Statistiques INSEE PME secteur construction en France: structure, poids et performances
Cet ouvrage offre une vue structurelle complète de notre système productif et met en lumière les PME du secteur de la construction en France. En 2018, la France compte 3,9 millions de petites et moyennes entreprises marchandes non agricoles et non financières, y compris microentreprises, qui génèrent une part importante de la valeur ajoutée hors régime fiscal de la micro-entreprise et micro-entrepreneurs.
Répartition et typologie des PME dans le secteur
En 2018, la construction rassemble 472 400 entreprises, dont 96 % sont des unités légales mono‑unitaires et 4 % (13 000 entreprises) organisées en groupe de sociétés englobant 53 900 unités légales au total. Parmi ces groupes, ce sont principalement des holdings et auxiliaires de services financiers et d’assurance qui dominent.
Les unités légales liées à la construction appartiennent majoritairement à des entreprises du secteur, avec des flux intragroupe insignifiants dans certains agrégats économiques. Les entreprises de la construction représentent une part notable des filiales de groupes, et près des deux tiers des flux intra‑groupe se rattachent à des activités de l’industrie et des services.");
Ressources humaines et structure productive
En termes d’emploi, les métiers de la construction recrutent une partie importante des salariés du secteur privé non financier. Elles emploient 28 % du total des salariés et contribuent à 32 % de la valeur ajoutée (VA). Les entreprises du bâtiment génèrent une part significative de l’excédent brut d’exploitation (EBE) et restent ainsi des actrices majeures de l’économie productive française.
Les entreprises de l’immobilier, atypiques par la nature de leurs actifs, affichent des marges élevées au sein des PME. Ces entreprises sont surtout orientées vers le marché de proximité et présentent des marges parmi les plus élevées du secteur.
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Structure par taille et localisation du chiffre d’affaires
Seules 11 % des microentreprises emploient au moins 50 salariés, et leur présence est plus marquée que pour les autres catégories d’entreprises (12 % à 16 %, selon les tranches). Les grandes concentrations d’effectifs se retrouvent aussi dans les entreprises du secteur industriel associées à la construction, qui exportent une part importante de leur chiffre d’affaires.
Valeur ajoutée et performance
La construction concentre une grande part de la valeur ajoutée, de l’excédent brut d’exploitation et des exportations du secteur manufacturier non financier. En 2018, la VA de la construction s’élève à environ 99,4 milliards d’euros, et elle concentre une part importante de l’EBE et des exportations.
Les activités proches des services (réparation, imprimerie) s’adressent à un marché de proximité et présentent des chiffres d’activité et de VA qui complètent le profil des PME du secteur, en attestant d’une certaine diversification des activités au sein des PME de la construction.
Régimes fiscaux et dynamiques macroéconomiques
Le régime micro‑entreprise et micro‑social, introduit par la loi de modernisation de l’économie (LME) et réformé en 2008-2009, simplifie le prélèvement sur le revenu et influe sur la structure de chiffre d’affaires des microentreprises. En 2018, ces microentreprises réalisent une part non négligeable du chiffre d’affaires total et de la VA, tout en restant globalement associées à des activités locales et peu exportatrices.
En 2018, les unités légales de la construction appartiennent à des groupes ou à des entreprises indépendantes; 33 400 sont des filiales d’entreprises de la construction et 7 500 appartiennent à des entreprises d’autres secteurs. Parmi les groupes, les holdings et les services auxiliaires financiers et d’assurance jouent un rôle prédominant.
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Tableau récapitulatif
| Indicateur | Valeurs clés (2018) |
|---|---|
| Nombre d’unités légales de la construction | 40 900 unités légales appartenant à un groupe |
| Entreprises de la construction (toutes) : | |
| Nombre d’entreprises | 472 400 |
| Valeur ajoutée (VA) construction | 99,4 milliards d’euros |
| Part des salariés dans l’emploi total | 28 % (secteur privé non financier) |
| Exportations du secteur | Part significative, mais 52 % des PME industrielles n’exportent pas toutes |
Performances par activité et par taille
Les PME industrielles du secteur construction ne sont pas toutes exportatrices; seules 52 % des PME industrielles le sont. L’importance des activités d’ingénierie et de fabrication est associée à une VA élevée et à des marges importantes dans certaines sous‑activités. Les entreprises d’immobilier et les holdings affichent des marges élevées et jouent un rôle central dans les flux financiers intragroupe.
Synthèse
En résumé, le secteur de la construction en France est dominé par un stock important d’entreprises mono‑unitaires, avec une présence notable des groupes qui organisent leurs activités autour de holdings et de services financiers. La VA du secteur est concentrée dans quelques pôles, avec une contribution marquée à l’emploi et à l’exportation, tout en présentant une diversité d’activités proches des services et des industries manufacturières. Le régime micro‑entreprise et micro‑social Influence les dynamiques de chiffres d’affaires et de valeur ajoutée des petites structures qui composent l’écosystème global du bâtiment et des travaux publics.
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