés que tous les mois. Ils incluent les décès survenus à l’étranger. Les informations des fichiers de personnes décédées ne sont pas des données à caractère personnel, ni ne relèvent du secret de la vie privée. Les droits prévus par l’article 85 de la loi Informatique et libertés s’appliquent néanmoins au motif de l'exécution de directives post-mortem. L’INSEE étant soumis à une obligation légale de diffusion, cet article ne s’applique pas à l’Insee.
Les rediffuseurs sont invités à exclure du champ des données qu’ils publient les informations relatives aux décès (identifiés par leur date, leur lieu et leur numéro d’acte) qui figurent dans le fichier des oppositions à la rediffusion centralisées par l’Insee. Les fichiers des personnes décédées sont disponibles depuis 1970. Pour les années 1970 à l'année précédent l'année en cours, les fichiers sont annuels. Chaque fichier mensuel comprend tous les décès portés à la connaissance de l’Insee sur la période ; il peut contenir des données relatives à un décès survenu antérieurement si l’information est parvenue tardivement à l’Insee.
Les mairies ont un délai légal de transmission des bulletins de décès à l’Insee d’une semaine. Lorsque la transmission se fait sous forme papier, il faut ajouter un délai supplémentaire d’envoi postal et de saisie par les services de l’Insee. Il en résulte que le fichier mis à disposition un mois donné, ne comprend pas tous les décès survenus durant le mois, les informations pouvant parvenir à l’Insee dans le courant du ou des mois suivant(s). À l’inverse, le fichier du mois peut comprendre des décès survenus antérieurement.
Pour les raisons évoquées ci-dessus (champ différent, construction différente), ce qui en rend l’exploitation complexe, et compte tenu de la périodicité de diffusion de ces fichiers, les décomptes de décès de ces fichiers mensuels nominatifs ne peuvent donc être comparés directement aux décomptes fournis dans les statistiques quotidiennes de décès par département mis à disposition par l’Insee pendant la pandémie du Covid-19. En effet ces derniers comptabilisent les décès au jour du décès et sont actualisés à chaque nouvelle diffusion.
L’Insee ne peut garantir que les fichiers des personnes décédées sont exempts d’omissions ou d’erreurs; il ne saurait encourir aucune responsabilité quant à l’utilisation faite des informations contenues dans ces fichiers. Ces informations ne peuvent notamment en aucun cas être utilisées dans un but de certification du statut vital des personnes.
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