Statut juridique et cadre légal de la gestion épidémique de la maladie Ebola

Le Projet d’appui à la mise en place de huit équipes Régionales Polyvalentes d’Alerte et de Riposte aux Epidémies (PREPARE), désormais terminé, était cofinancé par l’Union européenne et la France et visait à former en Guinée des équipes de 24 personnes par région, pour constituer des « commandos anti-épidémies ». Le projet s’est déroulé en deux phases : Une première phase de formation initiale et de déploiement des équipes locales, de mars à juillet 2015. Dans ce cadre, Santé publique France a contribué à la formation épidémiologique d’équipes polyvalentes (médecins, biologistes, agents communautaires, etc.).

Le projet RIPOST, projet français porté par Expertise France et développé dans le cadre de la Task Force Ebola, a pour objectif de renforcer les compétences des pays d’Afrique de l’Ouest francophones dans les domaines de la surveillance épidémiologique, de la veille et de l’alerte sanitaires, de la recherche opérationnelle et de la formation. Pour ce faire, il vise à faciliter la mise en réseau des organisations en charge de l’expertise en santé publique afin de permettre un meilleur partage de l’information et à terme d’aider les autorités sanitaires dans la prise de décisions. Santé publique France fait partie du Comité de pilotage du projet, aux côtés de l’Agence française de développement (AFD), du Centre d’épidémiologie et de santé publique des armées (CESPA) et du Réseau des Instituts Pasteur notamment. Il s’implique dans des missions exploratoires de terrain.

L’essentiel sur le cadre juridique et organisationnel

Le Projet d’appui à la mise en place de huit équipes Régionales Polyvalentes d’Alerte et de Riposte aux Epidémies (PREPARE), désormais terminé, était cofinancé par l’Union européenne et la France et visait à former en Guinée des équipes de 24 personnes par région, pour constituer des « commandos anti-épidémies ». Le projet s’est déroulé en deux phases : Une première phase de formation initiale et de déploiement des équipes locales, de mars à juillet 2015. Dans ce cadre, Santé publique France a contribué à la formation épidémiologique d’équipes polyvalentes (médecins, biologistes, agents communautaires, etc.).

Le cadre opérationnel repose sur une coordination entre acteurs publics et partenaires techniques internationaux. Le RIPOST vise à renforcer les compétences dans les domaines de la surveillance épidémiologique, de la veille et de l’alerte sanitaires, de la recherche opérationnelle et de la formation, et à faciliter la mise en réseau des organisations en charge de l’expertise en santé publique pour permettre un meilleur partage de l’information et aider les autorités sanitaires dans la prise de décisions. Santé publique France fait partie du Comité de pilotage du projet, avec l’AFD, le CESPA et le Réseau des Instituts Pasteur, et participe à des missions exploratoires de terrain.

Cadre juridique général de la gestion épidémique

La maladie d’Ebola est une maladie grave et souvent mortelle chez l’humain. Trois virus différents sont connus pour être à l’origine de flambées majeures de maladie d’Ebola : le virus Ebola, le virus Soudan et le virus Bundibugyo. Le taux de létalité moyen est d’environ 50 %, avec des épisodes allant de 25 % à 90 %. Des soins de soutien précoces et intensifs, avec réhydratation et traitement des symptômes, améliorent les chances de survie. Des vaccins et des traitements approuvés ne sont disponibles que pour le virus Ebola et sont en cours de développement pour les autres.

Lire aussi: Micro-entreprise : Tout ce qu'il faut savoir

Pour endiguer efficacement les flambées, il convient d’avoir recours à un ensemble d’interventions, notamment les soins de soutien précoces et intensifs, la lutte anti-infectieuse, la surveillance et la recherche des contacts, les services de laboratoire, les enterrements dignes et sécurisés, la vaccination le cas échéant et la mobilisation sociale. L’ensemble de ces mesures est soutenu par des cadres internationaux et nationaux de prévention, surveillance et réponse à l’épidémie.

Généralités et cadre épidémiologique

La maladie d’Ebola est causée par des virus appartenant au genre Orthoebolavirus de la famille des filoviridae. Six espèces d’Orthoebolavirus ont été identifiées à ce jour, dont trois à l’origine de flambées épidémiques majeures : Ebola (MVE), Soudan (SVD) et Bundibugyo (MV Bundibugyo). Elle est apparue pour la première fois en 1976 lors de flambées à Nzara et à Yambuku. Bien qu’il existe des vaccins et des traitements homologués contre Ebola, il n’existe pas encore de vaccins approuvés pour les autres espèces. Des produits candidats sont en développement, et le traitement repose en grande partie sur des soins de soutien précoces et intensifs, avec gestion de la douleur, nutrition et prise en charge des co-infections.

La transmission peut se faire par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne infectée ou décédée, et par des surfaces ou objets contaminés. Les agents de santé et d’aide à la personne restent particulièrement exposés lors de contacts étroits. Les enterrements impliquant un contact direct avec le corps peuvent aussi contribuer à la transmission. Le virus peut persister chez les survivants, notamment dans des sites immunoprivilégiés, nécessitant des programmes de dépistage et de soins spécifiques post-rétablissement.

Symptômes et diagnostic

La période d’incubation varie de 2 à 21 jours. Les symptômes initiaux incluent fièvre, fatigue et douleurs intense; puis apparaissent vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, éruptions cutanées et atteintes rénales ou hépatiques. Des saignements peuvent survenir à des stades avancés. Le diagnostic clinique peut être difficile avec d’autres fièvres infectieuses; les méthodes de confirmation incluent RT-PCR, ELISA et isolement virulent en culture cellulaire, avec des précautions de confinement strictes pour les échantillons.

Traitement et vaccins

Les recommandations OMS prévoient des soins de soutien optimisés et, lorsque disponibles, l’utilisation d’anticorps monoclonaux tels que mAb114 et REGN-EB3. Deux vaccins approuvés sont Ervebo (Merck) et Zabdeno/Mvabea (Janssen), utilisés selon les protocoles de riposte et de vaccination préventive recommandés par les autorités sanitaires et les partenaires internationaux. Des protocoles CORE existent pour évaluer d’autres candidats vaccinaux lors de flambées.

Lire aussi: Fiscalité auto-entrepreneur : le guide indispensable

Prévention, contrôle et mobilisation communautaire

La prévention repose sur une mobilisation communautaire et une chaîne d’interventions coordonnée: soins cliniques, surveillance et recherche des contacts, laboratoires, lutte anti-infectieuse dans les établissements de santé, enterrements dignes et sécurisés, et communication efficace. La réduction des risques passe par l’éducation et l’implication des communautés dans la riposte, avec des messages clairs sur les risques de transmission animale et humaine et les mesures de protection individuelle et collective.

Infection prevention and control et sécurité en laboratoire

Les personnels de santé et de laboratoire doivent appliquer des précautions standard et des mesures spécifiques d’IPC lorsqu’ils traitent des patients suspectés ou confirmés, notamment le port d’EPI approprié et la sécurité des injections. Les échantillons doivent être manipulés dans des laboratoires équipés et en conditions de confinement biologiquement maximales. Le respect de ces règles vise à protéger aussi les survivants et les personnels de santé et à prévenir de nouvelles transmissions.

Soins des survivants et accompagnement

Tous les survivants méritent respect et dignité. Des programmes de soins post-rétablissement doivent être envisagés pour atténuer les séquelles cliniques et psychologiques et faciliter la réintégration communautaire. L’OMS recommande des programmes de dépistage du sperme chez les survivants masculins et des suivis post-guérison, en particulier pour prévenir une éventuelle rechute ou transmission persistante.

La riposte contre la maladie à virus Ebola est satisfaisante à Beni

  • Coordination internationale et européenne des réponses épidémiques (PREPARE, RIPOST).
  • Rôles des partenaires: Santé publique France, AFD, CESPA, Réseau Pasteur.
  • Importance des soins de soutien précoces et des mesures de prévention et de vaccination.
  • Gestion des échantillons et sécurité des laboratoires en contexte épidémique.
  1. Identifier et former des équipes d’alerte et de riposte dans les territoires ciblés.
  2. Établir des protocoles de surveillance épidémiologique et de veille sanitaire.
  3. Assurer la logistique des vaccins et des traitements approuvés lors d’une flambée.
  4. Mobiliser les communautés et assurer des enterrements dignes et sécurisés.
  5. Mettre en place des programmes de soins et de dépistage pour les survivants.

Lire aussi: Avantages SARL pour ex-Auto-entrepreneur

balises:

Articles populaires: