Qu'est-ce qu'une Action en Finance : Définition et Explications
Avez-vous déjà pensé à devenir actionnaire ? En faisant l’achat d’une action de société, vous détenez une partie du capital. Et si vous choisissez bien, ça peut vous rapporter gros ! Élément important de votre portefeuille de placement, une action vous permet d’accroître votre épargne. Mais au fait, c’est quoi une action ? À quoi ça sert ? Quelle est la valeur d’une action ? Quand peut-on revendre ses parts ?
L'action est une part des capitaux propres de l'entreprise lorsque celle-ci est constituée en société anonyme. Elle constitue donc une source de financement pour l'entreprise, de même que les titres de créance (dettes), dont elle se différencie toutefois nettement.
Une action représente une fraction du capital d’une entreprise. Si vous détenez des actions, vous êtes propriétaire d’une partie de la société.
Au 19ᵉ siècle, une action était un document papier établissant un titre de propriété d’une partie d’une société. Désormais l’action n’est plus matérialisée au format papier. Elle est dématérialisée et s’inscrit dans la liste des souscripteurs, dans les statuts d’entreprise ou bien encore dans le registre des mouvements de titres.
Plus couramment, on dit que l’action est un “titre de propriété” de l’entreprise, une part qui vous offre des droits (sous conditions), dont le statut d’associé.
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En achetant une action en direct, vous devenez actionnaire d’une partie de l’entreprise. En tant qu’actionnaire, vous disposez d’un droit de regard sur la vie de l’entreprise via votre droit de vote. Droit que vous pourrez exprimer à hauteur du nombre de titres que vous détenez lors des assemblées générales, si vous êtes actionnaire au nominatif.
Elle a une durée de vie illimitée (la sortie ne peut se faire que par cession du titre, il n'y a pas de remboursement prévu contractuellement), et son porteur court le risque total de l'entreprise (il ne perçoit aucun revenu si l'entreprise va mal et en cas de liquidation l'actionnaire passe après le créancier dans la répartition du produit de la vente des actifs, autrement dit la plupart du temps, il ne peut rien récupérer).
Tout d’abord, les actions peuvent être cotées en bourse, ou non cotées. Dans ce dernier cas, elles s’échangent de gré à gré entre les investisseurs, à un prix qu’ils fixent entre eux.
Les actions au « porteur » sont abritées sur votre compte, mais la société dont vous êtes actionnaire ne vous connaît pas. Toutes les opérations transitent par votre intermédiaire financier.
Les actions de préférence peuvent prévoir des avantages financiers, comme des dividendes prioritaires, mais sans droits de vote.
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Types d'actions et titres boursiers apparentés
A côté des actions proprement dites, il existe aussi des titres boursiers apparentés : il s’agit des « bons de souscription d’actions (BSA) ».
Ces titres sont généralement distribués par les entreprises aux actionnaires afin de leur permettre d’acheter des actions supplémentaires à un prix défini ou non à l’avance : ils font eux aussi l’objet d’une cotation permanente jusqu’à la date limite prévue pour l’achat des actions. Ils présentent un risque similaire à celui de l’action de la société qui les a émis.
Les stock-options (ou options sur titres en français) sont des options d’achat d’actions d’une société à un cours déterminé et une date d’exercice fixée. Elles sont attribuées par les entreprises à leurs dirigeants - rarement à l’ensemble des salariés - afin de les motiver sur l’évolution du cours de bourse.
Plus simple et désormais plus prisée que les plans de stock-options, la distribution d’actions gratuites. Les bénéficiaires n’ont rien à débourser et ne prennent aucun risque puisque les actions leur sont données gratuitement. L’attractivité de cet outil a été renforcée par la loi Macron du 6 août 2015. Cette réforme a réduit à un an le délai d’acquisition (période minimale pour devenir propriétaire des actions) et à une autre année le délai de conservation (délai à respecter pour bénéficier de la fiscalité des plus-values mobilières).
Marchés des actions
La confrontation entre l’offre et la demande d’actions se fait sur des marchés, plus ou moins organisés, plus ou moins contrôlés. On dit également que les actions font l’objet d’une cotation.
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Pendant la courte période où une entreprise émet des actions, c’est-à-dire qu’elle met en vente une partie de son capital, on parle de « marché primaire ». Le mot « primaire » vient du fait que l’acheteur / investisseur est le premier propriétaire de ces titres.
Une fois toutes les actions nouvelles vendues par l’entreprise, les échanges peuvent commencer entre investisseurs. On dit alors que les titres s’échangent sur un marché secondaire.
Les marchés boursiers sont très précisément organisés et surveillés. Euronext est une société privée, dite « entreprise de marché », chargée de l’organisation des principaux marchés de la bourse.
Certaines actions, celles qui sont les plus échangées, sont cotées en continu et elles peuvent être acquises ou revendues tout au long de la journée. Les titres les moins traités peuvent quant à eux ne faire l’objet d’une cotation qu’à certaines heures de la journée, voire en fin de séance boursière. On parle alors de cotation au « fixing » ou au « fixage ».
Un indice d’actions, ou indice boursier, est la moyenne du cours d’une série d’actions, qui donne au premier coup d’œil l’évolution des cours sur un marché ou un certain segment de marché. Lorsqu’il est conçu pour être représentatif de la performance globale de la bourse d’un pays, comme l’indice CAC 40 pour la France, c’est en quelque sorte le baromètre boursier national.
L’indice CAC 40 est composé de 40 sociétés parmi les plus importantes de la cote française.
Le mix idéal entre les actions et les obligations varie en fonction de votre horizon de placement, de votre tolérance au risque et de vos objectifs financiers. L'investissement sur les supports en unités de compte supporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuation à la hausse comme à la baisse dépendant notamment de l'évolution des marchés financiers. L'assureur s'engage sur le nombre d'unités de compte et non sur leur valeur qu'il ne garantit pas.
En tant qu’actionnaire, vous disposez d’un droit de regard sur la vie de l’entreprise via votre droit de vote. Droit que vous pourrez exprimer à hauteur du nombre de titres que vous détenez lors des assemblées générales, si vous êtes actionnaire au nominatif.
Tout investissement (par versement ou par arbitrage) sur les supports en unités de compte (Actions) sont soumis à la Taxe sur les Transactions Financières.
Actions vs Obligations
Une obligation est un titre de créance : en achetant une obligation, vous prêtez de l’argent en échange d’une rémunération connue dès le départ, appelée coupon. L’emprunteur peut être un État, une collectivité locale ou encore une entreprise nationale ou privée.
- Obligations d'État : émises par les gouvernements, ces obligations sont considérées comme des placements sûrs. Par exemple, en France, on trouve les Obligations Assimilables du Trésor (OAT).
- Obligations d'entreprise : émises par des sociétés pour financer leur croissance ou des projets spécifiques. Elles peuvent avoir des échéances à court, moyen ou long terme.
- Obligations vertes : utilisées pour financer des projets environnementaux, ces obligations gagnent en popularité.
Vous avez peut être également entendu parler des obligations municipales, émises par les collectivités locales. Elles offrent une rentabilité intermédiaire.
Le dividende correspond à une partie des bénéfices réalisés. Il constitue la rémunération de l’actionnaire. Le dividende est généralement versé une fois par an.
Avec les obligations, vous connaissez en revanche dès le départ le montant du coupon que vous allez toucher un coupon.
Actions et obligations sont des actifs financiers. Dans le cas des actions, le cours dépend des évolutions des marchés financiers, de l’offre et de la demande des investisseurs et, bien sûr, de la bonne santé de l'entreprise.
Toutes deux vous exposent à la possibilité d’une faillite de leur émetteur, qui réduirait à néant votre investissement. Ainsi, si vous vendez votre obligation avant le terme de votre contrat vous pouvez subir une perte en capital.
En dehors de ces cas, si vous achetez une obligation et la gardez jusqu’au bout, vous serez remboursé de votre investissement initial et aurez encaissé des coupons chaque année tout au long de la vie de l’obligation.
Investir en actions : comment ça marche ?
Il existe deux marchés pour acheter une action : le marché primaire, et le marché secondaire. Ces deux façon de faire votre placement vont dépendre du moment où vous investissez dans une entreprise.
- Marché primaire : il s'agit d'investir lors de l'introduction en bourse d'une entreprise, pour profiter du "prix d'émission" fixé par l'entreprise, souvent un prix d'appel, après accord des autorités de régulation
- Marché secondaire : c'est le marché d'échanges des actions entre investisseurs, des actions dont la valeur change selon l'offre et la demande
Pour investir en bourse, et par conséquent dans une entreprise, il faut passer par des interlocuteurs qui ont des accréditations pour accéder au marché financier. Ils vous aident aussi dans votre choix. Voyons les deux méthodes les plus courantes pour acheter des actions :
- Les banques : elles proposent toujours des investissements en bourse en direct ou par leurs propres courtiers, avec le PEA (Plan Epargne Actions) qui n'est pas taxé sur les plus-values après 5 ans, mais a un plafond d'épargne, et limite les types d'actions éligibles (uniquement des entreprises européennes, et soumises à l'IS si elles sont en France), une assurance vie, un PER (plan épargne retraite) ou un compte-titres
- Les courtiers en ligne : il existe de nombreuses plateformes pour investir, de Boursorama à eToro en passant par Bourse Direct, qui permettent d'évaluer le marché et gérer votre portefeuille à tout moment, elle offrent souvent des frais de gestion plus bas que les banques, mais pas forcément le même conseil
Vous cherchez à investir ou ouvrir votre entreprise aux investisseurs, mais vous voulez savoir ce qu'une action apporte à son possesseur ? Il y a 3 grandes utilités au fait d’acheter des actions :
- L’action vous donne un statut : celui d’actionnaire, qu'on appelle aussi “associé” et permet d'être tenu au courant des plans de l'entreprise pour chaque période fiscale.
- L’action donne aussi le droit (sauf exception) de participer aux décisions de la société lors d'assemblées générales ordinaires et extraordinaires, un droit qui va néanmoins dépendre de votre pourcentage d'action possédées
- L’action offre bien entendu le droit à des dividendes qui seront calculées sur le bénéfice réalisé par l'entreprise lors de l'année fiscale, et une plus-value lorsque vous vendez vos actions à plus haute valeur que vous les avez acheté
Différents types d'actions
Le terme “action” au singulier peut-être trompeur. Il est préférable d’évoquer une pluralité d’actions. En effet, il est possible d’avoir au sein de la même société différentes catégories d’actions. Cela prend tout son intérêt si vous êtes plusieurs actionnaires. Certaines actions peuvent être assorties de droits de vote double ou triple par exemple ou encore avoir un impact sur les droits financiers et la répartition du résultat.
Voici un aperçu des types d'action :
- action au porteur : les actions les plus courantes, où l'identité de l'acheteur n'est connu que par l'intermédiaire financier
- action nominative : lorsque l'identité de l'actionnaire est communiquée à la société émettrice
- action ordinaire : c'est un titre qui donne droit au vote par action
- action d'apport : action émise suite à la ratification de l'apport qu'elle rémunère, par un commissaire aux comptes
- action à dividende prioritaire : une action dont les dividendes sont prioritaires à toute autre action en contrepartie du renoncement au droit de vote
- action à droit de vote double : comme son nom l'indique, c'est une action qui pèse deux votes et obtenue selon des conditions spécifiques (durée de détention par exemple)
Vous l'aurez compris, entre les actions nominatives qui empêchent l'anonymat et les actions à dividende prioritaire, une action peut rassembler différents paramètres. Cela permet aussi de délimiter des catégories de propriétaires d'actions. Toutes ces conditions seront inscrites, le plus souvent, lors de la rédaction des statuts de l'entreprise.
Veillez donc à bien vérifier quelles sont les conditions de cession, les droits liés à l'action, et autres règlements avant d'acheter une ou plusieurs actions en entreprise. Si vous êtes l’unique actionnaire de votre SASU, la question d'un système d'actions spécifique n’a pas d’intérêt.
Émission d'actions
Lorsqu'une entreprise souhaite augmenter le nombre de titres qui composent son capital social, elle droit réaliser une émission d'actions. Cette émission d'actions doit être validée à l'issue d'une assemblée générale extraordinaire. Attention, il ne s’agit pas d’un appel public à l’épargne, mais simplement d’une mécanique pour vendre des titres d’entreprise. C'est ce que l'on appelle un financement par capitaux propres.
Action en bourse
Une action en bourse est un titre de propriété d'une entreprise qui est placé sur le marché boursier où sa valeur va fluctuer en fonction de l'offre et la demande. On appelle l'action en bourse "cotée" par opposition aux actions non cotées qui sont protégées des investissements extérieurs et uniquement vendues de gré à gré.
Lors de la création d’une société, les actionnaires vont apporter de l’argent ou des biens matériels au capital de la société. En contrepartie de ces apports, les actionnaires vont recevoir des actions. Il n’y a pas de règles pour déterminer la valeur d’une action lors de la création d’entreprise. Un capital social de 10 000 € par exemple peut être réparti en 10 000 actions d’un euro de valeur nominale ou en 10 actions de 1 000 € de valeur nominale. C'est à vous de décider soit lors de la rédaction des statuts ou ensuite en assemblée générale avec les propriétaires majoritaires du capital social de l'entreprise.
Néanmoins, un conseil : visez une valeur nominale basse pour avoir un maximum d’actions, cela sera plus facile pour vos prochaines opérations.
Très rapidement et si votre activité fonctionne bien, la valeur de votre société va augmenter. Donc, si la valeur globale de votre société augmente, la valeur unitaire de votre action va augmenter également.
C'est la différence entre valeur nominale et valeur économique : la valeur nominale est son quote-part du capital social (montant du capital/nombre de parts émises) tandis que la valeur économique est le prix de vente à un instant T, selon les capitaux propres, la valorisation de la clientèle, et autres actifs (elle est souvent majorée d'une prime d'émission).
Attention : créer une société par action, son capital social reste le même, c’est la valeur de la société qui est susceptible d’évoluer et par conséquent celle de ses actions ! En revanche, si vous souhaitez vendre vos actions, vous pourrez les vendre plus cher que la valeur nominale. On appelle cela une plus-value. Cette plus-value dépendra, si l'action est côtée en bourse, de la valorisation de votre entreprise sur les marchés financiers. Si elle n’est pas cotée, la valeur est déterminée avec l’acquéreur potentiel, après valorisation par un professionnel.
Revente des actions
Acheter une action oui, mais est-il possible de récupérer votre mise de départ en cas de revente ? Cela va dépendre de la réussite de l'entreprise. Si vous trouvez un acheteur pour vendre vos actions, vous pourrez alors récupérer tout ou partie de la somme de départ. Il est même possible que vous ayez réalisé une plus-value.
En revanche, si votre société est dans une période difficile avec des résultats négatifs, ou fait faillite, vous aurez zéro, ou proche de zéro retour sur investissement. Dans le cas d'une faillite, vos actions disparaîtront avec la société. On parle dans ce cas de moins-value.
C'est la raison pour laquelle il est souvent recommandé, si l'on veut investir dans des actions, même s'il s'agit d'abord de titres de votre entreprise, de diversifier son portefeuille avec un équilibre de valeurs sûres et des placements plus "risqués".
Vous souhaitez vendre votre action et vous avez trouvé un acheteur. Parfait, mais êtes-vous en capacité de lui vendre ? Pour savoir si vous avez le droit de vendre à tout moment, il faut prendre connaissance des statuts de votre société. Vérifiez qu’il n’y ait pas de clause particulière qui encadre le transfert des actions comme une clause d’agrément ou de préemption par exemple.
Parallèlement, si vous avez signé des pactes d’actionnaires, il vous faudra les relire afin d’être sûr de pouvoir vendre vos actions.
Conclusion
En résumé, acheter des actions de société vous permettra de participer au développement de l’entreprise. Vous pourrez toucher des dividendes et, dans une majorité des cas, siéger aux réunions, ainsi que voter pour les prises de décisions. Cet investissement peut vous permettre de déployer votre épargne. Vous pourrez, sous conditions, revendre vos parts pour effectuer une plus-value si la situation le permet.
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