Comment François Asselineau Finance Ses Campagnes Politiques ?

Que ce soit l’UPR de François Asselineau, Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan ou Les Patriotes de Florian Philippot, aucune des formations dites «souverainistes» (ou plus concrètement europhobes) aux européennes ne va faire campagne avec l’aide d’un établissement bancaire français. Chacune s’étant financée via les dons de ses adhérents ou les apports personnels de ses candidats.

A des degrés divers, puisque ces petits partis sont soumis aux projections de leurs résultats dans les sondages, généralement faibles, et à la probabilité d’un remboursement éventuel de leur campagne à l’issue des élections - généralement faible aussi.

Le seul à qui cela pourrait arriver pour l'instant semble être Dupont-Aignan, si l'on se fie aux études actuelles, puisqu'elles donnent toutes Debout la France (DLF) entre 4% et 6%. Mais l'ancien candidat à la présidentielle sait qu'il aurait sacrément galéré : «On a écrit des lettres à quinze banques, et on a eu que des refus», assure le député, qui dénonce «un scandale absolu» : «Les banques cadenassent la démocratie.»

Du coup, comme son grand frère, le RN (ex-FN), DLF a dû faire appel à la générosité de ses électeurs via un «prêt populaire». Il lui aurait rapporté 1,2 million d'euros depuis avril. La formation va donc faire campagne avec une somme rondelette : le million et quelques ainsi collecté, plus «quelques dons divers» à hauteur de 300 000 euros (dixit Dupont-Aignan), et ce que la tête de liste a lui-même mis au pot, c'est-à-dire «de quoi couvrir le R39», du nom de l'article du code électoral obligeant les partis politiques à avancer les frais d'impression pour les bulletins de vote officiels et l'affichage pour le jour de l'élection (dans les 700 000 euros).

A cela s'ajoute, enfin, l'apport personnel des candidats présents sur la liste en position éligible. Dupont-Aignan l'évalue à 1 million d'euros environ. Tout le monde n'a pas été mis à contribution, précise-t-on à DLF en évoquant la «lanceuse d'alerte» Stéphanie Gibaud, au RSA depuis des mois et numéro 2 sur la liste, mais les contributions se sont quand même faites en fonction de la place réservée. Exemple : le proche conseiller de NDA, Jean-Philippe Tanguy, numéro 3, a mis 300 000 balles sur la table. Nadejda Silanina, compagne de l'homme d'affaires proche des cercles russes Gilles Rémy, numéro 8, 50 000 euros. «Je prends un risque, dit Tanguy. Mais j'y crois. On est tous un peu fous, mais au moins ça oblige à se battre.»

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La chose était de toute façon devenue inévitable : fin février, Dupont-Aignan a viré de sa liste sa numéro 4, Emmanuelle Gave, fille de l'entrepreneur Charles Gave, à cause d'une série de dérapages racontés dans l'Opinion et de tweets racistes déterrés par Libération. Mais la femme est repartie avec les 2 millions qu'avait donnés sa famille avec son ticket d'entrée au Parlement, et il a donc fallu trouver de l'argent très vite. Alors «tout le monde a cassé sa tirelire», dit NDA.

L'UPR a lui aussi mis à contribution ses adhérents. Mais beaucoup plus tôt : il a commencé à le faire dès novembre. Raison : «Nous sommes indépendants. Nous avons zéro euro d'emprunt bancaire, nous n'avons donc aucune dette», explique Asselineau. Sa cagnotte à lui aurait permis de récolter 1,5 million d'euros. «Ce qui fait 16 000 donateurs, avec une moyenne de 80 euros par personne, assure Asselineau. Aucun journaliste ne nous croit, mais c'est bien la preuve que nous avons bien 36 700 adhérents, dont 27 000 à jour de cotisation.»

L'argent récolté par l'UPR servira à payer les bulletins de vote, la profession de foi et les affiches électorales officielles déjà commandées à l'imprimeur, les 700 000 euros du R39.En plus des dix «gros» meetings de campagne de la formation pro-Frexit, comme le 17 avril à Marseille ou le 24 mai à Aubervilliers, qui coûtent à chaque fois dans les 30 000, dit Asselineau.

Contrairement à Dupont-Aignan, lui n'a pas mis la main à la poche, sauf pour sa «cotisation annuelle, plus peut-être 100, 200 euros par-ci par-là», explique celui qui dit ne toucher d'argent que de son salaire de président de l'UPR : «Bien en dessous des 5 000 euros.» «Dans notre parti, contrairement aux autres, nous ne demandons jamais aux candidats de financer la campagne comme la loi l'autorise. Chez certains, notamment au RN, plus on donne et plus on est haut sur la liste. La nôtre est composée avec des gens distingués pour leur militantisme», raconte encore l'énarque.

Illustration : récemment, Florian Philippot, qui pourtant dit lui aussi faire campagne grâce aux apports de ses cocandidats, a approché Asselineau avec un chèque de 300 000 euros dans la veste, en échange d’un rôle de numéro 3. Mais l’homme a refusé sec. Philippot aurait «cherché à se sauver en obtenant une place éligible sur notre liste. Mais sa démarche ne visait qu’à sauvegarder son mandat à Bruxelles et son immunité parlementaire», dit Asselineau.

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Référence au fait que Philippot est en ce moment dans le viseur de la police, pour avoir quand il était numéro 2 du FN commandé à son équipe un faux rapport afin de maquiller l’emploi fictif d’une de ses proches. «En plus, on avait appris qu’avant nous, Philippot avait aussi tenté sa chance auprès de Dupont-Aignan, qui n’est même pas pour le Frexit. Avec cette fois un chèque de 400 000 euros», ajoute Asselineau.

Plusieurs sources, dont le patron de DLF, confirment. «Philippot n’a pas appelé lui-même, il est passé par des intermédiaires. Mais pour moi, c’était non de toute façon. Jean-Philippe [Tanguy] bosse avec moi depuis des années, il n’était pas question que quelqu’un d’autre soit investi à sa place. Je suis fidèle en amitié», assure Dupont-Aignan.

L'Union populaire républicaine, créée il y a 12 ans par François Asselineau, compte plus de 36 000 adhérents en France, mais peu d'électeurs.

François Asselineau aux côtés des militants de l'UPR
François Asselineau aux côtés des militants de l'UPR, le 1er mai 2019 à Paris.

Vous avez forcément vu le visage de François Asselineau sur des affiches, collées sur les ronds-points, ou encore les ponts d'autoroute. Il est partout, de la banlieue parisienne à la Haute-Loire, en passant par la Loire-Atlantique. Et si on le voit partout, c'est parce que les militants sont très actifs sur le terrain : "Ma voiture est dans un triste état, surtout là, pour les européennes", raconte François, adhérent depuis mars 2017. Il colle des affiches la nuit, à deux ou trois : "On a les perches, les seaux de colle. C’est un truc particulier, le collage à l’UPR.

La faute aux médias jugent les militants : "Nous n’avons pas le droit de cité ou très peu dans les grands médias nationaux", affirme Hugo Sonnier, responsable de l'UPR en Loire-Atlantique, 37e sur la liste.

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Affiches de François Asselineau lors de la campagne présidentielle de 2017
Affiches de François Asselineau, lors de la campagne présidentielle de 2017, dans le 19e arrondissement de Paris, le 8 mars 2017.

Très présent sur les réseaux sociaux, le parti a aussi sa propre chaîne sur YouTube, et compte plus de 112 000 abonnés. Pour comparer, La France insoumise a 44 000 abonnés, 24 000 abonnés pour La République en marche. Même chose pour financer sa campagne pour les européennes. L'UPR refuse de faire appel aux banques, ce sont donc en partie les cotisations des adhérents qui financent la machine : plus d'un million d'euros.

Pas de grosse difficulté donc pour se financer, mais des difficultés pour recueillir des voix. François Asselineau espère grapiller quelques suffrages supplémentaires chez les "gilets jaunes", mais pas question de s'allier avec Les Patriotes de Florian Philippot, qui prônent également une sortie de la France de l'Union européenne.

Philippot affirme avoir proposé de faire liste commune avec l'UPR en échange de 300 000 euros. L’Occident file un mauvais coton puisque dès que vous remettez en cause les affirmations officielles, on vous soupçonne d’être complotiste, conspirationniste. Mais c’est normal ! François Asselineau se dit "serein, déterminé, combatif", mais lucide.

Ce haut fonctionnaire a collaboré avec de nombreux élus de droite. Tous sont diplômés de l'ENA. Mais le candidat de l'Union populaire républicaine est également diplômé d'HEC. Pourtant, il a effectué toute sa carrière professionnelle dans le secteur public et dans le monde politique. Il a notamment travaillé à l'Inspection générale des finances et au ministère de l'Economie. Il a également occupé des fonctions de conseiller dans les cabinets de nombreux élus de droite tels que Gérard Longuet, Françoise de Panafieu ou encore Charles Pasqua.

Partisan du Frexit extrême - sortie de la France de la zone euro, de l'Union européenne et de l'Otan -, François Asselineau, 59 ans, président de l'Union populaire républicaine (UPR), était absent dans les médias jusqu'à ce qu'il obtienne, à la surprise générale, 587 parrainages d'élus. Avec 0,41 % des voix obtenues aux européennes de 2014, et 0,87 % aux régionales de 2015, ses scores ont toujours été confidentiels.

Comment le président anonyme d'une organisation radicale a-t-il opéré ? Sa recette tient en deux mots: Internet et militants. Il a ciblé les réseaux sociaux et ses vidéos sur YouTube dépassent 400000 vues. Résultat, il annonce avoir recueilli 1,3 million d'euros de dons.

Avant la validation de candidature, l'UPR, créé en 2007, revendiquait 15000 adhérents - chiffre invérifiable. Ce sont les petites mains qui ont travaillé, disent les maires l'ayant soutenu. «Un retraité est venu me voir plusieurs fois », explique l'un d'eux, Christophe Morgenthaler, à Bermering (Moselle). L'édile n'entend pas soutenir les idées de l'UPR, mais favoriser « un débat plus démocratique ».

Une stratégie efficace

Asselineau lui-même s'est déplacé auprès d'une centaine d'élus. L'inspecteur des finances de 59 ans, qui a travaillé dans les cabinets ministériels de Gérard Longuet et Françoise de Panafieu dans les années 1990, inspire confiance. Une petite campagne d'affichage, d'un coût de 14 000 euros engagés à titre personnel, a fait le reste.

Vous le connaissez peut-être sans l’avoir rencontré, car les affiches de son mouvement tapissent les villes et les campagnes. Officiellement doté de 524 parrainages d’élus depuis vendredi, François Asselineau participera pour la première fois à l’élection présidentielle. Il y fera sans doute office de seul véritable «candidat surprise».

Président de l’Union populaire républicaine (UPR), Asselineau occupera un créneau souverainiste déjà visé par Nicolas Dupont-Aignan et, surtout, Marine Le Pen. Mais ce n’est pas la seule chose à savoir du haut fonctionnaire qui «monte malgré le silence des médias», et dont le mouvement est aussi connu pour ses tendances complotistes.

Peu connu du grand public, le candidat Asselineau, 59 ans, est cependant familier des affaires publiques. Diplômé de HEC et de l’ENA, dont il sort inspecteur des finances, ce haut fonctionnaire poursuit sa carrière dans plusieurs ministères de droite au cours des années 90. Au début des années 2000, le voilà directeur de cabinet de Charles Pasqua, alors président du conseil général des Hauts-de-Seine.

Il entame en parallèle son parcours politique dans les milieux souverainistes de droite, rejoignant en 1999 le Rassemblement pour la France de Pasqua et Philippe de Villiers. Un engagement politique auquel il se dédie à temps plein après sa dernière expérience dans l’administration - un poste de «délégué général à l’intelligence économique» au ministère de l’Economie et des Finances, entre 2004 et 2006.

C’est l’année suivante qu’Asselineau fonde l’UPR, qui regroupe bientôt des effectifs modestes (16 800 membres revendiqués à ce jour), mais motivés et prosélytes. Sa participation à la présidentielle couronne une trajectoire jusqu’ici obscure et semée de scores de poche : 0,6% des voix pour le président de l’UPR lors d’une législative partielle en 2013, dans l’ex-circonscription de Jérôme Cahuzac ; même résultat au niveau national lors des européennes de 2014, avec un total de 77 000 voix ; score toujours faible, mais tout de même supérieur à l’occasion des régionales de 2015, où le parti recueille 0,9% des voix au niveau national, soit 190 000 bulletins environ.

La promesse fondamentale d'Asselineau est le retour de la France à une totale souveraineté, impliquant notamment une sortie de l'euro, de l'Union européenne et de l'Otan. Contrairement au Front national, qui évoque désormais un processus «négocié», Asselineau prône, dans son programme de 2012, une sortie «unilatérale» de l'UE et de la monnaie unique.

Comme le parti de Marine Le Pen, l'UPR veut aussi renforcer le recours au référendum ou encore le rôle de l'Etat dans l'économie - de manière encore plus franche que le FN, prônant notamment le contrôle des flux de capitaux ou la nationalisation de plusieurs grands groupes, tels qu'EDF, GDF ou les sociétés autoroutières.

Malgré ces convergences, Asselineau ne ménage pas ses cartouches contre le parti lepéniste, qualifié de «leurre» ou encore de «roue de secours» du système actuel. «En associant dans l'esprit des Français la remise en cause de l'Union européenne à des dérapages odieux, typiques de l'extrême droite, […] le FN conforte l'oligarchie qui, depuis Bruxelles et Francfort, tient le peuple français sous sa férule», jugeait ainsi un communiqué du parti en 2014.

L'UPR se targue quant à elle de «refuser la stigmatisation insidieuse des Français d'origine arabe ou de confession musulmane» ou encore de «remettre à sa juste place très faible sinon nulle la menace alléguée du «terrorisme jihadiste». En matière d'immigration, le programme du parti ne mentionne qu'un vague référendum, sans en préciser le but exact.

«Le parti qui monte malgré le silence des médias» : ce slogan figure sur les nombreuses affiches de l'UPR visibles sur les murs de nos villes, en bord de route et même en zones rurales. Il est vrai que l'UPR, parti confidentiel, n'a jusqu'à présent guère attiré l'attention des journalistes. Pour les sympathisants d'Asselineau, c'est la marque d'une cabale qu'il s'agit de compenser par une suractivité militante, dans les rues mais surtout sur Internet, où sont régulièrement diffusées les conférences du président de l'UPR.

Sur la Toile, les petites mains du mouvement répercutent sans relâche la parole de leur champion et sollicitent avec insistance les journalistes pour qu'ils s'y intéressent.

Une stratégie qui paye parfois : en 2014, Asselineau connaît ainsi un premier moment de gloire médiatique, invité dans la populaire émission On n'est pas couché de Laurent Ruquier. «Petit parti, mais d'une efficacité redoutable !, poursuit Ruquier. Si j'en juge par les quelques copains qui sont dans le public, vous avez vos réseaux.»

Peut-être parce qu'il s'estime maltraité dans les médias, c'est une sorte de reprise en main que propose l'UPR dans son programme. Il veut notamment, par des moyens mystérieux, «assurer une diversité politique représentative des différents courants d'opinion parmi les journalistes présentateurs d'émissions d'information».

Ou encore renationaliser TF1 «afin d'assurer la démocratie et l'élévation de la culture générale des Français». Preuve toutefois que l'on peut aussi se passer de la presse : le candidat n'a pas donné suite aux sollicitations de Libération, son entourage s'indignant d'avoir été contacté par le journaliste aussi chargé du suivi du Front national.

Avec François Asselineau, c'est aussi la théorie du complot qui s'invite dans la campagne présidentielle. Si l'UPR rejette explicitement la théorie du «choc des civilisations», elle n'est pas loin de voir la main de la CIA derrière tous les malheurs de la France.

Le site officiel du mouvement regorge de longues analyses se voulant factuelles, mais menant irrésistiblement vers une lecture conspirationniste de l'histoire, dont les ficelles remonteraient jusqu'aux services américains. Un article consacré aux significations secrètes des logos politiques nous apprend par exemple que les trois étoiles figurant sur le logo d'EE-LV symbolisent «le retour de la "souveraineté céleste", c'est-à-dire un idéal qui doit s'imposer à la volonté du peuple».

La couleur orange du Modem, elle, aurait «été choisie dans la foulée des «révolutions de couleur» fomentées par les Etats-Unis dans plusieurs des républiques de l'ex-URSS». Quant au logo de l'UMP, «ses couleurs et sa tonalité sont typiquement celles d'un organisme états-unien».

«Le fond du discours UPR, c’est l’anti-américanisme, confirme Rudy Reichstadt, animateur du site spécialisé Conspiracy Watch. Lors de l’une de ses universités d’été, le parti avait convié plusieurs figures de la complosphère, comme le bras droit de Thierry Meyssan, Alain Benajam. En revanche, contrairement à un Alain Soral, Asselineau ne s’aventure jamais sur le terrain de l’antisémitisme, même si certains de ses anciens proches ont ensuite dérivé dans cette direction.

La force de l’UPR, c’est d’avoir compris quel formidable levier représente Internet, pour diffuser un discours en phase avec les préoccupations et l’imaginaire complotiste contemporain». François Asselineau est le candidat inattendu des présidentielles 2017.

Diplômé d'HEC (Hautes Études Commerciales) et de l'ENA (École Nationale d'Administration), il a fait carrière en qualité d'inspecteur des finances dans différents cabinets ministériels et à l'étranger, notamment au Japon.

François Asselineau répond à vos questions en direct n°75

Comme avant lui Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou, Jean-Vincent Placé et Bruno Le Maire, François Asselineau s'est entretenu avec Herodote.net de sa passion pour l'Histoire et de la manière dont elle éclaire sa vision du monde. Fort d'une vaste culture historique, François Asselineau souligne l'extrême diversité de l'Europe, dans son Histoire et sa culture.

Il affiche sa méfiance à l'égard des utopistes et irénistes qui rêvent de dissoudre les nations européennes dans un ensemble supranational. Bon connaisseur de l'Asie et du Japon, François Asselineau assimile ce dernier à une huître perlière, qui s'ouvre juste le temps d'absorber les nutriments dont elle a besoin.

De la même façon, le Japon s'est ouvert à la Chine au début de notre ère. Il lui a emprunté différents éléments dont l'écriture et la religion bouddhiste mais les a ensuite transformés à sa guise. Il s'est plus tard ouvert aux Occidentaux (Portugais et Hollandais) et s'est initié à leur savoir scientifique avant de se replier prudemment. Enfin, en 1853, il a une nouvelle fois pris le risque de s'ouvrir aux Américains pour entrer dans la révolution industrielle.

Européenne, la Russie ? François Asselineau évoque sa parenté avec Byzance. Il montre aussi qu'à la différence des autres nations européennes, elle a pu se doter d'un empire colonial dans le prolongement de son territoire et donc plus facilement le conserver. Il rappelle à ce propos le mot de Staline à Mao : « Nous sommes Asiatiques ».

Aujourd'hui, Vladimir Poutine cultive tout à la fois le souvenir de Byzance (restitution de la cathédrale orthodoxe de Simferopol, en Crimée) et la diversité religieuse (inauguration d'une grande mosquée à Moscou). Pour lui comme pour la plupart des Russes, il est proprement impensable que l'Ukraine s'éloigne de la Russie.

La Turquie éveille chez François Asselineau le souvenir de François Ier. Menacé par la puissance montante de Charles Quint, le roi de France n'avait pas craint d'organiser contre lui une alliance de revers avec l'empire ottoman de Soliman le Magnifique. De là date la francophilie des élites turques ainsi que la protection des chrétiens d'Orient par la France.

Face à l'imprévisible Erdogan, François Asselineau rappelle la nécessité d'une diplomatie réaliste, fondée sur les leçons de l'Histoire et les rapports de force, loin de tout irénisme.

Récapitulatif des Sources de Financement

Source de Financement Montant Estimé Parti Politique
Dons des adhérents 1,5 million d'euros UPR (François Asselineau)
Prêt populaire 1,2 million d'euros Debout la France (Nicolas Dupont-Aignan)
Dons divers 300 000 euros Debout la France (Nicolas Dupont-Aignan)
Apport personnel des candidats 1 million d'euros Debout la France (Nicolas Dupont-Aignan)

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