Analyse des Statistiques du RSA par Département : Tendances et disparités régionales
Le revenu de solidarité active (RSA) est une prestation sociale destinée aux travailleurs aux ressources modestes. Il vise à garantir un revenu minimal et est versé en une seule fois au cours de l’année par les Caisses d’allocations familiales. Le suivi des prestations de la Caisse d’allocations familiales (CAF) est essentiel pour comprendre les dynamiques socio-économiques des territoires.
Cette allocation a évolué à compter du 1er janvier 2019 et est destinée aux travailleurs de 18 ans ou plus. La prime d’activité (PA) est un complément de revenu entré en vigueur le 1er janvier 2016. Le montant perçu est en fonction de sa composition et de ses ressources.
Depuis la crise sanitaire, l’économie française connaît une croissance faible, alors que le taux de chômage connaît une faible progression. Les évolutions sont très différenciées selon les départements.
Pour la première fois depuis le 2e trimestre 2021, le nombre de foyers allocataires est en recul sur un an au 4e trimestre 2023 (-1,5 %, soit 5 870 foyers en moins, figure 3). La loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi prévoit des expérimentations du RSA sont en cours dans certains territoires de 18 départements. 29 départements supplémentaires s’engagent dans cette démarche.
Fin 2023, près de 99 000 personnes perçoivent l’allocation aux adultes handicapés (AAH) en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cette allocation vise à assurer aux personnes handicapées un minimum de ressources via les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).
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Évolution du nombre de foyers allocataires du RSA par département.
Focus sur les Pyrénées-Orientales
Le département des Pyrénées-Orientales est très attractif et compte 491 000 habitants au 1er janvier 2023. La population des Pyrénées-Orientales a augmenté de 70 % depuis 1970. Le département figure parmi les plus pauvres de France métropolitaine et le chômage y est très présent.
La part des arrivants de l'étranger est la plus élevée et le jeu des migrations joue pleinement pour ce département. Les personnes qui n’ont pas quitté leur domicile sont plus nombreuses que les partants sur la période récente. La commune de Perpignan, 4e d’Occitanie, plafonne à près de 120 000 habitants.
Dans les Pyrénées-Orientales, le taux de chômage en 2022 est le plus élevé de France métropolitaine (7,3 % en moyenne en 2022). Le département se classe au 2e rang derrière la Seine-Saint-Denis pour celui des 50 ans ou plus.
Le revenu médian disponible s'élève à 1 710 € par mois et le seuil de pauvreté à 1 026 € par mois en 2016. La part des ménages fiscaux imposés est la plus faible de France métropolitaine. Près d’un jeune de 18 à 25 ans sur trois n’est ni en formation ni en emploi.
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L’activité économique s’oriente vers les produits sous signe de qualité. C’est le 6e département de France pour le nombre d’emplacements de camping, le 10e pour la capacité d’accueil dans les hébergements collectifs de tourisme. Les Pyrénées-Orientales comptent près de 100 000 résidences secondaires.
Sur le littoral, 54 % des logements sont des résidences secondaires. La part des résidences secondaires est un enjeu fort pour la vitalité des territoires. La pression foncière est forte, entraînant des prix élevés et une taille réduite des terrains à bâtir.
Dans les Pyrénées-Orientales, seule la commune d’Elne comprend également un QPV (Quartier prioritaire de la politique de la ville). 61 % des habitants sous le seuil de pauvreté résident à Perpignan.
Situation en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Fin décembre 2023, 141 070 foyers sont allocataires du revenu de solidarité active (RSA) en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les premiers trimestres en Provence-Alpes-Côte d’Azur mais repart à la hausse au 4e trimestre. Les évolutions sont très différenciées selon les départements.
En décembre 2020, plus de 500 000 foyers perçoivent la prime d’activité dans la région, soit une hausse de + 1,3 % par rapport à l’année précédente. Près d’un million de personnes sont concernées.
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Cas de la Normandie
En décembre 2021, la Normandie compte 82 120 allocataires du revenu de solidarité active. Le nombre d’allocataires en Normandie baisse de 6,9 % (- 7,0 % au niveau national). Fin 2021, 230 830 foyers sont allocataires de la prime d’activité en Normandie.
Le département de la Seine-Saint-Denis connaît des contrastes intra-territoriaux importants. Le taux de pauvreté est le plus élevé de France métropolitaine (27,9 % contre 14,1 %, en 2017). L’emploi non salarié est fortement présent et le commerce de gros y est surreprésenté. Les deux plus gros employeurs du département sont l’AP-HP et les services de l’État.
Le taux de chômage y est supérieur à celui du département. La part de logements sociaux y est inférieure à celle du département.
Qui sont les familles monoparentales ?
La pauvreté dans les Hauts-de-France
Les Hauts-de-France sont une région particulièrement touchée par la pauvreté. La région se distingue par son taux de pauvreté élevé par rapport aux autres régions de France. La redistribution a un effet particulièrement marqué dans la région, atténuant les inégalités.
La part des familles monoparentales est plus importante que pour l’ensemble des ménages. Les taux de chômage et de non-emploi sont plus élevés qu’en France métropolitaine. Les mécanismes de redistribution, via notamment le versement de prestations sociales, contribuent à réduire la pauvreté monétaire et donc son intensité.
Six profils de ménages pauvres se dégagent : des jeunes, des familles monoparentales, des personnes âgées, des chômeurs, des travailleurs précaires et des propriétaires non insérés dans l’emploi.
Analyse de la Corrèze
Situé à l'ouest du Massif central, le département de la Corrèze s'étend sur 5 857 km2. C'est le 2e département le moins peuplé et le moins dense (41 habitants au km2) de la région après la Creuse. La population diminue, avec une perte de 600 habitants chaque année. Le département est le 3e département le plus âgé de la région derrière la Creuse et la Dordogne. La part de logements HLM est faible, 6,7 % contre 9,3 % en ALPC.
L'emploi global se répartit entre 82 800 salariés et 13 400 non salariés. L'emploi global se répartit entre 82 800 salariés et 13 400 non salariés. Fin 2013, 24 600 établissements sont implantés en Corrèze et neuf sur dix n'ont pas de salariés. En 2013, la Corrèze compte 4 800 exploitations agricoles. L'industrie rassemble 12 700 emplois.
Près de huit salariés sur dix travaillent dans le secteur tertiaire. Le tourisme est surreprésenté par rapport à la moyenne de l'ALPC. Le taux de chômage est en position médiane au sein des départements de la région et la part des prestations sociales est la plus faible de la région.
Aperçu du Lot-et-Garonne
Le Lot-et-Garonne représente 5,7 % de la population de l'ALPC. Le département reste relativement attractif et la part des résidences principales est plus importante que ceux de l'ALPC : 64,1 % contre 62,5 %. Environ 13 % de la population vit en zone rurale, contre 13 % dans la région, en lien avec le poids de l'agriculture. Le département compte 105 500 salariés. La part de l'emploi salarié agricole s'élève à 3,2 % contre 2,5 % pour l'ALPC.
L'agroalimentaire détient près de 30 % de l'emploi salarié dans l'industrie et les services aux particuliers concentre 59 % des établissements et 43 % de l'emploi salarié. La part des ménages fiscaux imposés est plus faible que dans la région et le taux de chômage demeure supérieur à celui de la France métropolitaine.
Carte des allocations RSA en France.
balises: #Insee
