Chiffre d'affaires et rapport financier de Biotrial : activité, événements et implantation
Biotrial est un laboratoire d’essais cliniques présent des deux côtés de l’Atlantique. Biotrial a un pied de chaque côté de l’Atlantique depuis 2015 et l’ouverture d’un centre à New York ; 140 lits et 180 salariés à Rennes, 130 lits et 50 salariés aux Etats-Unis, auxquels il faut ajouter une vingtaine de personnes à Montréal.
Implantations, effectifs et capacités
Biotrial dispose d’une base rennaise de 56 000 volontaires et 10 000 à New York. En France, Biotrial va connaître une baisse de l’activité de l’ordre de 5 à 10 % sur l’année quand elle progresse de 20 % aux Etats-Unis. « Nous y prévoyons même +120% en 2021 », note son dirigeant Jean-Marc Gandon.
Aux Etats-Unis, le Covid a été un tsunami qui a permis de nous faire connaître. Nous y avons plus d'opportunités qu'en France. À Rennes, Biotrial s’était porté candidat mais n’a pas été sollicité. Sa participation à la lutte mondiale anti-Covid s’est traduite en première phase par le « dépistage », uniquement à New York.
Activité liée au Covid-19 et impact sur le chiffre d’affaires
L’année 2020 restera en demi-teinte pour le laboratoire d’essais cliniques. Biotrial a participé à 10 projets liés au Covid. Sur 60 000 volontaires à la recherche sur la vaccination, par exemple, l’entreprise rennaise en a fourni à peine une vingtaine. Jean-Marc Gandon reconnaît que ce type d’études porte 3 à 4% seulement de son chiffre d’affaires et a peu de valeur ajoutée pour Biotrial, davantage reconnu dans la recherche fondamentale. L’entreprise agit sur des tests pour des traitements ou vaccins plus larges que le Covid, et à plus long terme.
« Depuis deux ans, nous étions en progression en France. Le Covid a décalé des projets », indique le dirigeant, même s’il continue à investir comme chaque année 3 à 4 M€ en moyenne en R&D (2 M€ de Crédit impôt recherche sont en cours). « Nous avons un peu touché à tout », résume Jean-Marc Gandon qui ne cache pas sa déception. « Nous avons été acteurs et volontaires, mais on s’est trouvé un peu vide… »
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Structure juridique, immatriculations et historique administratif
Cette structure est une entreprise immatriculée au Registre National des Entreprises (RNE). Elle est inscrite dans la base Sirene tenue par l’Insee, depuis le 03/08/1989. Elle a été mise à jour le 06/12/2025. Cette structure est immatriculée au Registre National des Entreprises (RNE), depuis le 18/08/1989. Elle a été mise à jour le 17/07/2026.
Pour le siège et établissement principal situé à RENNES rue Jean Louis Bertrand ZAC Atalante-Villejean, il est donné la précision suivante : mise en location-gérance de la branche d'activité d'étude pharmacologie clinique à la société BIOTRIAL 433 388 246 RCS RENNES, du 01.06.2000 au 31.12.2001 renouvelable. Apport partiel d'actif par la société BIOTRIAL à la société BIOTRIAL BIOMETRICS, 522 397 934 RCS RENNES de la branche d'activité biométrie-central labs à compter du 31.12.2010.
Capital, formes juridiques et opérations societaires
Apport partiel d'actifs : Suivant acte sous seing privé en date à RENNES du 20 novembre 2015, les sociétés BIOTRIAL et BIOTRIAL PARIS ont établi un projet d'apport partiel d'actif placé sous le régime juridique des scissions, aux termes duquel la société BIOTRIAL faisait apport à la société BIOTRIAL PARIS de sa branche complète et autonome d'activité 'Monitoring et Réalisation d'essais cliniques sur patients' exploitée à RENNES -Rue Jean-Louis Bertrand, comprenant un actif de 2 146 997 euros et un passif de 1 581 631 euros, soit un apport net de 565 366 euros.
Ce projet d'apport partiel d'actif a été approuvé par décisions de l'Assemblée Générale Extraordinaire de chacune des sociétés BIOTRIAL et BIOTRIAL PARIS le 31 décembre 2015. A la suite de cet apport, le capital de la société BIOTRIAL PARIS a été augmenté de la somme de 200 000 euros par voie de création de 20 000 actions d'une valeur nominale de 10 euros chacune, entièrement libérées, attribuées en totalité à la société BIOTRIAL. Le capital de la société BIOTRIAL PARIS est ainsi désormais fixé à la somme de 240 000 euros et divisé en 24 000 actions.
Evénements dramatiques et enquêtes judiciaires
En janvier, un essai clinique mené à Rennes tournait au drame, avec le décès d’un participant et l’hospitalisation de cinq autres volontaires, dont quatre ont présenté des lésions cérébrales. Alors qu’une enquête judiciaire est en cours et que la communication autour de cet essai clinique a été fermement prise en main par le ministère de la Santé, l’équipe médicale du CHU de Rennes qui a pris en charge les victimes a décidé de sortir du silence. Dans le prestigieux et incontestable New England Journal of Medicine, elle publie en effet les tableaux cliniques de plusieurs participants.
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Les données confirment que la toxicité est bel et bien liée à la molécule BIA 10-2474, testée pour la première fois sur l’être humain, même si le « mécanisme sous-jacent » de cette toxicité « reste inconnu ». Par ailleurs l’effet toxique semble dose-dépendant. Les patients concernés ont reçu la dose la plus élevée, soit 50 mg par jour. Les IRM cérébraux montrent les mêmes atteintes non spécifiques chez tous les participants ayant subi des lésions, accompagnées de micro-hémorragies dans les zones atteintes (le pont et les deux hippocampes). Elles excluent ainsi l’hypothèse d’un AVC ou d’un autre trouble ischémique comme origine du décès.
Action au-delà de la cible : Cet essai clinique avait pour but d’augmenter les taux d’endocannabinoïdes afin de mettre au point une molécule à visées multiples (anti-stress, anti-douleur, anti-inflammatoire), bien que les essais de phase 1 ne visent qu’à évaluer la toxicité et non l’efficacité. Or, les auteurs notent qu’une augmentation des niveaux d’endocannabinoïdes n’a jamais été associée, dans la littérature, à des effets toxiques sévères dans le système nerveux central.
C'était en 2016. Un homme de 49 ans, Guillaume Molinet décédait lors d'un essai thérapeutique mené par le laboratoire Biotrial à Rennes. Le parquet de Paris a mis en examen le laboratoire portugais Bial et le responsable des essais, pour homicide et blessures involontaires, en juillet 2023. Le laboratoire portugais Bial et le médecin responsable des essais sont mis en examen depuis le 28 juillet 2023, poursuivis pour "homicide et blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 3 mois, au préjudice de quatre personnes.", précise le parquet de Paris.
Pour rappel, Guillaume Molinet, père de famille de 49 ans est mort le 17 janvier 2016 à la suite d’un essai clinique mené à Rennes par le centre de recherche Biotrial, sur une molécule du laboratoire portugais Bial. Dans les jours qui ont précédé sa mort, Guillaume Molinet avait reçu, comme les autres volontaires, une première dose. C’est à la prise de la deuxième dose, au troisième jour, qu'il "commence à avoir des soucis de vision, d’équilibre. Il signale cela et il est transféré aux urgences le soir", raconte à franceinfo son frère, Laurent Molinet.
Dans le même temps, quatre autres patients de la même cohorte sont hospitalisés mais parviennent à s’en sortir. Le produit testé était une molécule à "visée antalgique" (antidouleur). Le ministère de la santé a diligenté deux enquêtes parallèles, l'une menée par l'agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé et l'autre par l'Inspection générale des affaires sociales. Une enquête judiciaire de flagrance a aussi été ouverte pour "blessures involontaires supérieures à trois mois" au pôle santé du parquet de Paris. L’information judiciaire est ouverte en juin 2016, par le pôle santé publique du parquet de Paris.
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Les investigations sont compliquées, techniques et demandent aux juges d’instruction de mener l’enquête dans plusieurs autres pays, jusqu'aux Etats-Unis. Des recherches pour retrouver tous les tests de la molécule, menés par le laboratoire Bial, d’abord sur des animaux, pour la phase 1. Il s’agit de voir si les animaux qui ont reçu cette molécule ont, comme Guillaume Molinet, été victimes de lésion cérébrale. Les conclusions du rapport d’expertise versé au dossier judiciaire sont accablantes, selon l’avocat de la famille Molinet, Jean-Christophe Coubris. "De façon quasi certaine, on peut dire que sciemment, des données ont été dissimulées", explique-t-il. Selon lui, le rapport fait clairement "le lien d’imputabilité entre la prise de cette molécule et le décès de Guillaume." Ces conclusions sont totalement réfutées par le laboratoire.
Informations administratives complémentaires
Inscrite (Insee) le 03/08/1989. Avis de situation Immatriculée au RNE (INPI) le 18/08/1989. Le numéro EORI (Economic Operator Registration and Identification) est un identifiant unique communautaire permettant d’identifier l’entreprise dans ses relations avec les autorités douanières. L’effectif salarié est une variable qui s’affiche à partir de deux données de l’Insee : la tranche d’effectifs salariés, qui est une variable statistique (données arrêtées au 31/12 de l’année n-2), et le caractère employeur des établissements (données déclaratives maintenues par l'URSSAF). 20 à 49 salariés, en 2023.
| Élément | Données |
|---|---|
| Siège social | Rue Jean-Louis Bertrand, Rennes |
| Capital | 250 000 € (BIOTRIAL) |
| Capacité lits | 140 lits (Rennes), 130 lits (États-Unis) |
| Effectifs | 180 salariés (Rennes), 50 salariés (États-Unis), ~20 Montréal |
| Volontaires | 56 000 (Rennes), 10 000 (New York) |
Les annonces BODACC et les observations au RNE assurent la publicité des actes enregistrés pour une entreprise (procédures collectives, ventes, créations, modification, radiation et dépôt des comptes). Mise à jour le 20/07/2026. Sources : INSEE, DGFiP, Douanes, INPI, MTPEI. Cette structure possède 3 établissements dont 2 sont en activité. La publication fournit un éclairage sur les circonstances qui l'entourent.
Notes sur la communication et réputation
Le score de souveraineté représente la dépendance de l'entreprise vis à vis de l'ensemble de ses partenaires. L'entreprise Biotrial, agréée par le Ministère de la Santé, travaillait pour le compte du groupe pharmaceutique portugais Bial pour certains essais. Aujourd’hui, des procédures judiciaires et des enquêtes administratives ont profondément marqué l’image publique et la gestion des essais, imposant une vigilance accrue sur la conduite et la transparence des essais cliniques.
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