Les Armes : critique détaillée, fonctionnement et explications

Dans une case horaire hautement convoitée, TVA propose cet automne sa grande nouveauté Les armes, une rare incursion dans les coulisses des forces armées canadiennes, qui marque aussi le retour au petit écran de Vincent-Guillaume Otis, près de deux ans après la fin de District 31.

La série Les armes sera présentée les lundis à 20 h sur TVA et TVA+, à compter du 9 septembre.

Annonce et contexte de la série

TVA a confirmé que la troisième saison de Les Armes sera la dernière.

C’est par voie de communiqué que la chaîne a annoncé que la populaire série, mettant en vedette Vincent-Guillaume Otis et François Papineau, sera de retour pour un ultime chapitre dès le 7 septembre prochain.

Voilà une série à grand déploiement, dont l'assise est assez hermétique. Entre drame et suspense, cette proposition de l'auteur Pierre-Marc Drouin (Doute raisonnable, In Memoriam) risque de marquer les esprits, avec des scènes intenses, voire choquantes.

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Résumé des intrigues principales

La série s'ouvre alors qu'un crime vient d'être commis au sein du commando secret GTF16 de la base de Kanawata.

Complices du meurtre dès le début, les téléspectateurs accompagnent le coupable, visiblement terrorisé, alors qu'il va se dénoncer.

Dès lors, on comprend que ce soldat a agi sous les ordres d'un supérieur, mais que s'est-il réellement passé? Et qui est le véritable coupable?

Le pépin ? Le meurtrier et sa victime font partie d’un commando aussi spécial que secret, le JTF16, une unité d’élite qui force ses membres à renoncer à leur identité et à disparaître de la carte.

Le nom des combattants du JTF16 s’efface des registres officiels, et ces mercenaires n’existent plus « légalement » aux yeux de l’État.

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Maintenant, comment investiguer sur un meurtrier qui n’a pas de papiers, pas de nom et dont la victime a supposément été incinérée ?

La base de Kanawata et le JTF16

Dans cette ultime saison, les téléspectateurs retrouveront la base de Kanawata trois mois après les événements marquants de la finale de la saison précédente.

Le JTF16 est de retour après avoir subi une embuscade dans le Nord canadien par des paramilitaires à la solde des Russes.

Un contingent de recrues débarque à la base de Kanawata, un lieu tellement hostile qu’il porte le surnom des « portes de l’enfer ».

Humiliées et quasi torturées, les recrues, d’abord à couteaux tirés, se serrent les coudes et tissent des liens affectifs inattendus.

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Conflits géopolitiques et tension militaire

Les tensions entre le Canada, la Russie, les États-Unis et la Chine continueront de s’intensifier, même si les troupes russes ont quitté le nord du pays sous la supervision des armées canadienne et américaine.

Dans cette distribution cinq étoiles, l'on sent que tous les joueurs se sont investis de bout en bout, autant d'un point de vue physique que mental, pour nous offrir un divertissement luxueux, ambitieux et complexe, qui n'est pas sans rappeler certaines productions de nos voisins du Sud.

Personnages et interprétations

Dépêché sur les lieux pour reprendre le commandement de Kanawata, l'officier Louis-Philippe Savard voudra rapidement faire la lumière sur les événements qui pourraient plonger l'armée dans l'embarras, refusant les explications floues qui lui sont données d'emblée.

De son côté, Louis-Philippe Savard (Vincent-Guillaume Otis) fera de la traque de Daniel Colin (Patrick Labbé) une affaire personnelle.

Avec l’aide d’Allan Craig (François Papineau), il sera prêt à tout pour le retrouver et l’éliminer.

Il devra faire face au Colonel Allan Craig, un homme autoritaire et déterminé qui semble avoir une emprise démesurée sur les activités militaires de la base.

À ses côtés, François Papineau se métamorphose à nouveau, tel un caméléon, pour incarner l'implacable Colonel Allan Craig, un rôle qui lui permet d'aller jouer dans de nouvelles zones d'ombre.

Dans cette ultime saison, Savard porte sur ses épaules le poids de la disparition d’un soldat dont le sort demeure inconnu.

Craig revient de mission avec un otage.

Convaincus qu’il y a toujours une taupe sur la base, Savard et Craig cherchent à identifier le responsable qui a fait échouer leur opération.

Aidée par la police militaire Kim Falardeau, Savard fera tout pour faire respecter l'ordre, tout en tentant d'élucider le mystère qui pèse, alors qu'on lui mettra constamment des bâtons dans les roues.

Performances remarquées

Dans ce contexte, Vincent-Guillaume Otis revient avec fougue et sincérité, s'imposant comme un véritable rempart contre les injustices.

Droit, intègre et bienveillant, ce personnage attachant lui sied à merveille. Il vous fera d'ailleurs oublier rapidement le sergent Patrick Bissonnette.

Ève Landry fait aussi un bon travail dans la peau d'une jeune policière téméraire dont le passé est marqué par une tragédie.

Il faut aussi souligner le travail exemplaire de Frédéric Millaire-Zouvi, dont le personnage tyrannique (qui est à mille lieues du bon Jean-Michel dans 5e rang) vous fera grincer des dents à chacune de ses apparitions.

Même coup de chapeau pour Émile Schneider et Alex Godbout, dont les soldats - l'un déterminé, l'autre bouffon - ne manquent pas de piquer notre curiosité.

Deux acteurs ressortent du lot dans les premiers pas des Armes à TVA. Frédéric Millaire Zouvi y incarne un militaire cruel, misogyne et dégueulasse, complètement à l’opposé du sympathique et nono garagiste Jean-Michel de 5e Rang.

Chez les jeunes, Émile Schneider (STAT) hérite d’une partition nuancée et costaude.

Dans les coulisses des entraînements des réservistes du Loiret (épisode 04/04)

Style, ton et comparaison

En plongeant dans Les armes, les téléspectateurs entrent dans un univers obscur, où les protocoles, les non-dits et la hiérarchie règnent en rois et maîtres.

C'est d'ailleurs pour cette raison que l'adhésion n'est peut-être pas instantanée.

On connaît peu les codes de l'armée, les façons de se saluer, de marcher en rang de même que la hiérarchie à respecter.

Comme pour Dumas à Radio-Canada, le défi des Armes de TVA sera de garder ce rythme soutenu pendant 24 épisodes par année. Un téléroman, c’est un marathon, et non un sprint.

Ce volet à la How to Get Away with Murder fonctionne vraiment bien.

À Dumas, une œuvre de qualité, j’ai préféré Les armes, une proposition originale, rythmée et surprenante, peuplée de personnages complexes et haïssables.

Éléments narratifs et promesses de la série

Le portrait (fictif, rappelons-le) qui est fait de l'armée canadienne n'est pas toujours reluisant, mais on nous promet que notre vision va changer en cours de saison.

Tel un vaillant soldat de l'infanterie, n'abandonnez pas! On peut vous dire qu'à compter du deuxième épisode, il sera difficile de laisser tomber cette intrigue touffue qui promet de nombreux rebondissements.

Il y aura beaucoup à découvrir, nous promet-on.

Élément Détail
Diffusion Les lundis à 20 h sur TVA et TVA+
Auteur Pierre-Marc Drouin
Rôle principal Louis-Philippe Savard (Vincent-Guillaume Otis)
Antagoniste Colonel Allan Craig (François Papineau)
Unité JTF16, commando secret basé à Kanawata
Thèmes Militaire, mystère, hiérarchie, loyauté, enquête

Pour l’instant, Les armes détient une petite longueur d’avance sur Dumas.

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