Comment payer moins d'impôts légalement en France
Chaque année, au mois d’avril, l’approche de la déclaration des revenus soulève de nombreuses interrogations. Combien vais-je devoir payer ? Est-il possible de réduire légalement le montant de cet impôt ? Face à cette échéance annuelle, chercher des moyens légaux et efficaces pour optimiser sa situation fiscale et alléger sa charge est tout à fait normal.
Vos revenus ont augmenté au fil des années et vous disposez désormais d’une situation financière stable ? Votre épargne vous permet d’envisager des projets pour vous et vos proches ? Revers de la médaille, votre imposition a suivi la même tendance et vous êtes désormais fortement impacté par une lourde fiscalité. Est-il possible de ne plus payer d’impôts en France ? Des solutions existent pour, a minima, alléger votre base imposable.
Il existe de nombreuses solutions pour réduire le poids de sa fiscalité. Les contribuables peuvent ainsi diminuer le montant de leurs impôts grâce à des réductions d’impôts, des déductions fiscales ou encore des crédits d’impôts. Déduction fiscale, crédits d’impôt, défiscalisation, les mécanismes de réduction d’impôt et d’optimisation fiscale sont légion.
Investissements ciblés, placements stratégiques ou dispositifs de défiscalisation… Voici des solutions légales qui permettent de faire baisser le montant de votre imposition. Mais comment faire la distinction entre ces différents dispositifs ? Est-il possible de les combiner ? Quelles niches fiscales sont les plus rentables ?
Comprendre les mécanismes de réduction d'impôts
Commençons par lever tout malentendu, car les termes réduction d’impôt et crédit d’impôt sont souvent confondus.
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- La réduction d’impôt consiste à déduire certaines dépenses de ses revenus afin de réduire directement le montant de son imposition ou de diminuer sa base imposable avant les différents prélèvements. À l’inverse d’une déduction qui consiste à retirer de la base imposable certaines dépenses pour diminuer l’impôt selon un barème progressif, la réduction d’impôts s’apparente, elle, à une somme soustraite du montant de l’impôt. La réduction d’impôt : elle vient directement diminuer le montant de l’impôt à payer. Par exemple, si votre impôt s’élève à 3 000 € et que vous bénéficiez d’une réduction d’impôt de 500 €, votre impôt final sera de 2 500 €.
- Elle s’applique uniquement lorsque le contribuable est imposable et doit donc s’acquitter d’un impôt au titre des revenus perçus. Par exemple, les droits à réduction sur les dons faits à des organismes d'intérêt général. Exemple : Vous avez un revenu de 25 000 € et une déduction fiscale de 1 200 € au titre de vos versements sur un Plan d’Epargne Retraite.
- Le crédit d’impôt se rapproche de la réduction d’impôt dans le sens où il se rapporte directement au montant final de l’impôt. Le crédit d’impôt : il fonctionne également comme une somme déduite de votre impôt, mais avec une différence majeure. Si le crédit d’impôt excède le montant de l’impôt dû, l’excédent vous est remboursé. Il s’agit également d’une somme soustraite du montant de votre impôt (par exemple, crédit d'impôt pour frais de garde d'enfants). Vous devez 500 € d’impôt. Vous n’êtes pas imposable.
- La déduction fiscale est un montant généralement issu d’une dépense qui va venir en diminution du revenu du contribuable. Elle peut s’appliquer aussi bien sur les revenus catégoriels (traitements et salaires diminués des charges et abattements forfaitaires) que sur le revenu brut global.
Le guide pratique pour optimiser sa déclaration d’impôts comme un pro
Solutions pour réduire vos impôts
1. Plan d'Épargne Retraite (PER)
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est un excellent outil pour se constituer un complément de revenus pour la retraite et il permet aussi une réduction d’impôt grâce à la déduction des versements du revenu imposable, dans la limite d’un plafond défini chaque année. Entré en vigueur au 1er octobre 2019, le plan d’épargne retraite (PER) est une forme de plan d’épargne destiné à faciliter la gestion. Il englobe tous les autres produits d’épargne retraite, comme le PERCO, la loi Madelin ou encore le PERP, tout en proposant une fiscalité avantageuse.
Le PER se distingue par la possibilité de déduire fiscalement les sommes versées, ce qui réduit directement le revenu imposable et permet de diminuer le montant de l’impôt à payer chaque année. Ce mécanisme de déduction fiscale, associé à une grande adaptabilité qui convient à divers profils d’épargnants qu’ils soient salariés, indépendants ou retraités fait du PER un outil particulièrement efficace pour optimiser sa fiscalité. L’alimentation d’un plan d’épargne retraite ouvre droit depuis 2019 à une déduction d’impôt en plus de constituer une garantie de sécurité pour l’avenir.
Le montant de la déduction est plafonné à 10 % des revenus professionnels perçus sur l’exercice précédent. Un plafond global de déduction est également fixé quel que soit le profil. En 2021, son montant s’établissait à 32 209 €. Pour les plus petits revenus, un montant minimum de déduction est également prévu à hauteur de 4 114 € en 2021.
Le Plan d’Epargne retraite, créé par la Loi Pacte de 2019, permet à son détenteur de déduire chaque année ses versements sur un PER de son revenu imposable. Sa tranche marginale d'imposition est de 11 %. S’il verse 840 € par an (70 €/mois) sur son PER, il économisera 92,40 € d'impôts sur le revenu (840 X 11 % = 92,40€). Sur la base d’une imposition commune, leur tranche marginale d’imposition sera de 30 %. En versant 4200 € par an (soit 350 €/mois) sur un PER, ce couple économisera 1260 € d’impôts sur le revenu (4 200 x 30%). Sa tranche marginale d’imposition est de 30 %. S’il verse 2 400 € par an (soit 200 €/mois) sur son PER, il économisera 720 € d’impôts sur le revenu (2 400 X 30 %).
Il est alimenté par des versements obligatoires de l'entreprise et, le cas échéant du salarié, ainsi que par des versements volontaires du salarié.
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Notez, en revanche, que l’avantage fiscal se reporte à la sortie. D’une manière générale, plus votre TMI (Tranche Marginale d’Imposition) est élevée, plus l’avantage fiscal est important.
2. Investissement Locatif
Les contribuables souhaitant réduire sensiblement leur imposition font régulièrement le choix de l’investissement locatif pour défiscaliser. L’investissement locatif offre plusieurs opportunités de réduction d’impôt grâce à divers dispositifs fiscaux. Celui-ci permet en effet, en contrepartie d’une mise en location du bien acheté, de bénéficier d’une réduction d’impôts proportionnelle à la durée de mise en location.
La Loi Pinel qui a remplacé le dispositif Duflot est le dispositif le plus connu actuellement. Il permet de bénéficier d’une réduction d’impôt de 12, 18 ou 21 % pour une mise en location respective de 6, 9 ou 12 ans dans un bâtiment d’habitation collectif dans les territoires concernés par le dispositif. Bien que le dispositif ait pris fin au 31 décembre 2024, les investissements réalisés avant cette date restent éligibles.
Alternative au Pinel, le Denormandie s’applique à l’ancien à rénover dans certaines villes. Les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total, et la réduction d’impôt suit les mêmes barèmes que le Pinel classique (jusqu’à 14 % sur 12 ans). Le dispositif Denormandie pour un investissement dans un quartier ancien dégradé avec la réalisation de travaux d’amélioration devant représenter au moins 25 % du montant total du bien. Le dispositif Denormandie offre une réduction d’impôt sur le revenu destinée aux particuliers qui investissent dans des logements anciens à rénover pour les mettre en location.
Le dispositif Censi-Bouvard, destiné lui spécifiquement aux locations meublées dans le neuf permettant de bénéficier d’une réduction d’impôt de 11 % du montant investi dans l’achat du bien. La location meublée, qu’elle soit professionnelle (LMP) ou non-professionnelle (LMNP) permet à l’investisseur de déduire l’amortissement du bien immobilier ainsi que du mobilier dans le cadre du régime réel d’imposition. Cet amortissement correspond à la perte de valeur du bien et offre la possibilité de déduire chaque année une quote-part d’amortissement proportionnelle à la durée de conservation du bien estimée (généralement 50 ans pour le bien et 5 à 10 ans pour le mobilier).
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En optant pour le régime micro-BIC, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers perçus, dans la limite d’un plafond de recettes (77 700 €). Ce système simplifié permet d’alléger votre déclaration fiscale sans avoir à détailler l’ensemble des charges supportées. À l’inverse, le régime réel est adapté à ceux qui supportent des charges plus importantes et qui désirent optimiser leur fiscalité sur le long terme.
En effet, il vous permet d’amortir progressivement la valeur du bien et de son mobilier, ce qui peut réduire significativement le montant de vos revenus imposables. De plus, ce mécanisme peut générer un déficit foncier, reportable sur vos revenus locatifs futurs et ainsi diminuer l’imposition globale de votre investissement. Quand les charges (travaux, intérêts…) excèdent les loyers, la différence peut être déduite du revenu global, jusqu’à 10 700 € par an (ou 21 400 € en cas de rénovation énergétique performante). L’excédent est reportable sur 10 ans. En louant à un loyer inférieur au marché, le bailleur peut obtenir une réduction d’impôt allant jusqu’à 65 % des loyers perçus.
3. Dons aux Associations
Faire un don à une ou plusieurs associations reconnues d’utilité publique vous confère une réduction d’impôt de l’ordre de 66 % ou 75 %. Faire un don à une association d’intérêt général ou à une organisation reconnue d’utilité publique ouvre droit à une réduction d’impôt de 66 % du montant donné, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Cette solution ne vous permettra pas de placer votre argent, mais vous conférera la possibilité d’aider financièrement un organisme qui vous tient à cœur. Attention toutefois, toutes les associations ne vous permettent pas de bénéficier d’une réduction votre impôt ! Les dons à une structure reconnue d’utilité publique ou à un organisme d’intérêt général permettent de déduire près des deux tiers (66 %) des montants engagés dans la limité de 20 % de l’imposition.
La réduction peut même être portée à 75 % pour dons à un organisme venant en aide aux personnes en difficulté et ce, pour les premiers 1 000 € dépensés (le taux de 66 % s’applique sur les montants suivants).
4. Frais de Garde d'Enfants
Les frais de garde d’enfants sont déductibles des revenus du foyer si la garde a lieu hors du domicile c’est-à-dire en crèche, en garderie ou par une assistante maternelle. Cette possibilité concerne les enfants âgés de moins de six ans au début de l’année d’imposition. Le contribuable a ainsi la possibilité de déduire 50 % des frais engagés pour la garde (salaires et cotisations salariales) dans la limite de 2 300 € par enfant (1 150 € en garde alternée).
Frais de garde de jeunes enfantsSous certaines conditions, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt sur le revenu correspondant à 50 % des dépenses engagées pour la garde de vos enfants ou petits-enfants à l’extérieur de votre domicile. Ces dépenses sont plafonnées à 3 500 € par enfant gardé ou à 1 750 € par parent en cas de résidence alternée ou de garde partagée.
5. Emploi à Domicile
Employer un salarié à domicile offre là encore la possibilité de déduire 50 % des dépenses engagées des revenus. Le crédit d’impôt a été conçu pour encourager les services à la personne. Il est égal à 50 % des dépenses engagées pour l’emploi d’un salarié à domicile.
Les tâches peuvent notamment concerner le jardinage, le ménage, le soutien scolaire, la garde d’enfants ou encore le dépannage informatique. Ce montant de déduction est là aussi plafonné à 12 000 € sauf pour les personnes invalides où il peut atteindre 20 000 €. La rémunération par chèque emploi services permet tout de même de bénéficier de ces déductions.
Le jardinage est l’un des services les plus utilisés pour le recours à la déduction fiscale. Sont notamment concernés la taille des haies et des arbres, le débroussaillage ou encore la cueillette des fruits et légumes. Le recours à un service d’aide à la personne à domicile donne également lieu à une déduction d’impôts. Celle-ci s’élève à 50 % du montant dépensé pour le service dans l’année.
Pour que la déduction soit appliquée, le service doit concerner l’assistance à des personnes âgées de plus de 65 ans ou des personnes titulaires d’une carte d’invalidité ou bénéficiant d’une pension d’invalidité de troisième catégorie.
Les dépenses sont prises en compte dans la limite de 12 000 € par an et peuvent être majorées sous certaines conditions. De plus, le plafond peut être augmenté de 1 500 € pour chaque enfant à charge ou membre du foyer fiscal âgé de plus de 65 ans, dans la limite totale de 15 000 €.
Les dépenses doivent également concerner des tâches à caractère familial ou ménager effectuées à domicile, comme la garde d’enfants, le soutien scolaire, l’assistance aux personnes âgées ou handicapées, l’entretien de la maison et bien d’autres services listés dans le code du travail.
6. Investissement dans les PME (FCPI et FIP)
L’investissement dans une PME (petite et moyenne entreprise) de moins de 7 ans ou dans sa propre société ouvre droit à une déduction d’impôt à hauteur de 25 %. Les versements sont en revanche plafonnés à 50 000 € pour une personne célibataire et 100 000 € pour un couple marié ou pacsé. Comme évoqué plus avant, les investissements en FCPI et FIP (permettant de financer l’économie locale) ouvrent également droit à déduction à hauteur de 25 % (et 30 % pour la Corse et les DOM-TOM) pour des plafonds de versements de 12 000 € par an et personne et 24 000 € pour un couple.
Vous souhaitez soutenir le développement du tissu entrepreneurial français ? Bonne idée ! Grâce au dispositif « réduction d’impôt loi Madelin IR-PME », vous pouvez bénéficier, sous conditions, d’une réduction d’impôt sur le revenu de 18 % (depuis 2025) des sommes investies chaque année.
FCPI et FIP : possibilité de réduire l’impôt jusqu’à 25% pour les FCPI (nouveauté 2025). Ces dispositifs s’adressent à des profils avec un niveau de revenu élevé et une certaine appétence au risque.
7. Déclaration de la Situation Familiale
La déclaration de la situation familiale a un impact direct sur l’impôt, notamment en présence d’enfants. Un couple marié ou pacsé est soumis à une imposition commune, avec deux parts fiscales, auxquelles s’ajoutent des parts supplémentaires selon la composition du foyer. Le système du quotient familial permet d’ajuster l’impôt en fonction du nombre de personnes à charge dans le foyer. Concrètement, chaque enfant à charge peut augmenter le nombre de parts fiscales.
Vos enfants sont majeurs ? Sachez que vous pouvez également les rattacher à votre foyer fiscal jusqu’à leur 21ᵉ anniversaire, ou jusqu’à 25 ans s’ils sont étudiants. Payer des impôts quand on est célibataire aux yeux de la loi peut vite se révéler très impactant pour vos finances. En s’unissant, ils peuvent au contraire mutualiser leurs revenus et bénéficier d’un taux d’imposition commun. Le mariage ou le PACS produisent les mêmes résultats en ce qui concerne les nouveaux taux d’imposition applicables.
Autres pistes pour réduire vos impôts
- Frais professionnels : Dans le cadre de son activité professionnelle , un contribuable supporte certains frais tout au long de l’année. Certains d’entre eux sont déductibles des revenus. Le contribuable a également la possibilité d’opter pour une déduction de frais au réel des montants effectivement engagés notamment si ceux-ci se révèlent bien plus importants que l’abattement forfaitaire. Ces frais doivent être relatifs à l’activité professionnelle et concerner l’exercice fiscal en cours. Cela concerne les repas pris en dehors du domicile. L’administration fiscale fixe chaque année un montant par repas déductible des revenus en l’absence de justificatifs (4,90 € en 2020). Sont retranchées des sommes totales déclarées le montant des tickets restaurant dont bénéficie l’employé. Dans la limite de 40 kilomètres par trajet (un seul aller-retour par jour) sauf si le contribuable peut justifier cet éloignement par des circonstances particulières à l’emploi ou des circonstances familiales.
- Travaux d'amélioration : Si vous n’êtes pas propriétaire-bailleur, mais que vous êtes cependant propriétaire de votre résidence principale, vous pouvez également prétendre à une réduction d’impôt si jamais vous deviez entreprendre des travaux d’amélioration.
- Bornes électriques : Si vous installez une borne de recharge pour véhicule électrique dans votre résidence principale ou secondaire, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt, que vous soyez propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit. Pour une personne seule, le crédit est plafonné à une borne de recharge par logement.
- Optimisation du prélèvement à la source : Il existe plusieurs solutions basiques pour alléger votre imposition. Par exemple, il est judicieux d’optimiser son taux de prélèvement à la source en le réajustant en fonction de votre situation réelle pour éviter un trop-perçu ou, au contraire, un solde d’impôt trop élevé à régler en fin d’année.
Les dispositifs de défiscalisation immobilière
Les dispositifs de défiscalisation immobilière sont un ensemble de dispositifs légaux donnant l’opportunité aux investisseurs, contribuables français, de bénéficier d’une réduction d’impôt. Ces mécanismes s’appliquent aussi bien dans le neuf que dans l’ancien, pour un logement nu ou meublé.
- La loi Denormandie encourage la rénovation de logements anciens dans certains cœurs de ville.
- La loi Monuments Historiques concerne les propriétaires d’immeubles classés ou inscrits à l’inventaire des monuments historiques.
Le gouvernement prévoit la création d’un statut fiscal du bailleur privé, pour reconnaître et soutenir le rôle économique des propriétaires particuliers, qui logent près de trois quarts des Français.
Autres solutions de défiscalisation
Plan d’épargne en actions (PEA)
Aujourd’hui, quand on évoque la défiscalisation, on parle forcément du plan d’épargne en actions, le PEA est un véritable outil incontournable pour diversifier ses placements et diminuer ses impôts. Il permet donc d’investir sur les marchés de la bourse tout en étant exonéré sur les plus-values réalisées au bout de cinq ans de détention du compte.
L’un des avantages du PEA est qu’après cinq ans de détention, les gains réalisés ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu, ce qui peut représenter une économie fiscale considérable. De plus, la structure du PEA permet de différer l’imposition tant que les fonds restent investis.
Assurance vie
Après l’investissement dans la pierre, elle reste le placement numéro un dans le cœur des Français, il s’agit du contrat d’assurance vie. Et pour cause ! C’est un placement qui bénéficie de nombreux atouts mais également d’une grande souplesse d’utilisation.
En effet, durant toute la durée de vie de votre contrat d’assurance-vie, les produits et intérêts capitalisés sont exonérés d’impôts. Ainsi les investisseurs peuvent profiter pleinement de leur placement durant les 8 années de détention. Parce que oui, la durée de détention est déterminante lorsque l’on place son argent sur un contrat d’assurance-vie. Au bout des huit ans, tous les retraits ou les rachats que vous allez effectuer sur le contrat seront exonérés d’impôts.
Autre point important, l’abattement d’impôts vous permettant d’échapper à la taxation des plus-values réalisées sur les contrats. Comptez 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple.
Optimisation de l'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI)
Pour rappel, l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) concerne les contribuables dont le patrimoine immobilier net taxable dépasse 1,3 million d’euros. Pour réduire le montant de cet impôt, plusieurs solutions sont envisageables.
- En investissant dans des Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) ou des Fonds Commun de Placement dans l’Innovation (FCPI), vous pouvez réduire votre Impôt sur la Fortune Immobilière. Ces dispositifs vous permettent de bénéficier d’une réduction d’IFI pouvant atteindre 50 % du montant investi, dans la limite de 45 000 €.
- Une solution astucieuse consiste à faire une donation temporaire d’usufruit. Ici, le ménage, propriétaire d’un bien en pleine propriété, choisit de démembrer ce dernier en cédant temporairement l’usufruit à un enfant. Cette opération permet de réduire la base taxable de l’IFI, car seule la nue-propriété reste prise en compte dans le calcul de l’impôt. Techniquement, cette donation représente 23 % de la valeur en pleine propriété du bien pour chaque période de 10 ans (article 669 du CGI).
- Par ailleurs, dans le cas d’une donation temporaire d’usufruit à un enfant majeur, le montant ainsi transmis est intégré dans l’abattement de 100 000 € dont bénéficie un parent tous les 15 ans, sans frais de donation supplémentaires.
- Les Groupements Fonciers Agricoles (GFA) et Viticoles (GFV) permettent d’investir dans des terres agricoles ou viticoles, avec un avantage fiscal non négligeable sur l’IFI. En général, jusqu’à 75 % de la valeur est exonérée pour une part détenue pendant plus de deux ans, dans la limite de 101 897 €, puis 50 % au-delà de ce seuil.
Conseils supplémentaires
- Anticipez : Il n’existe pas de période idéale unique et clairement définie pour optimiser votre fiscalité. Anticipez autant que possible et soyez attentif aux opportunités qui se présentent : un projet de travaux, une possibilité d’épargne, un engagement caritatif… Bien entendu, la fin de l’année reste un moment clé, car c’est souvent à cette période que vous pouvez ajuster vos derniers arbitrages fiscaux.
- Consultez un expert : L’idéal est de consulter un fiscaliste : le coût de la consultation sera souvent amorti par les économies d’impôt que ce professionnel peut permettre de réaliser. N’hésitez donc pas à consulter un expert fiscal afin d’adapter ces conseils à votre situation personnelle et d’éviter les erreurs qui pourraient vous priver d’avantages fiscaux précieux !
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