Histoire et patrimoine de l'Ape Pêche Scherwiller

L'Ape Pêche Scherwiller se situe au cœur d'un territoire riche d'histoire, de traditions agricoles et d'engagements associatifs. L'ouverture de l'étang de pêche de Scherwiller a eu lieu dimanche 15 mars. Christian Hils, nouveau président de l’association de pêche et de protection de l’environnement scherwilleroise, et une partie du comité étaient là pour accueillir les premiers pêcheurs de la saison. Ils ont aussi livré et distribué les 110 repas commandés au préalable.

Activités saisonnières et services proposés

L’APPE (Association de pêche et de protection de l’environnement) de Scherwiller reconduit également cette année sa vente de truites à l’occasion des fêtes de Pâques. Le 3 avril prochain, Vendredi saint, les pêcheurs de l’association seront présents à l’étang de pêche pour remettre les truites commandées à l’avance. Les poissons seront proposés au prix unitaire de 4 € et seront vidés sur place. Les commandes peuvent être faites auprès d’André Freyther avant le 30 mars au 06 29 73 63 95.

Protection de l'environnement et rôle local

L'association conjugue activités de loisir et protection de l'environnement, participant ainsi à la vie locale et à la valorisation du milieu naturel. L’APPE accueille les pêcheurs et organise des moments conviviaux tout en promouvant des pratiques respectueuses des milieux aquatiques.

Le Pavillon des Vignes : un patrimoine à restaurer

Soutenez la restauration du Pavillon des Vignes à Scherwiller ! Le projet : restaurer ce bâtiment à l'abandon, qui se détériore depuis 30 ans. Le pavillon est dans un état de délabrement avancé et est à l’abandon. Un incendie intérieur survenu il y a environ 30 ans l’a gravement endommagé, et depuis, il n’a cessé de se détériorer. Bien que ses murs en granite, typiques du terroir local et des célèbres châteaux de l’Ortenbourg et du Ramstein qui le dominent, soient encore debouts, les besoins de restauration sont très importants pour cet ancien pavillon situé en plein cœur du prestigieux versoir.

Construit au XIXème siècle par M. SPIESS, ancien Maire de Sélestat, le Pavillon des Vignes servait initialement à stocker le matériel pour le vignoble à proximité. En 2021, la commune de Scherwiller a acquis le bâtiment avec l’intention de le restaurer et d’en faire une vitrine de son patrimoine local, tant architectural que viticole et touristique. Le projet vise à développer un sentier œnotouristique mettant en valeur le granite, celui qui fait la renommée de ce terroir exceptionnel.

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Situé au cœur du lieu-dit Rittersberg, fleuron du terroir local, le bâtiment relie l’histoire aux châteaux médiévaux en granite juste au-dessus et offre une large découverte des sentiers pédestres environnants. Une fois restauré, le bâtiment deviendra un véritable point d’arrêt incontournable pour les promeneurs, les amateurs de vin et les passionnés de patrimoine. Il offrira un espace unique où les visiteurs pourront découvrir et déguster les vins locaux, tout en s’immergeant dans l’histoire viticole de la région. Le bâtiment accueillera aussi des expositions temporaires mettant en lumière les richesses culturelles de Scherwiller et de ses environs. Le Pavillon des Vignes deviendra un lieu de rencontre et de découvertes, où l’architecture historique s’harmonise avec les traditions viticoles et les paysages pittoresques.

Peu à peu, dans l'indifférence, le patrimoine de la France se dégrade. La Fondation du patrimoine et ses plus de 1 000 bénévoles relèvent chaque jour le défi de sauver ce patrimoine pour le transmettre aux générations suivantes, à travers toute la France. La Mission Patrimoine confiée à Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture et FDJ UNITED, contribue à la sauvegarde du patrimoine français dans toute sa diversité. En 2025, le projet a été sélectionné par la Mission Patrimoine et les travaux de restauration du pavillon devaient débuter au second semestre de 2025.

Chronologie et état du projet

Époque Événement
XIXème siècle Construction du pavillon par M. SPIESS, ancien Maire de Sélestat
~30 ans avant 2021 Incendie intérieur, début du délabrement important
2021 Acquisition du bâtiment par la commune de Scherwiller
Septembre 2025 Sélection par la Mission Patrimoine
Second semestre 2025 Début des travaux de restauration du pavillon (prévu)

La feuille des vignes

Liens entre viticulture, pierres locales et usages communautaires

C’est une bâtisse en ruine posée au milieu du vignoble qui surplombe Scherwiller, dont on devine que l’histoire est intimement liée à la vigne. Construit au XIXe siècle par Monsieur Speiss, maire de Sélestat, le pavillon sert d’abord à entreposer le matériel viticole, avant d’être cédé à une famille de vignerons de Scherwiller. Idéalement placé, il devient un relais pour les chasseurs et viticulteurs. Mais l’édifice est laissé à l’abandon, jusqu’à un état de délabrement avancé.

Mobilisation locale et appel aux dons

La mobilisation : une commune engagée pour valoriser cet écrin de découvertes viticoles et culturelles. Faites un don à ce projet de restauration ! Pour nous aider, faites un don. Mon don. Coût réel après réduction d'impôt : 85.00 € (66% de l'impôt sur le revenu). Faire un don.

Les partenaires et la Fondation du patrimoine proposent des canaux pour soutenir financièrement ces opérations de sauvegarde qui visent à transmettre ce patrimoine aux générations futures.

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Contexte plus large : traditions agricoles et murs fruitiers (référence historique)

Les murs agricoles en plâtre, le palissage et le savoir-faire horticole sont des éléments du patrimoine régional et national qui trouvent des échos partout, depuis les célèbres murs à pêches de Montreuil jusqu'aux pratiques viticoles locales. Coiffés d'un large chaperon et hauts de presque trois mètres, les murs à pêches sont faits de moellons, de terre et de plâtre. Ils protègent les cultures des intempéries et gardent la chaleur du soleil, permettant de produire à Paris certaines cultures méridionales, dont la plus prisée, celle du pêcher.

Les arbres sont élevés à plat le long des murs, ce qui parmi autres avantages facilite les soins comme la cueillette, en fixant les branches avec des morceaux de tissus cloués dans le crépi, ce qu'on appelle le palissage à la loque. La technique du palissage (pas sur mur mais en champ) deviendra même, au XXe siècle, le modèle de la production fruitière dans le monde entier. Les « gens de Montreuil » adaptent et renouvellent constamment leur savoir-faire et leur production en fonction du marché, en alliant technique agricole et esprit commercial.

La dernière partie du XIXe marque l'apogée de la culture fruitière. Importée par rail depuis le Midi, la pêche cède le mur à la poire et surtout à la pomme. Au cours du XX siècle les revenus des agriculteurs dépendront de plus en plus de la floriculture. Les horticulteurs et arboriculteurs de Montreuil ont légué à la ville sa structure parcellaire en la recouvrant presque entièrement de murs agricoles, à partir du XVIIe siècle, pour couvrir en 1907 près de 300 hectares sur les 900 que compte la ville. Le savoir-faire des "Montreuil" (qui cultivaient aussi à Bagnolet, Fontenay et Rosny) a fait connaître leurs fruits sur les plus grandes tables d’Europe et a permis la création de nouvelles variétés de pêches, de fraises et de cerises.

Patrimoine vivant et transmission des savoir-faire

Les "Montreuil" ont su tirer partie de leur environnement : leur positionnement géographique proche des marchés parisiens, les carrières de gypse de Montreuil qui ont fourni le plâtre pour réchauffer et protéger leurs fruits à l’abri des murs, l’utilisation du moindre espace pour compenser par l’imagination le peu de surface disponible. Déjà en 1612, un manuel de jardinage (François Gentil, dit frère), Le jardinier solitaire, ou dialogues entre un curieux et un jardinier solitaire. C'est le responsable du Potager de Louis XIV à Versailles, Jean de la Quintinie, qui explique, à la deuxième moitié du XVIIe siècle, comment le plâtre facilite tant la construction des murs que le palissage des branches... et il fait entourer de murs plâtrés plusieurs de ses jardins carrés versaillais. Selon la tradition, c'est l'un de ses amis, le mousquetaire de la Reine Réné-Claude Girardot qui introduit la technique des murs à pêches dans le terroir de Montreuil.

Cette tradition de valorisation des techniques agricoles et du patrimoine des paysages rappelle l'importance de soutenir les initiatives locales comme la restauration du Pavillon des Vignes et les associations de préservation des sites naturels et des savoir-faire locaux.

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