Bruno Kopczynski : porte‑parole, délégué et condamnation — biographie et carrière

Il était le porte-parole des salariés en lutte pour le maintien du site d’Ascoval, l’usine de sidérurgie de Saint-Saulve, près de Valenciennes (Nord). Bruno Kopczynski, ancien délégué CFDT, a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Lille à trois ans de prison, dont deux avec sursis.

Rôle syndical et engagement

Il était le porte-parole des salariés en lutte pour le maintien du site d’Ascoval, l’usine de sidérurgie de Saint-Saulve, près de Valenciennes (Nord).

Bruno Kopczynski, ancien délégué CFDT, a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Lille à trois ans de prison, dont deux avec sursis.

Accusations et chef d'inculpation

Ex-trésorier du comité d’entreprise, il a détourné plus de 600 000 euros et produit de fausses factures.

Reconnu coupable d’« abus de confiance » au préjudice du CSE de l’aciérie Ascoval, entre juillet 2017 et février 2020, et de « faux et usage de faux », M. Kopczynski, 56 ans, a également été définitivement interdit d’exercer une profession commerciale ou industrielle et de gérer une entreprise.

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Modalités et étendue des détournements

Selon l’enquête, plus de 600 000 euros avaient été « frauduleusement » débités des comptes du CSE dont plus de 500 000 vers l’entreprise « Eso prod », une société de spectacles aujourd’hui liquidée, dirigée « de droit » par M. Kopczynski et son épouse, mais « de fait » par leur fils, et dont 50 % du chiffre d’affaires provenait d’Ascoval.

Il était reproché à M. Kopczynski d’avoir versé une partie de la somme « sans aucun justificatif », surfacturé certaines prestations et produit de fausses factures « a posteriori » pour justifier des irrégularités.

Sanctions prononcées par le tribunal

Le tribunal a aussi condamné pour « recel » son épouse, 55 ans, et son fils, 30 ans, à 18 mois de prison, dont 10 avec sursis, ainsi qu’à l’interdiction définitive de gérer une entreprise pour la première, et pendant cinq ans pour le second.

Les deux biens immobiliers du couple, saisis, ont été confisqués. Les trois prévenus devront verser l’équivalent des sommes détournées au CSE d’Ascoval, qui s’était constitué partie civile.

Réquisitions et débats judiciaires

Le ministère public avait requis trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, à l’encontre de M. Kopczynski, ainsi que l’interdiction définitive de gérer une entreprise, et l’obligation d’indemniser les victimes.

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Il avait aussi requis deux ans d’emprisonnement, dont un avec sursis, à l’encontre du fils du prévenu et un an de prison avec sursis contre son épouse.

Lors de l’audience début novembre, le prévenu avait reconnu des malversations, mais tenté de justifier une partie des dépenses, en affirmant avoir « utilisé toutes les ficelles » pour sauver Ascoval.

Conséquences professionnelles et juridiques

Reconnu coupable d’« abus de confiance » au préjudice du CSE de l’aciérie Ascoval, entre juillet 2017 et février 2020, et de « faux et usage de faux », M. Kopczynski, 56 ans, a également été définitivement interdit d’exercer une profession commerciale ou industrielle et de gérer une entreprise.

Implication familiale et répercussions

Le tribunal a aussi condamné pour « recel » son épouse, 55 ans, et son fils, 30 ans, à 18 mois de prison, dont 10 avec sursis, ainsi qu’à l’interdiction définitive de gérer une entreprise pour la première, et pendant cinq ans pour le second.

Les deux biens immobiliers du couple, saisis, ont été confisqués. Les trois prévenus devront verser l’équivalent des sommes détournées au CSE d’Ascoval, qui s’était constitué partie civile.

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Montant et destination des fonds

  • Plus de 600 000 euros détournés des comptes du CSE
  • Plus de 500 000 euros envoyés à la société dirigée par son fils (« Eso prod »)
  • Une partie des sommes versées « sans aucun justificatif » et des prestations surfacturées

Contexte local : Ascoval et les salariés

Il était le porte-parole des salariés en lutte pour le maintien du site d’Ascoval, l’usine de sidérurgie de Saint-Saulve, près de Valenciennes (Nord).

Bruno Kopczynski, ancien délégué CFDT, a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Lille à trois ans de prison, dont deux avec sursis.

Résumé des faits judiciaires

  1. Accusations : abus de confiance, faux et usage de faux, recel.
  2. Période visée : juillet 2017 - février 2020.
  3. Montant détourné : plus de 600 000 euros.
  4. Destinataire principal des fonds : société « Eso prod » liée à la famille Kopczynski.
  5. Peines : 3 ans de prison (dont 2 avec sursis) pour Bruno Kopczynski ; peines de prison et interdictions de gestion pour son épouse et son fils ; confiscation des biens immobiliers et obligation d’indemniser le CSE.

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Notes sur la défense et la justification avancée

Lors de l’audience début novembre, le prévenu avait reconnu des malversations, mais tenté de justifier une partie des dépenses, en affirmant avoir « utilisé toutes les ficelles » pour sauver Ascoval.

Impacts et suites possibles

Les trois prévenus devront verser l’équivalent des sommes détournées au CSE d’Ascoval, qui s’était constitué partie civile.

M. Kopczynski a également été interdit définitivement d’exercer une profession commerciale ou industrielle et de gérer une entreprise, sanction juridique lourde aux conséquences professionnelles durables.

Cette affaire illustre la double réalité des délégations syndicales fortement impliquées dans la défense d’intérêts collectifs et, dans certains cas, les dérives individuelles qui peuvent faire suite à la gestion des fonds destinés aux salariés.

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