Le Ministre des Finances de la Grande-Bretagne Actuel

Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord est une monarchie parlementaire régie par un ensemble de lois, jurisprudences et traités. Depuis le 5 juillet 2024, Keir Starmer, membre du Parti travailliste, est le Premier ministre du Royaume-Uni, mettant fin au règne de 14 ans du Parti conservateur.

Dans la foulée de son arrivée à Downing Street, Keir Starmer a officialisé la composition de son gouvernement, incluant des figures telles qu'une ancienne syndicaliste, une ex-économiste, un avocat et un vétéran du parti de la gauche anglaise.

Composition du gouvernement de Keir Starmer

  • Ministre des Affaires étrangères: David Lammy
  • Ministre de la Défense: John Healey
  • Ministre de l'Intérieur: Yvette Cooper
  • Ministre de la Santé: Wes Streeting

Rachel Reeves, née dans une famille d'enseignants à Londres, est l'actuelle ministre des Finances. Elle défend un rôle actif de l'État par les investissements et veut "reconstruire les services publics".

Elle a grandi dans un logement social du nord de l'Angleterre, a quitté l'école sans diplôme et est devenue mère célibataire à 16 ans. Passée par le syndicalisme, députée depuis 2015, elle a été élue numéro deux du parti travailliste en 2020. Elle martèle que son parti est désormais "le parti naturel des entreprises" et promet "une discipline de fer" sur les finances publiques.

Le Royaume-Uni, avec un PIB de 3 645 milliards de dollars en 2024, est la 5e économie mondiale et la 2e économie européenne, derrière l'Allemagne et devant la France selon le FMI. L’économie britannique est essentiellement portée par les services (82% du PIB). La City de Londres étant l’une des places financières majeures au monde, les services financiers et des assurances pèsent particulièrement.

Lire aussi: Le surintendant Fouquet sous Louis XIV

La City de Londres
La City de Londres est un centre financier mondial majeur.

Le secteur industriel reste toutefois important et s’appuie sur les filières aérospatiale, chimique, pharmaceutique et automobile. Celui de l’énergie est marqué par l’exploitation du pétrole et du gaz naturel en mer du Nord. Le Royaume-Uni entend poursuivre le développement de l’énergie nucléaire, deux réacteurs EPR étant en cours de construction à Hinkley Point et deux autres étant en projet à Sizewell. Enfin, le gouvernement développe depuis plusieurs années une politique ambitieuse en matière d’énergies renouvelables, en particulier dans le domaine de l’éolien offshore.

Contexte économique récent

La crise sanitaire a fortement affecté le pays, entraînant en 2020 la plus forte récession de son histoire contemporaine. La croissance a cependant repris en 2021 (+7,4%) et 2022 (+4,1%) et le taux de chômage est revenu à son niveau d’avant-crise (4,6% en avril 2025). Le Royaume-Uni est techniquement entré en récession en 2023 (contraction du PIB aux 3ème et 4ème trimestre, pour une croissance de 0,4% sur toute l’année) mais a renoué avec une plus forte croissance en 2024 (+1,1% d’après les estimations nationales).

L’inflation repart à la hausse, à 4% en mai 2025 (en glissement annuel), niveau nettement plus bas que les 11,1% d’octobre 2022 mais plus élevé qu’en septembre 2024 (1,7%).

Tableau des indicateurs économiques clés

Indicateur 2020 2021 2022 2023 Avril 2025
Croissance du PIB -10,4% +7,4% +4,1% +0,4% +1,1% (est. 2024)
Taux de chômage N/A N/A N/A N/A 4,6%
Inflation (mai 2025) N/A N/A N/A N/A 4%

La ministre britannique des Finances, Rachel Reeves, salue cette performance. Plus optimiste encore, selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international (FMI), la croissance prévue pour le Royaume-Uni en 2029 serait de 1,3 %, comparable à celle de la France et deux fois supérieure à celle de l'Allemagne.

Croissance économique du Royaume-Uni
Tendances de la croissance économique au Royaume-Uni.

Jeudi 8 mai, le premier ministre britannique, Keir Starmer, et le président américain, Donald Trump, ont annoncé un accord commercial "historique". Premier texte signé par les États-Unis avec un pays partenaire économique depuis le "Jour de la libération", cet accord pourrait donner un léger coup de boost à l'économie du pays.

Lire aussi: Responsabilités du Ministre délégué aux PME

Dans la pratique, il concerne l'ouverture de nouveaux marchés britanniques pour 5 milliards de dollars, incluant 700 millions pour l’éthanol et 250 millions pour des produits agricoles comme le bœuf américain. Les véhicules britanniques bénéficieront d’une taxe réduite à 10 % (au lieu de 27,5 %) pour un quota annuel de 100 000 voitures. En contrepartie, le Royaume-Uni s'engage à acheter 10 milliards de dollars d'avions Boeing.

Brexit : l'économie britannique ne s'est jamais aussi bien portée !

Si l'impact réel du Brexit sur l'économie britannique est difficile à évaluer, les Britanniques sont quant à eux de plus en plus nombreux à considérer que quitter l'UE fut une erreur. Le 23 juin 2016, ils étaient déjà 48,11 % à vouloir rester dans l'Union. Aujourd'hui, la part de Britanniques réfractaires au Brexit semble prendre durablement le dessus.

Lire aussi: Sénégal : l'ascension de Babacar Ba au Ministère des Finances

balises: #Financ

Articles populaires: