Le financement participatif dans le JDR : un exemple révélateur

Le financement participatif a transformé le monde du jeu de rôle (JDR), offrant de nouvelles opportunités aux créateurs et aux joueurs. Mais ce modèle est-il durable ? Cet article explore les défis, les opportunités et les exemples concrets de financement participatif dans le JDR.

dés de jeu de role

L'évolution du financement participatif dans le JDR

Alors qu'il y a quelques mois, quasi tous les financements participatifs étaient couronnés de succès (parfois relatif). Mais depuis quelques temps, ce n'est plus toujours le cas, comme par exemple avec Nightfell (stoppé en pleine campagne) ou encore actuellement Humblewood. J'ai l'impression qu'un changement s'opère. Beaucoup de jeux "amateurs" essaient de se lancer via ce mode de financement, et arrivent à leur objectif (pas forcément à des niveaux incroyables). Et des gros éditeurs se loupent parfois (comme sur certains PP d'Arkhane Asylum).

Le marché du JDR n'a jamais été aussi étoffé, même dans les années 80-90. Le roliste moyen qui participait avant à de multiples PP (comme moi...) doit moins s'eparpiller sur ses financements (augmentation du prix moyen des projets). Il y a un an ou deux j'aurais participé sans sourciller à des projets comme Humblewood ou Nightfell mais plus maintenant... Je me contente de suivre mes gammes (et j'ai de quoi faire) et je ne participe qu'au projets incontournables pour moi.

Oui. Mon budget mensuel pour ce hobby est parti dans la facture d'électricité, des courses et de l'essence. Avec des pdf à 50€ de certaines PP, je ne peux même plus suivre. Pareil pour moi, rien que le suivi de gammes me prend presque tout mon budget jdr, je pledge au compte goutte désormais. J'ai laissé passer certaines campagnes que j'attendais parfois depuis des années (Kingmaker). Et j'en ai revendu quelques unes.

Après, je ne suis pas à plaindre, mon budget jdr n'a pas vraiment diminué globalement, malgré l'inflation. Mais j'ai beaucoup de gammes à suivre D'ailleurs je réfléchis à tailler encore un peu dans tout ça prochainement, parce qu'au delà des finances, la place va commencer à sérieusement manquer. Rien qu'avec le suivi et les PP que j'ai déjà pledgé, je pense déborder de mon espace de stockage avant la fin de l'année, et pourtant je viens de récupérer 2 étages de Billy 80. Et le temps pour y jouer, ou même les lire, je n'en parle même pas.

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Est ce que les financements participatifs, et peut etre les actual play en complement, n ont pas provoqué une forme de bulle spéculative qui va trouver son terme sous peu?

Nous sommes un certain nombre d addicts a "soutenir" des projets, rattraper 10, 20 ou 30 ans de dormance maintenant que le JdR repope un peu partout (rôle des actual plays + hype des FP, dans mon cas), et avec un budget plus confortable qu a l epoque de la decouverte de jeunesse.

Mais combien sommes nous a accumuler des PP et des vieilleries nostalgiques, par rapport au vrai marché des MJ actifs et raisonnables (j allais dire joueurs, mais ce sont bien les MJ qui depensent en majorité)? Qui eux n ont besoin que d 1 ou 2 gammes pour des centaines d heures de loisirs?

Rien que pour suivre par principe on commence a tirer la langue... Je pense qu'on vit un nouvel âge d'or du JdR puisque parallèlement nous voyons énormément d'ouvrages disponibles dans des grandes surfaces - Cultura par exemple.

Les défis du financement participatif dans le JDR

Forcément, cette profusion se ressent. A titre personnel, en tant que porteur de projet (Ultime Vengeance 3D pour ne pas le nommer), j'ai fait le choix délibéré de proposer des contreparties avec le montant le plus faible possible, en raison de mon histoire personnelle : je me souviens d'un temps où je n'avais pas d'argent pour acheter les jeux neufs, et j'attendais qu'ils passent en occasion dans les boutiques pour pouvoir me mes offrir (et même là aussi il m'arrivait de faire des choix).

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Le projet de financement d'UV3D avec sa contrepartie à 36€, c'est un geste envers celui que j'étais il y a 25 ans pour lui permettre d'acheter un jeu à la fois fun et neuf. Le revers de la médaille, c'est que le jeu ne sera peut-être pas du tout financé au final, puisqu'une contrepartie faible rend plus difficile et plus longue l'atteinte du palier minimal de financement... On verra si j'ai fait le bon choix.

Au pire si ma générosité envers mon moi passé n'est pas récompensée, je prendrai une machine temporelle pour me briser les rotules et ainsi châtier ma propre ingratitude ! Il y a plusieurs points abordés que je trouve intéressant :

  • Le contexte économique (avec l'inflation) modifie les comportements d'achats. La période est plus difficile pour les éditeurs, mais aussi les consommateurs. Le JDR restant un loisir, c'est une des dépenses qui est réduite. C'est logique, mais il y a toujours un laps de temps entre une nouvelle situation et le changement d'habitude que cela entraîne.
  • Il y a saturation du marché à mon avis. Beaucoup possèdent déjà de nombreuses gammes, et n'ont plus les ressources nécessaires (argent, mais aussi temps et lieux de stockage) pour s'investir dans des nouveautés. Et ce point là est à mes yeux l'un des plus essentiel !
  • Je trouve que les éditeurs le négligent trop : de nouvelles gammes sont lancées à tout-va, alors qu'il y a une attente sur celles déjà en cours. Cela crée des frustrations, et parfois même des déceptions (par exemple des gammes qui se terminent prématurément sans que certains suppléments ne soit jamais sortis).

Le marché du JDR n'a jamais été aussi étoffé, même dans les années 80-90 Etant quelqu'un qui a connu les deux époques ... il y a une grosse différence.

Je ne vois pas tout, c'est vrai, je ne suis pas partout c'est vrai aussi ... Mais dans les années 80 90 .. les jeux achetés me semblait joués ... il y avait moins de gamme mais beaucoup plus de suivi. Et surtout je voyais des tables de ces jeux. Aujourd'hui je vois une quantité de jeu .. je vois du buzz autour des PP ... et puis entre le paiement et la livraison de la PP des dizaines d'autres buzz ont pris la place. Est ce que les jeux achetés sont joués ?

Et ca ne concerne pas que le jeu de rôle ... on a une saturation de jeu de plateau ... pourtant il en sors toujours autant. Même chose pour les jeux de figurines. Je n'ai pas de réponse .. mais des intérogations d'un coté une plethore de nouvelles gammes et de l'autre des personnes qui indquent que D&D 5 ca fait 80 a 90 % des joueurs ... Au pire si ma générosité envers mon moi passé n'est pas récompensée, je prendrai une machine temporelle pour me briser les rotules et ainsi châtier ma propre ingratitude ! Mais dans les années 80 90 .. les jeux achetés me semblait joués ... il y avait moins de gamme mais beaucoup plus de suivi. Et surtout je voyais des tables de ces jeux.

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Aujourd'hui je vois une quantité de jeu .. je vois du buzz autour des PP ... et puis entre le paiement et la livraison de la PP des dizaines d'autres buzz ont pris la place. Est ce que les jeux achetés sont joués ? Zoisite Et ça aussi c'est une bonne remarque ! Quand un jeu est joué, il améliore énormément sa visibilité auprès du public : en général, il y a 4-5 joueurs dans une partie de JDR qui vont potentiellement devenir MJ dans le futur ou en parler à leur entourage.

Mais est-ce que dans une précommande participative il a toujours de quoi favoriser la mise en place d'une partie ? Il y a parfois que le livre de base (sans aventure à faire jouer), et cela peut freiner certains MJ. Si l'offre est pertinente, je pense que la hype revient rapidement lors de la livraison (même si cela n'est pas immédiat).

Et puis aussi, rien n'oblige tous les acheteurs à faire jouer. Ce n'est pas un délit d'acheter des livres juste pour les lire, les collectionner, les feuilleter ou même les utiliser que dans 1,2,5,10 ou 20 ans... Mais c'est certain qu'il ne faut pas que ce soit le cas de tous les backers, sinon c'est une gamme mort(-vivante).

Et un exemple pour illustrer tout cela : Warhammer 1ère édition ! Sans "la campagne impériale", je ne suis pas certains que le jeu aurait eu autant de succès. Je vais pas développer plus que cela, ce n'est pas le sujet. Tout ça c'est du ressentis à mon sens, des PP marche ou pas c'est pas neuf. D&D c'est 80% du marché d'où sort le chiffre?

Et puis aussi, rien n'oblige tous les acheteurs à faire jouer. Ce n'est pas un délit d'acheter des livres juste pour les lire, les collectionner, les feuilleter ou même les utiliser que dans 1,2,5,10 ou 20 ans... Alors je n'ai aucun jugement ...je suis un vieux mj plein de suppléments et de trucs auxquels je n'ai pioché qu'une seule fois. Je suis un backgroundivore, et j'ai acheté plein de RIFT Rpg pour lire les délires et me donner des idées.

La question est du coup .. est ce des achats de collection, plaisir (les livre de jeux de rôle n'ont plus rien à envier aux meilleurs livres d'art ... ils sont souvent meilleurs au niveau maquette et illustration) Mais c'est vrai pour les jeux de sociétés .. j'ai autour de moi plein de fondus avec des armoires de boites et je sais qu'il ne joue qu'à 5% de ce qu'ils ont.

Cependant ce genre de modèe économique peut avoir une fin "brutale" au sens économique ou tout d'un coup ce supperficiel n'est plus nécéssaire. D&D c'est 80% du marché d'où sort le chiffre? GuiDe la réalité des ventes, simplement. A temperer quelque peu car il y a moins d'une semaine se terminait un des plus gros financement français de ces dernières années et que la semaine prochaine arrive un financement BBE assez attendu me semble-t-il.

Mais il serait intéressant d'avoir un suivi hebdo et ou mensuel du montant global des FP français. Après quand on me dit D&D5 ... Je trouve le chiffre énorme... Ok mais c'est pas absolue pour dire ce qui se joue effectivement. Est ce que les jeux achetés sont joués Je me pose également cette question. Et si la réponse est oui la question d'après c'est : comment vous faites ??

Je suis assez newbie dans le jdr et même en ayant vu passer plein de financements qui m'intéressaient je ne me suis pas encore lancé. J'ai déjà 3 campagnes 5e édition DD + le recueil de scénarios H&D qui dorment sur une étagère et je sais que tout achat supplémentaire subira le même sort pour un long moment. En faisant un parallèle avec les jeux vidéos ça me fait un peu penser aux soldes Steam ou aux jeux gratuits sur Epic Game Store. Après quelques années de pratique ça finit généralement par des bibliothèques de jeux de plusieurs centaines de jeux la plupart injoués. Mais pourtant on continue d'en acheter en se disant "'j'y jouerai quand j'aurais un peu le temps".

Pour revenir au jdr, et d'un point de vue relativement novice, paradoxalement la pléthore de jdr disponibles actuellement n'aide pas vraiment à se lancer dans le hobby. On est vite perdu devant le nombre de références, et du coup ce sont les plus visibles qui gagnent. Je suis assez curieux de savoir le nombre de débutants qui se lancent sur autre chose que D&D. IL faut voir que les plus anciens rolistes vont partir en retraite bientôt( ou ils le sont déjà). je pense que certains anciens vont reprendre ce délicieux loisir maintenant qu'ils ont du temps.

Nombreux sont les anciens joueurs ayant la cinquentaine passé et donc dans quelques années, les retraités rôlistes seront nombreux. Le JDR, j'en suis persuadé, a de nombreuses vertues pour les retraités :

  • ce loisir n'est pas très cher au vu du nombre d'heure de jeux
  • est intellectuellement stimulant
  • ne demande pas des performences physique énorme
  • est un loisir social donc un bon moyen de lutter contre la solitude.

Donc les anciens vont se rééquiper en JDR. Après quand on me dit D&D5 ... je prend dans ma tête tout l'éco systéme autour de la 5ENon. D&D5 seul.

Exemples de financements participatifs dans le JDR

Le financement de Symbaroum ne s’est pas fait en une fois. Si créer et partager un JDR peut se faire gratuitement, pour proposer le meilleur produit, il faut un investissement conséquent.

C’est l’exemple du jeu Symbaroum dont le premier financement pour faire une édition française a été un franc succès. En effet, si le jeu a d’abord vu le jour en Suède chez Järnringen, son succès auprès du public a conduit au lancement de son projet d’édition par A.K.A. Games en 2016.

COMMENT REUSSIR SA CAMPAGNE DE CROWDFUNDING/FINANCEMENT PARTICIPATIF

Mais qu’est-ce que Symbaroum d’abord ? Hé bien, c’est un jeu de rôle médiéval fantasy qui embarquent les joueurs sur les terres de Davokar. Ces territoires n’ont été que fraîchement occupés par la reine Korinthia et ses sujets où ils fondèrent le royaume d’Ambria. C’est là la thématique du jeu, « une rencontre improbable entre Le Trône de fer et Princesse Mononoke ».

Le système de ce JDR est basé sur le d20, un classique, mais avec son propre twist. Il n’est donc pas qu’un « énième jeu de rôle médiéval fantastique ». Ce sont les mots sur la page d’archive du premier financement participatif de Symbaroum.

Ainsi, les participants ont débloqué tous les paliers et le jeu a trouvé son public. Parmi tous ces objectifs, l’un des plus importants était celui des 53 000 euros. Avec cette somme, ils ont débloqué « Le Courroux du Gardien ».

Face à ce succès, l’éditeur A.K.A. Games récidive en 2018. Cette fois, ils le font sur Game On Tabletop le site de BBE qui a été lancé entre temps. Ce deuxième financement avait pour titre « Symbaroum : Karvosti ». L’enjeu était cette fois la traduction du deuxième chapitre de la campagne Chroniques du Trône d’Épines ainsi que le Codex des monstres.

En plus de cet objectif de base, les contributions ont aussi, d’une part, proposé d’acquérir les éléments de la première campagne et d’autre part, du nouveau contenu. Jamais deux sans trois comme dit le dicton. Aussi, un nouveau financement est lancé en 2020 pour Symbaroum : La Mère Des Ténèbres. Il s’accompagne d’un guide pour le meneur.

Elle est relativement moins populaire que les deux autres. En effet, il y a eu relativement moins de souscripteurs et la somme récoltée est en baisse avec (seulement ?) 649 % de l’objectif initial. Pour autant, tous les paliers ont toujours été atteints.

Ainsi, le troisième chapitre des Chroniques du Trône d’Épines est financé et le traditionnel contenu additionnel est produit pour la gamme. Faut-il donc attendre une nouvelle campagne pour ce jeu prochainement ? Probablement. Les résultats sont là, le public veut encore parcourir les ruines, les forêts de Davokar et les cités d’Ambria et la campagne épisodique reste en suspens.

À ce stade, en effet, l’intégralité des Chroniques du Trône d’Épines n’a pas encore été traduite. Ce qui ne devrait pas tarder à en croire le sur le site officiel du jeu, à présent affilié à Free League. Ici, une nouvelle précommande est lancée. Et c’est celle du sixième chapitre des Chroniques du Trône d’Épines, Davokar Awokens.

Et la gamme continue sur sa voie du succès en 2024. En effet, en dehors des additions pour le jeu Free League a exploré une autre approche avec Les Ruines de Symbaroum pour DD5E. Ainsi, on assiste en ce moment à un projet de traduction sur Game On Tabletop par A.K.A. Games.

Ceci se traduit par la création d’une gamme à part qui arrive en France grâce à ce financement de Les Ruines de Symbaroum. En effet, plutôt que de prendre la voie de l’extension pour DnD, il se dote de sa propre collection d’ouvrages essentiels avec un Guide respectivement pour le Maître et le Joueur, ainsi qu’un Bestiaire.

Avec les races et classes inédites, il introduit des règles uniques afin de respecter l’univers dark fantasy de Symbaroum. Avec encore un mois de financement, ce projet est à 147% de son objectif initial. Une réussite respectable, en particulier quand on note le seuil de base très élevé de ce projet.

Les opportunités du financement participatif dans le JDR

Le financement participatif pour le JDR est un peu le meilleur et le pire de ces deux mondes. Il permet de court-circuiter les éditeurs qui ne veulent pas se mouiller avec un projet et pourtant, permet de lever des sommes parfois astronomiques ! Par quel miracle ? Aucun, c’est tout simplement que l’union fait la force.

Le financement participatif repose totalement sur le fait que la mondialisation et surtout Internet permettent de toucher un maximum de monde. Pour rendre le tout plus attrayant encore, les crowdfundings ne demandent pas seulement un peu d’argent, mais proposent un double système de paliers.

D’une part, on incite chacun à donner plus en précisant que ceux qui donnent une certaine somme recevront quelque chose en plus. D’autre part, on motive un maximum de personnes en précisant qu’en fonction de la somme totale récoltée, de nouveaux éléments sont ajoutés au projet en cours. Grâce à cette méthode, tout le monde est gagnant dans cette affaire.

En fait, une communauté se forme même déjà autour du jeu alors qu’il n’est pas encore sorti, voire, elle peut contribuer à fignoler celui-ci. Cette stratégie a permis, permets et continue de permettre à des créateurs de se lancer dans leurs projets personnels une fois qu’ils se sont construit une fanbase.

Un phénomène de plus en plus visible dans la sphère des YouTuber rôlistes. En effet, certains parviennent jusqu’à dépasser des records en rassemblant des centaines de fois leurs objectifs initiaux comme avec Ryoko’s Guide to the Yokai Realms.

Et c’est d’autant plus que vrai que le financement participatif donne aussi beaucoup de liberté aux créateurs de JDR. Et même plus, on peut espérer augmenter l’échelle du JDR grâce au financement participatif. D’un seul livre, le livret de base, l’auteur peut espérer trouver une source de financement et d’attention pérenne pour les extensions, les goodies, etc. pour les années à venir.

La gamme entière de Lex Arcana, par exemple, que l’on salue pour sa complexité. Pourtant, tout n’est pas rose dans le monde du financement participatif et que ce soit les JDR voire les œuvres caritatives peuvent cacher un plus sombre dessein.

En effet, si pour la majorité, cette démarche aboutit au bout d’un temps d’attente plus ou moins long à la livraison du produit tant attendu, ce n’est pas toujours le cas. Il n’existe pas de recours judiciaire face à la fraude au crowdfunding puisqu’il n’est pas un contrat. Ainsi, les livraisons peuvent impunément prendre du retard sur ce qui a été promis à ceux qui ont participé… s’il y a livraison.

Dans le passé pas si éloigné de 2020, la pandémie de la COVID a causé pas mal de soucis dans le genre. C’est en effet la pire chose qui puisse arriver : que le responsable du financement participatif récupère l’argent et disparaisse avec. Lassitude ? Perte d’intérêt ? Obstacle insurmontable ? Ainsi, certains allouent la somme collectée dans un autre projet.

Un autre problème que soulève le financement participatif dans le domaine des JDR, c’est qu’il est peut-être victime de son succès. Pour peu, on se rapprocherait d’une situation pas si différente du krach des jeux vidéo de 1983. Les jeux se multiplient, les acteurs se multiplient, les projets se multiplient… avec plus ou moins de compétences.

Le prix n’étant, d’ailleurs, pas trop élevé par rapport aux bénéfices, les rôlistes souscrivent à ces projets et se retrouvent avec plus de jeux qu’ils ne peuvent réellement tester. À force, le marché finira peut-être par saturer.

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