Causes, symptômes et prise en charge des douleurs lombaires et lomboradiculaires
La douleur chronique, lombaire ou lomboradiculaire se manifeste le plus souvent par un fond douloureux chronique entrecoupé de périodes plus douloureuses. La répercussion dans la vie de tous les jours est variable selon les patients. On parle de lumbago quand la douleur est localisée dans le bas du dos, en région lombaire, avec un blocage douloureux. Les personnes se présentent alors avec un dos « tordu », en rapport avec les contractures musculaires. La douleur est mécanique et le moindre mouvement est alors très pénible.
On parle de lombalgie aigüe lorsque l’on a les mêmes symptômes que pour le lumbago, mais sans blocage. Les mouvements sont douloureux mais faisables. L’irritation de la racine nerveuse se traduit par une douleur ou sensation désagréable (type brûlure, fourmillement…) dans le membre inférieur (jambe) et par une perte (le plus souvent peu importante) de sensibilité sur le trajet de la douleur. La douleur est plus ou moins invalidante selon l’intensité de la douleur.
On parle de douleur chronique (lombalgie ou lomboradiculalgie) quand la douleur est quotidienne, au-delà de 3 mois, avec des répercussions sur la vie sociale, professionnelle, psychologique plus ou moins importantes. L’évolution de la douleur est dans 95 % des cas favorable vers la guérison. Le délai est parfois long (plusieurs semaines ou mois) ; il faut donc être patient. La douleur peut récidiver (50 % de risque dans l’année qui suit). La récidive suivant un épisode douloureux plus intense ne signifie pas pour autant que tous les épisodes à venir éventuels seront de plus en plus forts. Dans 5 % des cas, la douleur va continuer dans le temps - on parle alors de douleur chronique.
Il ne faut pas confondre l'évolution de la douleur (ressenti subjectif ne se voyant pas forcément sur les examens) et l'évolution du vieillissement de la colonne observable sur les moyens d'imagerie (radio, scanner ou IRM). Un terrain génétique favorisant, une mauvaise circulation du sang dans les artères (observé lorsque l’on a du diabète, du cholestérol, de l’hypertension, …) font que les différentes structures de la colonne fonctionnent mal et vieillissent plus rapidement. Une faiblesse des muscles du dos peut aussi faire que le dos n’est pas bien maintenu et protégé. Elles sont exceptionnelles dans les pathologies mécaniques et ne sont présentes que dans le cadre de la lomboradiculalgie et jamais dans le cas de la lombalgie sans irritation d’un nerf.
Une atteinte motrice signifie que certains muscles, innervés par le nerf irrité, ne se contractent pas bien. Il peut s’agir d’une paralysie temporaire, souvent réversible avec une bonne rééducation. Des troubles sphinctériens peuvent, de manière très rare, apparaître lorsque les nerfs innervant les sphincters manquent d’espace pour fonctionner normalement. Il peut alors y avoir des problèmes urinaires, voire anaux ou génitaux. Dans tous les cas, il est crucial de consulter un professionnel de santé si de tels symptômes apparaissent.
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Les douleurs du bas du dos, appelées lombalgies, sont un problème très fréquent pouvant concerner une grande partie de la population au cours de sa vie. Elles n’entraînent généralement pas de conséquences graves sur la santé mais la lombalgie peut parfois se chroniciser. La lombalgie se caractérise par une douleur au niveau des vertèbres lombaires, situées dans le bas du dos. Parfois, la douleur peut s’étendre et atteindre les fesses ou l’arrière des cuisses. Il est plus fréquent d’en avoir au moment de l’adolescence et après 50-60 ans. Lorsque la douleur atteint le nerf sciatique, la lombalgie est appelée sciatique ou lombosciatique.
Si vous avez des douleurs lombaires s’apparentant au symptôme de la lombalgie, vous pouvez demander conseil à un médecin en vidéo et ainsi éviter les déplacements. Pas de médecin disponible ? Consultation remboursable sous certaines conditions.
Le symptôme principal de la lombalgie est une douleur locale au niveau des lombaires. Elle est plutôt diffuse et continue. Néanmoins, si la lombalgie est provoquée par une lésion, la douleur peut survenir de manière soudaine et intense. L’intensité peut s’accentuer ou s’atténuer si vous changez de position. Les douleurs lombaires peuvent s’irradier vers d’autres parties du corps, vers les jambes à l’arrière et jusqu’au genou. La durée de ce type de lombalgie est courte, 4 semaines maximum. Elle se manifeste par une douleur aiguë qui peut empêcher de réaliser ses activités habituelles et de travailler. Dans certains cas, un médecin peut délivrer un arrêt de travail. Bien qu’incommodante, la lombalgie aiguë se résorbe d’elle-même au bout de quelques semaines.
Quand la douleur persiste au-delà de 3 mois, on parle de lombalgie chronique. Ce type de lombalgie nécessite une approche multimodale et peut inclure des exercices, des conseils posturaux, des thérapies physiques ou encore des traitements médicamenteux adaptés.
Pour calmer la douleur en cas de lombalgie aiguë d’apparition soudaine, plusieurs mesures simples peuvent aider. Appliquer du chaud ou du froid sur la douleur. En cas d’inflammation, il est préférable de commencer par prendre du paracétamol. Si les douleurs inflammatoires perdurent, consultez un médecin rapidement. Il n’est pas toujours nécessaire de faire un examen physique; une téléconsultation peut suffire pour certains cas et permettre au médecin de renouveler une ordonnance ou de prescrire une IRM lombaire si nécessaire. À noter qu’à partir du 1er décembre 2024, la délivrance du tramadol, de la codéine et de la dihydrocodéine nécessite une ordonnance sécurisée. Il n’est donc pas possible d’en prescrire en téléconsultation.
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Votre médecin peut aussi recommander des exercices pour soulager ou prévenir la lombalgie. En cas de lombalgie chronique, des approches complémentaires peuvent être envisagées si la cause des douleurs n’est pas liée à une maladie en particulier. Des consultations avec kinésithérapeute, chiropracteur ou ostéopathe peuvent être envisagées selon le cas.
Le symptôme majeur de la lombalgie est lié à un problème musculosquelettique de la colonne: os, muscles, vertèbres, racines nerveuses, ligaments. Parfois, la douleur n’est pas liée à un problème musculosquelettique. Les mécanismes de déclenchement restent peu connus; le stress peut être à l’origine de la douleur sans que l’on sache précisément pourquoi. Plus rarement, des causes plus graves comme des cancers peuvent être à l’origine des lombalgies, mais cela reste exceptionnel. Le lumbago et la lombalgie désignent la même chose.
Un kyste du dos peut se manifester sous forme d’une boule sous la peau. Ce type de masse est le plus souvent un kyste sébacé, une tumeur bénigne fréquente qui peut s’infecter et entraîner des douleurs. Les kystes sébacés se développent à partir d’une glande sébacée bouchée et produisent du sébum. Le tabagisme peut contribuer à l’épaississement du sébum et au blocage, favorisant la formation de kystes. Un kyste sébacé du dos apparaît typiquement comme une boule dure et mobile sous la peau, avec éventuellement un petit orifice menant à la surface cutanée. En cas d’infection, la peau autour peut devenir rouge, chaude et douloureuse, et le kyste peut augmenter de taille, formant parfois un abcès.
Le traitement d’un kyste sébacé repose principalement sur la chirurgie. L’exérèse chirurgicale est généralement réalisée sous anesthésie locale dans un cabinet dermatologique. Il est crucial d’enlever complètement la coque du kyste pour éviter les récidives. Il est recommandé de ne pas opérer un kyste en phase inflammatoire et d’attendre que l’infection soit résorbée avant envisager l’ablation, ce qui peut prendre entre 6 à 8 semaines. La chirurgie des kystes du dos est généralement effectuée par un dermatologue, mais d’autres chirurgiens peuvent aussi intervenir. Le chirurgien doit retirer complètement le kyste pour éviter la récidive.
Non, le seul traitement efficace pour un kyste sébacé est l’exérèse chirurgicale. Dans la majorité des cas, la présence d'une bosse dans le dos n’est pas un motif d'inquiétude. Bien qu’elle ne soit généralement pas le signe d’un problème grave, l’idéal est de consulter un dermatologue ou un médecin généraliste.
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- Le kyste sébacé est une boule sous la peau composée de sébum; s'il devient rouge, chaud, sensible et douloureux, une prise en charge médicale est nécessaire.
- Le lipome se retire par une intervention chirurgicale sous anesthésie locale.
- Le furoncle est une infection à la racine d’un poil, formant une boule rouge et douloureuse avec pus.
- Les verrues sont des lésions cutanées généralement inoffensives et nécessitent une évaluation dermatologique pour déterminer le traitement.
- Rarement, une bosse au dos peut être le signe d’un carcinome basocellulaire nécessitant une prise en charge spécialisée.
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Cette article informe que les informations peuvent nécessiter une mise à jour et que le site peut être en travaux; cela n’altère pas les principes généraux de la lombalgie et de ses causes, diagnostics et traitements évoqués ci-dessus.
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