Les PME en Alsace : Définition et Enjeux de Financement
Quand on parle de PME en France, il faut savoir que 93 % ont moins de 10 salariés et 98 % ont moins de 50. Or, toutes les statistiques que publient la Banque de France et les banques traitent des entreprises de plus de 20 salariés. Un échantillon statistique qui représente moins de 5 % de la population est-il significatif ? Lorsqu’on publie les chiffres sur le financement des PME-TPE en France, c’est comme si on prenait l’échantillon du 16e arrondissement de Paris pour dire comment vivent les Français. Cela fausse la vision des choses.
En Alsace, comme ailleurs en France, les Petites et Moyennes Entreprises (PME) constituent une part essentielle du tissu économique. Cependant, ces entreprises font face à des défis majeurs, notamment en matière de financement. L'absence de financement des PME est impressionnante : 17 000 ont fait appel au médiateur du crédit l’an passé, la moitié pour une somme inférieure à 8 500 €.
Certaines entreprises ont aussi vu leurs finances asséchées par la crise et ont besoin de cash pour repartir. Or, les banques n’ont pas d’argent à prêter. Quand elles en récupèrent, elles le gardent pour reconstituer leurs fonds propres ; tous leurs actifs financiers sont toxiques et ils ne peuvent pas les vendre.
Il n’y a pas d’argent pour les PME. C’est grave. Même Bercy reconnaît la réalité de cette situation.
Le Rôle de Capital Initiative
Capital Initiative apparaît comme un chevalier blanc. Pourquoi chevalier blanc ? Non. On cherche à faire là où d’autres ne font pas. On pourrait être un très bon allié des banquiers s’ils étaient intelligents. Mais on est entourés de robots, de gens qui ne réfléchissent plus. Nous sommes une structure différente qui permet de répartir le risque.
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Nous cherchons des investisseurs et, une fois que le contact est établi, nous faisons en sorte, via Capital Initiative, qu’ils aident des entreprises viables mais temporairement en manque de liquidités. Capital Initiative ne cesse de croître, de lever des fonds… Jusqu’à viser une entrée en bourse en 2015. Non, ça ne va pas assez vite pour le bénévole que je suis. Car le besoin est beaucoup plus important. C’est aussi pour cela que nous voulons entrer en bourse car cela fait toujours venir beaucoup d’actionnaires. Des pays comme la Turquie nous ont appelés et trouvent l’idée intéressante. À Sup de Co, ils trouvent l’initiative originale et pertinente.
Seulement, nul n’est prophète en son pays et quand on parle de ça en Alsace, les banquiers nous prennent pour leurs adversaires.
Les Conséquences du Manque de Financement
La banque leur avait écrit : « Monsieur, vous avez un découvert autorisé de 10 000 €, vous aviez deux mois pour le rembourser et vous ne l’avez pas fait. Donc, on coupe le crédit. » Mais si le patron l’a fait, c’est qu’il en avait besoin. S’il ne l’a plus, il va retarder le paiement de ses fournisseurs et ne pas payer l’Urssaf pour pouvoir renflouer la banque. En ne payant pas son fournisseur, il le rend malade et la maladie est devenue contagieuse.
Quand leur entreprise est condamnée pour quelques milliers d’euros, les patrons se révoltent. Jusqu’où peut aller cette révolte ? Je ne pense pas mais j’espère que ça va mettre l’État devant ses responsabilités. Le banquier est un opérateur privé quand il estime qu’il n’a pas à prendre de risques.
Un Exemple de Sauvetage
Nous, on a sauvé Hydra dans la vallée de Saint-Amarin et pour 300 000 € de mise de fonds, 170 emplois ont été sauvés. Soit, si tous étaient payés au smic, 170 000 € qui rentrent chaque mois dans les caisses de l’État.
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Nous en avons plus d’une centaine en attente. Et depuis trois ans, plusieurs centaines nous ont contactés.
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