Utilisation du NACRE et des dispositifs régionaux d'accompagnement à la création ou reprise d'entreprise
Le dispositif "Nacre » (nouvel accompagnement à la création ou la reprise d'entreprise) a été transféré aux régions depuis 2017.
Désormais, chaque région propose son propre dispositif d'accompagnement à la création et à la reprise d'entreprise (ex-Nacre).
Cela peut consister en une aide au montage du projet de création, une aide à sa structuration financière et/ou un suivi du développement de l'entreprise.
Les conditions d'éligibilité et les modalités de demande de ces dispositifs varient également selon la région.
Vous pouvez retrouver la liste des dispositifs d'accompagnement proposés par chaque région sur le site de Bpifrance :
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Pendant longtemps, le NACRE a été une référence pour accompagner les créateurs d’entreprise, notamment les auto-entrepreneurs.
Aujourd’hui encore, de nombreux contenus en parlent, ce qui peut prêter à confusion.
En 2026, le cadre a changé : le NACRE n’existe plus comme aide nationale unique, et l’accompagnement passe désormais par des dispositifs régionaux ou d’autres aides.
Dans cet article, le Portail Auto-Entrepreneur vous explique ce qui a changé, qui est concerné et vers quelles alternatives se tourner pour être accompagné dans sa création ou reprise d’entreprise.
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Le NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création ou la Reprise d’Entreprise) n’existe plus comme dispositif national unique : on parle désormais d’ex NACRE, remplacé par des dispositifs régionaux d’accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise.
Il n’est donc plus possible de bénéficier du dispositif NACRE “à l’ancienne” (parcours national standardisé).
Non. Le NACRE n’est plus accessible aujourd’hui en tant que dispositif national structuré d’accompagnement à la création ou de reprise d’entreprise.
Il n’est donc plus possible de bénéficier :
D’un parcours NACRE national organisé en plusieurs phases.
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Ni du prêt NACRE dédié, tel qu’il existait auparavant.
En 2026, l’accompagnement à la création et à la reprise d’entreprise passe désormais par des dispositifs proposés par les régions (ex-NACRE) ou par d’autres parcours locaux de reprise d’entreprise proposés selon les territoires.
La suppression du NACRE s’inscrit dans une volonté de décentralisation des politiques publiques de soutien aux porteurs de projet.
La disparition du NACRE concerne tous les porteurs de projet qui recherchaient un appui structuré pour lancer ou sécuriser leur entreprise, quels que soient leur statut et leur situation d’emploi.
Sont notamment concernés : les futurs auto-entrepreneurs en phase de création, les créateurs en reconversion, les demandeurs d’emploi, les jeunes entrepreneurs ou les bénéficiaires de minima sociaux qui souhaitent construire un projet d’entreprise, les repreneurs d’entreprise et, plus largement, toute personne engagée dans une création ou reprise d’entreprise, y compris via une société.
Cette différence ne met pas fin à l’accompagnement : il modifie surtout la manière d’y accéder.
Même si le NACRE a disparu, l’accompagnement à la création et à la reprise d’entreprise reste une réalité en 2026.
La différence, c’est qu’il n’existe plus un parcours national unique : l’appui est désormais assuré par des dispositifs régionaux et par des réseaux d’accompagnement spécialisés.
Les dispositifs régionaux d’accompagnement
Chaque région propose aujourd’hui des parcours d’accompagnement à la création ou à la reprise d’entreprise.
Ils peuvent inclure : Une aide au montage du projet (idée, étude de marché, positionnement, stratégie commerciale).
Des conseils en structuration financière (prévisionnel, plan de financement, trésorerie).
Un suivi au démarrage et au développement de l’activité.
Ces dispositifs remplacent désormais, en partie, le rôle autrefois associé au NACRE, avec une approche souvent plus locale et personnalisée.
Les réseaux et structures d’accompagnement
En parallèle, de nombreux acteurs accompagnent les créateurs et repreneurs :
- Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI)
- Les Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA)
- Des réseaux associatifs spécialisés.
Selon les cas, ces structures proposent : Des formations (gestion, marketing, obligations, financement).
Un accompagnement individualisé (diagnostic, plan d’action, suivi).
Et parfois des solutions de financement, comme des prêts d’honneur ou du microcrédit.
Exemple concret (Île-de-France / Rhône-Alpes)
Imaginons Pierre, futur auto-entrepreneur, qui souhaite lancer une activité de service.
Installé en Île-de-France, il cherche un accompagnement pour clarifier son offre, valider sa cible et construire un plan de financement.
L’ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) existe toujours en 2026, mais son fonctionnement a été fortement modifié.
Contrairement à l’ancien NACRE, l’ACRE n’est pas un dispositif d’accompagnement. Il s’agit d’une aide sociale, prenant la forme d’une exonération partielle de cotisations sociales en début d’activité.
Pour un micro-entrepreneur, cette exonération s’applique pendant une durée limitée, correspondant au taux minoré de cotisations sociales jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant le début d’activité.
Ce qui change concrètement en 2026
Depuis les dernières réformes : L’ACRE est recentrée sur les publics les plus fragiles (demandeurs d’emploi éloignés de l’emploi, bénéficiaires de minima sociaux, jeunes sous conditions).
Pour les micro-entrepreneurs, l’ACRE se demande déjà auprès de l’Urssaf : en 2026, il faut surtout retenir le durcissement des conditions d’accès (selon les profils).
L’avantage financier est réduit.
À compter du 1er juillet 2026, l’exonération ACRE pour les micro-entrepreneurs passe de 50 % à 25 %, ce qui signifie que le créateur devra s’acquitter de 75 % des cotisations sociales habituelles.
L’ACRE peut donc compléter un accompagnement régional, mais ne remplace pas un dispositif d’appui à la création.
Information importante
L’ACRE n’est pas accordée automatiquement et doit être demandée dans un délai précis après la création ou la reprise. Si la demande est déposée trop tard (ou incomplète), vous risquez de perdre le bénéfice de l’aide.
En 2026, le bon réflexe pour être accompagné est de commencer par votre Région.
Depuis 2017, l’accompagnement à la création et à la reprise d’entreprise (ex-NACRE) est une compétence dévolue aux Régions : chaque territoire propose donc ses propres programmes, avec des critères et des modalités de demande qui peuvent varier.
Ces dispositifs régionaux peuvent reprendre tout ou partie des 3 grandes étapes de l’ex-NACRE : appui au montage du projet, structuration financière (dont le plan de financement) et appui au démarrage / développement.
Pour identifier rapidement le dispositif adapté à votre profil et à votre projet, vous pouvez vous appuyer sur la liste des programmes région par région recensée par Bpifrance Création (conditions d’éligibilité, contenu de l’accompagnement, modalités de demande et structures partenaires).
Ensuite, complétez si besoin avec les acteurs “terrain” (CCI, CMA, réseaux associatifs) ou France Travail si vous êtes demandeur d’emploi.
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Dispositifs d’accompagnement proposés par les régions (ex-NACRE)
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