Comment lancer une startup sur fonds propres : guide complet et pratique

La start-up est une entreprise à ses débuts qui a pour ambition de réaliser un projet innovant, souvent dans le secteur des nouvelles technologies. Une start-up parvient très difficilement à se développer uniquement grâce à l'auto-financement. Toutefois, la première source de financement correspond aux fonds propres que les associés de la start-up peuvent réunir et injecter dans la société.

Définir l'idée et le business model

Commencez par résumer votre idée en quelques lignes concises et percutantes. Avoir une idée ne suffit pas pour se lancer. Toute idée, quelle que soit son origine, ne représente au départ qu'un concept encore flou et intangible. Pour la transformer en un projet réaliste et qui a un sens économique, il est essentiel de la définir clairement et précisément. Cette étape permet de s'assurer que le produit ou le service répond à un besoin réel.

Votre étude de marché doit montrer que vous comprenez parfaitement le terrain sur lequel vous allez évoluer. D'où l'importance de réaliser une étude de marché approfondie en amont de votre projet. définir précisément votre clientèle et ses attentes : identifiez les caractéristiques de votre clientèle, ses besoins, ses habitudes de consommation et ses attentes vis-à-vis de votre produit ou service. Concentrez-vous sur les early adopters, les individus les plus prompts à adopter de nouvelles technologies ou innovations.

La startup est en quête d'un modèle économique industrialisable, rentable et vecteur de croissance. La recherche de son business model : les startups, qui apportent un produit ou un nouveau service, doivent trouver et élaborer un business model leur permettant de générer rapidement des revenus. La start-up n'a pas besoin d'avoir identifié son business model pour se lancer.

Établir un dossier solide

Avant de rechercher des sources de financement pour la start-up, son fondateur doit préparer un dossier solide et argumenté. Un dossier incomplet ou mal rempli est la première cause de rejet au Guichet unique INPI. Vous allez devoir montrer que votre projet tient la route, que votre idée répond à un besoin bien réel et que vous êtes capable d’en faire une entreprise solide. Les financeurs recherchent avant tout de la clarté, une vision structurée et une équipe prête à porter le projet.

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Quand un dossier est bien préparé, on le sent : il inspire confiance, il donne envie, il raconte quelque chose. Il faut également avoir une équipe projet cohérente par rapport aux objectifs à atteindre. Concevoir un business model intéressant, avec une offre de produits ou service qui répond à de vrais besoins. L’étude de marché et le business plan seront analysés. Obtenir de premiers résultats qui confirment l’intérêt du projet. Il peut s’agir d’un test concluant sur l’un des produits ou services envisagé.

Calculer précisément vos besoins en capital

L’une des mesures les plus judicieuses que vous puissiez prendre pour votre entreprise est de déterminer dès le début le montant exact du capital dont vous aurez besoin. Si vous ne levez pas suffisamment de fonds, vous aurez du mal à couvrir vos dépenses de base. En revanche, si vous en levez trop, vous risquez de vous endetter inutilement ou de perdre le contrôle de votre entreprise.

Définissez votre business model et vos objectifs. Allez-vous ouvrir un magasin, lancer une activité de services ou vendre des produits en ligne ? Chaque type d’entreprise a ses propres coûts de démarrage, il est donc important de savoir précisément ce que votre entreprise offrira et comment vous atteindrez vos clients. Réfléchissez à la portée de votre entreprise : prévoyez-vous d’évoluer rapidement ou allez-vous commencer petit et vous développer progressivement ? Définissez vos objectifs pour les premières années afin que votre financement corresponde à ce que vous essayez d’accomplir.

Listez vos dépenses nécessaires au démarrage

  • Frais juridiques et de licence : les frais d’immatriculation des entreprises, les permis et autres exigences réglementaires varient considérablement selon le secteur d’activité et le lieu.
  • Équipement et fournitures : ordinateurs portables, logiciels, outils de fabrication, meubles ou machines.
  • Stocks : coûts liés au stockage et au maintien d’un stock suffisant si vous vendez des produits.
  • Locaux ou loyer : bail commercial, espace de coworking ou bureau à domicile.
  • Technologie : développement d’un site Web, abonnements aux logiciels.
  • Marketing et image de marque : logo, site Web, publicités sur les réseaux sociaux.
  • Salaires : coûts liés à l’embauche et à la fidélisation du personnel.

Essayez de déterminer ces coûts aussi précisément que possible, mais ne vous inquiétez pas s’il y a des inconnues. Rapprochez-vous autant que possible des coûts réels.

Comptabilisez les dépenses opérationnelles et constituez un fonds de prévoyance

Au-delà des coûts initiaux, les dépenses opérationnelles (ou fonds de roulement) couvrent le loyer, les services publics, les assurances, les salaires et d’autres charges courantes. Prévoyez un budget d'au moins trois à six mois pour ces dépenses afin de vous constituer un coussin de trésorerie pendant que votre entreprise se stabilise et, idéalement, commence à générer des revenus réguliers.

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Préparez-vous à l’imprévu grâce à un fonds de prévoyance. En règle générale, vous devriez mettre de côté 5 à 10 % de votre budget de démarrage total pour faire face aux surprises. Ce fonds de prévoyance est votre filet de sécurité en cas d’imprévus.

Budgétisez vos besoins financiers personnels. De nombreux entrepreneurs se constituent un coussin de trésorerie pour leurs frais de subsistance, suffisant pour couvrir une période de six mois à un an.

Autofinancement et autres sources proches

Autofinancement. Vous injectez vos fonds personnels dans votre projet. Près de 80 % des jeunes entreprises sont financées par des économies personnelles ou des revenus provenant d’un autre emploi. L’autofinancement a ses avantages : vous gardez un contrôle total, évitez les dettes et n’avez pas à rendre de comptes aux investisseurs.

La première source de financement correspond aux fonds propres que les associés de la start-up peuvent réunir et injecter dans la société. Cette solution de financement dépend des capacités financières des associés. Les apports peuvent comprendre des biens autres que de l’argent. Par exemple, il peut s’agir de l’apport d’une application web ou d’un projet de recherche.

Le financement provenant d'amis et de la famille peut être flexible, mais vous devez fixer des attentes en matière de remboursement ou de rendement, d'autant plus que des relations personnelles sont en jeu. Il convient toutefois de garder à l'esprit certaines choses. Tout d'abord, vous devez traiter ces arrangements de manière professionnelle. Rédigez des accords pour éviter tout malentendu ultérieur et décidez avant l'investissement s'il s'agit d'un prêt ou d’un investissement.

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Financements externes : crowdfunding, business angels et capital-risque

Enfin, il est possible d’obtenir des financements par le grand public grâce au crowdfunding. Le financement participatif consiste pour l’entrepreneur à présenter son projet de start-up sur une plateforme en ligne. Cette méthode de financement repose sur une communication convaincante. Pour lancer une campagne de financement participatif, il est tout d’abord essentiel de bien choisir la plateforme de crowdfunding. En effet, il faut privilégier une plateforme connue qui apportera de la visibilité au projet.

Les business angels sont des investisseurs privés misent sur le potentiel de votre startup. Des investisseurs privés misent sur le potentiel de votre startup. En plus des fonds, ils offrent souvent leur expertise, leurs relations dans le secteur et leur mentorat. Soyez toutefois prêt à vous soumettre à un processus d'examen approfondi. Les investisseurs providentiels veulent voir un business plan bien conçu, une équipe solide et un potentiel de rendement substantiel.

Le capital-risque permet de financer une start-up en forte croissance en faisant entrer des fonds d’investissement spécialisés à son capital. Le capital-risque ne convient pas à toutes les start-up, mais il peut constituer une option intéressante pour les entreprises flexibles et à forte croissance. En contrepartie, vous renoncez à des fonds propres et à un certain niveau de contrôle, car les investisseurs en capital-risque souhaitent généralement avoir leur mot à dire sur l'orientation de votre entreprise.

Conseils pour convaincre des investisseurs

  • Recherchez des investisseurs et trouvez le bon profil. Prenez le temps d’identifier ceux qui ont fait leurs preuves dans votre secteur.
  • Accrochez l'attention avec des mesures tangibles : partenariats, croissance du nombre d'utilisateurs, utilisateurs actifs mensuels, coût d'acquisition client.
  • Faites une demande intelligente et présentez un budget transparent. Les investisseurs veulent savoir exactement de combien d'argent vous avez besoin et comment il sera utilisé.
  • Gérez les risques avec des plans d’atténuation réalistes et présentez une stratégie de sortie plausible.

Prêts bancaires, microcrédits et autres dispositifs

Une start-up peut également contracter un emprunt bancaire pour financer son démarrage ou son développement. Afin d’obtenir un emprunt bancaire pour le démarrage d’une start-up, il faut que les associés effectuent un apport en fonds propres suffisant. Cet apport doit souvent représenter au moins 20% du financement global. À défaut, la demande d’emprunt a de grandes chances d’être refusée.

Il peut être difficile pour une petite entreprise d'obtenir un prêt sans avoir de solides antécédents en matière de crédit. Un business plan bien conçu peut convaincre les prêteurs. Fournir des garanties, telles que du matériel, des stocks ou des biens immobiliers, ou faire appel à un cosignataire ayant de bons antécédents en matière de crédit peut également améliorer vos chances d'obtenir un prêt.

Les prêteurs alternatifs, les plateformes en ligne et les organismes de microcrédit sont souvent plus flexibles. Des plateformes telles que Kiva et Accion proposent des microcrédits ou des petits prêts pensés pour les start-up. Ceux-ci sont souvent accordés sur la base du business plan, de l'expérience et du potentiel de revenus de l'emprunteur plutôt que sur ses antécédents en matière de crédit.

Le prêt d’honneur finance le créateur à titre personnel, sans intérêt ni garantie, par l’intermédiaire de réseaux d’accompagnement comme Initiative France ou Réseau Entreprendre. Accordé à la personne et non à la société, il renforce l’apport de l’entrepreneur et produit un effet de levier auprès des banques.

Aides publiques, dispositifs et accompagnement

De nombreux dispositifs existent pour aider une start-up à se financer. Profitez des dispositifs de soutien proposés par l'État, Bpifrance ou encore les collectivités locales. Les entreprises innovantes ont également la possibilité de participer à des concours. En effet, il s’agit d’une autre alternative pour financer une start-up puisqu’il est possible d’obtenir une contribution financière à l’issue du concours.

Il est vrai que la start-up présente des caractéristiques spécifiques. Si elle investit dans la recherche et le développement, elle peut relever du statut fiscal de jeune entreprise innovante (JEI), défini à l’article 44 sexies-0 A du Code général des impôts. Ce statut, qui ouvre droit à des exonérations fiscales et sociales, ne se confond toutefois pas avec la notion de start-up, laquelle n’a pas de définition juridique propre.

La création d’une start-up sans argent est envisageable. Toutefois, le succès du projet dépend en partie du financement de la start-up. Les projets les plus ambitieux mobilisent en complément le capital-risque et le prêt d’honneur. Financer une start-up repose rarement sur une seule ressource. L’entrepreneur combine le plus souvent son apport personnel, le soutien de ses proches, un prêt bancaire, le financement participatif et les aides publiques comme l’ACRE ou le crédit d’impôt recherche.

Formalités juridiques et choix du statut

Comme toute entreprise, la start-up doit être immatriculée pour exister légalement, même si son fonctionnement est atypique. Vous avez la liberté de choisir parmi les différents statuts juridiques existants : EURL, SARL, SAS, SASU, etc. Votre réponse à ces questions influence directement le choix de votre statut juridique.

Par exemple, si vous projetez d'accueillir des associés au capital de votre startup, mieux vaut opter pour une société par actions simplifiée (SAS) ou, si vous êtes seul au démarrage, pour une société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU). La SA et la SAS ont l’avantage de faciliter les entrées et les sorties d’actionnaires, cela est adapté à un projet rapide et fluctuant comme celui de la startup. Aussi, la SA est un bon choix dans le cas de bénéfices élevés car elle peut être cotée en bourse.

Un entrepreneur peut confier l’ensemble du processus à un professionnel comme Legalstart, qui peut gérer la rédaction des statuts, les options fiscales et le dépôt du dossier jusqu’à l’obtention du KBIS. Zoom: Un futur entrepreneur souhaitant créer une start-up peut confier les formalités administratives à LegalPlace. Il suffit de répondre à un questionnaire en ligne, et de transmettre les justificatifs requis.

Structurer les apports et la trésorerie

Pour les apports en numéraire et en nature, l’apporteur reçoit en contrepartie des titres représentatifs du capital social (des parts sociales ou des actions). Pour les apports en industrie, l’apporteur reçoit des titres appelés parts sociales ou actions « en industrie ». Enfin, en contrepartie de ses apports en compte courant, l’associé concerné ne reçoit aucun titre de la société. Il devient créancier de l’entreprise.

Il est recommandé de constituer un fonds de roulement (BFR) et assurer la bonne santé financière de l’entreprise. Il est conseillé de préserver ses fonds propres le plus longtemps possible !

Accompagnement et accélération

Les incubateurs offrent souvent un pack d’accompagnement : bureaux, ateliers, coaching, réseau, accès à des experts, et parfois une aide financière ou un prêt d’amorçage. Les pépinières d’entreprise, aussi appelées incubateurs, ont un rôle de soutien financier et d’accompagnement auprès des start-up.

Lorsque votre start-up prend une ampleur significative, une banque d’investissement peut vous accompagner pour une introduction en bourse. La levée de fonds d’un montant trop important diluera fortement la participation des associés fondateurs, ce qui compliquera d’autres levées de fonds ultérieures.

L’Escalator, l’incubateur de Maurice Lévy, lance un fonds avec Founders Future.

Combiner les sources et préparer la suite

Financer une start-up repose rarement sur une seule ressource. L’entrepreneur combine le plus souvent son apport personnel, le soutien de ses proches, un prêt bancaire, le financement participatif et les aides publiques comme l’ACRE ou le crédit d’impôt recherche. Les projets les plus ambitieux mobilisent en complément le capital-risque et le prêt d’honneur.

La start-up est en réalité une étape préliminaire au développement d’une entreprise stable et durable. Son statut est temporaire : la startup ne restera pas une startup toute sa vie. La levée de fonds permet de se financer en fonds propres. Ainsi, la société ne s’endette pas. L’inconvénient principal du capital amorçage est que la start-up est encore faiblement valorisée lorsqu’elle au stade de démarrage.

Tableau récapitulatif des sources de financement

Source Avantages Inconvénients
Autofinancement Contrôle total, pas de dette Limité par les ressources personnelles
Love money (amis/famille) Flexible, confiance Risques pour les relations personnelles
Crowdfunding Visibilité, validation du marché Nécessite une communication forte
Business angels Capital + mentorat Due diligence, dilution
Capital-risque Montants importants, accélération Perte de contrôle partielle, pression de croissance
Prêt bancaire / microcrédit Conserve les fonds propres Garanties et remboursement
Aides publiques / concours Subventions, exonérations Critères d’éligibilité

Un dernier conseil… La fiscalité et la comptabilité sont des métiers complexes qui nécessitent une véritable expertise, particulièrement dans le domaine de l’innovation. N’hésitez pas à avoir recours à des experts en innovation, comme le Groupe BBM, qui connaissent parfaitement les leviers à activer pour optimiser vos fonds propres ! Cela vous permettra de vous concentrer sur votre cœur de métier.

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