Surface minimale et réglementation pour l’élevage porcin en plein air
Nombreux sont les porteurs de projet qui se demandent comment estimer la surface nécessaire pour lancer un élevage porcin plein air rentable et conforme à la réglementation. Toutes ces questions - surface minimale par porc en élevage intensif, nombre de porcs par hectare en plein air, surface de bâtiment pour 100 porcs, surface requise pour les truies en gestation, critères à prendre en compte, exigences pour l’élevage bio - nous les abordons ici en rassemblant des exemples pratiques, des prescriptions réglementaires et des retours d’expérience d’éleveurs.
Méthode générale pour prévoir la surface d’exploitation
La méthode à suivre pour prévoir la surface d'exploitation d'un élevage de cochons comporte plusieurs étapes :
- Détermination des besoins en espace pour les enclos : Évaluez l'espace intérieur nécessaire pour chaque cochon afin qu'il puisse se déplacer confortablement. Multipliez cette surface par le nombre total de cochons pour obtenir la surface totale des enclos.
- Estimation des zones de pâturage : Calculez l'espace extérieur requis pour chaque cochon pour les activités de pâturage. Multipliez cette surface par le nombre total de cochons pour obtenir la surface totale des zones de pâturage.
- Allocation de l'espace pour les installations de gestion des déchets : Identifiez la surface nécessaire pour les installations de gestion des déchets, en tenant compte des réglementations locales et des meilleures pratiques en matière de gestion des déchets.
- Prévision des infrastructures de soutien : Déterminez l'espace requis pour les infrastructures de soutien telles que les bâtiments de stockage, les zones de circulation, et autres installations nécessaires au bon fonctionnement de l'élevage.
- Calcul de la surface totale : Additionnez les surfaces obtenues pour les enclos, les zones de pâturage, les installations de gestion des déchets, et les infrastructures de soutien pour obtenir la surface totale nécessaire pour l'exploitation de l'élevage de cochons.
Exemple pratique chiffré
Pour aider à la compréhension, prenons l'exemple fictif d'un élevage de 100 cochons :
- Chaque cochon nécessite environ 2,5 m² d'espace intérieur : 100 cochons x 2,5 m² = 250 m².
- Pour les zones de pâturage, chaque cochon pourrait nécessiter environ 10 m² : 100 cochons x 10 m² = 1 000 m².
- Installations de gestion des déchets : 100 m².
- Infrastructures de soutien : 150 m².
En additionnant ces surfaces, on obtient : 250 m² (enclos) + 1 000 m² (pâturage) + 100 m² (gestion des déchets) + 150 m² (infrastructures de soutien) = 1 500 m². Ainsi, pour un élevage de 100 cochons, une surface totale de 1 500 m² serait nécessaire pour assurer un environnement adéquat et fonctionnel.
Exigences réglementaires et seuils ICPE
A partir de 50 animaux équivalents, tous les élevages de porcs, qu’ils soient conventionnels ou biologiques, doivent respecter la réglementation « installations classées pour la protection de l’environnement ». Cette règlementation a pour but de maitriser au mieux les risques de pollution et nuisances des établissements.
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- Les élevages détenant entre 50 et 450 animaux-équivalents sont soumis au régime de la déclaration.
- Les élevages détenant plus de 450 animaux-équivalents sont soumis au régime de l’enregistrement.
- Lorsque les élevages comportent plus de 2 000 emplacements pour les porcs de production (plus de 30 kg) ou plus de 750 emplacements pour les truies, ils sont soumis au régime d’autorisation.
La quantité totale d’effluents d’élevage utilisés sur une exploitation ne doit pas dépasser 170 kg d’azote par hectare et par an. Le chargement conditionne la taille de l’élevage. En effet, le chargement ne doit pas entraîner le dépassement de la limite des 170 kg d’azote/ha/an, soit au maximum : 74 porcelets/ha/an, 6,5 truies reproductrices/ha/an, 14 porcs engraissement/ha/an.
Prescriptions spécifiques pour les parcours extérieurs (arrêtés de 2013)
Les arrêtés ministériels du 27 décembre 2013, s’appliquant aux élevages soumis à déclaration, enregistrement et autorisation, décrivent les prescriptions techniques applicables aux élevages plein-air. Les principales dispositions pour les parcours extérieurs des porcs sont les suivantes :
- Terrain de nature à supporter les animaux en toutes saisons, maintenu en bon état et de perméabilité suffisante pour éviter la stagnation des eaux.
- Toutes les précautions sont prises pour éviter l’écoulement direct de boues et d’eau polluée vers les cours d’eau, le domaine public et les terrains des tiers.
- Les parcours sont herbeux à leur mise en place, arborés et maintenus en bon état.
- Toutes les dispositions sont prises en matière d’aménagement des parcours afin de favoriser leur fréquentation sur toute leur surface par les animaux.
- La rotation des parcelles utilisées s’opère en fonction de la nature du sol et de la dégradation du terrain. Une même parcelle ne doit pas être occupée plus de 24 mois en continu. Les parcelles doivent être remises en état à chaque rotation par une pratique culturale appropriée.
- Pour les animaux reproducteurs, la densité ne dépasse pas 15 animaux par hectare, les porcelets jusqu’au sevrage n’étant pas comptabilisés.
- Les aires d’abreuvement et de distribution de l’aliment sont aménagées ou déplacées aussi souvent que nécessaire afin d’éviter la formation de bourbiers.
- L’exploitant doit tenir un registre d’entrée-sortie permettant de suivre l’effectif présent sur chaque parcelle.
Règles spécifiques pour l’agriculture biologique (AB)
Si les parcs étaient occupés 12 mois sur 12, la réglementation AB impose une surface minimale de 1 538 m² par truie. Pour respecter un chargement maximal de 6,5 truies / ha pendant 12 mois (règlementation AB), il est possible d’alterner, au cours de l’année, des périodes d’occupation des parcs avec un chargement instantané plus élevé et des périodes de repos.
Les parcs supplémentaires sont indispensables pour garantir une rotation régulière et des temps de repos suffisants des sols. Ils sont encore plus nécessaires en l’absence d’anneaux de groin. Par exemple, à la ferme expérimentale des Trinottières, 8 parcs supplémentaires ont été aménagés en maternité pour 15-16 habituellement occupés pour une bande de truies, soit 1 parc libre pour 2 occupés. Ainsi, les parcs endommagés peuvent être laissés au repos pendant 2 mois ou plus.
Gestion pastorale, rotation et qualité des parcours : retour d’expérience
Hugues et Jennifer Moly, avec leurs trois salariés, élèvent des porcins et des bovins allaitants : 20 truies reproductrices, 2 verrats, 450 porcelets par an (dont 200 sont engraissés sur la ferme) et 25 vaches allaitantes et leur suite. J’ai différents types de parcs : des parcs pour truies gestantes (2 lots de truies, avec un verrat par parc), des parcs de naissage où les porcelets passent 2 mois avec les truies (1 mois seuls avec leur mère et un mois regroupés avec deux autres truies et leurs porcelets), des parcs d’engraissement où les porcs passent 4 mois et un parc d’attente où je les prélève petit à petit en fonction de la demande.
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Il y a un intérêt à maintenir des couverts végétaux de qualité dans les parcs des porcins. Cela nécessite une rotation adaptée : un temps de présence des porcins, un temps de repousse, et un temps de pâturage de bovins en fonction de l’herbe. Il arrive aussi que je fasse pâturer porcins et bovins en même temps sur une même parcelle. La cohabitation ne pose pas de problème.
Au niveau du chargement instantané, je mets des lots de 2 à 3 bandes d’au moins 30 porcelets (constitués dès le deuxième mois passé dans le parc de naissage) dans des parcs d’engraissement de 1 à 2 ha, pendant 4 mois, la condition étant que les terres se reposent ensuite. En effet, sur deux ans de rotation, les parcelles ne sont pas exploitées par les porcs aux mêmes périodes de l’année et elles ne sont occupées que 50 % du temps.
Quant aux truies, 20 truies tournent sur 4 ha, ce qui représente 2 000 m²/truie, avec environ 1 000 m²/truie de chargement instantané. Pour avoir une bonne gestion pastorale, il faudrait qu’elles tournent sur 6 ha (3 000 m²/truie), toujours avec un chargement instantané de 1 000 m²/truie, ce qui permettrait de régénérer davantage les prairies.
Les bandes restent quatre mois à l’engraissement. Après ces deux années de pâturage sur une même parcelle, il faut la mettre en culture ou en prairie pendant au minimum 2 ans et idéalement au moins 4 ans. Pour maintenir la prairie en état, les porcs doivent pâturer de manière discontinue, mais il faut aussi alterner la période de pâturage d’une année sur l’autre.
L’élevage des porcs a un effet positif sur la productivité de mes prairies et cultures, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Lorsque j’ai introduit l’élevage de porcs sur ma ferme, j’ai pu garder le même nombre de vaches allaitantes. Ils améliorent la productivité des prairies et des céréales en les retournant et en les fertilisant. Je réalise 30 % de journées de pâturage de plus sur les prairies où sont les porcs. J’ai fait l’essai d’implanter un méteil (triticale-pois) sur une parcelle qui n’avait été pâturée qu’à moitié par les cochons. La partie qui n’avait pas eu de cochons a fait 20 q/ha alors que la seconde, pâturée, a obtenu 40 q/ha. J’estime qu’une année de pâture par les cochons équivaut en termes de restitution à un précédent de 2 ans de luzerne.
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Cependant, une mauvaise gestion conduit à des problèmes : élever une bande de cochettes pendant un an sur la même parcelle, faire pâturer les truies dans des parcs insuffisamment enherbés, ou ne pas avoir changé de parcs d’engraissement depuis plusieurs années. Cette mauvaise gestion a fait monter la pression parasitaire, mes porcs ont attrapé des ascaris, et la production de porcelets a rapidement baissé. Aujourd’hui, j’adapte donc mes rotations et ma technique de pâturage.
Aménagements pratiques : abris, distribution de l’aliment et gestion des parcelles
Les truies et les verrats mangent au cornadis, il y a des barrières entre chaque animal pour éviter toute concurrence. Les cornadis sont montés sur un chariot mobile pour faciliter les rotations. Les aliments sont fabriqués avec les céréales de la ferme : triticale-pois, féverole, orge, blé, graines de soja, et des tourteaux (8 % de l’aliment). Le maïs n’est pas utilisé pour alimenter les porcs car il dégrade trop l’autonomie en protéines de la ferme.
Au printemps, lorsqu’il y a une bonne pousse d’herbe, je peux réduire la ration : la consommation des truies et des porcs diminue ainsi de 500 g (passant de 3 Kg à 2,5 Kg par jour). L’hiver, les truies ont du foin en plus. J’ai des niches de 2,20 x 1,90 m et de 1,50 m de haut, qui ont une base plus large que le toit. Ainsi les parois sont obliques ce qui permet aux porcelets de s’échapper lorsque la truie se couche. Les niches sont simples, bien isolées, et c’est un modèle que l’on peut facilement construire soi-même.
Lors des mises-bas, moins j’interviens, mieux cela se passe. Je ne rentre jamais dans les cabanes car cela stresse la truie, elle bouge, et risque d’écraser des porcelets. Je paille beaucoup afin que la truie fasse un nid et pour limiter le risque d’écrasement. Je castre les porcelets à 8 jours en utilisant une bombe de froid, toujours loin des mères pour qu’elles n’entendent pas leurs petits.
Sur les 450 porcelets, 250 sont vendus à 8 semaines (soit à un poids d’environ 22 à 25 Kg) auprès d’éleveurs qui ont de petits ateliers engraisseurs, en élevage secondaire. Les 200 porcelets restants sont engraissés jusqu’à 7 mois, voire 8-9 mois. Trois bandes de porcelets sont regroupées, ce qui représente des lots de 30 à 35 porcs à l’engraissement. Je ne mélange jamais des bandes de porcelets qui n’ont pas grandi ensemble en parc de naissage afin d’éviter qu’ils se battent. Lorsque tout se passe bien, entre 18 et 20 porcelets sont sevrés par truie et par an (soit deux portées de 9 ou 10). Pour augmenter ce nombre, je me rends compte que je dois renouveler régulièrement mon cheptel de truies : au-delà de 3 ans, la prolificité baisse trop.
Biosécurité et contacts avec la faune
Tous les élevages plein-air, qu’ils soient conventionnels ou biologiques, doivent respecter la réglementation sur la biosécurité, et notamment les dispositions concernant la clôture de protection « faune sauvage ». Toute exploitation doit disposer d’un système de protection permettant d’éviter tout contact direct entre les suidés domestiques détenus dans l’exploitation et les suidés sauvages.
Sérologie Aujezsky une fois / an sur 15 reproducteurs et/ou 20 porcs charcutiers (ou l’ensemble des animaux si moins de 15 reproducteurs et/ou 20 porcs charcutiers) + prélèvement d’un échantillon de carcasse à l’abattoir pour test trichine si et seulement si les animaux de plus de 4 semaines ont un accès à l’extérieur (parcours ou courettes).
Suite à la détection de cas de peste porcine africaine en Belgique, la France a décidé de mettre en place des mesures renforcées de biosécurité. La filière bio est particulièrement concernée, dans la mesure où 50 % des mises bas se font en plein air en bio. Les instructions techniques du Ministère de l’Agriculture, disponibles depuis mi-2019, ont adapté les mesures à la spécificité du porc plein-air. Les principales mesures de biosécurité sont disponibles sur le site du ministère et devront être respectées à compter du 1er janvier 2021.
Si ces règles semblent strictes, il est possible que des flexibilités apparaissent dans les modalités de contrôle. Ainsi, il pourrait être dérogé à l’obligation de mettre en place un sas fermé pour entrer dans la zone d’élevage si l’éleveur définit un espace pour changer de chaussure et se laver les mains. La Confédération Paysanne a saisi l’ANSES pour que des systèmes de clôtures mobiles puissent être mise en œuvre pour les parcs accueillant des animaux pubères. Des sessions de formations à la biosécurité sont toujours organisées.
Gestion des parcelles, végétation et aménagements pour limiter l’impact
La répartition des reliquats azotés est très inégale sur les parcs : la présence d’azote est en rapport étroit avec les zones de vie des animaux. Ainsi, les surfaces sur lesquelles la nourriture est distribuée et les abords des abris sont les emplacements qui recueillent la majorité des déjections des animaux. Toutes choses égales par ailleurs, les reliquats azotés sont plus abondants lorsque le parc est dégradé.
Une prairie doit être réalisée au moins 8 à 9 mois avant l’entrée des truies sur la parcelle. L’idéal est de semer derrière une céréale avant les premières pluies. Pour le choix des espèces prairiales, un mélange graminées / légumineuses est bien adapté. Par exemple, Ray-grass anglais, pâturin des prés, trèfle blanc. L’objectif est de créer un couvert gazonnant, avec une végétation assez rase qui résiste au piétinement, et une production fourragère qui s’étale sur toute l’année.
Il faut éviter les espèces qui deviennent trop dures à la montaison comme la fétuque, le dactyle. Elles feront l’objet de refus par les truies les espèces qui ont besoin de plusieurs saisons pour s’installer. Les espaces de plein-air doivent être attrayants pour les animaux de l’espèce porcine. Dans la mesure du possible, la préférence est donnée aux champs plantés d’arbres ou aux forêts, ou encore aménagés avec des haies bien positionnées.
Le passage quotidien du tracteur dans les allées dégrade les allées, surtout en période hivernale avec les intempéries (pluie, dégel). Il faut donc aménager des couloirs larges, sans angle aigu. De plus, il faut prévoir un circuit raisonné sur le parcours pour que le tracteur se déplace sans demi-tour, ni va et vient. Pour éviter les détériorations des couloirs, les éleveurs utilisent des véhicules légers type quad, mini-tracteur, ou même un attelage avec une mule !
Sous les cabanes, l’herbe ne repousse pas. Chaque déplacement d’un abri étend systématiquement la surface sans herbe. Il faut donc limiter au strict minimum ces mouvements. Le fauchage des parcs est souvent nécessaire à la période de forte pousse pour conserver un couvert toujours appétant pour les truies. Cette fauche permet aussi de lutter contre les mauvaises herbes dans les parcs avant leur floraison.
Mesures complémentaires : anneaux de groin et gestion sanitaire
En dernier recours, il peut être envisagé de recourir à la pose de boucles nasales, appelées aussi anneaux. La pose de boucles nasales en élevage porcin biologique ne peut être utilisée que pour les ateliers de porcs plein-air intégral et sous réserve toutefois d’être dûment justifiée et de réduire la souffrance des animaux au minimum. Le fouissement excessif du sol et les dégâts importants occasionnés aux parcours ou bien le risque de complication sanitaire peuvent notamment motiver le recours à cette pratique, à charge pour l’éleveur d’apporter la preuve à son organisme de contrôle que celle-ci était bien justifiée (pluviométrie, texture du sol, relief, attestation vétérinaire…). La douleur est prise en charge par une anesthésie ou analgésie suffisante.
Densité d’engraissement et performance : résultats scientifiques
La densité des animaux est un facteur clé en engraissement; de plus c'est l'un des critères les plus prisés par les consommateurs car ils associent un plus grand bien-être à une plus grande disponibilité de l'espace. Les études montrent que la réduction de l’espace a conduit à un gain de poids plus faible provoqué par une réduction de la consommation. Les auteurs concluent que l'espace nécessaire pour optimiser les performances de production des porcs logés en petits groupes et dans des conditions thermiquement neutres, abattus à 105 kg serait de 0,76 m² / porc. Une surface de 0,65 m² / porc ne garantit une ingestion optimale que jusqu’à 83 kg, dans le meilleur des cas, toutes les autres contraintes de production étant maîtrisées.
Dans les pays chauds, il est conseillé de travailler avec des densités plus basses par temps chaud afin d’éviter les épisodes de stress thermique; dans ces conditions, un porc occupe plus d'espace pour se reposer afin de favoriser le dégagement de chaleur par conduction. Etant donné qu'un porc reste couché pour se reposer plus de 80% du temps, s'assurer qu'il dispose d'un espace suffisant optimise son bien-être.
COCHONS ET ROTATION DES CULTURES
Tableau récapitulatif : quelques valeurs repères
| Situation | Valeur repère |
|---|---|
| Surface intérieure par porc (exemple pratique) | ~2,5 m² |
| Zone de pâturage par porc (exemple) | ~10 m² |
| Surface minimale AB par truie (occupation 12 mois/12) | 1 538 m² / truie |
| Chargement maximal (azote 170 kg/ha/an) | 6,5 truies/ha/an ; 14 porcs engraissement/ha/an ; 74 porcelets/ha/an |
| Surface optimale pour engraissement (d’après étude) | ~0,76 m² / porc (abattage ~105 kg) |
Points clés pour l’aménagement et la conformité
- Planifiez des rotations de parcelles pour éviter l’occupation continue (pas plus de 24 mois sur une même parcelle sans remise en état).
- Prévoyez des parcs supplémentaires pour garantir des temps de repos des sols et faciliter la gestion sanitaire.
- Aménagez les aires d’abreuvement et d’alimentation afin d’éviter la formation de bourbiers et la concentration des déjections.
- Choisissez des mélanges prairiaux résistants au piétinement et rapides à s’installer (ray-grass anglais, pâturin des prés, trèfle blanc).
- Assurez la biosécurité et la protection contre la faune sauvage (clôtures adaptées, mesures de biosécurité selon les instructions ministérielles).
- Adaptez les densités selon le climat pour limiter le stress thermique.
Si un point de cet article n'est pas assez clair ou précis, n'hésitez pas à nous écrire pour obtenir des exemples personnalisés ou un calcul adapté à votre projet. La préparation d'un business plan intègre ces paramètres (surface, rotation, bâtiments, gestion des effluents, biosécurité) pour garantir la rentabilité et la conformité réglementaire de l'élevage.
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