Micro-Entreprise et Auto-Entrepreneur : Quelles Différences ?
Lorsqu'on souhaite exercer une activité seul, l'entreprise individuelle est une très bonne option. En tant que micro-entrepreneur, vous créez une entreprise individuelle que l'on appelle micro-entreprise car votre chiffre d'affaires ne dépasse pas un certain montant. Les modalités de création et la gestion de l'entreprise sont plus simples que celles d'une société.
Par exemple, vous n'avez pas besoin de rédiger des statuts ou de constituer un capital social. L'entreprise individuelle contrairement à la société n'entraine pas la création d'une personnalité juridique. Elle est rattachée à votre personne, c'est pourquoi il n'est pas possible de posséder plusieurs entreprises individuelles (1 individu = 1 entreprise individuelle). Vous pouvez exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale.
Avant de créer une micro-entreprise, il convient de s’informer sur ce qui a entraîné cette fusion. Il reste tout aussi important de connaître les différences qui existaient entre les deux notions.
Distinguer MICRO ENTREPRISE et ENTREPRISE INDIVIDUELLE
La micro-entreprise ou auto-entrepreneur forme un seul et même statut depuis maintenant quelques années. Plus aucune différence n’existe entre les deux termes. Le régime de la micro-entreprise ou de l’auto-entrepreneur est une forme simplifiée de l’entreprise individuelle. Il résulte de la fusion des régimes micro-fiscal et micro-social.
Avant l’année 2016, ils ne désignaient pas le même régime comme c’est le cas aujourd’hui. En effet, il s’agissait d’options offertes à l’entrepreneur individuel. Dans le cadre du régime micro-social simplifié, le calcul des cotisations s’effectue sur la base du chiffre d’affaires généré, en appliquant un taux qui varie selon la nature de l’activité.
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Aussi appelé prélèvement libératoire à la source, l’option pour le régime micro-fiscal simplifié de régler l’IR avec un pourcentage prélevé sur le chiffre d’affaires brut. De nos jours, le micro-entrepreneur est soumis d’office aux régimes micro-fiscal et micro-social.
Pour simplifier encore les régimes de l’EI, la loi du 14 février 2022 est également entrée en vigueur au mois de mai de l’année dernière. Bon à savoir : les entreprises individuelles à responsabilité limitée déjà existantes n’ont pas fait l’objet d’une suppression. Mais depuis l’an dernier, le statut unique d’entrepreneur individuel est applicable à leurs nouvelles créances.
Rappelons qu’avant l’entrée en vigueur de la loi du 14 février 2022, le créancier professionnel pouvait se faire rembourser sur le patrimoine de l’entrepreneur individuel et de l’auto-entrepreneur.
Avantages de la Fusion Micro-Entreprise et Auto-Entrepreneur
Bon à savoir : l’auto-entreprise a été conçue en 2009. Le régime juridique est censé simplifier les démarches de constitution et de gestion d’entreprise. La fusion entre micro-entreprise et auto-entrepreneur présente des avantages non négligeables. Depuis l’instauration du statut unique de l’EI, l’entrepreneur individuel relève automatiquement du régime micro-social.
À la différence des sociétés comme les SAS et les EURL, la micro-entreprise procure de réels avantages lors de sa constitution. La création de la structure ne nécessite pas la réalisation d’un apport financier. Quelques semaines après la déclaration d’activité sur le guichet unique de l’INPI, le micro-entrepreneur reçoit son numéro SIRET.
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Avec la fusion entre micro-entreprise et auto-entrepreneur, les entrepreneurs peuvent bénéficier également des régimes micro-fiscal et micro-social. Le régime de la micro-entreprise (auto-entrepreneur) permet d’entreprendre en toute simplicité. La simplification de la gestion permet au micro-entrepreneur de se focaliser sur son cœur de métier et sur le développement de son activité.
De plus, le régime de la micro-entreprise donne la possibilité de profiter d’une protection sociale dédiée (retraite, couverture maladie, etc.). Le micro-entrepreneur peut mener son activité en tant que commerçant, professionnel libéral ou encore artisan, que ce soit à titre exclusif ou complémentaire.
Il convient de savoir que certaines activités ne peuvent pas être exercées en tant que micro-entrepreneur. Le statut de micro-entrepreneur est quasiment ouvert à tous. En effet, toute personne physique peut en bénéficier.
Comment Devenir Micro-Entrepreneur
Pour devenir micro-entrepreneur, il est nécessaire d’effectuer une déclaration d’activité sur le portail de l’INPI. C’est aussi sur le guichet unique géré par l’INPI que le déclarant doit transmettre le dossier d’immatriculation de la micro-entreprise. En choisissant de devenir micro-entrepreneur, il est également préférable de prévoir un certain budget pour assurer la pérennité de son projet.
S’il s’agit d’un agent commercial, il devra consacrer 25 euros pour s’immatriculer au Registre national des entreprises. L’ACRE est un dispositif permettant d’être exonéré partiellement de cotisations sociales. En effet, il donne au micro-entrepreneur de profiter de taux réduits pour pouvoir démarrer son activité.
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Quant à l’ARCE, il s’agit d’une aide destinée au demandeur d’emploi bénéficiant de l’ARE. S’il est indemnisé, il pourra continuer à toucher de manière partielle ses allocations ou profiter de l’ARCE (45 % du capital restant payé en deux fois).
Obligations Fiscales et Comptables du Micro-Entrepreneur
Comme tout entrepreneur, le micro-entrepreneur a des obligations fiscales et comptables à remplir. Pour pouvoir exercer certaines activités, il doit aussi avoir une qualification ou bénéficier d’une expérience professionnelle. En cas de profession réglementée, il peut aussi être nécessaire d’obtenir une autorisation ou un agrément auprès de la mairie.
Les artisans du bâtiment doivent par exemple prendre une garantie décennale pour pouvoir accomplir des travaux. La première déclaration de chiffre d’affaires doit s’effectuer au moins 90 jours après la date de début d’activité. Bon à savoir : les déclarations effectuées durant cette période restent modifiables.
Depuis quelques années, la déclaration et le paiement des cotisations du micro-entrepreneur s’effectuent de manière dématérialisée sur le site internet de l’Urssaf ou l’application mobile de l’organisme. Le micro-entrepreneur peut déclarer son chiffre d’affaires de façon mensuelle ou trimestrielle selon son choix.
Comme cité précédemment, le micro-entrepreneur bénéficie d’une franchise en base de TVA, jusqu’à certains plafonds de chiffre d’affaires. Il n’aura pas à établir des comptes annuels comme la SARL, ainsi que d’autres sociétés. Le micro-entrepreneur bénéficie d’obligations comptables allégées.
Grâce à la tenue d’un livre des recettes, le micro-entrepreneur peut répertorier chronologiquement chaque encaissement qu’il enregistre. Pour bien remplir le livre des recettes, il est conseillé de procéder à l’opération au jour le jour. Par ailleurs, il faut veiller à ne pas faire de ratures ni de saut de ligne dans le document.
La tenue d’un registre des achats permet surtout de conserver une trace des dépenses réalisées par le micro-entrepreneur. Le document récapitule chaque achat en détail. En effet, il reprend chacune des sorties d’argent, qui provient des dépenses professionnelles.
Le règlement s’effectue, soit tous les mois, soit tous les trimestres. De la même manière que tout entrepreneur, le micro-entrepreneur est redevable de cet impôt à compter de la deuxième année d’activité. Le statut d’auto-entrepreneur a des caractéristiques qui lui sont propres. Le micro-entrepreneur cotise à l’Urssaf.
Inconvénients du Statut de Micro-Entrepreneur
Quels sont les principaux inconvénients du statut de micro-entrepreneur ? Le statut de micro-entrepreneur présente quelques inconvénients d’ordre social et fiscal. Ils peuvent limiter le développement de l’activité exercée. Dans la liste, on retrouve l’impossibilité de déduire les charges, ainsi que :
- Le plafond de chiffre d’affaires imposé ;
- Les cotisations sociales calculées sur le CA ;
- L’impossibilité de récupérer la TVA.
Autres Statuts Possibles
Quels sont les statuts pouvant être adoptés pour se mettre à son compte ? Quand on veut se mettre à son compte, on a le choix entre l’entreprise individuelle et les sociétés unipersonnelles. En effet, il est possible de créer une société ou créer une petite entreprise, même en se lançant seul. La SASU et l’EURL sont les versions unipersonnelles de la SAS et de la SARL. Elles sont soumises aux mêmes règles que ces dernières, mais elles sont constituées d’un associé unique.
Micro-Entrepreneur vs Travailleur Indépendant
Quelle différence entre un travailleur indépendant et un micro-entrepreneur ? Le micro-entrepreneur est une personne physique gérant tout seul ses activités. Il s’agit d’un travailleur indépendant. Mais ce ne sont pas tous les travailleurs indépendants qui exercent leur métier sous le régime de la micro-entreprise. En effet, ils ont le choix d’opter pour une forme juridique adaptée à leurs besoins et de dépendre d’un autre régime.
Auto-Entrepreneur et Micro-Entrepreneur : Une Fusion en 2016
Se lancer dans l’entrepreneuriat demande à l'auto-entrepreneur de se poser la question du statut de l’entreprise à créer lors de la déclaration de l’activité. Pour les jeunes entrepreneurs, deux statuts semblent s’imposer comme un premier pas légal dans la vie d’indépendant : le régime de la micro-entreprise ou le régime auto-entrepreneur. Deux noms différents, qui ont pourtant fusionné en 2016 pour ne former qu’un seul et même statut juridique.
Avant 2016, l’auto-entreprise et la micro-entreprise avaient bel et bien des différences. Alors qu’il s’agissait d’une option du statut auto-entrepreneur, le statut unique de la micro-entreprise applique désormais le régime micro-social à chaque entrepreneur. Les taux de prélèvement sont réduits et dépendent du chiffre d’affaires réalisé.
Si l’entrepreneur ne fait aucun chiffre d’affaires, il ne paiera aucune cotisation sociale. Aussi, cette déclaration se fait directement en ligne par l’auto-entrepreneur, sur le site de l’URSSAF, chaque mois ou chaque trimestre.
Aussi, un abattement est réalisé autour des frais professionnels, dans le cadre de l’imposition. Ainsi, le chef d’entreprise n’a plus à saisir chaque charge une à une pour les déduire de son chiffre d’affaires. Ce statut est donc idéal si vos charges sont inférieures au pourcentage d’abattement : vous serez gagnant.
Autre avantage de la micro-entreprise pour l’auto-entrepreneur : la possibilité pour les entrepreneurs d’avoir recours au versement libératoire. Cela dépend évidemment des ressources renseignées par l’auto-entrepreneur et de la nature de l’activité de l’entreprise.
Il s’agit d’une exonération du paiement de la TVA sur les prestations et les ventes réalisées par la micro-entreprise. L’auto-entrepreneur et le micro-entrepreneur ne sont donc aujourd’hui qu’un seul et même indépendant aux yeux de la loi française.
Cette interrogation revient systématiquement dans les recherches liées à la création d’entreprise. Et pour cause : les deux appellations sont encore couramment utilisées, aussi bien dans les conversations quotidiennes que sur Internet. Il faut revenir sur les fondations de ce régime pour comprendre pourquoi le flou persiste.
Le statut d’auto-entrepreneur a été lancé en 2009 dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie. Ce statut a immédiatement rencontré un vif succès. En moins de deux ans, des milliers d’auto-entreprises ont été créées. Pourtant, l’auto-entreprise n’était pas un régime à part entière, mais un sous-régime de la micro-entreprise, avec des seuils et des simplifications spécifiques.
C’est en 2016 qu’intervient un tournant décisif : la loi de finances rectificative pour 2015 acte la fusion officielle du régime de l’auto-entrepreneur avec celui de la micro-entreprise. Malgré cette évolution, le terme « auto-entrepreneur » reste très utilisé, y compris sur les moteurs de recherche ou dans les formations en ligne. Pourtant, l’administration ne l’utilise plus dans aucun document officiel.
« Un régime accessible, souple et cumulable avec d’autres statuts. Le régime de la micro-entreprise est ouvert à toute personne physique majeure, domiciliée en France, souhaitant exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale. Ce régime est compatible avec d’autres statuts : salarié, fonctionnaire, retraité, étudiant, demandeur d’emploi.
Le micro-entrepreneur bénéficie d’un régime fiscal simplifié. Autre point clé : la franchise en base de TVA. Tant que les seuils ne sont pas dépassés, l’auto-entrepreneur n’a pas à collecter ni reverser la TVA.
“La loi de finances pour 2025 a introduit un seuil unique de franchise en base de TVA fixé à 25 000 € de chiffre d’affaires à partir du 1er mars 2025. Le régime micro-social simplifié permet une gestion souple des cotisations sociales. Le principe est simple : on ne paie que si l’on facture. Le calcul se fait par pourcentage du chiffre d’affaires encaissé. Les taux varient entre 12,3 % et 24,6 % selon le type d’activité.
La micro-entreprise a bouleversé le paysage entrepreneurial français. Comptabilité allégée : un simple livre des recettes suffit. Mais cette simplicité a un revers. La réponse est nette, sans équivoque : non, il n’existe aujourd’hui aucune différence entre auto-entrepreneur et micro-entrepreneur. L’usage du terme « auto-entrepreneur » relève d’un résidu lexical. Il n’a plus de valeur légale depuis la réforme de 2016.
Pourtant, dans l’inconscient collectif, l’auto-entreprise reste associée à l’idée de simplicité, de rapidité, d’autonomie. Les fiches pratiques de l’URSSAF, les déclarations de chiffre d’affaires, les attestations et les courriers administratifs utilisent exclusivement le terme micro-entreprise.
Le régime de la micro-entreprise n’est pas un régime universel. Il s’adresse à un profil bien précis d’entrepreneur. Selon l’étude publiée le 4 février 2025, par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), l’augmentation du nombre d’entreprises en France est portée par un fort accroissement des entreprises sous régime micro-entrepreneur.
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Non. Le terme « auto-entreprise » n’a plus d’existence juridique depuis la fusion de 2016 avec le régime de la micro-entreprise. L’administration ne reconnaît plus que la micro-entreprise comme statut officiel. Parce qu’il s’agit d’un terme encore très ancré dans le langage courant. Il évoque simplicité et autonomie, deux valeurs qui ont largement contribué à son succès initial.
Aucune différence. Les droits sociaux, fiscaux et administratifs sont identiques. Oui. Ce site est une interface officielle de l’URSSAF, conçue pour faciliter les démarches des micro-entrepreneurs. Non. La transition s’est faite automatiquement. D’un point de vue commercial ou marketing, rien ne l’interdit. Le choix dépend de votre projet, de votre ambition de croissance et de vos charges. La micro-entreprise est idéale pour démarrer, tester une activité ou garder une structure légère.
Tableau Comparatif : Entrepreneur Individuel Classique vs Micro-Entrepreneur
Pour mieux comprendre les différences entre un entrepreneur individuel classique et un micro-entrepreneur, voici un tableau comparatif :
| Caractéristique | Entrepreneur Individuel "Classique" | Micro-Entrepreneur |
|---|---|---|
| Forme Juridique | Entreprise Individuelle | Entreprise Individuelle |
| Activités Exercées | Toutes les activités (industrielles, commerciales, artisanales, libérales, agricoles) | Certaines activités sont exclues (ex: activités agricoles relevant des bénéfices agricoles, activités relevant de la TVA immobilière, etc.) |
| Immatriculation | Registre national des entreprises (RNE) | Registre national des entreprises (RNE) |
| Régime d'Imposition des Revenus | Impôt sur le revenu des personnes physiques (IR) | Impôt sur le revenu des personnes physiques (IR) |
| Régime Fiscal | Régime réel d'imposition | Régime de la micro-entreprise |
| Calcul du Bénéfice Imposable | En fonction des charges réellement réglées par l'entreprise. Option possible pour l'impôt sur les sociétés (IS). | Forfaitaire sur la base du chiffre d'affaires (abattement de 71%, 50% ou 34% selon l'activité) |
| Impôt sur le Revenu | Intégré dans la déclaration d'ensemble des revenus | Intégré dans la déclaration d'ensemble des revenus. Possibilité d'opter pour le versement libératoire. |
| TVA | Oui | Non, si le CA annuel se situe en dessous des seuils mentionnés (franchise en base de TVA) |
| Régime Social | Travailleur non salarié (TNS), affilié à la Caisse primaire d'assurance maladie | Travailleur non salarié (TNS), affilié à la Caisse primaire d'assurance maladie |
| Couverture Sociale | Identique à celle des salariés (remboursements, indemnités, etc.) | Identique à celle des salariés (remboursements, indemnités, etc.) |
| Montant des Cotisations Sociales | Environ 45% du revenu imposable. Cotisations minimales dues en l'absence de revenus. | Calculées en proportion du chiffre d'affaires encaissé (taux global appliqué au CA variant selon l'activité) |
En résumé, l'auto-entrepreneur est simplement la personne qui opte pour le régime de la micro-entreprise, et la micro-entreprise est le cadre fiscal et social simplifié dans lequel il évolue. Depuis 2016, il n'y a plus de distinction juridique entre les deux termes.
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