Webedia acquiert Jeuxvideo.com : une acquisition majeure dans le monde du jeu vidéo
Webedia n'en finit pas de grossir. Et en un temps record. La filiale de Fimalac, réalise la plus grosse acquisition de son histoire, auprès du groupe HiMedia.
Après le rachat en juillet 2013 d'Allociné, qui a fusionné avec Webedia (Purepeople, Puretrend, Puremedias…), et du site culinaire 750g quelques mois plus tard, le groupe numérique vient d'annoncer l'acquisition du site jeuxvideo.com, leader en France de l'information en ligne sur les jeux vidéo, pour 90 millions d'euros en numéraire auprès de Himedia Group.
Webedia, connue pour son site PurePeople, déboursera au total 90 millions d'euros en numéraire pour acquérir 100% de la société auprès de Hi-Media et de ses fondateurs. Hi-Media détenait 88% dans l'Odyssée Interactive, éditeur de Jeuxvideo.com, qu'il avait acquis en 2006.
Avec cette nouvelle opération de croissance externe, Webedia revendique plus de 21 millions de visiteurs uniques par mois en France (en dédupliquant les audiences des différents sites) et environ 50 millions dans le monde. En termes de revenu, le groupe devrait atteindre 80 millions d'euros cette année. Il prévoit de franchir le cap des 100 millions courant 2015, soit avec un an d'avance sur son plan initial.
La nouvelle acquisition va permettre à Webedia de renforcer son offre dans le divertissement et auprès des publics jeunes, espère le groupe. Cédric Siré, fondateur et PDG de Webedia, a souligné, qu'il s'agit de "la plus grosse acquisition" de l'histoire de la jeune société.
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Jeuxvideo.com : un leader incontesté
Jeuxvideo.com est une pépite du Web français, leader dans l'Hexagone avec 5 à 6 millions de visiteurs uniques par mois et troisième site dans le monde sur la thématique. Avec 6 millions de visiteurs uniques par mois, Jeuxvideo.com est le site francophone sur les jeux vidéo le plus fréquenté. Avec 6 millions de visiteurs uniques par mois, Jeuxvideo.com est en effet le site francophone sur cette thématique le plus fréquenté.
Ses forums, très fréquentés, en font un carrefour d'audience impressionnant avec plus de 700 millions de visites l'an dernier. Le trafic est essentiellement français mais son potentiel à l'international est important.
« Comme Allociné, jeuxvideo.com est une pépite de l'internet français. L'ex-propriétaire de Jeuxvideo.com, Hi-Media, a parallèlement conclu un accord qui lui permet de devenir le partenaire privilégié de Webedia, "pour la commercialisation d'une partie de ses espaces numériques en Europe". La régie en ligne poursuit ainsi son recentrage sur la publicité et les paiements numériques et dispose de moyens financiers supplémentaires pour accélérer son développement.
Stratégie de Webedia et Fimalac
Entouré par Cédric Siré et Guillaume Multrier, les deux fondateurs de Webedia, société que Fimalac a rachetée en mai 2013, Marc Ladreit de Lacharrière garde le cap qu'il s'est fixé: diversifier ses activités dans l'entertainement en créant des passerelles avec le digital. À côté de Webedia, son groupe est déjà très actif dans la production d'artistes ou la distribution de spectacles (30 salles Zenith à travers la France).
Webedia a fêté sa rentrée en grande pompe, dans son nouveau quartier général, en compagnie de Cyprien et Squeezie et même d'Axelle Lemaire, la secrétaire d'État chargée du numérique. Portrait de ce géant omniprésent.
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Les forums de Jeuxvideo.com : entre popularité et controverse
SociétéJusticeReligion et laïcitéEducationRégionsDétenu par le groupe de médias en ligne Webedia depuis juin 2015, Jeuxvideo.com est l'un des plus importants sites français dédiés à ce secteur. Ses forums, en particulier, sont ultra populaires. Mais une section de ceux-ci est consacrée aux autres sujets que les jeux vidéo: le sous-forum "Blabla 18-25 ans". Il est fréquenté par une communauté aux propos et pratiques controversées: sous l'image d'ados trolls anonymes s'y cachent en réalité des haters et cyberharceleurs adultes, à l'image d'une partie du forum américain 4Chan.
Face à une modération bénévole qui n'arrive plus à suivre, leurs attaques varient de l'anti-féminisme aux propos racistes, antisémites ou encore homophobes.
Des annonceurs veulent suspendre tout affichage publicitaire sur le site. En cause, une campagne de cyberharcèlement menée par des habitués d'un forum. Le groupe détient entre autres le site jeuxvideo.com. C'est sur l'un de ses forums qu'est partie une vague de harcèlement la semaine dernière.
Les trolls anti-féministes de Blabla 18-25 ans de Jeuxvidéo.com ont menacé une journaliste. En quelques années, ce forum est passé des blagues potaches aux discours haineux.
Nadia Daam a condamné le forum 18-25, détenu par Webedia, pour le "flooding" d'un numéro de téléphone anti-harcèlement. Depuis, certains de ses utilisateurs se déchaînent contre elle.
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Après avoir mis en place un système de censure de mots interdits sur ses forums ce lundi matin, le site Jeuxvideo.com a visiblement fait marche arrière.
Quelques controverses liées aux forums de Jeuxvideo.com
- Une chronique à charge sur Jeuxvideo.com a suffi: depuis plusieurs jours, la journaliste Nadia Daam est menacée et harcelée par des centaines d'internautes.
- Au moins neuf de ses vidéos reprennent, parfois au mot et au plan près, celles de youtubeurs anglophones. Il a fini par se faire démasquer par les "enquêteurs internautes" du forum 18-25 ans de jeuxvideo.com.
- Des internautes ont relayé dimanche soir, notamment via un post sur la plateforme participative de L'Express, une fausse rumeur qui visait l'ex-président.
- Le site est encore une fois dans la ligne de mire des médias depuis qu'un de ses membres a révélé un des sujets du bac S.
Repéré par iTélé, un message posté jeudi sur le site jeuxvideo.com annonçait les sujets des épreuves de sciences des séries L et ES qui se déroulaient vendredi. Le ministère a annoncé l'ouverture d'une enquête.
Sébastien Pissavy et la création de Jeuxvideo.com
Sébastien Pissavy est le créateur du site à succès jeuxvideos.com. De l'idée au succès, de la folie start-up lors de la bulle internet à la communication de crise lorsque des sujets du bac ont été dévoilés sur l'un de ses forums, il retrace son parcours. Interview.
"Tentez l'aventure de la création d'entreprise même si vous n'avez pas l'idée du siècle ou le business modèle le plus solide" : c'est le conseil de Sébastien Pissavy cofondateur de jeuxvideo.com.
Côté études, j'ai un bac+4 en informatique. A l'issue de mon service militaire, j'ai commencé par rédiger une encyclopédie des trucs et astuces de jeux video (ETAJV). A l'époque, dans le début des années 1990, les jeux étaient difficiles, d'un niveau élevé. Et les joueurs étaient frustrés de ne pas pouvoir les terminer. La seule solution si vous étiez bloqué était de connaître les combines et codes.
Les magazines spécialisés proposaient d'ailleurs tous une rubrique "Trucs et astuces". J'ai alors décidé de rassembler dans un document numérique les astuces que je trouverais ou qu'on m'enverrait. J'ai commencé mon travail de collecte avec un vieux traitement de textes et le compilateur d'aide gratuit de Microsoft. La première version de l'ETAJV est sortie en 1995, une version 0.13 qui référençait les astuces pour 13 jeux videos ! Je copiais sur disquette et je les envoyais par courrier. A un moment, je recevais 20 lettres par jour, alors j'ai décidé de gérer l'entreprise avec deux projets : ouvrir un 3615 payant (2,23 francs la minute soit 0,34 ¤uros) pour consulter ces astuces et créer un site web, avec réservation du nom de domaine, jeuxvideo.com.
L'ascension du site
Le début a été lent. Il n'enregistrait aucune recette et était financé par celles du 3615 ETAJV. Les revenus Minitel ont progressé jusqu'en 1999, j'ai fermé le service en l'an 2000. Grâce au contenu, le site a fini par battre chaque mois les records du mois précédent. Les revenus publicitaires ont suivi.
A l'époque de la bulle internet, on voyait des confrères passer au JT de 20h ou dans l'émission Capital : ils levaient des fonds sans avoir engrangé le premier sou de bénéfice. Ils dépensaient sans compter. Si vous ne perdiez pas d'argent à l'époque, vous étiez considérés sans ambition ! Nous étions donc mal vus ! Mais en 2000-2001, quand la bulle internet a crevé - les fonds les ont obligés à devenir rentables en un ou deux mois... Nous, nous étions dans une logique d'entreprise classique : nous avons créé L'Odyssée interactive avec notre seul patrimoine, avec seulement 27.500 francs de l'époque. Nous réinvestissions les premiers bénéfices dans l'entreprise.
On avait été très sollicités à partir de 1999 par des business angels, des banques, des capitaux-risqueurs. Nous avions une forte valorisation. Si on avait été parisiens et non auvergnats, on aurait peut-être suivi le mouvement et levé des fonds, augmenté notre structure de coûts... trop tôt. L'implantation à Aurillac nous a peut-être préservés de la chute des start-up après la crevaison de la bulle internet. On a continué sur une logique de développement d'entreprise "classique".
Nous avons cédé en mai 2000, 80% du capital à Gameloft qui est actuellement le numéro 2 mondial des jeux video sur mobile. Depuis L'Odyssée interactive a été revendue et appartient à Hi Media.
Le jeune banquier patrimonial de UBS France à Paris nous a expliqué que notre patrimoine personnel étant à peu près égal à zéro, nos salaires à L'Odyssée interactive étant très modestes, il ne faudrait pas que nous regrettions plus tard de n'avoir pas profité à temps de cette bonne valorisation de notre entreprise. On est devenus millionnaires en francs comme en euros, en cédant la majorité de l'entreprise. Après avoir vendu, je suis resté dans l'entreprise jusqu'à fin 2012 pour poursuivre l'aventure.
Jeuxvideo.com est toujours l'un des 30 premiers sites français toutes catégories confondues. C'est un mastodonte hébergé par plus de 60 serveurs. Il emploie 40 personnes et accueille plus de 4 millions de visiteurs uniques chaque mois. C'est toujours le plus grand média videoludique en Europe. L'intégralité du site a été réalisée en interne. Un tiers de notre personnel sont des rédacteurs, deux tiers des techniciens : web designer, back office... Tout réaliser en interne revient moins cher et nous procure une réactivité que nos confrères n'ont pas.
Nos forums sont devant Doctissimo ou Au Féminin.com qui comptent parmi les plus gros en France. 150.000 messages sont postés chaque jour sur nos forums qui sont modérés a posteriori par une équipe de 400 modérateurs bénévoles.
J'ai fait le point avec le service modération. Un individu, la veille du bac scientifique, avait publié sur l'hébergeur d'images Noelsshack.com une photo prise à la dérobée avec un téléphone portable. Cette photo montrait l'énoncé du premier exercice de maths. Vers 21 heure cette personne portant le pseudo Chaldeen avait divulgué le lien vers la photo sur le forum Bla Bla 15-18 de jeuxvideo.com... Sur le moment, peu de réactions à ce message; mais c'est le lendemain après l'épreuve de maths, que certains forumeurs se sont rendus compte que Chaldeen avait dit vrai. Alors l'affaire a pris une autre ampleur. La rumeur a grossi, les médias s'en sont emparés et nous avons confié la communication sur cette affaire à une agence spécialisée. Notre ligne de téléphone a été encombrée toute la journée par les demandes des médias et devant le buzz, le ministre de l'Education de l'époque, Luc Chatel a du tenir une conférence de presse sur le sujet. il annonçait l'annulation de l'épreuve et heureusement il ne citait pas notre site jeuxvideo.com ! Ma hantise était de nous voir associés d'une façon ou d'une autre au piratage des sujets. J'ai refusé de parler en direct à la télé et aux radios; Une décision sage avec le recul. Quasiment tous les médias ont relaté l'affaire de façon neutre pour jeuxvideo.com.
Le sentiment de routine. Et puis j'avais promis sur mon blog que j'écrirais dans un livre, l'aventure de jeuxvideo.com (1). Ca m'obligeait à le faire !
Dans notre domaine d'activité, le jeu video, les réussites d'entreprises sont créées par des moins de 30 ans. Marié avec des enfants, vous aurez moins de temps à consacrer à votre entreprise. Vous pouvez très bien tenter l'aventure même si vous n'avez pas l'idée du siècle, ni un projet très bien ficelé : c'était notre cas. Commencez par un petit site, même incomplet, sinon vous ne commencerez jamais. Vous apprendrez sur le tas. N'attendez pas de trouver le business model hypersolide, n'ayez pas peur de vous planter. Mieux vaut se planter que de ne pas avoir essayé.
Après Gamekult ou encore Canard PC, c'est à Jeuxvideo.com de se lancer dans une offre d'abonnement Premium sans publicité. Pour le moment, elle semble uniquement accessible depuis les applications mobiles du site.
Si des sites proposent un abonnement payant sans publicité depuis maintenant près de dix ans, la tendance s'accélère sérieusement ces dernières années. C'est dans le secteur des jeux vidéo que l'on a vu de nombreuses initiatives. Outre Gameblog (chez qui cela représente moins de 10% du CA), Gamekult a relancé son offre en 2013 et semble plutôt content de ses premiers résultats (sans publier de chiffres). Plus récemment, on a aussi vu le magazine Canard PC proposer un site accessible uniquement sur abonnement cette fois.
Hier, Jeuxvideo.com dévoilait... un modèle d'abonnement Premium, sans publicité. Un choix étonnant tant le groupe Webedia a investi dans ce secteur depuis le rachat du site en 2014. La portée de cette nouvelle offre est néanmoins limitée, puisqu'elle ne concerne pour le moment que les applications mobiles du site. Une manière, sans doute, de voir l'effet d'une telle initiative tout en simplifiant l'intégration, puisque la phase de paiement est prise en charge « in-app ».
Ainsi, une mise à jour a été déployée sous Android et iOS. Les notes de version indiquent que les lecteurs ont « réclamé une option Premium, la voici ! ». Par défaut le contenu sponsorisé reste affiché mais il est proposé de le désactiver dès la configuration initiale, qui permet aussi d'indiquer votre choix pour les commentaires ou la définition des vidéos. Le site ne fait d'ailleurs pour le moment pas mention de cette offre. Il sera intéressant de voir si c'est le cas dans les jours à venir. Le groupe pourrait y trouver une manière alternative de financer la création et le maintien de ses applications.
Une offre Premium similaire a par exemple été mise en place pour AlloCiné en février dernier. Elle est proposée à 0,99 euro par mois, ou 9,99 euros par an.
Nous incitons les membres à utiliser un pseudonyme et faisons en sorte que les informations privées - de l'utilisateur ou d'un tiers - restent privées. Nous attachons de l'importance au droit à l'oubli sur internet. La plupart de nos utilisateurs sont jeunes, on veut leur proposer un endroit où ils restent anonymes. Nous avons une charte bien précise sur le site.
L'importance de la communauté
Les chiffres sont en ligne : depuis 2002-2003 et la possibilité pour les internautes d'intervenir, nous avons enregistré plus de 3 millions d'utilisateurs. Environ 300 000 messages sont postés chaque jour. Cette communauté est le cœur du site : autant de monde favorise tout le reste du site. Et puis c'est une communauté très particulière à gérer car ce sont des communautés : différents âges, différentes passions, différentes façon de s'exprimer aussi.
D'abord, l'activité appelle l'activité. Quand quelqu'un veut discuter sur le net, il va là où il y a déjà du monde. On espère ! Je pense qu'il y a un intérêt lié justement à cette liberté et la multiplication des sujets. Il y a plus de 30 000 forums, ils peuvent parler de plein de choses, sur des thèmes très différents, aller de forum en forum. Aussi, ces forums sont simples d'accès et d'utilisation. Certains les trouvent archaïques et ils ont raison ! On a envie que les internautes estiment que ce sont leurs forums. Typiquement, le 15-18, ce n'est pas nous qui avons décidé qu'il serait le plus actif, ni de la forme qu'il prendrait.
Les administrateurs ont le dernier mot sur la désignation du modérateur potentiel, mais il est très rare qu'on le refuse.
Il y a deux types de modérateurs : les administrateurs, salariés de jeuxvideo.com qui gardent le dernier mot. Puis, les modérateurs bénévoles. Ils sont 400 et appartiennent à la communauté. On a confiance en eux, mais ils ont moins de possibilités d'action. Ils ne peuvent pas bannir un utilisateur, mais le « kicker » c'est-à-dire lui interdire l'accès sur un forum pendant 3 jours. Mais sur chaque message du forum, tout le monde peut avertir un administrateur en cas de problème. Il y a un système d'alerte.
Evidemment on n'accepte pas ce genre de messages, très graves mais aussi très rares au regard des 300 000 postés par jour. L'anonymat ne veut pas dire que les gens sont là en toute impunité. Nous publions régulièrement des news sur le site pour leur montrer qu'ils peuvent être retrouvés, notamment par l'adresse IP que nous fournissons en cas de demande des autorités. De façon générale, nous signalons ce qui nous semble important de signaler sur www.internet-signalement.gouv.fr. C'est la même procédure que pour n'importe qui. Nous communiquons aussi régulièrement avec la cyber police, Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication (OCLTCTIC). Nous voulons vraiment être irréprochables et que les utilisateurs des forums sachent que dès que les autorités nous demandent, on obéit. C'est un deal avec les membres de la communauté : si vous êtes corrects, on est correct.
Dans ce cas, on ferme internet ! Si vous fermez les forums, les internautes iront ailleurs, ça risque même d'être pire. Sur jv.com, la modération fonctionne. Bien sur, on peut toujours améliorer, mais on a mis en place un système bien rodé avec les autorités. Je ne crois pas qu'on soit parfois dépassés. A chaque fois, on a fait ce qui était en notre pouvoir, on est intervenu pour bannir l'utilisateur, pour transmettre les informations aux autorités. Sur n'importe quel site vous pouvez avoir des menaces, notre rôle ne va pas plus loin que de prévenir les autorités compétentes. On ne peut pas faire plus, ce serait comme essayer de vider l'océan à la cuillère. Internet existe, il faut travailler pour ce que soit un espace qui reste libre, mais sans une totale impunité.
Son ton plus léger et son orientation rapide vers la culture populaire dans son ensemble lui offrent rapidement une solide réputation dans le paysage vidéoludique français. Relancé en version beta par Clubic SAS en juin 2021 sous le nom JVFR, le site entend retrouver sa place d’outsider de la presse de jeu vidéo francophone, aux côtés de Jeuxvideo.com et Gamekult.
En 2014, le site internet du célèbre quotidien Le Monde ouvre sa rubrique Pixels, consacrée aux « (r)évolutions numériques », et notamment au jeu vidéo.
Reportage : La VideoGame Story : La plus grande expo sur l'histoire du jeu vidéo
Certains sites spécialisés dans le jeu vidéo se concentrent sur des thématiques, des supports ou des genres de jeux spécifiques. JeuxOnline (communément appelé JOL) se concentre de son côté sur les jeux en ligne (RPG, FPS, MOBA…) tout comme Dexerto (qui traite également d’eSport) quand NoFrag ne parle que des jeux de tir à la première personne. Nouveau venu de la presse vidéoludique francophone, Breakflip se concentre sur les tendances actuelles (Fortnite, League of Legends, Roblox…), un peu à la manière de Millenium même si ce dernier lorgne principalement du côté du sport électronique. Enfin, comment ne pas évoquer SuperSoluce, l’un des monuments du guide de jeu francophone qui dépanne les joueurs coincés depuis plus de dix ans. Le quotidien de sport LÉquipe dispose désormais de sa partie sport électronique, et Millenium s’intéresse toujours aux grandes compétitions de League of Legends ou HearthStone en dépit de son ouverture progressive vers le jeu vidéo dans son ensemble.
En France, le site de l’Agence Française pour le Jeu Vidéo (AFJV) est une référence incontournable. Annonces, offres d’emploi, agenda d’événements : il regroupe nombre d’informations essentielles sur l’industrie du jeu vidéo en France.
Il existe de nombreux sites de presse en anglais. Les plus anciens sont également les plus connus, comme IGN (une version française existe également) et son approche généraliste orientée culture populaire ou encore Gamespot. Incontournable de la curation de notes données aux films, séries, albums musicaux et jeux vidéo, Metacritic est également un site incontournable pour se faire une idée en quelques clics de la réception d’un jeu par les médias du monde entier.
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