Mentorat entrepreneurial et courtage en travaux : deux parcours convergents vers le développement des projets

Savez-vous que plus de 7 000 jeunes entrepreneurs entre 18 et 30 ans ont été accompagnés dans le cadre du programme de mentorat pour entrepreneurs du Moovjee depuis 2009 ? Le mentorat est une relation interpersonnelle de soutien, d’échange et d’apprentissage. Ainsi, le mentor apporte recul et expérience pour le développement de l’autre pour l’atteinte de ses objectifs. Le mentorat entrepreneurial intervient souvent en phase de développement de l’entreprise. Les mentorés sont alors des jeunes pousses qui ont déjà franchi l’étape de la création et souhaitent consolider les bases de leur activité.

Le mentoré prend conscience que d’autres ont déjà traversé les mêmes étapes et peuvent l’aider à en décrypter les enjeux. Par ailleurs, Moovjee est membre de Rezoo, le programme de mentorat pour les plus de 30 ans. “Le mentor n'est pas au-dessus de moi, il a juste fait la route avant moi.”

Dans le cadre du réseau, “Le choix de Xavier Aguera comme mentor a été très naturel pour nous.” L’exemple illustre comment un mentor peut accompagner les entrepreneurs vers une meilleure compréhension des défis rencontrés.

Le programme s’inspire aussi d’expériences internationales: “La Fondation de l’entrepreneurship du Québec fondée en 1980, a lancé en 2000 un nouveau service pour favoriser le développement des entreprises par le soutien à l’entrepreneur lui-même : c’est le mentorat pour entrepreneurs. Puis, en 2010, le service devient le Réseau M.” En France, Dominique Restino et Bénédicte Sanson ont porté le développement du Réseau M afin de former les organisations à mettre en place et animer un service de mentorat pour les entrepreneurs qu’elles accompagnent.

Le mentorat pour entrepreneurs est une relation d’accompagnement libre, fondée sur la confiance et le respect mutuels. Le mentor bénévole partage son expérience pour soutenir l’entrepreneur mentoré et aider à développer ses compétences, tout en restant dans une dynamique confidentielle et sans conflit d’intérêts.

Lire aussi: L'impact du mentorat entrepreneurial

Le Réseau Mentorat précise que les mentor(e)s sont des entrepreneurs et gens d’affaires expérimentés, accrédités et accompagnant bénévolement d’autres entrepreneur(e)s sur des périodes pouvant aller jusqu’à deux ans. Ils proviennent de secteurs variés et accompagnent les entrepreneur(e)s quelle que soit la phase de développement (démarrage, consolidation, croissance/exportation, reprise/transfert). Le réseau inclut aussi des mentors issus du milieu de l’entrepreneuriat social et coopératif.

“Tous(tes) les entrepreneur(e)s vivent cela : notre tête est un tourbillon d’idées. Chaque fois que je vois mon mentor, il cible la question que je ne veux pas me poser et que je devrais me poser!”

La perception des rôles autour du mentor peut être confuse: le consultant et le coach se concentrent sur des savoir-faire et des prestations rémunérées, tandis que le mentor bénévole met son expérience au service de l’entrepreneur pour éclairer et aider à mieux mesurer les situations et développer les compétences entrepreneuriales. En partageant des exemples vécus, il fournit des pistes de réflexion et aide le mentoré à poser les bonnes actions et à prendre les bonnes décisions.

Concrètement, le mentor aide à briser l’isolement, écoute et questionne, recadre les problèmes, guide vers des solutions possibles, encourage et partage un sens critique. Il respecte la confidentialité et peut devenir un confident d’affaires au fil des rencontres.

Dans le cadre du métier émergent de courtier en travaux, l’objectif est d’être une « Assistant Maître d’Ouvrage » (AMO) : accompagner le projet de rénovation ou de construction du début jusqu’à la fin, avec une mission qui englobe programmation, assistance aux marchés travaux et suivi des travaux.

Lire aussi: découvrir le programme de mentorat en Occitanie

Le courtier en travaux est souvent un indépendant ou un franchisé, et dispose d’un réseau important pour analyser les coûts, les tendances et les prix. La Fédération Française du Courtage en Travaux (FFCT) rassemble une soixantaine de membres. La rémunération typique provient des commissions versées par les artisans et, rarement, d’honoraires du client; plus couramment, la rémunération se fait par voie de commission sur le devis approuvé, soit environ 10 à 15% de la somme perçue par le professionnel.

Le métier est en évolution: l’Institut de formation des courtiers en travaux (IFCT) propose une formation à distance comprenant 480 heures réparties sur 16 modules, avec une durée moyenne de 4 à 8 mois. Le cursus prépare à l’AMO et inclut l’apprentissage du logiciel SketchUp pour la modélisation 3D des projets. L’IFCT se positionne comme leader de la formation à distance dans ce domaine et organise des sessions terrain deux fois par an pour aborder les contours juridiques et pratiques du métier.

Les témoignages des stagiaires et professionnels montrent que le courtier en travaux est une fonction qui s’inscrit dans une logique de conseil et d’accompagnement, et non dans la fourniture de solutions directes en gestion. Le rôle commercial repose sur la conception des documents et les liens avec les partenaires, mais l’essentiel reste l’accompagnement du maître d’ouvrage et la coordination des intervenants.

Les parcours personnels cités (Ludovic, Isabelle, Laurent, Aurélien, Tristan) illustrent différentes trajectoires qui mènent à la création ou au développement d’entreprises de courtage en travaux, avec des retours sur l’utilité de la formation, l’accompagnement par des structures telles que BGE, et l’importance d’un cadre juridique et d’un réseau pour assurer la qualité et la pérennité de l’activité.

La formation de 480 heures, répartie en 16 modules, alterne enseignement théorique et pratique, et peut mener à des perspectives d’évolution vers des postes d’AMO. Le concept est né lors d’un forum de l’habitat à Quimper en 2018 et s’appuie sur l’équivalence entre courtage en travaux et assistance maîtrise d’ouvrage. Des contenus complémentaires existent via des publications techniques et des formations continues, notamment pour les AMO aguerris et les auditeurs énergétiques.

Lire aussi: Participer aux concours d'entrepreneuriat social

La vigilance est de mise: l’analyse de la santé d’une entreprise du bâtiment et le contrôle des assurances, URSSAF et TVA constituent des préalables indispensables à la constitution d’un réseau d’artisans fiable. Le courtier en travaux doit constituer un portefeuille de professionnels reconnus et proposer une palette de services variée pour comparer qualité et prix. En France, on dénombre environ 600 courtiers en travaux, dont plus de 250 franchisés.

À son compte, la rémunération du courtier est variable et dépend du pourcentage sur le devis signé par le client. La moyenne observée est de 10 à 15% de la somme perçue par le professionnel.

Présentation du métier de courtier en travaux

balises: #Entrepreneur

Articles populaires: