Bas, Jarretelles et la Marque Ose : Histoire et Caractéristiques
Le porte-jarretelles, accessoire féminin emblématique, doit son invention à Féréol Dedieu, corsetier. Contrairement à une légende populaire attribuant sa création à Gustave Eiffel en raison d’une supposée ressemblance avec les pieds de la tour Eiffel, le porte-jarretelles est né en 1876 lorsque Dedieu dépose le brevet d’invention. À l’origine, cet accessoire n’avait pas de vocation esthétique, mais purement médicale, destiné à remplacer la jarretière dont les élastiques gênaient la circulation sanguine, provoquant gonflements et fatigue des pieds.
Le nom même de la jarretelle et de la jarretière dérive du « jarret », la partie de la jambe située derrière le genou. Cette pièce a une longue histoire qui précède largement le porte-jarretelles. Les femmes grecques en portaient déjà, mais comme simple accessoire de charme orné d’un bijou, à une époque où les bas textiles n’existaient pas encore. Au Moyen Âge, la jarretière, généralement en cuir, servait aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Pour ces dernières, elle maintenait les bas roulés sous le genou ou à mi-cuisse. Rabelais décrivait dans ses écrits les chausses féminines montantes et ornées, notamment de broderies et de couleurs assorties à leurs bracelets.
À la Renaissance, la jarretière est devenue un accessoire raffiné pour les femmes, orné de dentelle, de rubans et de bijoux, augmentant son prestige. La pratique populaire d’une expression comme « qu’il ne lui va pas jusqu’à la jarretière » témoigne aussi de son importance culturelle. L’évolution du porte-jarretelles, qui apparaît au XIXe siècle, s’inscrit dans cette continuité mais avec un usage principalement fonctionnel : permettre le maintien des bas qui avaient tendance à glisser sous les longues robes et les corsets serrés.
L’évolution du porte-jarretelles : de l’orthopédie au glamour
À la fin du XIXe siècle, le porte-jarretelles est inventé comme une simple ceinture munie de bandes élastiques pour fixer les bas, évitant qu’ils ne tombent. Ce dispositif, pratique mais sans charme, reste invisible sous les robes longues des femmes. Ce n’est qu’avec les années 1920, que le porte-jarretelles entre dans la mode et devient un véritable accessoire féminin de séduction. Les bas deviennent un élément visible et essentiel de la tenue, et le porte-jarretelles, autrefois discret, gagne en esthétique et en sophistication.
Dans les années 1930, la lingerie commence à être pensée comme un ensemble esthétique. Les publicités montrent des femmes élégantes et légèrement provocantes, mais c’est dans les années 40 et 50, avec l’apogée de la culture pin-up incarnée par des icônes comme Betty Grable ou Marilyn Monroe, que le porte-jarretelles atteint son apogée en tant que symbole de féminité glamour. En effet, ce dernier valorise la silhouette en allongeant visuellement la jambe et en créant une ligne élégante.
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À cette époque, posséder un porte-jarretelles et des bas de qualité était aussi un signe de statut social. Cependant, l’arrivée du collant dans les années 1960 a profondément changé les codes : plus pratique, plus moderne, le collant a rapidement supplanté le porte-jarretelles, symbole pour certaines femmes d’une contrainte obsolete, notamment dans un contexte d’émancipation féminine accru.
Le renouveau du porte-jarretelles grâce à la lingerie de luxe
Dans les années 1980, la lingerie connaît un véritable essor comme industrie de la mode. Des maisons comme Aubade, La Perla ou Agent Provocateur réinventent cet univers. Le porte-jarretelles revient alors, mais avec une nouvelle signification. Il ne s’agit plus d’une nécessité fonctionnelle, mais d’un choix volontaire, presque transgressif, d’affirmation féminine. Il devient un accessoire de séduction et un signe de liberté, un peu comme un tatouage ou un piercing.
Le porte-jarretelles moderne est une ceinture dotée de attaches, utilisé pour le plaisir, les rendez-vous amoureux, ou l’esthétique. Loin d’être un objet contraignant, il s’assume pleinement, permettant aux femmes d’exprimer leur style et leur personnalité dans un cadre résolument mode et glamour.
Les bas : matériaux, fabrication et styles
Le bas originel était fabriqué en soie naturelle très coûteuse. Vers 1935, la soie est peu à peu remplacée par le nylon, inventé par Dupont de Nemours. Le nylon apporte plus de finesse, de légèreté et de transparence. Les bas pour porte-jarretelles possèdent un revers large doublé pour fixer les attaches, et sont devenus l’emblème de la séduction après la guerre. Les bas autofixants, apparus plus tard, se maintiennent sans porte-jarretelles grâce à un revers en dentelle élastiqué par du silicone. Ils sont confortables à porter, notamment en été, mais leur qualité varie selon les marques.
Les bas sont aujourd’hui proposés dans une large palette d’opacité et de fibres : 100% nylon pour la majorité des modèles traditionnels, et polyamide avec lycra pour les bas autofixants plus élastiques et faciles à enfiler. Le choix du denier est crucial : le denier indique l’épaisseur du fil. Plus le denier est élevé, plus le bas est opaque et résistant. La majorité des bas disponibles sont autour de 20 deniers, parfait équilibre entre finesse et solidité.
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| Type de bas | Composition | Usage principal | Avantages |
|---|---|---|---|
| Bas nylon classiques | 100% nylon | Porte-jarretelles | Fins, transparents, élégants |
| Bas autofixants | Polyamide + lycra | Sans porte-jarretelles | Élastiques, confortables, faciles à porter |
La couleur des bas doit être choisie avec soin pour s’harmoniser avec la tenue et les chaussures. Les noirs restent un incontournable, mais il existe un vaste panel de teintes naturelles adaptées à la couleur de peau, permettant un rendu esthétique naturel et élégant. La taille est également un critère important pour assurer confort et durabilité, et varier selon la corpulence et la marque.
La marque Ose et son engagement dans l’univers du porte-jarretelles
La marque Ose s’inscrit dans cette tradition tout en réinterprétant le porte-jarretelles avec modernité et audace. Spécialisée dans la lingerie féminine sophistiquée et glamour, Ose propose des modèles variés qui allient élégance et fonctionnalité. La marque met en avant le plaisir du port volontaire, le choix d’une lingerie comme affirmation de soi et non comme contrainte.
À travers ses collections, Ose valorise le savoir-faire artisanal, la qualité des matériaux et les finitions raffinées qui garantissent confort et durabilité. Son esthétique s’appuie sur une riche histoire des bas et porte-jarretelles, tout en explorant des designs contemporains, sensuels et variés, adaptés à toutes les femmes et à toutes les occasions.
Quelques conseils pour entretenir vos porte-jarretelles et bas
- Le porte-jarretelles élastique ne doit pas être lavé à l’eau. Préférez un nettoyage délicat à l’aide de coton imbibé d’alcool à 70° après chaque usage.
- Pour les bas en nylon ou soie, suivez les indications spécifiques de lavage à la main pour préserver la finesse du tissu.
- Choisissez la taille juste pour éviter toute déchirure prématurée, et privilégiez la taille supérieure si vous êtes entre deux tailles.
- Assortissez la couleur des bas à celle de vos vêtements et privilégiez des chaussures d’une teinte égale ou plus foncée pour un look harmonieux.
De l’accessoire fonctionnel et parfois médical au symbole de glamour, le porte-jarretelles a parcouru un long chemin. Aujourd’hui, il reste un choix valorisant qui célèbre la féminité sous toutes ses facettes, porté aussi bien au quotidien que pour des occasions spéciales. La marque Ose incarne parfaitement cet esprit, alliant tradition, innovation et esthétique moderne.
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