Pulsat Lourdes : redressement judiciaire et situation financière détaillée
Personne physique située à Lourdes (Hautes-Pyrénées) a été déclarée en redressement judiciaire par par le tribunal de TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TARBES.
Informations administratives et déroulement de la procédure
Le numéro de RCS de cette affaire est le 419145388.
Jugement décidant de la continuation de l’activité et arrêtant le plan de redressement judiciaire organisant la continuation de l’activité.
Durée du plan : 9 ans.
Commissaire à l’exécution du plan : SELARL MJPA, demeurant : 1-3 rue Dembarrère - 65000 Tarbes.
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Dépôt état des créances.
Date cessation paiements : 26 novembre 2020.
Mandataire judiciaire : Me Jean-Pierre ABBADIE demeurant 3, rue Dembarrère, 65000 Tarbes.
Avis de dépôt de l’état des créances au Tribunal judiciaire de Tarbes où tout intéressé peut présenter une réclamation devant le juge commissaire dans le délia d’un mois à compter de la présente publication.
Jugement d’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire.
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Date de cessation des paiements : 26 novembre 2020.
Mandataire judiciaire : Me Jean-Pierre ABBADIE, 1 et 3, rue Dembarrère, 65000 Tarbes.
Les déclarations de créances sont à déposer auprès du mandataire judiciaire dans un délai de deux mois suivant la présente publication.
Effets juridiques et phase d'observation
La procédure de redressement judiciaire est une mesure qui vise à sauver une entreprise en cessation de paiements tout en poursuivant son activité.
Elle suit des étapes précises encadrées par le Code de commerce.
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Les conditions sont strictes : l’entreprise doit être dans l’impossibilité de payer ses dettes avec son actif disponible, tout en ayant des perspectives de redressement.
Le dirigeant dépose une déclaration de cessation de paiements au tribunal de commerce.
Après le jugement d’ouverture, et la nomination d’un juge-commissaire, d’un mandataire judiciaire, et d’un administrateur judiciaire s’il y a plus de 20 salariés, s’ouvre une période d’observation de six mois jusqu’à 18 mois.
Pendant cette phase, l’activité de l’entreprise continue avec un gel des poursuites des créanciers, et une analyse fine des problèmes.
À la fin de la procédure, le tribunal arrête un plan de redressement, sur dix ans maximum, avec une réorganisation et un échéancier de paiement.
Il peut prononcer une cession partielle ou totale à un repreneur.
Le rôle des intervenants
Dans cette procédure, l’entreprise se place sous la protection du tribunal, qui n’est pas là pour sanctionner, mais pour aider, souligne l’avocate Manon Francispillai.
À la fin de la procédure, le tribunal arrête un plan de redressement, sur dix ans maximum, avec une réorganisation et un échéancier de paiement.
L’administrateur judiciaire un professionnel du droit très important dans cette procédure, il est comme le bras droit du chef d’entreprise, précise l’avocate.
Il analyse et conseille sur les problématiques juridiques et comptables.
« C’est un travail sur l’origine des difficultés, pointe l’avocate. Etudier s’il faut réduire des charges, renégocier des contrats, réorganiser des équipes, se recentrer sur des activités plus rentables, réduire parfois le budget publicitaire, ou au contraire l’augmenter », liste Manon Francispillai.
Cas pratique : Pulsat Lourdes et le vécu du dirigeant
Mercredi, au lendemain de sa liquidation judiciaire, il a mis la clef sous la porte et tapissé sa colère sur les vitrines de sa boutique Pulsat qu’il avait investie il y a vingt ans, boulevard Voltaire, après avoir racheté le commerce d’appareils hi-fi et électroménager fondé par son père il y a 45 ans, rue Saint-Etienne : « Les juges l’auraient sans doute fait mais je les ai devancés. J’ai dit stop car je n’en peux plus. Je contribue à faire vivre un système qui m’écrase . »
« A 53 ans, lui qui a commencé à 19 ans et n’a « pas connu un jour de chômage » se retrouve sans rien »
Gérant de l’entreprise, avec le statut de Travailleur non salarié (TNS), Serge Bérenguer se retrouve sans rien : ni allocation-chômage, ni voiture, ni toit puisqu’il avait vendu sa maison pour renflouer l’entreprise et a mis un terme à son bail de location.
Sans vacances, depuis trois ans, ni salaire depuis septembre, hormis un versement de 1 500 euros en novembre, accordé malgré son redressement judiciaire mais vite engloutis.
« Mais ce n’est que du matériel. Ce n’est pas grave. Ce qui arrivera par la suite sera forcément positif. »
Presque à la rue s’il n’avait pas son amie pour l’héberger et ses parents chez qui il va déjeuner le midi. « Heureusement, je suis entouré. Sinon… »
Serge Bérenguer se dit épuisé, moralement comme physiquement : « C’est intenable et inacceptable. »
Grimper sur son toit par tous les temps pour régler des antennes, à son âge, n’a rien d’évident. Ça encore, il s’en accommodait.
Des relances incessantes de l’Urssaf, nettement moins.
Sans parler des charges patronales et du RSI contre lequel, en 2012 déjà, il avait organisé une manifestation.
Il a pris la décision de tout arrêter en raison de ce qu’il appelle « l’hémorragie fiscale. »
Sa petite entreprise, qui comptait huit salariés il y a 20 ans et plus que deux hier, ne se portait pourtant pas si mal : « Notre chiffre d’affaires n’a pas beaucoup baissé. Mais les marges… »
Le pouvoir d’achat, qui fait descendre tant de Français dans la rue depuis bientôt trois semaines, est bien orienté à la baisse.
Les téléviseurs à écran plat par exemple, qui sont au cœur de son activité, font exception. Leur prix, en effet, ne cesse de diminuer.
Derrière lui, il présente un modèle de 1,65 m de diagonale vendu… 899 euros. « Je l’achète 794 euros TTC. Une fois vendu, on le livre, on l’installe. Ça mobilise un salarié qui se déplace avec le camion et consomme du gasoil. En marge, à la fin, il reste quoi ? »
Il a fait ses calculs : « Je devrais en vendre 40 comme ça chaque mois rien que pour payer l’Urssaf. »
Les modes d’achat, aussi ont changé. Internet et les grandes chaînes lui ont fait du tort.
Heureusement, il restait imbattable pour les dépannages, réglages et autres services. Insuffisant pour garantir sa pérennité.
« Les impôts ne suivent pas l’évolution d’une entreprise », déplore-t-il.
Alors Serge Bérenguer gamberge. Beaucoup : « Il y a des trucs qui ne tournent pas rond. Comment, par exemple, peut-on bloquer le samedi une pompe à essence à laquelle on a fait le plein le vendredi ? Comment peut-on avoir pitié pour un petit commerçant ou un petit chef d’entreprise comme moi alors qu’on fait tous ses achats sur le Net ? »
Contexte économique national et comparaisons
Des grandes marques françaises du prêt-à-porter, de l’électroménager et de la décoration ont été placées en redressement judiciaire ces derniers mois, dans un contexte économique marqué par la concurrence en ligne et la baisse de la consommation.
Mais au-delà de ces grandes entreprises, de nombreuses petites et très entreprises sont en difficulté, voire meurent.
La Banque de France a comptabilisé près de 69.000 défaillances d’entreprises en France à la fin 2025, ce qui représente, selon l’assureur Allianz Trade, un record historique confirmé avec un bilan annuel en augmentation de + 3,5 % par rapport à 2024.
Tous les secteurs sont touchés, de la restauration au BTP, en passant par la décoration.
La liquidation judiciaire signifie quant à elle la fin de l’entreprise, car son redressement a été jugé impossible.
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