Qu'est-ce qu'un Télé-Entrepreneur ? Définition et Enjeux
Une chaîne de télévision est un entrepreneur économique (éditeur audiovisuel) qui propose aux téléspectateurs des programmes audiovisuels, organisés sous forme de grille de programmes en contrepartie d'une rémunération directe ou indirecte; elle se définit par un couple (thématique, cible). Dans l'économie classique de la Télévision le téléspectateur est perçu comme un consommateur. Au vu de l'évolution du secteur et du rôle majeur qu'y joue le public, cette approche est trop limitative.
Cet article propose une exploration approfondie du concept de télé-entrepreneur, en abordant les aspects économiques, juridiques et stratégiques de la gestion d'une chaîne de télévision. Nous examinerons également les dynamiques du marché audiovisuel, en particulier au niveau local, et les opportunités offertes par les nouvelles technologies, telles que la web télévision.
Le Modèle Économique de l'Édition Audiovisuelle
L'Audience est aujourd'hui un paramètre naturel et mesuré pour toutes les chaînes de télévision, et l'ensemble du secteur de l'édition audiovisuelle l'a intégré dans ses raisonnements économiques. Cette thèse propose un modèle économique, composé d'une approche et d'une représentation graphique, pour l'Edition audiovisuelle reposant sur trois paramètres : l'Audience, la Recette et le Coût. Ce modèle place le téléspectateur au cœur de l'économie de la Télévision et l'Audience en est le paramètre fondamental. L'approche de ce modèle est le cycle Audience, Recette, Coût.
La représentation graphique de ce modèle se compose de deux courbes principales : Coût(audience) et Recette (audience) dont est déduite la courbe Profit (audience) dans un référentiel où l'axe des abscisses est la part d'audience de la cible et l'axe des ordonnées l'argent. Cette thèse montre que pour une chaîne de télévision il existe une part d'audience optimale, au sens de la maximisation du profit, au point où la tangente à la courbe du coût est parallèle à la droite de la recette qui est aussi celui où la courbe du profit présente un point d'inflexion.
Ce modèle économique permet d'expliquer les diverses stratégies pour l'éditeur d'une chaine de télévision et de concevoir des outils de gestion adaptés à ce secteur, notamment l'optimisation du coût de la grille de programmes.
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Les Fondamentaux Juridiques et Financiers de l'Entreprise Audiovisuelle
De l’associé à l’actionnaire, en passant par le bénéfice et le droit de vote, chaque élément contribue à la dynamique d’une entreprise. Les critères de l’associé, tels que l’apport financier et l’affectio societatis, sont essentiels pour assurer son rôle actif au sein de la société. Au sens strict, l’associé est membre d’une société de personnes, là où l’actionnaire est membre d’une société de capitaux. Au sens large, donc, tout actionnaire est associé mais tout associé n’est pas actionnaire. Les critères de l’associé ne sont pas clairement définis par la loi. Cependant, le Code civil donne une ébauche de définition. Il énonce ainsi les caractères qui animent l’associé.
L’article 1832 du Code indique que celui-ci fait un apport, qu’il est animé de l’affectio societatis, et qu’il a vocation à contribuer aux résultats. Toute personne qui souhaite devenir associé (lors de la constitution d’une société ou en cas d’augmentation de capital) doit faire un apport. L’apport n’est pas une opération distincte de la souscription au contrat de société. L’apport consiste, pour l’associé, à promettre d’apporter, c’est-à-dire de transférer à la société, un droit (propriété, usufruit, jouissance, nue-propriété) sur un bien (en règle générale). La promesse d’apport intervient lors de la souscription des actions, c’est-à-dire au moment de l’adhésion au contrat de société. La libération de l’apport (son paiement) peut être échelonné dans le temps.
L’apport peut porter sur des objets divers : un bien (apport en nature), une somme d’argent (apport en numéraire), une prestation (apport en industrie). La nature de l’apport peut également être variable : lorsque l’on apporte un bien ou une somme d’argent, on peut apporter la pleine-propriété (usus, fructus, abusus), l’usufruit (usus et fructus), la nue-propriété (abusus seul) ou la jouissance (droit personnel (et non plus réel) détenu par la société contre l’associé, d’utiliser la chose dont l’usage est apporté).
La spécificité de l’apport résulte dans la double particularité qu’il confère des droits d’associé dans la société (et non les droits d’un simple créancier) et qu’il fait supporter à l’associé l’aléa inhérent au contrat de société (il ne pourra récupérer l’apport (sauf l’apport en jouissance) que si tous les autres créanciers (privilégiés, chirographaires et subordonnés) ont été remboursés.
Le Capital Social
Le capital social, appelé souvent plus simplement le capital, désigne, en comptabilité, un ensemble de ressources (un « capital ») apporté à une organisation, autrement dit, un groupe social (entreprise, association…). Le capital social est la représentation au passif des engagements de l’entreprise envers les associés ou actionnaires d’une société du fait de leurs apports. C’est une garantie générale du créancier (fournisseur, banquier…) et est donc soumis à un régime juridique strict.
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- Apports en numéraire: Les associés apportent évidemment de l’argent à l’entreprise, il s’agit des apports en numéraire. L’argent apporté à la société va lui servir à investir et à financer son besoin en fonds de roulement ! Donc c’est de l’argent utilisé ! Le capital social est bloqué quelques jours entre le moment où l’argent est déposé sur le compte de la société à la banque et le jour où on apporte la preuve de l’immatriculation à la banque. Il s’agit de tout apport d’argent, hormis le CCA (compte courant d’associé). Les sommes apportées doivent être déposées sur un compte ouvert au nom de la société en formation et bloquées jusqu’à son immatriculation. La partie non libérée figure à l’actif du bilan dans un compte intitulé ” capital souscrit, non appelé “
- Apports en industrie: Un associé met à la disposition de la société ses connaissances techniques, son travail ou ses services. De tels apports ne peuvent concourir à la formation du capital social. Exemple : une SNC a un capital de 10 000 euros divisé en 100 parts de 100 euros chacune. L’associé B a également fait l’apport de ses connaissances techniques ce qui lui donne droit à 20 parts supplémentaires. Les apports en industrie sont autorisés pour les SARL, les SNC, les SAS, les associés commandités des sociétés en commandite par actions, les sociétés en participation, etc.
- Apports en nature: Il s’agit de tout apport de biens autres que de l’argent, pouvant être évalués pécuniairement et cédés. Leur variété est pratiquement illimitée (ex. Précision : pour les apports de biens immatériels (marques, brevets, etc.), il est souvent conseillé de préférer l’apport en jouissance ou de conclure un contrat de licence avec la société plutôt que de faire un apport en nature.
Le Chiffre d'Affaires
À lui seul, le chiffre d’affaires ne permet pas d’évaluer l’entreprise. Son niveau dépend en effet de la nature de son activité. Cependant, c’est un outil de comparaison pratique entre entreprises d’un même secteur d’activité. La variation du chiffre d’affaires d’une entreprise est en revanche un indicateur analytique intéressant. À cette fin, le chiffre d’affaires peut être exprimé en valeur ou en volume, c’est-à-dire à prix constants (en faisant abstraction de la hausse des prix). Concrètement, le chiffre d’affaires d’une entreprise sur un exercice donné s’obtient en faisant la somme de l’ensemble des factures et avoirs hors taxes émis au cours de l’exercice. C’est la date de livraison du produit, autrement dit de transfert de propriété, qui fait office de date pour établir le chiffre d’affaires et non la date de facturation. Il est exprimé en unités monétaires et compté sur une année. Le chiffre d’affaires « consolidé » désigne le chiffre d’affaires de l’ensemble des sociétés d’un groupe (et participants donc d’une seule et même entreprise).
Dans de nombreux cas, les associés fondateurs présentent un projet dont le plan de financement demande un investissement initial de leur part plus qu’important. Les associés vont ainsi apporter de l’argent (appelé apport en numéraire) au capital social de l’entreprise : cela constitue les fonds propres de la jeune société et ouvre droit à une réduction d’impôt pour les souscripteurs.
Le compte courant d’associé correspond à une somme d’argent que l’associé apporte également à l’entreprise : mais contrairement au capital, cet apport en compte courant pourra être repris car il s’agit d’un prêt librement consenti par l’associé. A quoi sert le compte courant d’associé ? Pour financer des éléments que les partenaires bancaires ou institutionnels ne financent pas ou peu. Pour maintenir un certain équilibre au niveau de la répartition du capital social initial. Ce prêt peut également donner lieu au versement d’intérêt au préteur ou non. Lorsqu’un associé prête de l’argent à la société, qui peut en demander le remboursement ? Contrairement aux autres biens du couple marié sous le régime de la communauté, où chacun peut agir au nom des deux parties, le compte courant d’associé ne peut être remboursé à l’associé que sur demande expresse de celui-ci :« Le conjoint d’un associé ne peut pas demander le remboursement du compte courant que ce dernier détient dans la société alors même que les sommes qui y figurent sont des biens communs.
Le Brainstorming : Un Outil de Créativité Essentiel
Le brainstorming ou remue-méninges est une technique de résolution créative de problème sous la direction d’un animateur, un remue-méninges étant plus spécifiquement une réunion informelle de collecte d’idées ou, pour les enfants, un casse-tête. Toutefois, en France et au Canada, le terme « remue-méninges » a été retenu comme terme équivalent à l’anglais « brainstorming ». La technique du brainstorming a été conçue en 1935 par Alex Osborn, vice-président de l’agence de publicité américaine BBDO. L’idée générale de la méthode est la récolte d’idées nombreuses et originales. Deux principes définissent le brainstorming : la suspension du jugement et la recherche la plus étendue possible. Ainsi, les suggestions absurdes et fantaisistes sont admises durant la phase de production et de stimulation mutuelles. En effet, les participants ayant une certaine réserve peuvent alors être incités à s’exprimer, par la dynamique de la formule et les interventions de l’animateur.
Le remue-méninges traditionnel vise à apporter des solutions à un problème donné grâce à un recoupement d’idées effectué par le groupe de travail. Ces recherches révèlent que le travail en groupe n’apporte aucun bénéfice en ce qui concerne le nombre ou l’originalité des idées générées. Stasser explique qu’il existe une perte de productivité liée au fait que les membres d’un groupe discutent en priorité des informations qu’ils ont en commun au lieu de chercher des solutions originales et qu’ils ont tendance à se censurer par peur du ridicule, des conflits ou de l’exclusion.
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Techniques de brainstorming :
- Remue-méninges avec Post-it : Les participants inscrivent leurs idées sur des morceaux de papier autocollant et les affichent sur un mur. Il est facile ensuite de compiler et de trier les idées communes.
- Remue-méninges parallèle ou la négociation raisonnée : Technique pour résoudre en groupe un conflit particulier en recherchant toutes les solutions possibles avant de prendre une décision.
- Remue-méninges à distance : Un Remue-méninges peut avoir lieu de manière distante par messagerie instantanée, courriels ou Internet, à condition que les règles du jeu de la formule classique soient appliquées à la lettre. Au contraire, la réunion brainstorming est très courte.
L'Importance du Marché Local et de la Web Télévision
Pourquoi la radio s’est-elle infiniment mieux ancrée dans le local que la télévision ? À partir d’une intéressante comparaison de l’histoire de ces médias, Christian Pradié, maître de conférence à l’université de Valenciennes et à Paris 8, démontre comment les récentes évolutions juridiques, économiques et technologiques de la télévision peuvent contribuer à combler ce handicap et, notamment, à favoriser l’émergence véritable d’un tiers secteur audiovisuel.
À l’heure où un certain discours sur la convergence présente la politique des médias essentiellement comme une question de technologies, le débat sur les télévisions locales, en train d’être relancé, nous rappelle le poids des décisions politiques sur ces évolutions. Cela paraît d’ailleurs une évidence pour ceux qui ramènent le faible développement en France de chaînes couvrant des espaces infranationaux au problème de la capacité de ces territoires à s’avérer rentables pour un tel média. La décision des pouvoirs publics de ne toujours pas lever les obstacles à la collecte des recettes publicitaires, en particulier de la grande distribution, serait coupable d’entraver la prospérité des quelques 6 chaînes locales hertziennes autorisées en métropole et de condamner à de faibles moyens les 78 canaux locaux du câble.
Si aujourd’hui existent des programmes locaux de radio et de télévision, c’est en raison d’histoires bien différentes. Celle de la radio a donné d’abord la primeur aux stations locales, que celles-ci soient privées, une douzaine avant 1939, ou publiques. Le monopole audiovisuel public de l’après-guerre, contourné par les importants postes périphériques, a alors conduit à la concentration en des émissions nationales et même transnationales.
Le cheminement des télévisions vers une programmation locale a été tout autre. Au départ, le monopole public impose la domination d’une programmation nationale, compte tenu de la centralisation politique historique, en tout cas pour les deux premiers réseaux. Le troisième réseau est consacré aux régions et progressivement, comme pour la radio, une décentralisation de la production et de la programmation intervient à travers les 14 stations de FR3 et les 41 Bureaux régionaux d’information.
La promesse de la fin de la rareté des fréquences hertziennes, par la multiplication par cinq ou six des capacités de transport numérique, annonce une nouvelle étape majeure de l’évolution du secteur. Elle peut contribuer aussi à rapprocher la situation du média télévisuel de celle de la radio, qui compte souvent 30 à 40 antennes FM par localité. Une seconde transformation fondamentale provient de la baisse sensible du prix des équipements numériques, devenus plus accessibles pour une pratique amateur.
Vous dirigez une société et vous souhaitez la valoriser davantage, afin que les clients qui visitent votre site internet bénéficient d’un média audiovisuel. Pour cela, optez pour la web télévision.
Comment construire votre projet TV :
- La construction de votre projet TV démarre en poursuivant une idée de départ. Pour garder une ligne directrice, il est important de vous fixer des objectifs clairs et précis. Par exemple, vous pouvez définir divers points comme l’information à transmettre, le public visé, la durée de la diffusion, la ligne de conduite à adopter, les images diffusées, le design (couleurs, style), le ton utilisé (sérieux, humoristique…), le texte présenté ou encore les moyens nécessaires (site internet, caméra, logiciel, système de diffusion). Vous pouvez aller plus loin en faisant l’état des lieux de la concurrence, déterminant si vous allez avoir recours à des professionnels techniques et travailler sur l’optimisation du référencement.
- La présentation d’une vidéo d’entreprise vient compléter le site internet de celle-ci. Pour s’assurer que le contenu de votre site web soit cohérent, attractif et opérationnel, n’hésitez pas à consulter l’avis d’un professionnel. Il existe des programmes de diffusion préconçus vous permettant de diffuser votre présentation web. Si vous désirez diffuser vous-même votre contenu, des tutoriels vous guideront dans cette étape. Après avoir monté les divers enregistrements vidéos, il reste à les synchroniser en gardant uniquement les contenus accrocheurs. Cette dernière étape consiste à vérifier que la visualisation de votre chaîne TV web soit opérationnelle et corresponde à l’image à transmettre de votre entreprise. Il s’avère judicieux d’effectuer cette vérification à plusieurs personnes pour que les éventuelles critiques soient diversifiées. Pour garantir un contenu optimal dans la présentation de votre entreprise par télévision connectée, il semble important d’effectuer des mises à jour régulières. Les textes, les images, le son et le contenu global devraient être vérifiés au minimum une fois par année.
Comment lancer sa chaine TV ?
| Caractéristique | Radio Locale | Télévision Locale |
|---|---|---|
| Ancrage dans le local | Fort | Plus faible, en amélioration |
| Cadre juridique | Régime bien défini | En évolution, recherche de modèle |
| Secteur associatif | Très présent, contribution majeure | En développement, légalisation récente |
| Modèle économique | Diversifié (public, privé, associatif) | Principalement commercial, diversification en cours |
| Coûts de production | Généralement plus faibles | Plus élevés, mais en baisse avec le numérique |
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