Qui Finance la LICRA ?
La Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA) est une association française engagée dans la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et toutes formes de discrimination. Forte d’une longue expérience et d’une tradition humaniste, la LICRA dispose aujourd’hui d’un réseau de 62 sections, de plus de 3000 militants en France et à l’étranger.
C’est à l’initiative du journaliste Bernard Lecache, que des femmes et des hommes, épris de justice et soucieux de défendre la dignité humaine, décidèrent au cours de l’année 1927 de s’associer pour lutter contre l’antisémitisme. La LICRA porte ces combats au nom des principes énoncés dans les Déclarations des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et 1793 et dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Elle les inscrit au-dessus de tout esprit partisan, indépendamment de tout parti politique ou organisation confessionnelle.
La LICRA milite pour une égalité des droits entre les êtres humains, œuvre à un rapprochement des peuples, et agit en faveur du respect et de la promotion de la laïcité.
Mario Stasi est président de la LICRA depuis le 6 novembre 2017. Titulaire d’un DEA de droit communautaire de l’Université de Paris 2 - Panthéon- Assas, il a prêté serment en 1991 avant d’être élu Secrétaire de la Conférence du Stage en 1997. Collaborateur d’Olivier Metzner, puis associé sein du cabinet du cabinet Stasi et Associés, fondé par son père, il fut notamment en charge du département contentieux spécialisé en droit pénal général, droit pénal des affaires et droit de la presse. Il a créé en 2012 avec Sophie Obadia le cabinet Obadia & Stasi.
Parallèlement à sa profession d’Avocat, Mario Stasi est un militant, marqué par l’engagement antiraciste et républicain de son oncle, l’ancien Ministre et parlementaire Bernard Stasi. Engagé dans la vie politique auprès de François Bayrou lors des élections européennes de 1999 et des élections législatives de 2007 et de Philippe Séguin lors des élections municipales de 2001, il s’investit ensuite à la LICRA au sein de laquelle il a été nommé Président de la Commission Juridique de la LICRA en juin 2012. Devant la poussée des communautarismes, des extrémismes politiques et religieux, face au développement d’un véritable racisme identitaire et d’un antisémitisme aux multiples visages, Mario Stasi a à coeur de défendre la vocation universaliste et républicaine du combat antiraciste.
Lire aussi: Amour et Résistance : "Je Te Fume, Je Te Finance"
Mario Stasi, le président de la Licra
Financement de la LICRA
Pendant trois ans, l’État va alimenter le compte en banque de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme). Comme l’a indiqué Nice Matin le 12 juillet, le gouvernement va en effet verser 400 000 euros par an à l’association sur cette période, soit un total d’1,2 million d’euros. C’est la ministre chargée de la Diversité, Isabelle Lonvis-Rome, qui a fait part de cette décision dans un communiqué. Cette dernière a évoqué une somme permettant de « soutenir ses actions de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+ ».
Il faut noter que 400 000 euros, c’est plus que les 300 000 euros dédiés en 2019 et 2020, et plus également que les 360 000 euros versés en 2021. Cette décision intervient dans le cadre d’une nouvelle convention pluriannuelle d’objectifs portant sur la période 2022-2024.
Le président de la Licra, Mario Stasi, a souligné que cet argent servirait à « des actions concrètes » , en citant « l’assistance juridique aux victimes », « la formation initiale et continue des forces de l’ordre » ou encore la « lutte contre la prolifération de la haine en ligne ». De son côté, Isabelle Lonvis-Rome a insisté sur la responsabilité de l’État « d’enrayer les tensions qui divisent notre pays et minent notre cohésion sociale ».
Contrepartie à « des actions concrètes »
La somme allouée à l’association a nettement augmenté par rapport à celle des trois dernières années.
Lire aussi: Créer un CV Finance et Comptabilité
La Région n'a pas à financer des associations partisanes éloignées de l'intérêt général. Nous considérons que le denier public n'a pas à subventionner une association politisée et sectaire comme la LICRA.
Football : Contre le racisme et l'antisémitisme, #signalez !
Financement de la Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine
Le 28 juin 2023, lors de son audition par la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, le directeur général de l’Agence française de développement (AFD) a confirmé que, depuis 2009, l’Agence soutenait financièrement la plateforme des ONG françaises pour la Palestine (PFP) à hauteur de plus de 1 million d’euros, dont 320 000 euros pour la période 2020-2023.
Or cette plateforme, qui regroupe des associations antisionistes engagées dans des campagnes de boycott de l’État d’Israël - lesquelles sont illégales en France -, mène une activité de lobbying auprès des élus et du gouvernement afin de promouvoir un agenda radical visant à isoler l’État démocratique d’Israël et à remettre en cause la définition de l’antisémitisme établie par l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (IHRA) et adoptée par la France.
Malgré ces éléments déjà préoccupants, l’AFD a renouvelé son soutien à cette structure en décembre 2023 en lui octroyant une nouvelle subvention de 320 000 euros pour trois ans. Cette décision est intervenue seulement deux mois après les massacres du 7 octobre 2023, sans que la plateforme des ONG françaises pour la Palestine ait condamné ces actes terroristes. Au contraire, elle a activement contribué à une campagne de désinformation visant à légitimer la haine d’Israël, notamment en relayant des contenus de médias et d’influenceurs proches des Frères musulmans et du Hamas ou poursuivis pour apologie du terrorisme. Par ailleurs, la plateforme des ONG françaises pour la Palestine est liée à l’association Humani’Terre, dont les avoirs ont été gelés par la France en raison de soupçons de financement du terrorisme.
La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) ont appelé officiellement à la cessation immédiate du soutien financier de l’AFD à cette plateforme.
Lire aussi: Tout sur les métiers de la finance
Dans un contexte où l’antisémitisme connaît une véritable recrudescence en France et partout dans le monde, après le pogrom du 7 octobre, le financement de la plateforme des ONG françaises pour la Palestine par l’Agence française de développement ne peut plus se justifier.
M. Thani Mohamed Soilihi, ministre délégué chargé de la francophonie et des partenariats internationaux a déclaré que les financements accordés par l'AFD aux organisations de la société civile s'effectuent dans le plein respect de la politique étrangère française établie par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères (MEAE). Les postes diplomatiques et les directions compétentes du ministère sont saisis pour avis sur chaque projet, à l'aune de sa qualité et de son alignement avec nos priorités politiques. Ce contrôle s'applique à tous les soutiens - passés, actuels et à venir - apportés à la plateforme des ONG françaises pour la Palestine.
Le projet que vous évoquez vise à « promouvoir, sur la question israélo-palestinienne, un débat éclairé, basé sur le droit international ». Il n'inclut aucune action de terrain, mais repose sur une démarche de plaidoyer et de sensibilisation fondée sur le respect du droit international et sur des échanges entre les sociétés civiles israélienne et palestinienne. La charte de la plateforme est conforme aux positions politiques françaises : elle affirme « la reconnaissance réciproque des États palestinien et israélien, la pleine réalisation des droits du peuple palestinien à l'autodétermination, la mise en œuvre des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations unies, et une juste solution, fondée sur la légalité internationale, sur la question des réfugiés ».
En outre, les bénéficiaires d'un soutien de l'AFD sont tenus d'endosser le contrat d'engagement républicain, conformément à la loi. Depuis son enregistrement fin 2023, la plateforme déclare ses activités de lobbying à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Ces activités sont donc publiques et parfaitement connues. Par ailleurs, la plateforme s'est engagée à organiser un suivi régulier avec le MEAE et l'AFD.
Au regard de l'importance du sujet, soyez assurée que le ministère maintiendra une haute vigilance quant à la compatibilité des actions financées avec le droit français et international, au service de la paix et de la sécurité dans la région.
balises: #Financ
